SOS Homophobie

SOS Homophobie
Cadre
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 11 avril 1994
Fondateur Laurent Mulheisen
Identité
Siège Paris
Président Gilles Dehais (depuis 2016)[1]
Affiliation membre du centre LGBT Paris Ile-de-France
Site web sos-homophobie.org

SOS homophobie, est une association française à but non lucratif, de lutte contre les discriminations et les agressions à caractère homophobe à l'encontre des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des trans créée le 11 avril 1994. Elle se compose essentiellement de membres bénévoles dans toute la France.

Le projet initial était de doter Paris d'une ligne d'écoute anonyme contre les violences à caractère homophobe, et créer en France une permanence téléphonique qui puisse répondre spécifiquement aux problèmes de violence et de discrimination que rencontraient les homosexuels, hommes et femmes. Dès l'origine il a été question de faire un état des lieux de l'homophobie en France et de le diffuser aux pouvoirs publics, aux médias et au public.

Objectifs de l'association

Un militant de SOS Homophobie à une manifestation à Paris, le 1er octobre 2005.

Animer l'Observatoire de l'homophobie en France

  • Soutenir les personnes victimes d'actes homophobes en mettant à leur disposition une Ligne d'écoute téléphonique anonyme, leur donner les moyens d'agir et de se prendre en charge (informations juridiques et pratiques, etc.).
  • Partant des témoignages reçus sur la ligne, dresser un état des lieux de l'homophobie en France et en publier un rapport annuel.

Combattre l'homophobie

  • Assister les personnes victimes d'homophobie qui les contactent, via la ligne d'écoute ou par l'étude plus approfondie de dossiers qui leur sont soumis. Cette assistance peut se concrétiser par des lettres d'interpellation, une assistance juridique, des interventions/rencontres lorsque des problèmes d'homophobie sont identifiés dans une entreprise ou un établissement scolaire, etc.
  • Sensibiliser l'opinion publique contre l'homophobie et affirmer la dignité de la personne homosexuelle,
  • Interpeller les pouvoirs publics, institutions et organismes influents pour que cessent les discriminations homophobes et soient adoptées de véritables politiques de prévention,
  • Obtenir l'égalité des droits entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels, et entre les personnes homosexuelles et les personnes hétérosexuelles.

Fonctionnement de l'association

Pôle « Soutenir les victimes d'actes homophobes et transphobes »

Commission Écoute

La commission Ecoute est composée de 3 groupes (ligne d'écoute, courriel et tchat). Elle est coordonnée par des coréférents.

Groupe Ligne d'écoute
  • Gestion de la Ligne d'écoute anonyme
  • Formation des écoutant-e-s
  • Mise à jour de l'annuaire de réorientation
Groupe Courriel
  • Gestion et suivi des témoignages sur le site de l'association
  • Premier niveau de réponse aux témoignages
Groupe Tchat

Depuis 2012

  • Gestion et suivi des tchats sur le site de l'association

Commission Soutien

  • Soutien personnalisé aux victimes
  • Étude des dossiers non anonymes de victimes reçus par l'association
  • Analyse juridique
  • Accompagnement (saisine de la Halde, signalement aux syndicats, aux autorités...)

Pôle « Prévenir l'homophobie et la transphobie »

Commission Interventions en milieu scolaire (IMS)

SOS homophobie a obtenu l'agrément du ministère de l'Éducation nationale, en tant qu'association complémentaire de l'enseignement public, pour intervenir en milieu scolaire. Le tribunal administratif de Paris annule cet agrément le 23 novembre 2012 à la suite d'un recours contentieux initié le 30 octobre 2012, mais l'agrément est rétabli le 21 mai 2013.

  • Intervention dans des établissements scolaires de toute la France,
  • Formation des membres de l'association disposés à se rendre dans les collèges et les lycées pour présenter le module destiné aux élèves,
  • se tient à la disposition des établissements scolaires.

Commission Interventions et formations pour adultes (IFPA)

  • Formation de professionnels (entreprises du secteur privé et public, santé, sanitaire et social, justice, police, syndicats, acteurs sociaux, etc.) à la prise en compte des phénomènes de discrimination homophobe
  • Conception de modules adaptés aux publics concernés
  • Se tient à la disposition des professionnels concernés

Commission Lesbophobie

  • Fait connaître l'association dans les milieux lesbiens
  • Veille à la mixité dans chaque commission
  • Prise en compte de la spécificité des problématiques lesbiennes

Groupe de travail « adolescence et homophobie »

  • Offre aux adolescents LGBT un soutien spécifique par l'entremise d'un site web

Groupe de travail sur la transphobie

Groupe de travail sur les liens entre homophobie et santé

Pôle Militer pour l'égalité des droits

Commission Rapport annuel

  • Analyse des témoignages recueillis par SOS homophobie et suivi du traitement de l'homosexualité dans la presse et sur Internet
  • Réalisation du Rapport annuel sur l'homophobie

Commission communication

  • gère l'ensemble des supports de communication
  • avec le groupe Internet, travaille sur la visibilité de l'association sur Internet

Commission évènementiel

  • Organisation d'évènements pour promouvoir l'action de SOS homophobie
  • Évènements festifs au profit de l'association

Délégations territoriales

SOS homophobie est présente dans toute la France par le biais de ses délégations territoriales. Celles-ci participent activement à la lutte contre l'homophobie principalement par :

  • des évènements locaux ;
  • des interventions en milieu scolaire ;
  • des rencontres avec les acteurs locaux.

Bureau et conseil d'administration

  • Réaction à l'actualité (communiqués de presse, relation presse, etc.)
  • Positionnement en tant que partie civile auprès de victimes d'homophobie
  • Organisation de l'association
  • Relations avec les autres associations, les pouvoirs publics, les collectivités locales, etc.

Subventions publiques

SOS homophobie touche 10 000 euros par an de la part de la Mairie de Paris depuis 2006. Elle touche également des subventions plus ponctuelles, comme 40 000 euros en 2014 de la part du ministère de l'Éducation nationale pour une campagne de sensibilisation dans les écoles[2].

Place dans l'Éducation nationale

SOS homophobie est agréée par l'Éducation nationale au titre des associations complémentaires de l'enseignement public[3].

Le 3 décembre 2012, sur le fondement d'une plainte déposée par la Confédération nationale des associations familiales catholiques[4], le Tribunal administratif a annulé cet agrément, considérant notamment, en prenant connaissance du module de sensibilisation mis en œuvre par l'association SOS homophobie, que les affirmations telles que « les institutions religieuses sont libres de parler à leurs adeptes mais on est en droit d'attendre d'elles qu'elles n'interviennent pas dans le débat public pour peser sur la législation » sont susceptibles de porter atteinte aux convictions religieuses et philosophiques, tant des élèves que de leurs parents ou des enseignants le Tribunal administratif de Paris annule l’agrément « Éducation nationale » accordé à SOS homophobie.

Le 4 décembre 2012, tout en « prenant acte » de la décision de justice, le ministère de l'Éducation nationale confirme sa volonté de continuer sa collaboration avec l'association et souligne que le « jugement ne remet en question ni la qualité du travail éducatif de l’association SOS homophobie, ni la nécessité d’une information en milieu scolaire sur la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’homophobie dont le tribunal administratif reconnaît qu’elle poursuit un but d’intérêt général »[5]. Il confirme également que le contenu des modules de formation litigieux est en cours de révision afin de permettre à l'association de déposer une nouvelle demande d'agrément.

Cet agrément a effectivement été rétabli le 21 mai 2013[6].

Liste des présidents

  • 2013-2014 : Elisabeth Ronzier
  • 2014-2016 : Yohann Roszéwitch
  • Depuis 2016 : Gilles Dehais

Communication

Activité de lobbying auprès de l'Assemblée nationale

SOS Homophobie est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'association déclare à ce titre sans préciser la date du dernier exercice comptable un budget global de 127 000 euros, dont 32 000 euros de financement public, et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont inférieurs à 10 000 euros[7].

Références

  1. « SOS homophobie renouvelle ses instances dirigeantes | SOS homophobie », sur www.sos-homophobie.org, (consulté le 18 novembre 2015).
  2. Brighelli : Mme Vallaud-Belkacem, allez-vous lutter contre l'illettrisme ?, Le Point, 15 septembre 2014.
  3. Les associations agréées dans l'éducation nationale, sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  4. « Le Tribunal administratif de Paris annule l’agrément « Éducation nationale » accordé à SOS homophobie » (consulté le 5 décembre 2012).
  5. « Décision de justice annulant l'agrément de SOS Homophobie » (consulté le 5 décembre 2012).
  6. « Agrément national accordé au titre des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public à l'association « SOS Homophobie » », sur Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (consulté le 1er décembre 2015).
  7. « Tableau des représentants d'intérêts », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 29 octobre 2016)

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe