Ségur-le-Château

Ségur-le-Château
Ségur-le-Château
L'Auvézère au pied du village de Ségur-le-Château.
Blason de Ségur-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Uzerche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Maire
Mandat
Pierre-Louis Puygrenier
2014-2020
Code postal 19230
Code commune 19254
Démographie
Population
municipale
184 hab. (2015 en diminution de 23,01 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ nord, 1° 18′ 21″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 397 m
Superficie 9,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 14.svg
Ségur-le-Château

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Ségur-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ségur-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ségur-le-Château
Liens
Site web ségur-le-château.fr

Ségur-le-Château (Segur lo Chasteu en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est classée parmi les plus beaux villages de France.

Géographie

L'Auvézère en amont du pont Saint-Laurent.

La commune est traversée d'est en ouest par la rivière Auvézère. Au nord-ouest, son affluent le ruisseau de la Penchennerie marque la limite entre Ségur et Saint-Éloy-les-Tuileries.

Le bourg, surplombé par le château, est implanté dans un méandre de l'Auvézère.

La commune est desservie par les routes départementales 6, 6E et, tout au sud, par la RD 7.

Environnement

Sur la commune, la vallée de l'Auvézère représente un site de 179 hectares qui est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 où se rencontre le cincle plongeur (Cinclus cinclus)[1].

Communes limitrophes

C'est une commune limitrophe avec le département de la Dordogne.

Communes limitrophes de Ségur-le-Château
Saint-Éloy-les-Tuileries Saint-Julien-le-Vendômois
Payzac
(Dordogne)
Ségur-le-Château
Beyssenac

Toponymie

Du latin securus, « sûr », appliqué à une place-forte, une forteresse ou un château.

Histoire

Les ruines du château.

Au VIe siècle, la région de Ségur fait partie des domaines d'Aredius (mort en 591 et connu sous le nom de saint Yrieix), propriétaire terrien habitant la villa d'Attanum, aujourd'hui Saint-Yrieix-la-Perche.

La vicomté de Ségur[2] naquit au IXe siècle, lors de l’éparpillement féodal du Limousin. Le cartulaire d'Uzerche cite un vicomte Foucher qui est présenté comme le fils de Foucher, frère cadet d'Hildegaire (mort en 945), vicomte de Limoges. On le suppose frère du premier vicomte de Comborn, Archambaud. À la fin du siècle suivant, sa petite-fille Emma, fille d'Adémar, unique héritière de la vicomté de Ségur épousa Guy Ier de Limoges (988-1025). Ainsi, pendant six cents ans, la cité de Ségur et son fief allaient être détenus par les vicomtes de Limoges. Cependant, le territoire du château appartenant aux chanoines de Saint-Yrieix, les vicomtes devaient leur rendre l’hommage. Ségur ne fut jamais la capitale de la vicomté, mais les seigneurs y résidèrent régulièrement comme en témoignent les nombreux remaniements du château. Mais surtout, les vicomtes y installent quelques familles de chevaliers-vassaux ainsi qu’un certain nombre d’officiers chargés de rendre la justice. La cité était le siège d’une châtellenie qui s’étendait, dans un rayon de 15 km, sur une dizaine de paroisses. Cependant, Ségur ne devint une paroisse proprement dite qu’en 1749.

Durant la guerre de Cent Ans, la forteresse de Ségur, après une occupation par les Anglais entre 1361 et 1374, est confisquée par le roi de France et devient une place forte royale administrée par des capitaines sur lesquels les vicomtes n’avaient aucune autorité. Entre-temps, la vicomté de Limoges était passée à la suite du mariage d'Arthur II de Bretagne avec Marie de Limoges en 1275, aux maisons de Bretagne et de Blois qui ne se préoccupèrent guère de la cité de Ségur. Le vicomte de Ségur semble retrouver la jouissance de la seigneurie vers 1422-1424. Cependant, dans la première moitié du XVe siècle, le vicomte Jean de Blois dit « de l’Aigle », capitaine au service du roi de France, parvint à adjoindre à sa vicomté limousine le comté de Périgord en 1437.

Les comtes de Périgord avaient obtenu du roi Philippe VI, en 1343, le droit de tenir un tribunal de premier appel.

Vers la même époque, mais à une date qui n'a pas pu être déterminée avec précision, les vicomtes de Limoges avaient créé un tribunal d'appel et l'avaient installé à Ségur. Lors de la jonction du comté de Périgord et de la vicomté de Limoges, c'est Ségur qui fut choisie pour le siège général de la justice d’appel en Périgord et Limousin[3].

Cette « cour des appeaux » jugeait en premier appel entre les justices ordinaires seigneuriales et le Parlement de Bordeaux. Il est incontestable que c’est l’installation de cette cour extraordinaire qui y a dynamisé la démographie et la vie économique de ce bourg castral. En effet, tout recours contre une décision de justice prise dans l’une des 150 juridictions de la vicomté de Limoges et du comté de Périgueux devait être débattu devant la cour des appeaux de Ségur, avant d’être éventuellement porté devant le Parlement royal. Ainsi s’explique cette grande vague de constructions et de reconstructions de demeures de qualité au cours des XVe et XVIe siècles. Entre-temps, en 1468, la vicomté de Limoges passe par mariage aux Albret, en la personne d’Alain d’Albret, trisaïeul d’Henri IV.

En 1582, François de Pérusse, comte des Cars, achète la seigneurie de Ségur pour 34 998 livres. La famille Pérusse avait déjà acheté un grand nombre de maisons et d’hôtels au siècle précédent avant d’acheter le château et la seigneurie. Les Pérusse restèrent seigneurs de Ségur jusqu’en 1643, époque à laquelle l’ensemble de leurs territoires passèrent à la famille de Hautefort. Mais, la vicomté de Limoges avait été rattachée en 1607 à la Couronne après l’avènement d’Henri IV au trône de France. Depuis lors, le rayonnement et le dynamisme de la cité se réduisirent sensiblement. En 1750, la cour des appeaux fut supprimée par un édit du roi ; ainsi les familles bourgeoises quittèrent peu à peu Ségur entraînant ainsi le déclin de l’activité économique. En 1795, le château fut acheté aux Hautefort par l’ancien fermier, Gabriel Dumas-Lavareille, de la famille qui devint maire de Ségur.

La commune de Ségur prit brièvement en 1919, le nom de Ségur-les-Goujons, avant de devenir en 1924 Ségur-le-Château.

Héraldique

Blason de Ségur-le-Château Blason Écartelé au 1 et 4 de gueules au lion d'or, au 2 et 3 d'argent plain.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 avril 2014 Jean-Louis Dupuy    
avril 2014 en cours Pierre-Louis Puygrenier   Retraité Fonction publique

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 184 habitants[Note 1], en diminution de 23,01 % par rapport à 2010 (Corrèze : -0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6305595826907511 0691 0171 0411 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0351 0221 0149329779629579711 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
976933802700670629630568462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
400401323304269245233239184
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Ségur-le-Château s'élève à 96 personnes. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 81 %, ce qui place la commune à un niveau proche de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 5 chômeurs (5,2 % des actifs, taux largement inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 38,9 % d'actifs, 29,1 % de retraités, 13,4 % de jeunes scolarisés et 18,6 % d'autres personnes sans activité.

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est sensiblement plus important (29,1 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, nettement inférieur (13,4 % contre 25 %).

En 2005[9], la population active totale représente 85 personnes, soit 36,5 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (4) et le taux de chômage s'établit à 5,1 % de la population active.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Vie pratique

Service public

Enseignement

Culture

Activités sportives

Écologie et recyclage

Pour approfondir

Bibliographie

  • Les d'Albret vicomtes de Ségur et Limoges et rois de Navarre (1450-1582), Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, 1920
  • Bernadette Barrière et Christian Rémy, Ségur-le-Château, Limoges, PULIM, 2002.

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel de la commune
  • Ségur-le-Château sur le site de l'Institut géographique national (archive)
  • lacorreze.com photos du village
  • Office de tourisme de Ségur-le-Château

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Vallée de l'Auvézère à Ségur-le-Château sur le site de l'INPN.
  2. Christian Remy - Ségur-le-Château, le castrum et le bourg - pp.317-345 dans Congrès archéologique de France - 163e session - Corrèze - 2005 - Société Française d'Archéologie - Paris - 2007.
  3. René FAGE, Une ancienne justice: la Cour d'Appeaux de Ségur, Limoges, Chapoulaud, , p. Chapitre 3: Origines
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. INSEE Enquête annuelle de recensement 2005
  9. La Corrèze : Le château de Ségur-le-Château
  10. Pour la Base Mérimée du ministère de la culture, la maison Henri IV se compose de deux habitations accolées, l'une avec des pans de bois, l'autre toute en pierre. Au niveau de la commune, la maison Henri IV est la partie de gauche en pierre alors que la maison de droite avec pans de bois se nomme maison Boyer.
  11. Base Mérimée (maison de bois du XVe siècle)
  12. Base Mérimée (maison du XVe siècle)
  13. Pour la commune, ce bâtiment situé dans le quartier des Farges est connu sous l'appellation de Tour Saint-Laurent ; la Base Mérimée (maison des Appeaux) l'identifie sous le nom de maison des Appeaux
  14. Base Mérimée (grange ovale)