Sail-sous-Couzan

Sail-sous-Couzan
Sail-sous-Couzan
Château de Couzan.
Blason de Sail-sous-Couzan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Boën-sur-Lignon
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Ludovic Buisson
2014-2020
Code postal 42890
Code commune 42195
Démographie
Population
municipale
942 hab. (2015 en diminution de 0,95 % par rapport à 2010)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 05″ nord, 3° 58′ 17″ est
Altitude Min. 396 m
Max. 689 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sail-sous-couzan.com

Sail-sous-Couzan est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Sail-sous-Couzan fait partie du Forez.

Toponymie

Les habitants sont appelés les Couzannais et les Couzannaises. Ils sont surnommés « les Rossignols ».

Histoire

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Au XIe siècle, le prieuré de Sail-sous-Couzan appartenait aux barons de Semur et dépendait de l'abbaye de Cluny.

Puissant château construit au XIe siècle, par Geoffroy de Semur, premier baron du Forez. Le château sera la possession de la maison de Damas de Couzan jusqu'au milieu du XVe siècle. Il passa ensuite à la puissance famille de Lévis, puis à la maison de Luzy en XVIIe siècle, enfin aux Thy de Milly à partir de la fin du XVIIIe siècle. C'est à l'aide de cette forteresse que, entre 1180 et 1226, les seigneurs de Couzan défendirent leur indépendance lors d'une longue guerre contre les comtes du Forez.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Michel Houzet   Directeur d'école publique
1989 2001 Simone Daval PS sans profession
2001 2008 Jean-Claude Chazelle   Conseiller en insertion professionnelle
2008 en cours Ludovic Buisson[1] PS Agent technique FPT

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 942 habitants[Note 1], en diminution de 0,95 % par rapport à 2010 (Loire : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
669484596617613701738818862
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8168377927728479099871 0701 263
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3311 4381 4781 2211 3071 3171 3001 2701 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 5011 5441 4201 2941 068983987951942
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Le château de Couzan est une forteresse médiévale construite sur un promontoire rocheux. Il a été bâti au XIe siècle par les premiers seigneurs de Couzan. C'est un remarquable exemple d'architecture militaire défensive du Moyen Âge. Il offre une exceptionnelle vue panoramique, sur une grande partie de la plaine du Forez, sur la vallée encaisse du Lignon, les monts du Forez et les monts du Lyonnais. Voir le site de La Diana, société archéologique
  • L'église du XIe siècle (aujourd'hui paroissiale) faisait partie d'un prieuré bénédictin fondé par les Semur, seigneurs du château de Couzan, et donné au prieuré de Marcigny en 1055. Le prieuré de Marcigny en fit don à l'abbaye de Cluny avant 1100.
  • Centre culturel.

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Économie

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Publicité pour l'eau minérale de Couzan (affiche d'Albert Guillaume, v. 1895).

Les eaux minérales de Sail-sous-Couzan furent connues dès l'époque romaine (satio-aqua-saliens, l’eau jaillissante) mais l'érosion en amont a comblé la source. Cette source fut abandonnée au Moyen Âge. L’eau de Couzan-Brault fut retrouvée en 1612 par le docteur de la Roue, un médecin forézien. Sail-sous-Couzan fut aussi une station thermale.

En 1919 sont créés les établissements Gauchon qui font du laminage et des brides de raccord. Depuis 2002 ils ont fusionné avec les établissements Moizieux de Boën-sur-Lignon (créés en 1889) pour former l'entreprise SBS (groupe Genoyer)[6].

Culture

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  • 1967 Création des Estivades de Sail-sous-Couzan avec Marcel Maréchal. Pour cela, de nombreuses énergies furent mobilisées pour faire de Couzan un site théâtral. Les créations de Maréchal se poursuivront jusqu'en 1972.
  • 1971 Construction du centre culturel avec l'aide de nombreux bénévoles.

La tête solaire : Au Moyen Âge, on utilisait au château de Couzan une pierre de taille, carrée, dans laquelle était creusée une cuvette: c'était la pierre à Dîme. Chaque paysan devait au seigneur une partie de sa récolte qu'il jetait dans la dîme. Sur chaque face de la pierre sont gravés des visages entourés d'un soleil. Les années de bonnes récoltes, représentées par un soleil souriant et les années de famine par un soleil grimaçant. Lors de la construction du centre culturel, toute l'action culturelle de l'équipe municipale se devait d'avoir un symbole figurant à l'entrée du bâtiment : La Tête Solaire est née à partir de la dîme, en regroupant à l'intérieur du soleil une moitié de visage souriante et l'autre moitié triste.

  • Depuis 2008 Festival punk-rock organisé par le Club des Jeunes de Sail sous Couzan le premier week-end du mois de mai.
  • Grâce à l'élan des Estivades Sail-sous-Couzan va s'ouvrir aux arts plastiques.

De nombreux artistes participeront aux expositions de Sail sous Couzan de 1971 à 1982 : Girodon, Yvan Avoscan, Josef Ciesla, Jean-Claude Galland, Choppy, Carmelo Zagari, Alain Lovato[7].

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Personnalités liées à la commune

  • Alexandre Prachay, né le 17 mai 1895 à Sail-sous-Couzan, victime du nazisme. Ancien professeur de mathématique au collège de Pontoise, élu au conseil municipal en 1935, Alexandre Prachay était devenu député communiste de la circonscription à la faveur du Front populaire de 1936. Moins de 4 ans plus tard, la Chambre des députés interdisant le Parti communiste, Alexandre Prachay allait être arrêté, jugé, privé de ses droits civiques et condamné à une lourde amende. Il disparut quelque temps, reparut à Alger où, soigné à l'hôpital de la Maison Carrée, il mourut en 1943. La ville de Pontoise rebaptisera sa Grand rue en rue Alexandre-Prachay, l'enfant de Sail-sous-Couzan. En 2007, il est reconnu « Mort pour la France » par Mme la ministre Michèle Alliot Marie. Jean-Claude Chazelle le maire, mène alors un combat contre certains élus de droite afin de faire graver le nom du député Alexandre Prachay sur le nouveau monument aux morts.
  • Aimé Chavanon[réf. nécessaire], né à Lyon où son père était à la fois ingénieur chez les frères Lumière et professeur à l'École Centrale. En 1921, il obtient un emploi aux Établissements Couzan-Brault de Sail-sous-Couzan, société de mise en bouteilles d'eaux minérales dont il devient le directeur. Un accident du travail lui fait perdre la vue en 1946. Malgré sa cécité, il supervise pendant deux ans, en tant qu'ingénieur-conseil, le montage d'une chaîne de mise en bouteilles. En 1948, il se retire à Saint-Vincent-de-Mercuze dans l'Isère, le pays de son épouse. Il étudie alors le Braille. Il devient bientôt le vice-président du Comité régional de l'A.V.H. de l'Isère. Il imagine alors un appareil à dessiner en relief pour réaliser des dessins géométriques précis et des relevés de cartes, appareil qui est utilisé ensuite dans les écoles pour aveugles. Il fabrique également une machine à écrire le Braille sur feuilles doubles, feuilles qui peuvent être facilement reliées et constituer ainsi des volumes. Ces inventions lui valent en 1958, le 1er prix et la Médaille d'Or du 50e Concours Lépine.
  • Étienne Tholoniat[8], né à Sail-sous-Couzan en 1909. Il s'installe à Paris, au 47 rue du Château-d'Eau, en 1938. En 1952, il devient Meilleur ouvrier de France et se forge une réputation internationale grâce à son travail du sucre qui fait référence après-guerre. Le pape Paul VI lui commande une corbeille en sucre aux couleurs du Vatican. La reine du Royaume-Uni, Élisabeth II, lui passe régulièrement des commandes. Ce fut le premier pâtissier français starisé au Japon.
  • Marcel Maréchal (1937-), crée en 1967 les Estivades de Sail-sous-Couzan[réf. nécessaire].
  • Aimé Jacquet, ancien joueur professionnel de football, devenu par la suite entraîneur puis dirigeant du football français. Il est notamment le sélectionneur de l'équipe de France de football qui est sacrée championne du monde le 12 juillet 1998 en France. Il est né le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan. Le stade communal porte son nom.
  • José Pelletier, né le 8 mars 1947 à Sail-sous-Couzan, footballeur professionnel à l'AS Saint-Étienne.
  • Yves Triantafilos, né le 27 octobre 1948 à Montbrison, a grandi à Sail-sous-Couzan. Il était footballeur professionnel, entre autres, à l'AS Saint-Étienne. Il est l'un des premiers footballeurs français expatriés (Olympiakos Le Pirée).

Voir aussi

Bibliographie

  • Emile Goin, Notice sur les eaux minérales de Couzan, éditions Gemer Baillière, Paris, 1867. (lire en ligne)
  • Stéphane Prajalas-Trémoulhéac , Sail-sous-Couzan : une station thermale forézienne sous le Second Empire, Village de Forez : bulletin d'histoire locale, supplément au n°79-80 d'octobre 1999, 32p. (lire en ligne)
  • Stéphane Prajalas-Trémoulhéac , Autour du prieuré bénédictin de Sail-sous-Couzan, Village de Forez : bulletin d'histoire locale, supplément au n°95-96 d'octobre 2003, 32p. (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

  • Sail-sous-Couzan sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Sail-sous-Couzan sur le site de l'association des maires de France, consulté le 28 juin 2015.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Historique de SBS
  7. Ensemble des sculptures contemporaines de Sail-sous-Couzan
  8. Éloge d'Etienne Tholoniat par Christian Tholoniat