Segment orbital russe

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Le segment orbital russe vu pendant l'EVA 3 de la mission STS-129.
Le plan du segment orbital russe, en 2010.

Le segment orbital russe est un des deux segments de la Station spatiale internationale, soit la partie de la Station spatiale composée des éléments construits en Russie et exploité par l'Agence spatiale russe (Roscosmos).

Le segment, en 2010, se compose de cinq modules qui, ensemble, comprennent essentiellement la configuration de base de la station spatiale russe annulée Mir-2[1]. Le segment est contrôlé directement par le Centre de contrôle des vols spatiaux TsUP de Roskosmos à Korolev, près de Moscou.

Chronologie d'assemblage

Le premier module, Zarya, également connu sous le nom de Functional Cargo Block (FGB), est le premier élément de la Station spatiale internationale à être lancé, et assure, au début de l'existence de la Station, l'alimentation électrique, le stockage, la propulsion et le guidage de navigation. Maintenant, principalement utilisé pour le stockage, le module constitue le cœur du segment orbital russe, et fournit des ports d'amarrage pour les vaisseaux Soyouz et les cargos Progress. Le module est la seule partie du segment orbital russe à être entièrement financé et détenu par les États-Unis[2],[3].

Le deuxième module, Zvezda, est le module de service de la Station, il fournit un cadre de vie pour l'équipage, contient le système moteur principal, et fournit un port d'amarrage pour les vaisseaux Soyouz, Progress et ATV[4].

Le troisième module, Pirs, est le sas de la partie russe de la Station, permettant le stockage des combinaisons spatiales et fournissant l'équipement nécessaire pour que les cosmonautes sortent de la Station spatiale. Il sert également de compartiment d'amarrage pour les vaisseaux Soyouz et Progress[5].

Le quatrième module, Poisk, est similaire à Pirs. Cependant, ce module est aussi un mini-laboratoire de recherche.

Le cinquième module, Rassvet, est principalement utilisé pour le stockage et comme un port d'amarrage, c'est aussi un mini-laboratoire de recherche.

Finalement, le segment orbital russe doit être élargi avec l'ajout du module laboratoire polyvalent (Multipurpose Laboratory Module) nommé Nauka[6] en 2020. Selon les plans actuels, Pirs sera largué avant l'arrivée de Nauka.

Le segment, à l'origine, doit être beaucoup plus important, cependant, plusieurs éléments, dont le module d'amarrage universel (UDM), la plateforme Science Power Platform (SPP), et deux modules de recherche russes, sont annulés au cours du programme de la Station spatiale internationale. Deux modules commerciaux et privés, Enterprise[7] et Commercial Space Module[3] sont proposés mais ne sont pas retenus[8].

Modules proposés

Le 17 juin 2009, l'Agence spatiale fédérale russe (Roskosmos) présente à la NASA et aux autres partenaires de l'ISS une proposition visant à ajouter des modules supplémentaires au segment russe afin d'assurer sa viabilité après 2016 ou même 2020. À cette fin, un module nœud, Prichal, qui doit être attaché au port d'amarrage nadir du module Nauka, facilite l'attachement de deux autres modules, plus larges, qui sont capables de fournir une source d'alimentation indépendante pour le segment russe alors qu'il est évoqué de désorbiter le segment américain de l'ISS après 2016. Tel que proposé, Prichal qui doit être lancé courant 2013 par un lanceur Soyouz de façon similaire aux modules Pirs et Poisk. Les deux modules plus grands, nominalement appelés Scientific and Power Producing Modules 1 et 2, doivent être lancés par des lanceurs Proton en 2014 et 2015, respectivement. Ces deux modules doivent être fixés sur les côtés bâbord et tribord du module Prichal, laissant son port d'amarrage arrière accessible pour une expansion future possible et son port nadir accessible pour l'amarrage des vaisseaux Soyouz ou Progress. En raison de la proximité du module Prichal au point de fixation de Rassvet, sur le port d'arrimage nadir de Zarya, pour faciliter l'amarrage de Soyouz et Progress, le port avant du module sera inutilisable. En janvier 2010, ni Roskosmos, ni la NASA fournissent plus de détails sur ces modules ou des vérifications qu'ils sont officiellement financés par le gouvernement russe ou ajoutés au calendrier des lancements de la Station[9],[10],[11].

Références

  1. (en) « Mir-2 », Encyclopaedia Astronautica, (consulté le 29 janvier 2009)
  2. (en) « Zarya Module », NASA, (consulté le 29 janvier 2009)
  3. a et b (en) « Les éléments russes », CapcomEspace.net (consulté le 19 septembre 2010)
  4. (en) « Zvezda Service Module », NASA, (consulté le 29 janvier 2009)
  5. (en) « Pirs Docking Compartment », NASA, (consulté le 29 janvier 2009)
  6. (en) « FGB-based Multipurpose Lab Module (MLM) » [archive du ], Khrunichev State Research and Production Space Centre (consulté le 29 janvier 2009)
  7. (en) « LES ELEMENTS RUSSES », CapcomEspace.net (consulté le 19 septembre 2010)
  8. http://www.russianspaceweb.com/iss_enterprise.html
  9. (en) « Novosti Kosmonavtiki article, «Программа развития российского сегмента МКС» (ISS segment development program) [English summary of Russian technical article] », Kosmonavtka
  10. (en) « Russia Needs Billions More To Complete It's ISS Segment », Space-Travel.com, (consulté le 29 janvier 2009)
  11. (ru) Sergei Shamsutdinov, « Program for Development of the Russian ISS Segment »(Archive • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?), Novosti Kosmonavtiki, (consulté le 15 février 2009)

Articles connexes