Standard de Liège

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Standard de Liège
Logo du Standard de Liège
Généralités
Nom complet Royal Standard de Liège
Surnoms Les Rouges
Les rouches
Les Rôdjes
Les Standardmen
Le RSCL
Matricule 16
Noms précédents Standard Football Club (1898)
Standard FC Liègeois (1899-1910)
Standard Club Liègeois (1910-1923)
Royal Standard Club Liège (1923-1952)
Royal Standard Club Liègeois (1952-1972)
Fondation 1898
Statut professionnel Depuis 1974
Couleurs Rouge et blanc
Stade Stade Maurice Dufrasne (depuis 1909)
(30 023 places)
Siège Rue de la Centrale, 2
4000 Sclessin, Liège
Championnat actuel Division 1A
Propriétaire Drapeau : Belgique Bruno Venanzi
Président Drapeau : Belgique Bruno Venanzi
Entraîneur Drapeau : Belgique Michel Preud'homme
Joueur le plus capé Drapeau : Belgique Henri Thellin (577)
Meilleur buteur Drapeau : Belgique Jean Capelle (245)
Site web www.standard.be
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de Belgique (11)
Coupe de Belgique (8)
Supercoupe de Belgique (4)
Coupe de la Ligue Pro (1)
Championnat de D2 (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2018-2019 du Standard de Liège
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Dernière mise à jour : 3 août 2018.

Le Standard de Liège (dont le nom officiel est Royal Standard de Liège) est un club de football belge de la ville de Liège, qui évolue en Division 1A.

Fondé en 1898 comme club sportif du collège Saint-Servais, il est resté un des clubs les plus populaires de Belgique. Le club comprend également une section football féminine, le Standard de Liège (féminines), club de football féminin belge le plus titré.

Le club est le troisième du pays en matière de palmarès national (10 championnats et 8 coupes), derrière le Sporting Anderlecht et le FC Bruges.

Présent en première division belge sans interruption depuis 1921, le Standard détient le record du nombre de participations consécutives. Juste après le FC Bruges (18), c'est aussi le club qui a participé au plus grand nombre de finales de la Coupe de Belgique (17). Les joueurs du Standard, les Standardmen, sont surnommés « les Rouges » ou « les Rouches » (prononciation liégeoise) à cause de la couleur de leur maillot. « Les Rôdjes » (« rouges » en dialecte wallon) est un autre surnom des joueurs du Standard.

Les matchs ont lieu au stade Maurice Dufrasne à Sclessin (agglomération liégeoise), au bord de la Meuse, face aux usines ArcelorMittal, situation qui contribue à l'atmosphère particulière de l'enceinte. Les médias ont coutume d'évoquer « l'Enfer de Sclessin » ou « le chaudron de Sclessin » tant les supporteurs du club sont renommés pour leur ferveur.

Bruno Venanzi en est le président[1] (depuis 2015) et Michel Preud'homme l'entraîneur (depuis 2018).

Standard de Liège

Sommaire

Histoire

Genèse du club

Blason du Standard Club Liégeois de 1910 à 1923.

Bien que, à la suite d'une erreur administrative, la date officiellement retenue soit 1899, c'est en 1898 que le Standard fut fondé, quand un groupe d'élèves du Collège Saint-Servais, déçus par le FC Liégeois, décidèrent de créer leur propre équipe qu'ils baptisèrent 'Standard Football Club Liégeois'. Pour leur première partie, ils portèrent des maillots rouges... prêtés par le Football Club Liégeois.

Ces étudiants, qui jouent alors au football sur la colline de Cointe, organisent un vote pour déterminer le nom du club. Le « Standard » l'emporte, d'une seule voix, devant le « Skill ». Le nom du club naissant est inspiré de celui du Standard A.C., club parisien populaire à l'époque. Les joueurs choisissent pour couleurs le rouge et le blanc[2] et installent le jeune Joseph Debatty, âgé de 16 ans, à la présidence. Il deviendra l'abbé Debatty, curé de la paroisse de Filot. Au début du XXe siècle, le Standard, affilié à l’Union Belge des Sociétés de Sports Athlétiques, s’installe au vélodrome de la Boverie, le long de la Meuse. L'éternel rival du Standard, le Football Club Liégeois, a également utilisé ce terrain à la fin du XIXe siècle.

En 1902-1903, le Standard participe à sa première saison officielle dans la catégorie juniors, qui accueille les équipes n'ayant jamais joué dans les deux divisions supérieures[2]. Le tout premier match officiel du Standard se déroule le 5 octobre 1902 à Verviers contre le Stade Wallon. Les Standardmen l'emportent par 2 buts à 1. L'histoire retiendra que la première équipe connue et répertoriée du Standard se composait ce jour-là de Pierre Kogel (gardien de but), Joseph Bailly, Pierre Bougnet, Edmond Schnorrenberg, Marcel Duvignée, Louis Leroy (premier buteur du Standard en match officiel), Georges Mirgaine, Modeste Delbovier, Jean Jacobs, Achille Foccroulle et Joseph Arnold. Avec 9 victoires en 12 matches, le club accède à la division 2 pour la saison suivante.

À la suite de la construction du Palais des Beaux-Arts du parc de la Boverie en vue de l'Exposition universelle de 1905, le club est contraint de déménager le long de l'Ourthe à Grivegnée en 1904[2]. En 1909, le propriétaire du terrain expulse les footballeurs. Ceux-ci sous la présidence de Maurice Dufrasne, trouvent un bout de prairie à Sclessin, en bord de Meuse, qu'ils louent alors pour 300 francs belges par an. La même année, le club est promu en première division et termine son premier championnat parmi l'élite à une cinquième place. Il connaît sa seule descente en 1913-1914. Après l'interruption due à la Première Guerre mondiale, le Standard passe les saisons 1919-1920 et 1920-1921 en Promotion (la division 2 de l'époque).

Le club devient champion de Promotion et remonte donc en première division au terme de la saison 1920-1921, avec le Club Malinois et Anderlecht car le nombre d'équipes en D1 passe pour le championnat suivant de 12 à 14[4]. L'équipe championne de 1921 était généralement formée de Joseph Paty (gardien de but), Marcelin Waroux, Jacques Pirlot, Georges Ditzler, Constant Claes, Maurice Grisard, René Hanquet, Jean Dupont, Linlin Petit, Arthur Magnée et Maurice Gillis (attaquant et international belge). Ce titre acquis par une victoire 1-2 à Louvain le 5 mars 1921 lors de la dernière journée du championnat provoqua des bagarres entre supporters des deux camps et les Liégeois durent être encadrés par la police jusqu'à la gare de Louvain. Quatre jours plus tard, les Standardmen défilent en cortège dans les rues de la cité ardente depuis la gare des Guillemins jusqu'à l'hôtel de ville de Liège où ils sont reçus par les édiles communales. Depuis 1921, le Standard est toujours resté en première division.

Le Standard poursuit ensuite son histoire en première division, s'adjugeant plusieurs places d'honneur et frôlant parfois la relégation. En 1923, la société coopérative Standard Club liégeois voit le jour. Elle achète le terrain de Sclessin et acquiert deux hectares supplémentaires entre les rues Ernest Solvay et de la Centrale. Des tribunes sont érigées portant la capacité du stade à 3 500 spectateurs puis à 10 000 juste avant la Seconde Guerre mondiale[5].

Le Standard commence à pointer son nez parmi les ténors du championnat belge de première division appelée quelque temps division d'honneur. Il obtient ses premiers accessits en terminant deuxième et donc vice-champion de Belgique lors des championnats 1925-1926 et 1927-1928, les deux fois derrière le Beerschot. Durant le championnat 1926-1927, l'attaquant Lucien Fabry est sacré meilleur buteur avec 28 buts. La saison 1935-1936 voit les Rouches une nouvelle fois accéder à la deuxième place du championnat derrière le Daring Club de Bruxelles. L'équipe vice-championne cette année-là était généralement composée de François Massart (gardien de but), Victor Bauwens, Pierre Dalem, Roger Petit, Jean Petit, Dieudonné Couquelet, Émile Bellefroid, Edgard Balthazard, Romain Massez, Jean Capelle, Jean Brichaut, François Ledent et René Ledent.

Les décennies Roger Petit (1945-1984)

Premiers titres

Blason du Royal Standard Club Liège de 1952 à 1972.
L'entraîneur français André Riou (coupe 1954 et championnat 1958).

En 1945, Roger Petit, ancien joueur et capitaine de l'équipe, est devenu secrétaire du club. En vertu de son sentiment visionnaire pour le football et les entreprises, Petit a travaillé main dans la main avec le président Paul Henrard, faisant du Standard un club professionnel qu'il portera au sommet du football belge. Pendant la saison 1952-1953, Roger Petit et rachète (avec quelques collaborateurs) les parts de la société coopérative initiale et devient secrétaire général et administrateur délégué du club.

C'est en 1954 que les Standardmen remportent le premier trophée de leur histoire : une coupe de Belgique. La finale de cette coupe de Belgique s'est disputée au stade du Heysel le 6 juin 1954 contre le RC Malines. Les Liégeois qui avaient terminé treizième du championnat n'étaient pas donnés comme favoris. Ils remportent toutefois le match sur le score de 3-1. Les joueurs liégeois qui eurent l'honneur de soulever cette première coupe de Belgique pour le club sont : Toussaint Nicolay (gardien de but), Joseph Happart, Raymond Van Dormael, Henri Thellin, Edgard Mathot, Jean Mathonet, Sébastien Jacquemyns (buteur), Joseph Givard (buteur), Fernand Blaise (capitaine et buteur), Denis Houf et Jean Jadot. L'équipe était entrainée par le Toulousain André Riou surnommé "l'homme au béret".

Cette victoire en coupe de Belgique est suivie quatre ans plus tard d'un premier titre national en 1957-1958 toujours sous les ordres de l'entraineur français André Riou. Les premiers Standardmen champions de Belgique étaient Toussaint Nicolay (gardien de but), Jean Mathonet (capitaine), Maurice Bolsée, Gilbert Marnette, Henri Thellin, Joseph Happart, Karel Mallants, Jean Jadot, Joseph Givard, André Piters dit Popeye, Denis Houf et Marcel Paeschen.

Ce premier titre de champion de Belgique propulse pour la première fois les Liégeois en Coupe des clubs champions pour la saison 1958-1959. Il s'agit de la 4e édition de cette coupe des clubs champions et, lors des trois premières éditions, les clubs représentant la Belgique y ont perdu toutes leurs rencontres. Après avoir éliminé les Écossais de Heart of Midlothian puis le Sporting Portugal (3 victoires en 4 matches), les Standardmen sont sortis en quarts de finale par le grand Stade de Reims de l'époque non sans avoir battu les Français au match aller par 2-0 le 4 février 1959 à Sclessin devant 36 000 spectateurs (buts de Jean Jadot et de Joseph Givard sur pénalty). C'est à partir de ce match que le stade fut surnommé (par un journaliste français) "l'Enfer de Sclessin". Le match retour disputé au Parc des Princes se termine par une victoire in extremis des Rémois par 3-0 (dont 2 buts de Just Fontaine). Les Rouges et Blancs sont alors coachés par le Hongrois Géza Kalocsay.

Deux nouveaux titres de champion de Belgique viennent étoffer le palmarès du club en 1960-1961 (entraineur : Géza Kalocsay) et en 1962-1963 (entraineurs : Jean Prouff puis Auguste Jordan). L'équipe championne en 1961 était généralement composée de Jean Nicolay (gardien de but, frère de Toussaint), Jef Vliers, Maurice Bolsée, Paul Bonga Bonga, Lucien Spronck, Henri Thellin (capitaine), Karel Mallants, Léon Semmeling, István Sztáni, Roger Claessen, Denis Houf, André Piters et Marcel Paeschen. La composition de l'équipe championne deux années plus tard ne varie guère. On peut toutefois y ajouter les noms de Freddy Mulongo et Bernd Patzke et en soustraire ceux de Maurice Bolsée et d'André Piters parti à l'Olympic Charleroi. Jean Nicolay remporte le trophée du soulier d'or 1963. Il est le premier Standardman et le premier gardien de but à recevoir cette récompense.

Pour la première fois, un club belge atteint les demi-finales de la Coupe des clubs champions en 1962. Après avoir sorti en quarts de finale les Écossais du Glasgow Rangers, les Standardmen sont battus par le Real Madrid des légendaires Ferenc Puskás et Alfredo Di Stéfano.

Le club est finaliste de la coupe de Belgique en 1965 avant de remporter ce trophée les deux années suivantes : en 1966 en finale contre le RSC Anderlecht (1-0, but de Nico Dewalque) et en 1967 en battant le FC Malines par 3 buts à 1 après prolongations (buts liégeois de Jean Thissen, Léon Semmeling et Paul Van Den Berg). Le Standard était alors entrainé par le Yougoslave Michel Pavic.

Au niveau européen, en cette fin des années 1960, le club jouera les demi-finales de la Coupe des coupes durant l'année 1967 éliminé par le Bayern Munich. Avec 10 buts inscrits, Roger Claessen est sacré meilleur buteur de cette compétition. L'année suivante, le Standard est éliminé en quarts de finale de la coupe des coupes 1968 par l'AC Milan de Gianni Rivera, futur vainqueur de cette compétition, à l'issue d'un double 1-1 (but de Roger Claessen à l'aller à Sclessin et de Casimir Jurkiewicz dit Cajou au stade San Siro de Milan) entraînant un test-match disputé à...Milan et perdu 2-0.

Triplé en 1969, 1970 et 1971

À l'aube de la saison 1968-1969 du championnat de Belgique, le Standard voit son attaquant vedette Roger Claessen quitter Sclessin pour le championnat allemand et le club de l'Alemannia Aachen. Un nouvel entraineur prend ses fonctions au sein du club principautaire : il s'agit du Strasbourgeois René Hauss qui restera cinq saisons en bord de Meuse. Le Standard voit aussi l'arrivée du talentueux meneur de jeu Wilfried Van Moer, soulier d'or en 1966, en provenance de l'Antwerp.

Alors que les cinq championnats précédents avaient consacré le Sporting d'Anderlecht, le Standard va, à son tour, réaliser de belles performances en remportant successivement les championnats de Belgique de 1968-1969, 1969-1970 et 1970-1971. Avec désormais 6 titres de champion de Belgique, le Standard devient le club de Liège le plus titré dépassant ainsi son rival du FC Liégeois et ses cinq championnats. Il n'est pas rare qu'à cette époque, certaines rencontres se déroulent devant plus de 40 000 spectateurs.

Les joueurs les plus utilisés pendant ces trois championnats victorieux ont pour noms le gardien de but Christian Piot, les défenseurs Jean Thissen, Nico Dewalque, Léon Jeck et Jacky Beurlet, les milieux Wilfried Van Moer, Louis Pilot, Henri Depireux et Roger Henrotay et les attaquants Erwin Kostedde, Silvester Takač, Milan Galić, Ľudovít Cvetler ainsi que le capitaine Léon Semmeling. On peut aussi citer l'attaquant hongrois Antal Nagy qui ne resta qu'une seule saison à Sclessin mais fut sacré meilleur buteur du championnat 1968-1969. Parmi les joueurs de cette équipe triple championne de Belgique, le petit technicien Wilfried Van Moer reçoit le soulier d'or en 1969 et 1970 et le gardien de but Christian Piot obtient ce trophée en 1972. Un des principaux artisans de ce triplé historique est aussi l'attaquant allemand Erwin Kostedde, auteur de 51 buts pour 67 matches pendant ses trois saisons passées avec la vareuse rouge et blanche.

Sous l'ère de René Hauss, un des plus grands faits d'armes du club est d'avoir sorti le Real Madrid de Gento, Pirri et Amancio en battant deux fois les Espagnols en huitièmes de finale de la coupe des clubs champions 1969-1970 par 1-0 à domicile (but d'Erwin Kostedde) et 2-3 au stade Santiago-Bernabéu (buts de Louis Pilot, Henri Depireux et Milan Galić) et atteindre les quarts de finale en étant éliminé par Leeds United. En coupe des clubs champions 1971-1972, le club atteint de nouveau les quarts de finale et est éliminé par l'Inter de Milan (battu 1-0 à Milan et vainqueur 2-1 à Sclessin, buts liégeois de Ľudovít Cvetler et Silvester Takač sur penalty). Il termine troisième du championnat 1971-1972 avec la meilleure défense (19 buts encaissés).

Ces brillants résultats en championnat de Belgique et sur la scène européenne font presque oublier les performances des Rouges et Blancs en coupe de Belgique. Ils atteignent la finale de cette compétition en 1972 et en 1973 mais sont les deux fois défaits (respectivement 1-0 et 2-1) par Anderlecht.

Le club devient vice-champion de Belgique à l'issue de la saison 1972-1973 derrière le FC Bruges mais ne remporte plus aucun titre pendant dix saisons (excepté une coupe de la Ligue belge de football en 1975) malgré l'éclosion de nouveaux talents comme le meneur de jeu islandais Asgeir Sigurvinsson arrivé en 1973, les défenseurs Éric Gerets (en 1972), Michel Renquin (en 1974), Gérard Plessers et Théo Poel (en 1975) ainsi que le gardien de but Michel Preud'homme (en 1977). De 1973 à 1976, le Yougoslave Josip Bukal vient renforcer le secteur offensif. Quant au Verviétois Philippe Garot, il rejoint le club en 1974 en provenance du RWD Molenbeek.

René Hauss parti en juin 1973, le Standard éprouve des difficultés à lui trouver un digne successeur. Le Standard utilise cinq entraineurs en trois ans mais les résultats ne répondent pas aux attentes et le club quitte petit à petit les toutes premières places du championnat qui lui étaient acquises depuis quelques saisons (4e en 1973-1974, 6e en 1974-1975 et 8e en 1975-1976). Les saisons 1976-1977, 1977-1978 et 1978-1979 voient le Standard entrainé par le Liégeois Robert Waseige se stabiliser et réintégrer le podium du championnat belge (troisièmes places) alors que l'attaquant allemand Harald Nickel est sacré meilleur buteur du championnat 1977-1978. Entre 1976 et 1980, on remarque aussi la présence de l'Autrichien Alfred Riedl à la pointe de l'attaque liégeoise.

Le début des années 1980 : apogée et déclin

Équipes de départ de la finale de la Coupe des coupes 1982,
FC Barcelone-Standard de Liège.

Désormais entrainés par l'Autrichien Ernst Happel, les Rouches sont désignés vice-champions de Belgique derrière le FC Bruges à l'issue du championnat 1979-1980. Les Standardmen vice-champions en 1980 ont pour noms : Michel Preud'homme, Michel Renquin, Éric Gerets, Philippe Garot, Théo Poel, Christian Labarbe, Gérard Plessers, Asgeir Sigurvinsson, Helmut Graf, Ralf Edström, Alfred Riedl, Eddy Voordeckers, Luís Norton de Matos et Willy Wellens.

Toujours entraîné par Ernst Happel, le Standard transfère en 1980 le petit milieu de terrain néerlandais, originaire des îles Moluques, Simon Tahamata en provenance de l'Ajax Amsterdam ainsi que le grand Jos Daerden originaire de Tongres. Ces deux joueurs différents mais complémentaires aident l'équipe à remporter une quatrième coupe de Belgique en 1981 en battant le KSC Lokeren par 4-0 (buts de Ralf Edström, Jos Daerden, Simon Tahamata et Erhan Önal).

Quelques semaines auparavant, le 18 mars 1981, le club avait atteint les quarts de finale de la coupe UEFA mais est éliminé sur le fil par le FC Cologne après un match nul 0-0 à Sclessin et une défaite in extremis 3-2 à Cologne (dernier but allemand de Pierre Littbarski à la 87ème minute). Frustré par certaines décisions arbitrales, Michel Renquin, capitaine de l'équipe en l'absence d'Éric Gerets, est exclu à la dernière minute. Avant de quitter la pelouse, il fait un salut hitlérien en direction de l'arbitre. Ce geste lui vaudra une suspension de 6 matches. Il quitte le Standard en fin de saison. Ce soir-là, au Müngersdorfer Stadion, le Standard alignait Michel Preud'homme, Erhan Önal, Théo Poel, Michel Renquin, Gérard Plessers, Jos Daerden, Guy Vandersmissen (buteur), (buteur), Asgeir Sigurvinsson, Simon Tahamata et Willy Wellens. Le Standard termine troisième du championnat de Belgique 1980-1981. Après huit saisons passées à Sclessin, le talentueux milieu de terrain Asgeir Sigurvinsson quitte le club pour rejoindre la Bundesliga.

L'année suivante, Raymond Goethals prend les commandes de l'équipe. Il aidera le Standard à écrire les pages à la fois les meilleures et les pires de son histoire. Sous la houlette de « Raymond la Science », le club est deux fois champion de Belgique en 1981-1982 et 1982-1983, deux fois vainqueur de la Supercoupe de Belgique (en trois participations), et surtout finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes. La saison 1981-1982 voit aussi l'arrivée à Sclessin de trois internationaux expérimentés : Walter Meeuws, Benny Wendt et Arie Haan alors que pour la saison suivante, le médian allemand Heinz Gründel vient encore renforcer l'effectif des champions de Belgique. Le trophée du soulier d'or 1982 est remporté par Éric Gerets.

La finale de cette coupe des coupes se dispute à Barcelone, contre le FC Barcelone, en mai 1982. La rencontre se termine sur le score de 2 à 1 en faveur des Espagnols. Alors que les Liégeois avaient ouvert le score par Guy Vandersmissen, les Espagnols égalisent juste avant la mi-temps par le Danois Allan Simonsen. Le but de la victoire du Barça est inscrit par Quini à la 63ème minute sur un coup franc joué très rapidement par les Espagnols alors que les joueurs étaient en train de se placer et que l'arbitre allemand Walter Eschweiler n'avait pas encore sifflé. Malgré les contestations des Standarmen, l'arbitre valida le but. Avec 6 buts inscrits pendant cette coupe des coupes, Eddy Voordeckers, qui n'avait pas participé à cette finale, est sacré meilleur buteur de cette compétition[9].

En 1984, ces exploits seront entachés par la révélation de l'affaire Standard-Waterschei : à quelques jours du match contre Barcelone en mai 1982, pour garantir le titre de champion de Belgique et se prémunir contre les blessures de dernière minute, le Standard avait approché le capitaine de la faible équipe de Thor Waterschei, Roland Janssen, afin de s'assurer que leurs adversaires lèvent le pied lors du dernier match de championnat. Ce scandale éclate presque deux années après les faits et implique le secrétaire général Roger Petit, plusieurs joueurs dont principalement Eric Gerets ainsi que l'entraîneur, Raymond Goethals, qui émigre au Portugal pour échapper à une suspension. Quant à Eric Gerets, il s'expatrie à l'AC Milan.

Les années Wauters (1984-1998)

À la suite de l'affaire Standard-Waterschei, le Standard est donc privé pour la saison 1984-1985 de la plupart de ses joueurs, suspendus presque tous pour 6 mois. Guy Vandersmissen, Théo Poel et Michel Preud'homme sont trois des rares joueurs à avoir poursuivi leur carrière au club après leur suspension. À partir de mars 1984, plusieurs anciens du club (Léon Semmeling, Louis Pilot, Michel Pavic, Jef Vliers) sont appelés au poste d'entraîneur mais sans résultats probants. Le club mettra plusieurs années à se relever de cette affaire, causant une vague de hooliganisme par le biais du club de supporters des Hell Side 1981.

En effet, après le titre de 1983 et jusqu'à 1993, le Standard va connaître une décennie de disette. Pour remplacer Roger Petit, aux commandes du club depuis 39 ans, Jean Wauters essaie de redresser le club en collaboration avec l'entrepreneur en construction André Duchêne qui deviendra plus tard président. En 1985 (tribune 1), 1992 (tribune 2), 1995 (tribune 3) et 1999 (tribune 4), ont eu lieu d'importants travaux lors desquels de nouvelles tribunes avec places assises et loges sont bâties donnant progressivement au stade sa configuration actuelle (30 023 places).

Pendant ces dix années difficiles, deux jeunes joueurs deviennent progressivement des piliers du club : le gardien de but Gilbert Bodart et le meneur de jeu luxembourgeois Guy Hellers. Le Standard titularise aussi de jeunes joueurs belges comme Étienne Delangre et Patrick Aussems, présents au club dès 1981, Daniël Nassen en 1985 ou Thierry Siquet en 1986, recrute les défenseurs Michel Wintacq en 1983 et Freddy Luyckx en 1984 et note le retour en 1985 de Michel Renquin en provenance du Sevette de Genève. Cette période voit aussi en 1983 le transfert en bord de Meuse de l'attaquant international allemand trentenaire Horst Hrubesch remplacé en 1985 par Alexandre Czerniatynski, en provenance du RSC Anderlecht. Pendant la saison 1985-1986, le Standard, qui termine troisième du championnat, possède deux gardiens de but de grande qualité (Michel Preud'homme et Gilbert Bodart) que l'entraineur Michel Pavic aligne en alternance. Lassé de cette situation, Michel Preud'homme part au FC Malines dès la saison suivante. Plusieurs joueurs de qualité se succèdent à cette époque à Sclessin mais ne restent souvent que le temps d'une seule saison comme Nico Claesen en 1985-86, Dimitri Mbuyu et Zoran Bojović en 1987-88 et Ronny Rosenthal en 1988-89.

Trois finales de la coupe de Belgique sont perdues en 1984 (après prolongation face à La Gantoise), 1988 et 1989 (face au RSC Anderlecht).

Le début des années 1990 voit l'arrivée en équipe première de jeunes joueurs formés au club ou dans la région comme Michaël Goossens, Régis Genaux et Philippe Léonard appelés les Trois Mousquetaires ainsi que Roberto Bisconti et Didier Ernst. Ils sont encadrés par de nouveaux arrivants plus aguerris comme Mircea Rednic, André Cruz, Stéphane Demol ou encore Frans Van Rooij. C'est aussi à cette époque que le Standard transfère Marc Wilmots, âgé de 22 ans, qui jouait depuis trois saisons comme attaquant au FC Malines. Il restera cinq saisons à Sclessin où son talent, sa combattivité et son esprit seront souvent mis en exergue avant de rejoindre en 1996 le club allemand de Schalke 04. Les résultats ne se font pas attendre et les Standardmen réintègrent le podium du championnat 1991-1992 par une troisième place et, la saison suivante (1992-1993), ils sont vice-champions de Belgique derrière le RSC Anderlecht.

Les onze de base de la finale de la coupe de Belgique1993

En 1993, le Standard remporte tout de même une cinquième coupe de Belgique contre le Sporting Charleroi par 2 à 0 (buts de Henk Vos et Philippe Léonard). L'équipe est alors coachée par Arie Haan, un ancien de la maison. Après cinq saisons sans ticket européen, les Liégeois participent à nouveau à la Coupe UEFA 1992-1993 où ils éliminent les nord-irlandais de Portadown Football Club puis les écossais de Heart of Midlothian Football Club avant d'être sortis en huitièmes de finale par les Français de l'AJ Auxerre coachés par le célèbre Guy Roux. La saison suivante, le Standard atteint aussi les huitièmes de finale mais de la coupe des vainqueurs de coupe (1993-1994), en éliminant les Gallois de Cardiff City avant de se faire sortir par les Gunners d'Arsenal qui viennent à Sclessin planter 7 buts à Jacky Munaron, l'infortuné gardien des buts liégeois, dans un match qui restera l'un des pires souvenirs pour les supporters rouches.

Le Standard, alors entrainé par Robert Waseige pendant son deuxième passage au club, occupe à nouveau la deuxième place à l'issue de la saison 1995, terminant à une seule unité d'Anderlecht. Le titre échappe aux Liégeois lors du match perdu 2-1 à Anderlecht en fin de championnat alors que les Mauves étaient réduits à 10 vu l'exclusion de leur gardien Filip De Wilde et suite à l'annulation pour un hors-jeu (discutable) d'un but de Marc Wilmots en fin de partie. Ce 30 avril 1995, le Standard alignait Gilbert Bodart, Régis Genaux, Gunther Schepens, Dinga, Mircea Rednic, Philippe Léonard, Guy Hellers, Alain Bettagno, Aurelio Vidmar, Michaël Goossens (buteur) et Marc Wilmots[10]. Lors de ce championnat, l'Australien Aurelio Vidmar, qui ne joua qu'une seule saison à Sclessin, est sacré meilleur buteur alors que Robert Waseige est élu entraineur de l'année.

En 1996, le Standard fusionne avec le RFC Seraing (matricule 17) et récupère les joueurs en contrat avec le club voisin comme Wamberto et Axel Lawarée. Un nouveau titre de champion de Belgique se fait toujours attendre : les cinq championnats disputés entre 1995-1996 et 1999-2000 voient le Standard osciller entre la 5e et la 9e place. Pendant ces années moins glorieuses, le Standard qui, en 1996, a vu le départ simultané de quatre de ses cadres (Régis Genaux, Philippe Léonard, Marc Wilmots et Michaël Goossens) vers l'étranger, a pu compter entre autres sur l'engagement et la régularité des Limbourgeois Bernd Thijs (de 1995 à 2000) et Dimitri De Condé (de 1995 à 1999) et du Verviétois Didier Ernst (de 1993 à 2002), promu capitaine lors de ses trois dernières saisons sans oublier le punch et la fidélité de Guy Hellers présent sur la pelouse de Sclessin pendant 17 saisons de 1983 à 2000.

Le club atteint néanmoins la finale de la Coupe Intertoto en 1996 face au Karlsruher SC mais il est battu 3 buts à 2 en match aller - retour. L'aube de la saison 1997-1998 est marquée par la venue à Sclessin des frères Mbo et Émile Mpenza en provenance de l'Excelsior Mouscron et du jeune défenseur nigérian de 17 ans Rabiu Afolabi qui devient titulaire dès la saison suivante.

L'ère D'Onofrio (1998-2011)

Les années 1998 à 2007

En 1998, le Standard est sauvé de la faillite grâce à Lucien D'Onofrio et à son ami personnel, l'homme d'affaires suisse d'origine française Robert Louis-Dreyfus qu'il parvient à convaincre d'investir (environ 24,7 millions d'euros à partir des années 2000) dans le club liégeois. Robert Louis-Dreyfus place son ami d'enfance le Suisse Reto Stiffler à la présidence du club en 2000 en remplacement d'André Duchêne mais c'est Lucien D'Onofrio, nommé vice-président, qui devient de facto l'homme fort de Sclessin.

Pour le championnat 1998-1999, le Standard accueille deux joueurs croates : le gardien de but Vedran Runje, en remplacement de Gilbert Bodart, parti vers le Calcio et l'attaquant Ivica Mornar qui restera trois saisons en bord de Meuse avant de rejoindre le rival anderlechtois. L'attaquant franco-congolais Ali Lukunku rejoint aussi les rangs des Rouches.

Le club échoue deux fois consécutivement en finale de la coupe de Belgique, en 1999 (battu 3 à 1 par le Lierse SK, but liégeois d'Ali Lukunku) et en 2000 (défait 4 à 1 par le Racing Genk, but de Frédéric Pierre). En juin 1999, après deux saisons passées à Liège, Émile Mpenza quitte le club pour le championnat allemand et Schalke 04 tandis que son frère Mbo est transféré au Sporting Portugal.

La saison 1999-2000 voit aussi l'arrivée de Daniel Van Buyten au sein de la défense liégeoise avant de le voir migrer en 2001 vers l'Olympique de Marseille. Ce ne fut pas le seul transfert entre les deux clubs puisque, cette même année, trois autres Standardmen rejoignent aussi l'OM : Vedran Runje, Joseph Yobo et Jürgen Cavens. Ces quatre transferts, surévalués pour certains, entre deux clubs appartenant à Robert Louis-Dreyfus firent couler beaucoup d'encre[11]. Le mercato hivernal de janvier 2000 voit le retour de Michaël Goossens après trois saisons passées à Schalke 04.

Les Standardmen réintègrent le podium du championnat belge par une troisième place au classement en 2000-2001 sous la houlette de Michel Preud'homme qui a repris le coaching de l'équipe en janvier 2001 L'équipe peut compter sur deux nouvelles recrues : le défenseur serbe Ivica Dragutinović et l'attaquant norvégien Ole Martin Årst.

La saison suivante, les Liégeois participent à la coupe UEFA 2001-2002, sortent le FK Vardar Skopje puis le RC Strasbourg avant d'être éliminé par les Girondins de Bordeaux. Le Standard qui a recruté le petit milieu de terrain portugais Almani Moreira et l'attaquant nigérian Godwin Okpara termine cinquième à l'issue du championnat 2001-2002.

Entre 1994 et 2002, on assiste à une véritable valse des entraineurs avec 13 changements avant que Dominique D'Onofrio, le frère de Lucien, ne prenne (pour la deuxième fois) les commandes de l'équipe en tant que coach pour quatre saisons.

Robert Waseige qui venait de quitter le coaching de l'équipe nationale belge à l'issue de la coupe du monde 2002 au Japon et en Corée du Sud revient une troisième fois au Standard. Mais il se fait rapidement limoger après un début de championnat 2002-2003 catastrophique et est donc remplacé par Dominique D'Onofrio. Cette saison voit l'arrivée du gardien de but uruguayen Fabián Carini en prêt pour deux saisons de la Juventus. Le Standard termine à une décevante 7ème place. Le 1er janvier 2003, l'avocat liégeois Pierre François est nommé directeur général du club succédant à Alphonse Costantin.

Renforcé par l'arrivée de l'attaquant guinéen Sambegou Bangoura en provenance du KSC Lokeren, le club obtient la saison suivante une encourageante troisième place lors du championnat 2003-2004. Ce championnat voit aussi le retour pour une seule saison d'Émile Mpenza qui plante 21 buts en championnat avant de repartir en Bundesliga mais cette fois au Hambourg SV.

En 2004, le milieu offensif portugais Sérgio Conceição débarque en bord de Meuse. Son jeu, son expérience et sa grinta vont bientôt permettre au club de remonter petit à petit les échelons du football belge. Lors de cette saison, le Standard renforce aussi son assise défensive en recrutant le Liégeois Éric Deflandre, triple champion de France avec l'Olympique lyonnais, le solide américain Oguchi Onyewu et Philippe Léonard, de retour au bercail après avoir passé sept saisons à l'AS Monaco. Après trois saisons jouées à l'Olympique de Marseille, le gardien Vedran Runje revient aussi au Standard. Le milieu de terrain limbourgeois Karel Geraerts rejoint aussi le club tandis que le jeune Mémé Tchité est de plus en plus souvent titularisé à la pointe de l'attaque liégeoise. La saison 2004-2005, le Standard est qualifié pour le premier tour de la coupe UEFA. Il affronte le club allemand de Bochum. Après un match nul (0 à 0) obtenu à Sclessin, les Rouches marquent le but de la qualification (1 à 1) dans les derniers instants du match par le jeune remplaçant uruguayen Winston Curbelo qui venait de monter au jeu[12]. Versés dans le groupe B de la phase de groupes, les Standardmen ne peuvent éviter la dernière place derrière l'Athletic Bilbao, le Steaua Bucarest, le FC Parme et le Beşiktaş malgré une victoire 2-1 contre les Parmesans et un nul en Turquie mais aussi à cause d'une cinglante défaite 1-7 à Sclessin des œuvres de l'Athletic Bilbao. Le Standard termine troisième du championnat 2004-2005 ex-æquo avec le Racing Genk mais est privé de coupe européenne la saison suivante suite à la perte d'un test match disputé en aller-retour (vainqueur 3-1 à Sclessin mais battu 3-0 à Genk). Sérgio Conceição reçoit le soulier d'or 2005.

En 2005-2006, le Standard passe ainsi tout près du titre mais échoue, deuxième à cinq points d'Anderlecht. Il est vrai que le club liégeois avait dû se passer pendant les dernières rencontres du championnat des services de son meneur de jeu Sérgio Conceição exclu le 21 mars 2006 lors du match de demi-finale de la coupe de Belgique contre Zulte-Waregem suite à des comportements déplacés envers le joueur de Zulte Stijn Meert (qui avait provoqué le Portugais) puis envers l'arbitre qui l'excluait[13]. Les principaux Standardmen vice-champions de Belgique 2005-2006 ont pour noms Vedran Runje (gardien de but), Éric Deflandre, Philippe Léonard, Oguchi Onyewu, Mohamed Sarr, Karel Geraerts, Almani Moreira, Milan Rapaić, Sérgio Conceição (capitaine), Jonathan Walasiak, Marius Niculae, Cédric Roussel et Mémé Tchité. Après le dernier match de la saison disputé à Sclessin, l'entraîneur Dominique D'Onofrio est vivement critiqué par certains supporteurs alors que, paradoxalement, il a mené le club à son meilleur niveau depuis dix ans. Dès lors, il met fin à ses fonctions d'entraineur.

Cette deuxième place ouvre au club les portes du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions et ce pour la première fois de son histoire. Ce tour se solde par une élimination contre le Steaua Bucarest. Reversé en coupe UEFA, il est sorti par le club espagnol du Celta Vigo suite à une double défaite. Vedran Runje parti, c'est Olivier Renard qui, désormais, défend les buts liégeois. Philippe Léonard quitte le club et Mémé Tchité part rejoindre l'équipe d' Anderlecht au grand désarroi des supporters. En juillet 2006, le Standard acte l'arrivée en transfert libre de l'attaquant serbe Milan Jovanović et recrute l'attaquant portugais Ricardo Sá Pinto, âgé de 34 ans, qui terminera à la fin de cette saison sa carrière de joueur à Sclessin. En 2006-2007, le club démarre très mal avec 2 points sur 12 après 4 matches. Le nouvel entraineur Johan Boskamp est rapidement remercié et remplacé par Michel Preud'homme pour un deuxième mandat de coach. Renforcé par la présence du défenseur brésilien Dante arrivé pendant le mercato d'hiver, le Standard finit 3e du championnat derrière Anderlecht et Genk. Il se qualifie pour la finale de la Coupe de Belgique mais perd 1-0 face au FC Bruges. C'est pendant cette saison que le fameux triangle du milieu de terrain se met en place. Il se compose de trois jeunes joueurs belges de 18 ans : Axel Witsel, Steven Defour et Marouane Fellaini.

9e et 10e titres

Blason surmonté d'une étoile représentant les dix titres (sur les maillots).

Pour la saison 2007-2008, le Standard voit les départs d'Éric Deflandre, de Karel Geraerts, de Milan Rapaić et de Sérgio Conceição alors que l'attaquant congolais Dieumerci Mbokani et le milieu droit Grégory Dufer rejoignent Sclessin.

En coupe UEFA 2007-2008, le Standard est éliminé au premier tour par le Zénith Saint-Pétersbourg, futur vainqueur de cette compétition. Déjà battu 3-0 en Russie suite un arbitrage contesté par les Liégeois, le Standard menait 1-0 au match retour à Sclessin quand deux décisions de l'arbitre écossais Craig Thomson influencèrent le cours du match : l'exclusion pour deux cartons jaunes (dont la première était totalement imméritée, d'après les Liégeois) d'Oguchi Onyewu à la 40ème minute et surtout l'annulation inédite d'un but du Standard pour hors-jeu alors que ce but avait été inscrit contre son camp par le défenseur du Zénith Nicolas Lombaerts[14]. Ce match retour se solda par un score de 1-1.

Lors de cette saison 2007-2008, le Standard remporte son neuvième titre de champion de Belgique, après 25 ans de vaches maigres. Il est mathématiquement champion le en battant Anderlecht à domicile sur le score de 2-0. Le onze de base était ce jour-là composé de Rorys Aragon Espinoza (gardien de but), Dante, Oguchi Onyewu, Mohamed Sarr, Marcos Camozzato, Réginal Goreux, Marouane Fellaini, Steven Defour (capitaine), Axel Witsel, Dieumerci Mbokani (deux fois buteur) et Milan Jovanović. Au terme de cette saison, le , l'entraîneur Michel Preud'homme annonce qu'il quitte le club pour La Gantoise, suivi par ses adjoints Manu Ferrera et Stan Van den Buijs.

Pour la saison 2008-2009, le Roumain László Bölöni est le nouvel entraîneur du club. Les principaux nouveaux joueurs sont les Français Benjamin Nicaise et Wilfried Dalmat ainsi que les Croates Tomislav Mikulić et Leon Benko. Le club débute en remportant la Supercoupe de Belgique 3-1 face à Anderlecht (2 buts d'Oguchi Onyewu et 1 de Benjamin Nicaise).

Le Standard entame sa saison européenne par une rencontre à domicile face à Liverpool au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions (0-0) mais est éliminé au match retour à Anfield, à la 119e minute de la prolongation sur un but de Dirk Kuijt (1-0). Le , Marouane Fellaini rejoint le club anglais d'Everton pour une somme record concernant un transfert en Belgique se situant entre 18 et 22 millions d'euros[15]. Les Liégeois sont reversés au premier tour de la Coupe UEFA face à...Everton avec qui le transfert de Fellaini venait de se réaliser. Après un nul 2-2 en Angleterre, le Standard l'emporte 2-1 à Sclessin grâce à des buts d'Axel Witsel et de Milan Jovanović et se qualifie pour la phase de groupes. Le Standard, grâce à ses victoires 1-0 face au FC Séville, 0-1 en Serbie contre le Partizan Belgrade et 3-0 face à la Sampdoria de Gênes, finit premier de son groupe malgré une défaite 3-0 à Stuttgart. Pour la première fois depuis sa finale en Coupe des coupes 1982, le club liégeois passe l'hiver européen. Au tour suivant, en seizièmes de finale, le Standard est éliminé par le Sporting Braga, 3-0 au Portugal et 1-1 à Sclessin. Lors du mercato hivernal, le Standard perd son défenseur brésilien Dante suite à son transfert au Borussia Mönchengladbach mais acquiert le gardien belgo-turc du KRC Genk Sinan Bolat qui devient titulaire lors des derniers matches de la saison.

Le , lors du dernier match de championnat, le gardien de but Sinan Bolat se distingue en parvenant à garder ses cages inviolées face à La Gantoise. Les rouches, menant 1 à 0, ne peuvent se permettre un match nul sous peine de perdre le championnat. À la 91e minute, un pénalty est sifflé contre le Standard mais Bolat l'arrête et sauve son équipe, lui permettant de rejoindre le RSC Anderlecht en tête du classement. Anderlecht et le Standard étant à égalité de points et de victoires à l'issue du championnat, les deux clubs disputent deux test matchs les 21 et pour se départager. C'est le Standard de Liège qui en sort vainqueur, sur le score cumulé de 2 buts à 1. Le onze de base champion lors du match retour à Sclessin était formé de Sinan Bolat (gardien de but), Landry Mulemo, Oguchi Onyewu, Mohamed Sarr, Marcos Camozzato, Wilfried Dalmat, Steven Defour (capitaine), Axel Witsel (buteur sur pénalty), Dieumerci Mbokani, Igor De Camargo et Milan Jovanović. Cette saison voit aussi la titularisation en équipe première et les débuts prometteurs du jeune milieu de terrain Mehdi Carcela, formé au club.

Le Standard obtient un deuxième titre consécutif, le dixième de l'histoire du club. Une étoile est désormais présente au-dessus du blason du club.

Crise en championnat mais un beau parcours européen

Drapeau du Standard flottant sur le stade de Sclessin en 2009.

Le Standard commence bien cette nouvelle saison en remportant de nouveau la supercoupe. Il s'impose 2-0 contre le KRC Genk (buts de Wilfried Dalmat et Axel Witsel) mais devra désormais se passer de son défenseur central Oguchi Onyewu, parti pour l'AC Milan.

En 2009-2010, le Standard participe pour la première fois à la phase de groupes de la Ligue des champions de l'UEFA grâce à un deuxième titre consécutif et à une réforme du système de qualifications élaborée par le président de l'UEFA Michel Platini. Un parcours en demi-teinte pour la première participation des Liégeois : après une défaite à domicile contre Arsenal (2-3 après avoir mené 2-0 après 5 minutes de jeu), un nul face à l'AZ Alkmaar, une défaite dans les arrêts de jeu (2-1) à l'Olympiakos, le Standard signe une première victoire historique sur les Grecs grâce à des buts de Dieumerci Mbokani et Milan Jovanović. Le match suivant constitue une rencontre de gala pour les Liégeois qui se déplacent à Arsenal, mais seront défaits 2-0. Avant le dernier match, tout reste possible. Contre les Hollandais de l'AZ Alkmaar, les Liégeois entament bien la partie, mais ce sont leurs adversaires qui mènent 0-1 à la mi-temps sur un but de Jeremain Lens reprenant un centre de Sébastien Pocognoli. La deuxième mi-temps est plus mauvaise, mais à la dernière minute, un coup franc est accordé aux Liégeois. Le gardien Sinan Bolat monte et inscrit de la tête un but qui qualifie les Liégeois pour la Ligue Europa. Il est à noter que, quelques semaines plus tard, en janvier 2010, Sébastien Pocognoli signait un contrat avec le Standard, son club formateur.

Le début du championnat 2009-2010 est marqué par l'incident de match entre Axel Witsel et l'Anderlechtois Marcin Wasilewski (double fracture ouverte tibia-péroné pour le Polonais) qui vaut huit matches de suspension au médian liégeois. Suite à de mauvais résultats du club en championnat, László Bölöni et la direction du club décident d'un commun accord de résilier le contrat de l'entraîneur en janvier 2010. Son adjoint démissionne à son tour. Dans les jours qui suivent, Dominique D'Onofrio reprend le poste d'entraîneur pour la troisième fois et Jean-François de Sart, entraîneur de l'équipe de Belgique espoirs, est nommé adjoint, devenant pour la première fois de sa carrière entraîneur au sein d'un club. Malgré ce changement, le Standard termine à la huitième place du championnat, manquant ainsi les playoffs 1 de la nouvelle formule du championnat de Belgique. Le club est versé dans le groupe B des playoffs 2 qui permettent encore une éventuelle qualification européenne.

En parallèle à ce championnat raté, le Standard enchaîne les succès en Ligue Europa 2009-2010. Il affronte les Autrichiens du Red Bull Salzburg. Lors du match aller à Sclessin, les Salzbourgeois mènent 0-2 à la mi-temps. Les joueurs du Standard reviennent au score et finissent par s'imposer 3-2. Ils réussissent à se qualifier pour les 8e de finale grâce à un 0-0 au match retour. Au tour suivant, le Standard retourne à Athènes, cette fois pour affronter le Panathinaikos, et signe une victoire 1-3 avec des buts de Witsel, Jovanović et de Camargo. Au match retour, le Standard s'impose 1-0 (but de Mbokani). En quart de finale les Liégeois défient Hambourg. Le match aller en Allemagne perdu 2-1 permet d'espérer mais le match retour à Sclessin se termine sur le score de 1-3, mettant fin au beau parcours européen du Standard, salué par la presse et les supporteurs.

Dernier trophée de l'ère D'Onofrio

L'été 2010 marque le départ du duo d'attaquants utilisé ces dernières saisons : Milan Jovanović s'en va en Angleterre à Liverpool FC alors que Dieumerci Mbokani signe à l'AS Monaco. Les deux joueurs en manque de temps de jeu dans leur nouveau club respectif finiront par réintégrer la saison suivante le championnat belge mais sous les couleurs du rival anderlechtois. Igor de Camargo rejoint le Borussia Mönchengladbach. Quant au défenseur Marcos Camozzato, il signe au FC Bruges pour trois saisons alors que Mohamed Sarr part pour l'Espagne et Hércules. Parmi les nombreux arrivants, on peut citer Franck Berrier, Mbaye Leye, Luigi Pieroni, Aloys Nong, Daniel Opare et Laurent Ciman. Seuls les deux derniers réussiront à s'imposer et resteront plus de deux saisons au club. Mémé Tchité est aussi de retour à Sclessin. Il est secondé à l'attaque par l'ivoirien Cyriac Gohi Bi Zoro, arrivé à Sclessin depuis janvier 2010. Le défenseur anderlechtois Jelle Van Damme qui était déjà annoncé au Standard en été, rejoint finalement le club principautaire le 1er janvier 2011 après un court séjour au club anglais de Wolverhampton

Les onze de base de la finale de coupe de Belgique 2011

En 2010-2011, sans Ligue Europa, le Standard commence très mal le championnat dans sa phase classique mais arrive tout de même à se qualifier pour les Play-Offs 1 en terminant 6e à 15 et 16 points des premiers, Genk et Anderlecht. Lors de ces playoffs, le Standard prend 26 points sur 30 et termine 2e derrière le KRC Genk à égalité de points mais Genk bénéficie d'un demi-point à la division des points par deux à la fin de la phase classique. Le 17 mai 2011, le dernier match de ces Plays-Off 1 voyait le Racing Genk et le Standard s"affronter lors d'un match décisif pour le titre. En effet, en cas de victoire, les Rouches auraient remporté un troisième titre en quatre saisons. À la 25ème minute, Mehdi Carcela était évacué du terrain, victime d'un coup de pied involontaire de Chris Mavinga au visage. Mais un but d'Eliaquim Mangala inscrit juste avant la mi-temps mettait les Liégeois aux commandes. Genk égalisait à la 77ème minute par Kennedy. Les Standardmen dominaient la fin de la rencontre, se créant plusieurs très grosses occasions de but que le jeune gardien de Genk, Thibaut Courtois, arrêta une à une. Le onze de base était composé de Sinan Bolat, Daniel Opare, Eliaquim Mangala, Kanu, Sébastien Pocognoli, Jelle Van Damme, Axel Witsel, Steven Defour, Mehdi Carcela, Camara et Mémé Tchité[16].

Le Standard se qualifie également pour la finale de la coupe de Belgique qu'il remporte pour la sixième fois de son histoire face au KVC Westerlo sur le score de 2-0 (un but d'Eliaquim Mangala et un but contre son camp de Westerlo).

C'est le dernier trophée de l'ère d'Onofrio, car, suite au décès de Robert-Louis Dreyfus survenu le 4 juillet 2009, sa veuve et héritière, Margarita Louis-Dreyfus née Bogdanova ne désirait pas rester comme actionnaire du club. Le Standard est alors, un peu à la surprise générale, racheté le par Roland Duchâtelet qui acquiert 100 % des parts du club dont il devient ainsi le nouvel homme fort. Par la force des choses, Dominique D'Onofrio quitte aussi ses fonctions d'entraineur.

Les 4 années Duchâtelet (2011-2015)

Roland Duchâtelet s'attend à une année de transition au Standard. La direction rouche s'attache les services de Yoni Buyens, William Vainqueur, Geoffrey Mujangi Bia et Nacho González. Au rayon départs, le club se sépare de trois éléments importants en partance pour le Portugal : Steven Defour et Eliaquim Mangala rejoignent le FC Porto alors qu'Axel Witsel signe au Benfica Lisbonne. Le , Mehdi Carcela est transféré pour 10 millions d'euros au club russe de FK Anji Makhatchkala. On remarque que, à l'exception de Réginal Goreux, plus aucun des joueurs de l'équipe championne en 2008 ne foule désormais la pelouse de Sclessin. Le Liégeois José Riga est le nouvel entraineur du club et le jeune attaquant Michy Batshuayi, formé au club, rejoint l'équipe fanion.

Le début de saison 2011-2012 est en demi-teinte : le Standard perd la supercoupe, battu 1-0 à Genk puis est éliminé de la Ligue des champions dès son entrée au 3e tour de qualification par le FC Zurich. Mais il est repêché en Ligue Europa où il réalise un bon parcours en terminant premier de son groupe devant Hanovre 96, le FC Copenhague et le Vorskla Poltava. Par contre, en Jupiler Pro League, le Standard est très loin de son niveau européen et réalise des matchs nuls et des défaites plus qu'évitables.

C'est donc en manque de confiance et avec un énorme déficit en attaque que la direction rouche aborde le mercato hivernal. Rami Gershon, Birkir Bjarnason et Serge Gakpé sont recrutés en vue d'apporter du punch au club qui en manque cruellement.

Lors des huitièmes de finale de la Ligue Europa, le Standard s'incline face à Hanovre 96 qu'il avait pourtant vaincu lors de la phase de groupes. En Jupiler Pro League, c'est in extremis que les Rouches se qualifient pour les play-offs 1 lors desquels ils ne réalisent pas de gros résultats face aux équipes du top belge. Ils terminent la saison 5e, sans ticket européen pour l'année suivante.

Lors du dernier match de la saison, l'entraîneur José Riga surprend tous les supporteurs en annonçant son départ. Il s'en va au Qatar préparer les jeunes joueurs locaux pour la Coupe du monde 2022. Dès lors, les noms les plus étonnants circulent à Sclessin : Eric Gerets, Hein Vanhaezebrouck et même Ariel Jacobs, l'ancien entraîneur du RSC Anderlecht. C'est finalement l'entraîneur néerlandais Ron Jans qui est nommé à la tête de l'équipe. La fonction de directeur général est supprimée et, de ce fait, Pierre François, l'un des rares rescapés de l'ère D'Onofrio, quitte le club en juin 2012.

Le 17 juillet 2012, le Standard de Liège, le K Lierse SK et Eiji Kawashima trouvent un accord[17]. Le gardien japonais, qui compte 28 sélections en équipe nationale et plus de 250 matchs au compteur, signe un contrat portant sur trois saisons pour un montant qui avoisine les 600,000 euros. En signant au Standard, il devient le premier joueur japonais à jouer pour les Rouches. Bien qu'il ne soit pas considéré comme un des meilleurs gardiens du championnat belge, son arrivée procure un peu de publicité au club, le président Duchâtelet voulant s'attaquer au marché asiatique. Outre Eiji Kawashima, le Standard achète de nombreux joueurs tels que Frédéric Bulot[18] (joueur révélé en Ligue 1 française dans le club de Caen), Astrit Ajdarević (espoir suédois)[19], Marvin Ogunjimi (ancien attaquant de Genk), Dudu Biton (attaquant appartenant au Sporting de Charleroi)[20] et le défenseur Yohan Tavares[21]. Dans le même temps, plusieurs joueurs cadres quittent le club pour la concurrence. C'est le cas de Gohi Bi Cyriac[22] et de Mémé Tchité[23].

Après une entame de championnat correcte, le Standard s'effondre et perd quatre fois consécutivement, face au FC Bruges, au Beerschot, à La Gantoise et à Courtrai. Le club arrache ensuite une victoire inespérée à domicile face à Anderlecht. À l'issue du derby wallon face au RAEC Mons (victoire 3-1 des Dragons), le Standard sombre de nouveau et plonge dans la crise. Avec un bilan de 13/33 points et une inhabituelle 12e place au classement général, le Standard de Liège et Ron Jans se séparent de commun accord le 22 octobre 2012. Tandis que la direction choisit son nouvel entraîneur, le Standard, sous la conduite de l'intérimaire Peter Balette, décroche une pénible victoire à domicile contre la lanterne rouge, le Cercle Bruges. Après avoir pris contact avec Mazzu et Vercauteren, Roland Duchâtelet s'est renseigné auprès de Vandereycken et c'est finalement le 27 octobre 2012 que Mircea Rednic est annoncé comme nouvel entraîneur. Ancien de la maison, il contribue à deux victoires importantes : la première lors d'un déplacement à Genk et la seconde à Sclessin contre la meilleure attaque du championnat (OHL). Par la suite, malgré une défaite sur le score de 2-1 à Lokeren (4e du championnat) et un match nul vierge à Zulte-Waregem (2e du championnat), le Standard remonte au classement avec des victoires face au K Lierse SK, à Waasland-Beveren, au Sporting de Charleroi et face au FC Malines. Peu de temps après, le Standard rencontre le FC Bruges à domicile dans un stade enfin comble. Ce match au sommet tourne à l'avantage d'un Bruges efficace, et ce, malgré un bon Standard qui n'a pas été aidé par l'arbitrage. La dernière rencontre avant la trêve hivernale se conclut par une victoire facile du Standard face au Beerschot, déforcé et faiblard. Certes avantagé par un calendrier facile, depuis l'arrivée de Mircea Rednic, le Standard est la deuxième équipe à avoir engrangé le plus de points derrière le ténor du championnat, Anderlecht.

On prédit alors beaucoup de mouvements au Standard pendant la trêve, en particulier des départs. Or le mercato hivernal débute de manière étonnement calme : peu de départs, presque aucune rumeur d'arrivées, et une direction qui ne semble pas vouloir faire bouger les choses. L'inquiétude s'installe dans le clan des supporteurs et dans le staff technique qui demande des renforts. Les arrivées de joueurs nippons tels que Kensuke Nagai et Yuji Ono sont enregistrées, mais elles ne semblent pas correspondre aux demandes de l'entraîneur Mircea Rednic. La colère au sein des supporteurs monte encore d'un cran après l’officialisation du départ de deux joueurs importants au sein de l'effectif du Standard, Réginal Goreux et Sébastien Pocognoli. À la fin de la saison, le Standard entame de manière presque parfaite les playoffs 1, pour finalement s'écrouler lors des matchs retour à la 4e place. Le Standard affronte Gand pour la dernière place qualificative en Ligue Europa. Battus 1 à 0 à l'aller, les Liégeois s'imposent 7 à 0 au retour et gagnent ainsi leur ticket européen pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue Europa. Au lendemain du match contre Gand la direction annonce la non-reconduction de Mircea Rednic et la nomination comme T1 de Guy Luzon, entraîneur des jeunes en Israël, qui a la lourde tâche de faire oublier aux supporteurs passablement énervés la décision du Président.

À son arrivée, Guy Luzon ne fait pas l'unanimité auprès des supporteurs liégeois. Pour entamer cette nouvelle saison, le Standard a transféré de nouveaux joueurs comme Ronnie Stam, Yohann Thuram, a réussi à rapatrier un ancien prodige de la maison, à savoir Mehdi Carcela mais se sépare de son gardien Sinan Bolat. Le Standard enchaîne neuf victoires consécutives en championnat avant de tomber à Zulte-Waregem lors de la dixième joute de la saison. Participant également à la Ligue Europa, Guy Luzon procède à une rotation de son effectif. Dans cette compétition, ils sont opposés au Red Bull Salzbourg, à l'IF Elfsborg et à l'Esbjerg fB. Cependant, le Standard enchaîne les prestations en demi-teinte dans cette compétition et se retrouve déjà éliminé après quatre journées. Accessoirement, en coupe de Belgique, le Standard est éliminé en huitième de finale par le Cercle de Bruges sur le score de 1-0.

En championnat, tout au long de la saison, les victoires s'enchaînent et cette compétition s'assimile à un parcours de santé pour les Rouches. Au moment de commencer les play-offs 1, le titre semble promis aux Liégeois, leader au terme de la phase classique avec 4 points d"avance sur le FC Bruges et 10 sur Anderlecht. Cependant, le club liégeois s'effondre durant ce parcours (15 points sur 30) et voit le titre lui échapper. Le titre ira au vieux rival anderlechtois. Le Standard remettra en cause quelques décisions arbitrales litigieuses, mais cela n'y changera rien. Le Standard finira deuxième du championnat et Guy Luzon, au vu de la formidable saison du club, sera reconduit par la direction. L'équipe vice-championne de Belgique 2013-2014 est principalement composée d'Eiji Kawashima (gardien de but), Daniel Opare, Laurent Ciman, Kanu, Jelle Van Damme (capitaine), Julien De Sart, Frédéric Bulot, William Vainqueur, Paul-José M'Poku, Yoni Buyens, Mehdi Carcela, Michy Batshuayi, Igor De Camargo et Imoh Ezekiel.

Le mercato estival est agité du côté de Sclessin : plusieurs cadres de l'équipe quittent le club. Michy Batshuayi rejoint l'Olympique de Marseille, William Vainqueur le Dynamo Moscou et Imoh Ezekiel le Qatar et le club d'Al-Arabi Sports Club. Dans l'autre sens, de nombreux joueurs rejoignent les Rouches, comme Jeff Louis, Adrien Trebel, Jorge Texeira ou Araujo Vinicius. Le Standard participe au quatrième tour qualificatif de la Ligue des champions et élimine les Grecs du Panathinaïkos ; au troisième tour, le club est sorti par les Russes du Zenit Saint-Petersbourg d'Axel Witsel, ancienne idole de Sclessin. Le Standard se voit reversé dans les groupes de la Ligue Europa avec le Feyenoord Rotterdam, le FC Séville et Rijeka. Cependant l'équipe sera éliminée dès la phase de groupe en terminant à une décevante quatrième place.

En championnat, les résultats ne suivent pas, les transferts n'apportent pas ce qu'on attend d'eux. Le 19 octobre 2014, l'équipe est battue par le SV Zulte Waregem (1-2) et quelques supporteurs liégeois agitent sérieusement le match en jetant des sièges sur la pelouse. Peu rassuré, Roland Duchâtelet quitte le stade vingt minutes avant la fin du match. Au lendemain de cette énième défaite, Guy Luzon est remercié et remplacé par son entraineur adjoint, Ivan Vukomanovic. Avec lui, l'équipe joue mieux et les résultats positifs s'enchaînent, malgré une élimination précoce en coupe de Belgique face au Sporting Lokeren (1-4). Parallèlement, le club subit une révolution de son organisation interne. Le Président Duchâtelet nomme un vice-Président, un homme d'affaires liégeois, Bruno Venanzi et un conseiller sportif, Axel Lawarée. Le 2 février 2015, Vukomanović est remplacé par José Riga au poste d’entraîneur. Il restera coach du Standard jusqu'à la fin de la saison[24].

Au mercato hivernal, Laurent Ciman quitte le club et rejoint l'Impact Montréal, pour raisons familiales. Lors de son dernier match face au RSC Anderlecht, le 25 janvier 2015, il inscrit un but et est ovationné par tout le stade, alors que l'ancien capitaine du Standard, Steven Defour, ayant rejoint Anderlecht, est conspué par le public liégeois qui déploie avant le match dans la tribune 3 un immense tifo représentant Defour décapité. En cours de match, Defour, énervé, écope en fin de compte d'un carton rouge[25]. Anderlecht perd 2-0. Le club est condamné à un match à huis clos et une amende de 5 000 euros.

Le Standard termine cette saison à la quatrième place du championnat et se qualifie pour le troisième tour de la Ligue Europa 2015-2016.

Le , le Liégeois Bruno Venanzi, cofondateur et administrateur de la société d'électricité verte Lampiris, est nommé vice-président du Standard de Liège par Roland Duchâtelet.

Une chose devient de plus en plus concrète puisque Roland Duchâtelet veut vendre son club ; de plus le fait que le K Saint-Trond VV fut destiné à évoluer en Pro League la saison suivante, grâce à un excellent championnat, n'arrange rien étant donné que la propriétaire n'est rien d'autre que l'épouse de Roland Duchâtelet.

Mais une conférence de presse le met fin à toute rumeur puisque Bruno Venanzi, qui détient à présent 99,7 % des parts, devient le président et propriétaire.

Roland Duchâtelet quitte le club après quatre saisons vierges de tout trophée.

L'ère Venanzi (depuis 2015)

Bruno Venanzi veut apporter un nouveau visage au club : nouvel entraîneur, nouvel effectif, rénovation du stade et surtout un projet de Socios (en français : « adhérents ») pour le Standard, ouvrant le capital aux supporteurs d'ici 3 à 5 ans, tout comme au FC Barcelone[26].

Première saison de l'ère Venanzi : 7e coupe de Belgique

Le début de la première saison sous l'ère Venanzi n'est pas de tout repos.

C'est le Serbe Slavoljub Muslin qui entraine le Standard à l'entame de la saison 2015-2016. Plusieurs joueurs rejoignent l'effectif liégeois : on enregistre notamment les arrivées d'Anthony Knockaert, Christian Brüls, Ivan Santini et Mohamed Yattara. Dans l'autre sens, des éléments importants de la saison précédente quittent le club. Ainsi, Imoh Ezekiel retourne au Qatar avant de rejoindre l'ennemi juré, le RSC Anderlecht. Igor De Camargo effectue quant à lui son grand retour au Racing Genk. Enfin, Ricardo Faty quitte le club pour se rendre dans le club turc de Bursaspor.

Le début de saison est périlleux avec une élimination prématurée au 4e tour de la Ligue Europa face aux Norvégiens de Molde, après un match aller manqué par l'équipe liégeoise. Au lendemain de cette déroute, Muslin est remercié et remplacé par son adjoint, Eric Deflandre, qui assure l'intérim. Cependant, l'éviction de l'entraineur ne change rien au jeu proposé par les Liégeois et le navire coule contre le FC Bruges avec une défaite 7-1.

Le dernier jour du mercato, Renaud Emond, Matthieu Dossevi et Sambou Yatabaré viennent gonfler le groupe liégeois. Quant à Geoffrey Mujangi Bia, le meilleur joueur de la saison 2014-2015 au club mais en froid avec le club, il rejoint la formation suisse de Sion.

Le mardi 8 septembre 2015, Yannick Ferrera devient l'entraîneur du Standard et quitte ainsi l'équipe limbourgeoise de Saint-Trond, qu'il avait fait remonter en Jupiler Pro League.

Le mercato hivernal se veut ambitieux. En effet, l'objectif avoué de l'équipe est d'atteindre les Play-off 1 en fin de saison et de continuer son beau parcours en Coupe de Belgique. Ainsi, alors que tout le monde l'annonçait à La Gantoise, Edmilson Junior décide de revenir au sein de son club formateur. Par ailleurs, son coéquipier Jean-Luc Dompé quitte également l'équipe de Saint-Trond pour se lier au Standard. En défense, c'est le Serbe Milos Kosanovic qui rejoint l'équipe liégeoise. Pour renforcer son secteur offensif, l'AS Monaco prête le jeune Brésilien Gabriel Boschilia au Standard. Au niveau des départs, on note celui d'Anthony Knockaert qui, après avoir seulement passé 6 mois en bord de Meuse, rejoint l'équipe de Championship, Brighton & Hove, non sans avoir fâché et déçu la majorité des supporters liégeois. Enfin, Mohamed Yattara, décevant depuis son arrivée, est prêté à Angers en Ligue 1.

Le lundi 18 janvier 2016, on annonce également le départ du capitaine de l'équipe, Jelle Van Damme, vers les Los Angeles Galaxy en MLS. Ce dernier reçoit une ovation de tout le stade le 24 janvier, au coup d'envoi du match contre La Gantoise. C'est Adrien Trebel, milieu de terrain, qui hérite du brassard de capitaine. Enfin, Jorge Teixera, défenseur central, rejoint lui Charlton, le club de l'ancien président liégeois Roland Duchâtelet.

Les compositions au coup d'envoi de la finale de la coupe de Belgique 2016

Le plus gros coup de ce mercato est réalisé le 24 janvier 2016, date à laquelle Victor Valdes, ancien gardien du FC Barcelone, triple vainqueur de la Ligue des Champions et champion du Monde, en manque de temps de jeu à Manchester United, est prêté par le club anglais et signe en faveur du Standard. Il viendra épauler le jeune Guillaume Hubert, en lui apportant toute son expérience.

Après la trêve hivernale, les supporters retrouvent une équipe proposant un jeu flamboyant, avec des guerriers sur le terrain qui représentent bien cet esprit Standard. L'équipe signe deux victoires probantes face à Lokeren en championnat et à Genk en coupe de Belgique, avant de sombrer face à Gand, champion en titre.

Après une victoire à Louvain et une qualification pour la finale de la coupe de Belgique, le Standard retourne dans ses travers en concédant deux défaites contre Saint-Trond et chez la lanterne rouge Westerlo ce qui diminue fortement les chances du club d'accéder aux Play-Offs 1.

Le 13 mars 2016, alors en 6e position du classement de Jupiler Pro League, le Standard subit un lourd revers lors de la dernière journée de la phase classique sur le terrain du FC Malines en s'inclinant 4-0. Cette défaite cinglante éjecte le club du top 6 et le condamne à disputer les Play-Offs 2.

Le 20 mars 2016, le Standard s'impose 2-1 face au Club de Bruges lors de la finale de la Coupe de Belgique disputée au Stade Roi Baudouin et ajoute ainsi une nouvelle ligne à son palmarès après cinq années de disette. Cette victoire permet à Bruno Venanzi de remporter son premier trophée en tant que président du Standard de Liège malgré une saison en demi-teinte. Il s'agit également du premier trophée de Yannick Ferrera en tant qu'entraineur. Cette victoire envoie également directement le Standard dans les poules de la Ligue Europa pour la saison 2016-2017.

Deuxième saison de l'ère Venanzi

Une fois n'est pas coutume, le mercato principautaire s'avère relativement calme. Parmi les cadres liégeois, on note le départ surprise d'Ivan Santini, parti tenter sa chance à Caen. Dans le sens des arrivées, le Standard accueille plusieurs joueurs, à savoir deux anciens joueurs liégeois, Jean-François Gillet et Ibrahima Cissé, en provenance de Malines, mais également Benito Raman, transféré de La Gantoise, et Birama Touré, de Nantes, et s'octroie le prêt de Konstantínos Laḯfis par l'Olympiacos.

La saison débute par une défaite face au Club de Bruges en Supercoupe de Belgique (2-1), en ayant pourtant mené au score et en supériorité numérique. Les débuts en Jupiler Pro League sont tout aussi décevants puisque le Standard se fait accrocher d'entrée (2-2) sur le terrain de Westerlo. Par ailleurs, le club dispute sa première rencontre à domicile face à Saint-Trond devant un stade vide, puisque le club, sanctionné, doit jouer à un huis clos. Le Standard l'emportera néanmoins sur le score de 2-0. Notons également l'engouement toujours exemplaire des supporteurs qui s'étaient tout de même rassemblés à l'extérieur du stade côté terril afin d'encourager leur équipe.

En fin de mercato, le Standard s'adjuge plusieurs nouveaux joueurs, dont Ishak Belfodil et Orlando Sá. Par ailleurs, le 6 septembre 2016, la direction liégeoise décide de se séparer de son entraîneur, Yannick Ferrera, et de le remplacer par Aleksandar Janković, alors coach de Malines. Avec l'arrivée du coach serbe mais également des derniers transfuges, l'équipe retrouve petit à petit des couleurs en signant deux victoires en championnat et un match nul en Ligue Europa face au Celta Vigo. La première déconvenue se produit lors de l'élimination surprise du club liégeois en Coupe de Belgique face à la modeste équipe de Geel. Après une victoire facile face à Eupen et une défaite contre l'Ajax, se profile le Clasico face au RSC Anderlecht. En rendant une copie plus que moyenne, le Standard est battu à domicile sur le score de 0-1, ce qui signe la première défaite en championnat sous Janković. Lors de la 17e journée, le match entre le Sporting Charleroi et le Standard est arrêté définitivement par l'arbitre Serge Gumienny, à la 68e minute suite à plusieurs débordements venant des "supporters" des deux camps[27]. Le Standard qui menait 1-3 ne reçoit aucun point pour ce match. La suite de la saison s'avère catastrophique et provoque le 17 avril 2017 le limogeage de Jankovic sur un bilan d'une seule victoire, 8 partages et 6 défaites sur les 15 derniers matchs et la non-qualification pour les PO1. L'équipe est alors coachée par José Jeunechamps en attendant la fin de saison. Malgré le départ de Jankovic le Standard continue à enchainer les mauvais résultats. Le match du 22 avril face au FC Malines se conclut également sur une défaite, ce qui relègue le Standard en dernière position des PO II, leur dernière victoire remontant à plus de deux mois.

Troisième saison de l'ère Venanzi : vice-champion et 8e coupe de Belgique

Comme à son habitude, le mercato estival est fortement animé en bord de Meuse. Le Portugais Ricardo Sá Pinto, ancien de la maison rouche, est institué entraineur principal pour cette nouvelle saison. Fort de plusieurs expériences étrangères, il est censé redonner du dynamisme et de la grinta à un groupe qui fut parfois moribond lors du précédent exercice.

Au niveau des arrivées, tout d'abord, le Standard s'offre le médian nigérian Uche Agbo et le gardien international mexicain, Guillermo Ochoa, tous deux en provenance de Grenade. Il signe également le retour du défenseur Sébastien Pocognoli, qui hérite directement du brassard de capitaine, mais aussi ceux de Paul-José Mpoku et Luis Pedro Cavanda. De la sorte, le président affirme sa volonté de ramener les anciens Liégeois au sein du club principautaire. Le Brésilien Carlinhos, milieu offensif, rejoint également l'équipe et en fin de mercato, c'est l'attaquant croate Duje Čop qui signe en faveur du matricule 16.

Les départs, en revanche, sont assez nombreux, et des cadres quittent tour à tour le club. Ainsi, Benito Raman et Ishak Belfodil tentent leurs chances du côté de l'Allemagne, le premier au Fortuna Düsseldorf et le second au Werder de Brême. Matthieu Dossevi, quant à lui, rejoint le club français de Metz.

Le début de saison est assez poussif avec un match nul face au FC Malines et une victoire face au Racing Genk. Néanmoins, on pense le Standard parti sur de belles bases pour cette nouvelle saison, mais l'équipe retombe vite dans ses travers en perdant d'abord à Saint-Trond (1-0) puis surtout en se faisant humilier à domicile par Zulte-Waregem par un cinglant 0-4. Le tournant de la saison arrive lors du Clasico face au rival mauve, rencontre pendant laquelle le médian Merveille Bokadi se blesse gravement et doit être remplacé numériquement par le Roumain Răzvan Marin. Ce dernier ne quittera quasiment plus le onze de base grâce à de bonnes prestations.

En championnat, le Standard végète entre la 7e et 10e position tout le long de la saison, sans pouvoir accrocher cette 6e place qualificative pour les Play-offs 1. En Coupe de Belgique, le club écarte facilement le KSK Heist (4-0). Lors des huitièmes de finale, le Standard effectue un déplacement périlleux à Anderlecht, où les Liégois s'imposent sur le score de 0-1 grâce à un but de Carlinhos. Mais ce match est surtout marqué par la simulation de l'entraineur rouche, chutant sur le terrain suite au jet d'un gobelet de bière depuis les tribunes. Le match est interrompu pour quelques instants et le coach renvoyé en tribune. Ce dernier écopera par la suite de trois matchs de suspension. En quarts de finale, le Standard élimine le KV Ostende, finaliste sortant, sur le score de 2-3.

Le mercato hivernal arrive et le Standard veut redonner un nouveau souffle à son noyau ainsi que de la profondeur à son banc. Malgré les départs d'Alexander Scholz[28] pour le Club de Bruges et d'Orlando Sá pour la Chine[29], le Standard parvient à attirer le médian bosnien Gojko Cimirot[30], le jeune défenseur belge, formé au club, Zinho Vanheusden, en prêt depuis l'Inter Milan[31], mais surtout rapatrie pour la seconde fois le médian marocain Mehdi Carcela[32]. Celui-ci aura un impact plus que positif pour la suite de la saison. Enfin, le défenseur grec Geórgios Koutroubís[33], libre depuis la rupture de son contrat avec le Panathinaïkos, vient compléter le contingent liégeois.

Les onze de base de la finale de la coupe de Belgique 2018

En demi-finale de la Coupe de Belgique, a lieu une double confrontation face au Club de Bruges. Le match aller, joué à Sclessin, voit le triplé de l'attaquant belge Renaud Emond. Le Standard s'impose 4-1 et prend une option importante pour la finale[34]. Au retour, malgré une défaite (3-2), les Liégeois valident leur sésame pour le stade Roi Baudouin[35]. Parallèlement à ce parcours en Coupe de Belgique, une course poursuite pour les Play-offs 1 se joue et permet de livrer quelques beaux matchs dont notamment un spectaculaire partage (3-3) face à Anderlecht[36] et deux victoires dans les arrêts de jeu face à Eupen (3-2)[37] et Mouscron (4-3)[38]. Finalement, le Standard valide son billet pour les Play-offs 1 lors de l'ultime journée de la phase classique, en gagnant 2-3 au KV Ostende, après avoir pourtant été mené 2-0 à la mi-temps. La remontée en seconde période est permise grâce aux buts de Renaud Emond, Collins Fai et Moussa Djenepo [39], mais est surtout l'oeuvre de Mehdi Carcela, auteur d'une prestation étincelante.

Le 17 mars 2018, le Standard remporte sa huitième Coupe de Belgique grâce à sa victoire en finale face au Racing Genk sur un but de Renaud Emond lors des prolongations. Ce dernier sera sacré meilleur buteur de la compétition. Cette victoire les qualifie pour la phase de poules de la Ligue Europa 2018-2019[40].

Durant les Play-Offs, le Standard ne perd qu'un seul match (1-0 contre Genk), réalise 3 matchs nuls et remporte 6 victoires. Ces victoires et la "Grinta" de Sà Pinto permettent au Standard de remonter à la deuxième place, lui permettant de participer aux préliminaires de la Ligue des champions de l'UEFA 2018-2019. Il a même été en course pour remporter un 11e sacre mais le match nul réalisé à Sclessin par Bruges (1-1) à l'issue de l'avant dernière journée assure la 1re place aux Brugeois. Dans ce match, une phase litigieuse a fait couler beaucoup d'encre : le but égalisateur inscrit par le Brugeois Jelle Vossen est finalement validé par l'arbitre Van Driessche après consultation du VAR qui avait décelé une potentielle faute de main préalable de son coéquipier Ruud Vormer. Le Standard termine donc deuxième de ce championnat 2017-2018 à trois points du FC Bruges. À noter que le Standard n'a plus perdu à domicile après le revers face à Zulte-Waregem (0-4) le 18 août 2017.

Une fois la dernière journée terminée, Ricardo Sà Pinto annonce qu'il quitte le Standard d'un « commun accord ». Il a permis au club de retrouver une place au premier plan sur la scène belge et, malgré un début de saison compliqué, a remporté la Coupe De Belgique et participé aux Plays-Off 1 attendus depuis 2 ans. Le 5 juin 2018, le président Bruno Venanzi intègre le conseil d’administration de la Pro League.

Quatrième saison de l'ère Venanzi

Le Standard annonce à la fin du mois de mai 2018 le retour de Michel Preud'homme comme entraîneur du Standard. Preud'homme signe un contrat de 4 ans et est assisté par Emilio Ferrera. "MPH" occupe aussi la fonction de vice-président et se voit confier un rôle d'administrateur du club[41]. Au niveau des arrivées, Samuel Bastien (Chievo Verone) rejoint le Standard le 14 juin tandis que Gojko Cimirot est courtisé par le club d'Al Ahli[42]mais sans suite. L'option d'achat de Mehdi Carcela est levée, l'enfant de Sclessin signant dès lors un contrat jusque 2021[43]. Idem pour le défenseur chypriote Konstantinos Laifis et pour Luis Pedro Cavanda. Le 28 juin, le jeune défenseur latéral gauche anversois Senna Miangue rejoint le Standard, prêté pour deux ans avec option d'achat par le club italien de Cagliari[44]. Après quelques mois passés en Chine, Orlando Sá rentre au bercail[45]. L'ailier Maxime Lestienne, libre de tout contrat, intègre aussi les rangs des Rouches[46].

Au rayon des départs, Ishak Belfodil rejoint Hoffenheim[47], Metz lève l'option de Mathieu Dossevi[48], Bolingi termine son prêt à Mouscron et part définitivement à l'Antwerp pour 4 ans[49]. Assez peu utilisé pendant la saison précédente, Duje Čop est prêté pour un an avec option d'achat au Real Valladolid[50].

La Supercoupe de Belgique 2018 est un bis repetita de celle jouée deux ans plus tôt entre le FC Bruges et le Standard et se terminant sur le même score de 2 buts à 1 en faveur des Brugeois. À l'issue du match, Edmilson Junior, buteur de ce match pour les Rouches, annonce son départ immédiat pour le Qatar[51].

La deuxième place acquise lors du championnat précédent permet au Standard de participer au troisième tour de la Ligue des champions. L'adversaire est l'Ajax Amsterdam. Le match aller à Sclessin se termine par un score de 2-2 alors que les Liégeois ont été menés 0-2. Le match retour à Amsterdam voit les Standardmen sombrer et perdre le match par 3-0. Éliminés de cette compétition, les Rouches, grâce à leur victoire en coupe de Belgique, participent néanmoins à la phase de groupes de la Ligue Europa 2018-2019 où ils héritent dans le groupe J du FC Séville, quintuple vainqueur de la compétition, des Russes du FK Krasnodar et des Turcs d'Akhisar Belediyespor, club néophyte sur la scène européenne.

En coupe de Belgique, le Standard est éliminé d'entrée de jeu, battu 1-2 par le FC Knokke, formation évoluant en division 1 Amateurs[52].

Anciens noms

1898 : Standard Football Club[53]

1899 : Standard FC Liégeois

1910 : Standard Club Liégeois (changement, à la suite de la montée dans la plus haute division, afin d'éviter la confusion avec le « FC Liégeois »)

1923 : Royal Standard Club Liège (R. Standard CL)

1952 : Royal Standard Club Liégeois

1972 : Royal Standard de Liège (reste longtemps le R. Standard CL dans les esprits et le langage courant, l'appellation pourtant officielle de « Standard de Liège » ne se généralise qu'à partir de la fin des années 1980).

Identité du club

Couleurs et blason

Les couleurs principales du Standard de Liège sont le rouge et le blanc. Les maillots "domicile" arborent ces couleurs principales, les maillots "extérieur" et "3e maillot" arborent, quant à eux, souvent le blanc ou le noir.

Évolution du blason

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Palmarès et statistiques

Titres et trophées

Le Standard de Liège est le 4e club de l'histoire du football belge en nombre de titres de champion (10 titres) derrière le RSC Anderlecht (33), le FC Bruges (15), la Royale Union Saint-Gilloise (11), et devant le RFC Liège (5). Il a également remporté 8 Coupes de Belgique et se classe comme 3e club de l'histoire de la compétition, derrière le FC Bruges (10) et le RSC Anderlecht (9). Le Standard n'a jamais remporté de trophée européen. Il a cependant disputé et perdu (2 buts à 1) la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes en 1982 face au FC Barcelone.

Palmarès du Standard de Liège

  Compétitions nationales
Championnat de Belgique (10
Coupe de Belgique (8)
Supercoupe de Belgique (4)
Coupe de la Ligue Pro (1)
  • Vainqueur : 1975.
  • Finaliste (1) : 1974.
Championnat de Belgique de D2 (2)
  • Champion : 1909 et 1921.
Trophée Jules Pappaert (6)
Compétitions internationales
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes
  • Finaliste : 1982
Coupe Intertoto
  • Finaliste : 1996
Trophées amicaux
Coupe Mohamed V (1)
Rotterdam AD Tournament  (1)
  • Vainqueur : 1987
  • Finaliste : 1983
Philips Stayen Cup (1)
  • Vainqueur : 2014
Trophée Costa del Sol
  • Finaliste : 1965
Trophée Ciudad de Palma
  • Finaliste : 1969
Tournoi de Paris
  • Finaliste : 1980
Amsterdam 700 Tournament
  • Finaliste : 1981
Trophée Santiago Bernabéu
  • Finaliste : 1982
Tournoi de Bruxelles
  • Deuxième : 2011

Trophées individuels

Trophées individuels des joueurs du Standard de Liège

Soulier d'or belge (9) Trophées du footballeur pro

Footballeur pro de l'année (1)


Jeune pro de l'année (2)


Gardien de but de l'année (7)


Entraîneur de l'année (3)


Trophée du 12e homme (1)

Soulier d'ébène belge (2)
Lion belge (3)
Meilleur buteur du championnat (7)

Participation aux championnats nationaux


Saisons jouées en nationales
Niv Divisions Jouées Titres TM Up TM Down
I 1re nationale 99 10 3
II 2e nationale 2 1
III 3e nationale 0 0
IV 4e nationale 0 0
V 5e nationale 0 0
 
  TOTAUX 101 11 3 0
  • TM Up= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour une montée éventuelle.
  • TM Down= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour le maintien.

Coefficient UEFA

Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort des compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. À l'issue de la saison 2017-2018, le Standard de Liège est à la 110e place[54].

Depuis la création de ce classement en 1960, le Standard de Liège dispute l'Europe assez fréquemment. Son meilleur classement est une 3e place ex-æquo avec Liverpool FC en 1983[55].

À l'issue de la saison 2017-2018, le Standard de Liège a participé 39 fois à une compétition européenne (sans compter la coupe Intertoto) avec un bilan de 212 matchs pour 94 victoires, 72 défaites et 46 nuls (319 buts pour, 267 buts contre).

Meilleur classement en 1982-1983[56]
Rang Club Coefficient
1 Drapeau : Espagne FC Barcelone 7.998
2 Drapeau : Espagne Real Madrid 7.929
3 Drapeau : Belgique Standard de Liège 6.666
3 Drapeau : Angleterre Liverpool FC 6.666
5 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht 6.483
Classement UEFA[57]
Année Rang Club Coefficient
2017 95 Drapeau : Belgique Standard de Liège 20,980
2018 110 Drapeau : Belgique Standard de Liège 12,500

Personnalités du club

Présidents

En plus de 100 ans d'histoire, le Standard de Liège a vu se succéder 16 présidents. Le premier président fut Joseph Debatty.

La plus longue présidence de l'histoire du club a été celle de Paul Henrard. Il a été à la tête du club pendant vingt-cinq ans, de 1952 à 1977. Au cours de son mandat, le Standard a remporté six titres de champion, trois coupes de Belgique et une Coupe de la Ligue.

Tous les présidents du club ont la particularité d'être belges, à l'exception du Suisse Reto Stiffler qui fut président du Standard de 2000 à 2011, soit jusqu'à la mort du dirigeant franco-suisse Robert Louis-Dreyfus.

Le club est alors à vendre et c'est l'homme d'affaires Roland Duchâtelet qui rachète le matricule 16 pour la somme d'environ 40 millions d'euros. Il fut dès son arrivée très critiqué par les supporteurs.

Présidents du Standard de Liège
Rang Nom Période
1 Drapeau : Belgique Joseph Debatty 1898-1902
2 Drapeau : Belgique Gaston Jacquet 1902-1903
3 Drapeau : Belgique Joseph Nollet 1903-1906
4 Drapeau : Belgique Léon Herzet 1906-1909
5 Drapeau : Belgique Maurice Dufrasne 1909-1931
6 Drapeau : Belgique Joseph Fernand Herzet 1931-1935
7 Drapeau : Belgique Hubert Delacolette 1935-1938
8 Drapeau : Belgique Léon Rassart 1938-1952
Rang Nom Période
9 Drapeau : Belgique Paul Henrard 1952-1977
10 Drapeau : Belgique Charles Huriaux 1977-1986
11 Drapeau : Belgique Camille Heusghem 1986-1988
12 Drapeau : Belgique Jean Wauters 1988-1998
13 Drapeau : Belgique André Duchêne 1998-2000
14 Drapeau : Suisse Reto Stiffler 2000-2011
15 Drapeau : Belgique Roland Duchâtelet 2011-2015
16 Drapeau : Belgique Bruno Venanzi 2015-

Hommes forts du Standard de Liège

Dans les années 1990 : Robert Lesman

Entraîneurs

De 1912 à 2013, le Standard de Liège a été entraîné par cinquante et un entraîneurs différents. Ils étaient de treize nationalités distinctes : vingt-trois belges, cinq français, cinq néerlandais, trois anglais, trois yougoslaves, trois croates, deux roumains, deux serbes, un allemand, un autrichien, un luxembourgeois, un hongrois et un israélien (voir tableau triable ci-dessous).

Sept entraîneurs ont mené le club au titre de champion de Belgique au moins une fois : André Riou (1958), René Hauss (1969, 1970, 1971), Géza Kalocsay (1961), Auguste Jordan (1963), Raymond Goethals (1982, 1983), Michel Preud'homme (2008) et Laszlo Bölöni (2009). On remarquera que Michel Preud'homme est le seul à avoir remporté ce titre avec le Standard à la fois en tant que joueur (1982, 1983) et en tant qu'entraîneur.

Sept entraîneurs se partagent les huit victoires finales en Coupe de Belgique : André Riou (1954), Michel Pavic (1966, 1967), Ernst Happel (1981), Arie Haan (1993), Dominique D'Onofrio (2011), Yannick Ferrera (2016) et Ricardo Sa Pinto (2018). Alors que la Coupe de la Ligue Pro n'a été remportée que par Cor Van Der Hart (1975).

Seul André Riou a donc remporté le Championnat et la Coupe, mais pas la même année.

La Supercoupe de Belgique a été remportée à quatre reprises par le Standard avec deux entraîneurs différents : Raymond Goethals (1981, 1983) et Laszlo Bölöni (2008 et 2009).

Au niveau européen, c'est Raymond Goethals qui a mené l'équipe le plus loin avec la finale en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1982.

Capitaines

Voici la liste des capitaines du Standard de Liège depuis 1939.

Légendes et joueurs emblématiques

Certains de ces joueurs sont tirés d'une liste de « légendes » établie par le club lui-même[59]. D'autres joueurs font partie de cette liste en raison de titres, récompenses ou performances (meilleur buteur, etc.) ou en raison de l'influence qu'ils ont eu sur le club (capitaines emblématiques, durée de leur carrière au Standard, etc.).

Gardiens

Défenseurs

  • Drapeau : Belgique Henri Thellin (1949-1965) : 16 ans et 577 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Jacky Beurlet (1961-1974) : 13 ans et 348 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Nico Dewalque[59] (1963-1976) : 13 ans et 376 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Léon Jeck (1963-1974) : 11 ans et 236 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Jean Thissen[59] : (1965-1974) : 10 ans et 233 matchs, défenseur emblématique, international belge.
  • Drapeau : Belgique Eric Gerets[59] (1971-1983) : 12 ans et 397 matchs, soulier d'or belge 1982, international belge.
  • Drapeau : Belgique Michel Renquin[59] (1974-1981 ; 1985-1988) : 10 ans et 337 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Théo Poel (1975 - 1986) : 11 ans et 355 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Gérard Plessers (1975 - 1984) : 9 ans et 191 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Étienne Delangre (1981 - 1992) : 11 ans et 320 matchs.
  • Drapeau : Brésil André Cruz[59] (1990-1994 ; 1999) : 5 ans et 117 matchs, défenseur emblématique, international brésilien.
  • Drapeau : Belgique Régis Genaux (1990-1996 ; 2001-2002) : 9 ans et 155 matchs, international belge.
  • Drapeau : Roumanie Mircea Rednic (1991-1996) : 5 ans et 161 matchs, international roumain.
  • Drapeau : Belgique Philippe Léonard (1992-1996 ; 2004-2006) : 15 ans et 216 matchs, international belge.
  • Drapeau : Haïti Réginal Goreux (1994-2012 ; 2015-...) : 19 ans et 171 matchs (série en cours) international haïtien.
  • Drapeau : Belgique Sébastien Pocognoli (1997-2003 ; 2010-2013 ; 2017-?) : 9 ans et 117 matchs, international belge.
  • Drapeau : Serbie Ivica Dragutinović (2000-2005) : 5 ans et 161 matchs, international serbe.
  • Drapeau : Belgique Éric Deflandre (2004-2007) : 3 ans et 91 matchs, international belge.
  • Drapeau : États-Unis Oguchi Onyewu (2004-2009) : 5 ans et 180 matchs, international et meilleur joueur américain de football 2006[60].
  • Drapeau : Sénégal Mohamed Sarr (2005-2010) : 5 ans et 156 matchs, international sénégalais.
  • Drapeau : Brésil Dante (2007-2009) : 2 ans et 88 matchs, international brésilien.
  • Drapeau : France Eliaquim Mangala (2008-2011) : 3 ans et 100 matchs, international français.
  • Drapeau : Belgique Laurent Ciman (2010-2015) : 5 ans et 186 matchs, international belge.
  • Drapeau : Belgique Jelle Van Damme (2011-2016) : 5 ans et 205 matchs, international belge.

Milieux

Attaquants

  • Drapeau : Belgique Maurice Gillis (1919-1935) : 16 ans et 275 matchs (124 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Jean Capelle[59] (1929-1944) : 15 ans et 285 matchs (245 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Jean Jadot[59] (1948-1960) : 12 ans 224 matchs (81 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique André Piters dit Popèye (1951-1961) : 10 ans et 208 matchs (58 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Marcel Paeschen (1958-1966) : 12 ans et 262 matchs (77 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Roger Claessen[59] (1956-1968) : 12 ans et 229 matchs (161 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Léon Semmeling[59] (1959-1974) : 15 ans et 449 matchs (73 buts), international belge.
  • Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Milan Galić[59] (1966-1970) : 4 ans et 111 matchs (41 buts), international yougoslave.
  • Drapeau : Allemagne Erwin Kostedde[59] (1968-1971 ; 1978-1979) : 4 ans et 82 matchs (57 buts), international allemand.
  • Drapeau : Hongrie Antal Nagy[59] (1968-1969) : 1 an et 31 matchs (21 buts), international hongrois.
  • Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Silvester Takač[59] (1969-1974) : 5 ans et 111 matchs (44 buts), international yougoslave.
  • Drapeau : Autriche Alfred Riedl[59] (1976-1980) : 4 ans et 106 matchs (53 buts), international autrichien.
  • Drapeau : Allemagne Harald Nickel (1977 - 1978) : 1 an et 32 matchs (22 buts et meilleur buteur du championnat), international allemand.
  • Drapeau : Suède Ralf Edström[59] (1979-1981) : 2 ans et 51 matchs (27 buts), international suédois.
  • Drapeau : Pays-Bas Simon Tahamata[59] (1980-1984) : 4 ans et 129 matchs (40 buts), international néerlandais.
  • Drapeau : Suède Benny Wendt (1981 - 1983) : 2 ans et 56 matchs (21 buts), international suédois.
  • Drapeau : Allemagne Horst Hrubesch[59] (1983-1985) : 2 ans et 43 matchs (17 buts), international allemand.
  • Drapeau : Belgique Alexandre Czerniatynski[59] (1985-1989) : 4 ans et 116 matchs (46 buts), international belge.
  • Drapeau : Belgique Michael Goossens[59] (1990-1996 ; 2000-2003) : 13 ans et 266 matchs (88 buts), jeune pro de l'année 1993, international belge.
  • Drapeau : Belgique Marc Wilmots[59] (1991-1996) : 5 ans et 164 matchs (80 buts) international belge.
  • Drapeau : Australie Aurelio Vidmar (1994-1995) : 1 an et 32 matchs (22 buts), international australien.
  • Drapeau : Belgique Émile Mpenza[59] (1997-1999 ; 2003-2004) : 3 ans et 84 matchs (44 buts), international belge.
  • Drapeau : Norvège Ole Martin Årst (2000-2003) : 3 ans et 81 matchs (44 buts) international norvégien.
  • Drapeau : Serbie Milan Jovanović (2006-2010) : 4 ans et 152 matchs (68 buts), soulier d'or belge 2009, international serbe.
  • Drapeau : Belgique Igor de Camargo (2006-2010 ; 2013-2015) : 6 ans et 242 matchs (64 buts), international belge.
  • Drapeau : République démocratique du Congo Dieumerci Mbokani (2007-2010) : 3 ans et 114 matchs (47 buts), international congolais.
  • Drapeau : Belgique Michy Batshuayi (2011-2014) : 6 ans et 120 matchs (44 buts), soulier d'ébène belge 2014, international belge.

Effectif professionnel actuel

Effectif de la saison 2018-2019 au 5 juillet 2018[61]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[Note 2] Nom Date de naissance Sélection[Note 3] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la Belgique Gillet, Jean-FrançoisJean-François Gillet 31/05/1979 (39 ans) Belgique Calcio Catane 2016-2020
13 G Drapeau du Mexique Ochoa, GuillermoGuillermo Ochoa 13/07/1985 (33 ans) Mexique Málaga CF 2017-2019
16 G Drapeau de la Belgique Bodart, ArnaudArnaud Bodart 11/03/1998 (20 ans) Belgique -18 ans Formé au club 2016-
2 D Drapeau d'Haïti Goreux, RéginalRéginal Goreux 31/12/1987 (30 ans) Haïti FK Rostov 2015-2019
3 D Drapeau de la Belgique flèche vers la droite Vanheusden, ZinhoZinho Vanheusden 29/07/1999 (19 ans) Belgique espoirs Inter Milan 2018-2019
6 D Drapeau de la Serbie Kosanović, MilošMiloš Kosanović 28/05/1990 (28 ans) Serbie FC Malines 2016-2020
15 D Drapeau de la Belgique Pocognoli, SébastienSébastien Pocognoli Capitaine 01/08/1987 (31 ans) Belgique West Bromwich Albion 2017-
21 D Drapeau du Cameroun Fai, CollinsCollins Fai 13/08/1992 (26 ans) Cameroun Dinamo Bucarest 2016-2020
23 D Drapeau de la Belgique flèche vers la droite Miangue, SennaSenna Miangue 05/02/1997 (21 ans) Belgique espoirs Cagliari Calcio 2018-2020
26 D Drapeau de la République démocratique du Congo Luyindama, ChristianChristian Luyindama 08/01/1994 (24 ans) RD Congo TP Mazembe 2017-2021
29 D Drapeau de la Belgique Cavanda, Luis PedroLuis Pedro Cavanda 02/01/1991 (27 ans) Belgique Galatasaray SK 2018-
34 D Drapeau de Chypre Laḯfis, KonstantínosKonstantínos Laḯfis 19/05/1993 (25 ans) Chypre Olympiakós Le Pirée 2018-2021
5 M Drapeau du Nigeria Agbo, UcheUche Agbo 04/02/1995 (23 ans) Nigéria Granada CF 2017-2021
8 M Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Cimirot, GojkoGojko Cimirot 19/12/1992 (25 ans) Bosnie-Herzégovine PAOK Salonique 2018-2021
10 M Drapeau du Maroc Carcela, MehdiMehdi Carcela 01/07/1989 (29 ans) Maroc Granada CF 2018-2021
18 M Drapeau de la Roumanie Marin, RăzvanRăzvan Marin 23/05/1996 (22 ans) Roumanie Viitorul Constanța 2017-2021
19 M Drapeau du Mali Djenepo, MoussaMoussa Djenepo 15/06/1998 (20 ans) Mali Yeelen Olympique 2017-
20 M Drapeau de la République démocratique du Congo Bope, MerveilleMerveille Bope 21/05/1992 (26 ans) RD Congo TP Mazembe 2017-
22 M Drapeau de la Belgique Lestienne, MaximeMaxime Lestienne 17/06/1992 (26 ans) Belgique espoirs Rubin Kazan 2018-2022
24 M Drapeau de l'Ukraine Luchkevych, ValeriyValeriy Luchkevych 11/01/1996 (22 ans) Ukraine espoirs FK Dnipro 2017-2020
28 M Drapeau de la Belgique Bastien, SamuelSamuel Bastien 26/09/1996 (22 ans) Belgique espoirs Chievo Vérone 2018-2022
31 M Drapeau de la Belgique Balikwisha, WilliamWilliam Balikwisha 12/05/1999 (19 ans) Formé au club 2018-
40 M Drapeau de la République démocratique du Congo M'Poku, Paul-JoséPaul-José M'Poku 19/04/1992 (26 ans) RD Congo Chievo Vérone 2017-2021
7 A Drapeau du Portugal Sá, OrlandoOrlando Sá 26/05/1988 (30 ans) Portugal Henan Jianye 2018-
9 A Drapeau de la Belgique Emond, RenaudRenaud Emond 05/12/1991 (26 ans) Waasland-Beveren 2015-2020
11 A Drapeau du Brésil , CarlinhosCarlinhos 22/06/1994 (24 ans) GD Estoril Praia 2017-2021
17 A Drapeau de la Belgique flèche vers la droite Oularé, ObbiObbi Oularé 08/01/1996 (22 ans) Belgique espoirs Watford FC 2018-2019
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Belgique Renaat Philippaerts
  • Drapeau : Belgique Kevin Miny
  • Drapeau : Belgique Dorian Deflandre
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : Belgique Jan Van Steenberghe
Kinésithérapeute
  • Drapeau : Belgique Ludovic Depreter
  • Drapeau : Belgique Julien Detaille
  • Drapeau : Belgique Julien Jaspar
  • Drapeau : Belgique Jérôme Tubez
Médecin(s)
  • Drapeau : Belgique Jean Vervier

Légende


Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
4 D Drapeau de la Belgique Lavalée, DimitriDimitri Lavalée 11/01/1997 (21 ans) MVV Maastricht
14 M Drapeau de la Belgique Deom, JérômeJérôme Deom 19/04/1999 (19 ans) Belgique -19 ans MVV Maastricht
A Drapeau de la Croatie Čop, DujeDuje Čop 01/02/1990 (28 ans) Croatie Real Valladolid
A Drapeau du Maroc Mmaee, RyanRyan Mmaee 01/11/1997 (21 ans) Maroc AGF Århus

Structures du club

Structures sportives

Stade

Article détaillé : Stade de Sclessin.
Match de Coupe d'Europe Standard de Liège - UN Käerjeng au Stade de Sclessin. À l'arrière plan, le haut-fourneau d'Ougrée d'ArcelorMittal et la colline du Sart Tilman

Les matchs se déroulent au stade Maurice Dufrasne à Sclessin (agglomération liégeoise). Le nom du stade est celui du cinquième président du Standard de Liège, en fonction de 1909 à 1931, mais il est mieux connu en Belgique sous le nom de stade de Sclessin. Sa localisation le long de la Meuse, face aux usines ArcelorMittal, donne une atmosphère particulière à l'enceinte. Pour accueillir l'Euro 2000, le stade a été transformé en 1999 de façon à compter 30 143 places assises. En 2006, le stade a également été doté d'une nouvelle pelouse chauffée.

Le , le directeur financier, Pierre François annonce publiquement un projet de construction d'un nouveau stade d'au moins 40 000 places dans la région de Liège, en précisant qu'il n'est pas possible de le réaliser sur le site actuel du club. Les raisons invoquées sont principalement l'exiguïté du stade de Sclessin - coincé dos à un pont important - pour ses supporteurs toujours plus nombreux (20 800 abonnés pour la saison 2008-2009) ainsi que sa non-conformité pour les matches européens. De plus, ce nouveau stade figurerait dans les plans d'Alain Courtois en vue de la coorganisation avec les Pays-Bas de la Coupe du monde 2018. Le futur site n'est alors pas encore été déterminé, mais le plus cité est celui occupé par les Halles des Foires de Coronmeuse, à l'autre bout de la ville. D'autres sites comme Waroux, Bressoux et Wandre sont également évoqués. En novembre 2009, la décision est pourtant prise de rénover et d'agrandir le stade de Sclessin et d'y demeurer.

Tribune II du Kop rouche.

En juillet 2012, juste avant le début de la nouvelle saison, le Standard De Liège procède au renouvellement des sièges du stade. Cette dernière transformation confère à l'enceinte 30 023 sièges. Selon "Het Laaste Niews", le président du club veut donner un sérieux lifting au site de Sclessin. En effet, il envisagerait un complexe avec parking, cafétérias, restaurant et aires de jeux.

Académie Robert Louis-Dreyfus

Article détaillé : Académie Robert Louis-Dreyfus.
Entrée de l'académie Robert Louis-Dreyfus

Le Standard possède depuis le un centre technique appelé l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Cette académie, située à Boncelles, à quelques kilomètres du stade de Sclessin, vise à encadrer les jeunes joueurs en formation au club. Elle est nommée d'après l'ancien administrateur du club R. Louis-Dreyfus.

L'équipe première dispose également des infrastructures du centre.

L'École Jean Nicolay, elle, forme de jeunes gardiens de 6 à 16 ans venant de tous clubs depuis août 2008[62].

Le , le Standard de Liège est élu grâce à son Académie Robert Louis-Dreyfus, meilleur club formateur de Belgique (BFC Pro Youth Award 2013)[63].

Aspects juridiques et économiques

Statut juridique et légal

Depuis le , le Standard est organisé sous la forme juridique d'une société anonyme.

Organigramme


Organigramme du club
Fonction Prénom et nom Nationalité Remarques
Conseil d'administration
Président Bruno Venanzi Drapeau de la Belgique Belgique Détient 99 % des parts du club
Administratrice Magali Pignolet Drapeau de la Belgique Belgique Représentante des supporteurs du club
Administrateur Jean-Yves Reginster Drapeau de la Belgique Belgique Professeur en médecine & ancien président de la section féminine
Administrateur Bruno Vanderschueren Drapeau de la Belgique Belgique Co-fondateur de Lampiris avec Bruno Venanzi
Administrateur Brian Whitnack Drapeau de la Belgique Belgique Ingénieur commercial en gestion & consultant
Comité de Direction
Directeur Sportif Olivier Renard Drapeau de la Belgique Belgique Ancien gardien de but du club
Directeur opérationnel Alexandre Grosjean Drapeau de la Belgique Belgique
Directeur juridique Pierre Locht Drapeau de la Belgique Belgique Ancien Team Manager du club
Directeur des infrastructures Sacha Feytongs Drapeau de la Belgique Belgique A exercé diverses fonctions depuis son arrivée au club en 2000
Encadrement des joueurs
Team Manager Benjamin Nicaise Drapeau de la France France Ancien joueur du club
Responsable logistique Piero Rossi Drapeau de la Belgique Belgique
Service médical
Médecin Jean Vervier Drapeau de la Belgique Belgique
Responsable kiné Ludovic Depreter Drapeau de la Belgique Belgique
Kiné Julien Detaille Drapeau de la Belgique Belgique
Kiné Julien Jaspar Drapeau de la Belgique Belgique
Kiné Jérôme Tubez Drapeau de la Belgique Belgique

Éléments comptables

Le budget du club est estimé à plus ou moins 30 millions d'euros pour la saison 2017-2018. C'est le 4e plus gros budget en Division 1 belge, derrière le Club de Bruges (38 millions), le KAA Gent (43 millions) et le RSC Anderlecht (45 millions)[64].

Transferts les plus coûteux

Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club liégeois.

Arrivées record[65]
Rang Joueur Montant Provenance Date
1er Drapeau du Burundi Mémé Tchité
Drapeau : Brésil Victor Ramos
M€ Drapeau : Espagne Racing Santander
Drapeau : Brésil EC Vitória
1er août 2010
1er août 2009
3e Drapeau : Belgique Jelle Van Damme 3,5 M€ Drapeau : Angleterre Wolverhampton Wanderers 1er janvier 2011
5e Drapeau : Danemark Alexander Scholz
Drapeau : Croatie Duje Čop
Drapeau : France Franck Berrier
Drapeau : Croatie Vedran Runje
M€ Drapeau : Belgique KSC Lokeren
Drapeau : Italie Cagliari Calcio
Drapeau : Belgique SV Zulte Waregem
Drapeau : France Olympique de Marseille
20 janvier 2015
31 août 2017
1er juillet 2010
1er juillet 2004
Départs record[66]
Rang Joueur Montant Destination Date
1er Drapeau : Belgique Marouane Fellaini 21,76 M€ Drapeau : Angleterre Everton FC 2 septembre 2008
2e Drapeau : Belgique Daniel Van Buyten 11,5 M€ Drapeau : France Olympique de Marseille 1er juillet 2001
3e Drapeau : Belgique Axel Witsel M€ Drapeau : Portugal SL Benfica 13 juillet 2011
4e Drapeau : Belgique Emile Mpenza 8,5 M€ Drapeau : Allemagne FC Schalke 04 1er janvier 2000
5e Drapeau : Nigeria Imoh Ezekiel M€ Drapeau : Qatar Al-Arabi SC 31 juillet 2014
Légende : M€ = millions d'euros.

Équipementier

À la suite des difficultés de l'équipementier Diadora, et après l'échec des négociations avec d'autres marques, le Standard décide de devenir son propre équipementier lors de la saison 2010-2011. Le club sera équipé par la ligne de maillots Planète rouge (du nom de la boutique des supporteurs du club)[67].

Le 23 juin 2010, les premiers maillots de la marque sont présentés lors du Business Meeting, ils sont portés par Sébastien Pocognoli, Steven Defour et Christian Benteke[68]. Cependant, à partir de la saison suivante, le Standard signe un contrat de 4 ans avec la marque espagnole Joma.

La marque n'est plus utilisée pour les maillots mais elle garde le nom pour la boutique officielle du club[69].

Depuis la saison 2017-2018, l'équipementier du Standard est la société New Balance.

Liste des sponsors principaux

Soutien et image

Affluence et supporters

Article détaillé : Supporters du Standard de Liège.
Les trois tifo célébrant les 20 ans des Ultras inferno 1996
Match au stade de Sclessin contre le Brussels en avril 2006

Pour la saison 2011-2012, il y a 25000 abonnés permanent pour chaque match à domicile. Une asbl officielle, la Famille des Rouches, regroupe environ 70 clubs de supporteurs dans tout le pays[70]. L'adhésion des clubs à cette asbl est obligatoire pour être reconnus officiellement par le Standard. La Famille des Rouches asbl a été fondée le . Elle est présidée par Louis Smal. L'association comprend des membres de la direction et du conseil d'administration du club et des représentants des supporteurs (francophones et néerlandophones), des Ultras et du Fan Coaching.

Les buts de l'asbl sont:

  • organiser, avec les clubs de supporteurs reconnus, des animations lors des matchs de l'équipe première et rechercher les budgets nécessaires.
  • faire appliquer et mettre en pratique les réglementations légales en matière de sécurité pour les supporteurs dans le stade.
  • définir une politique d'actions sociales.
  • négocier avec la S.A. Standard de Liège les actions et avantages promotionnels des clubs officiels de supporteurs.
  • gérer la représentation des joueurs, entraîneurs, membres du staff technique et dirigeants aux activités organisées par les clubs officiels de supporteurs[71].

Parmi les "Fan Groups" (sic), on peut citer le Kop Rouches '68, Ultras Inferno's '96, Publik Hysterik Kaos '04 et Hell Side '81[72]. Ce dernier groupe s'inspire de groupes anglo-saxons et a une attitude plus violente[73]. On notera également qu'on estime le nombre de supporteurs flamands du Standard au quart de l'assistance habituelle du stade.

Comme beaucoup de clubs comptant un grand nombre de supporteurs, le Standard de Liège bénéficie également du support de nombreuses personnalités belges, telles que Michel Daerden, Philippe Gilbert, Didier Reynders, Guy Quaden, Yves Leterme, Jean-Louis Lahaye, Melchior Wathelet, Martin Charlier, Jean-Michel Javaux ou encore Raoul Hedebouw , Jean-Michel Saive , Riton Liebman , Olivier Gourmet , Rik Verbrugghe , Christophe Brandt , Filip Dewulf.

Les assistances maximum ont été observées au début des années 1980 (40 000). En moyenne, ce sont les dernières saisons qui ont connu les plus grandes affluences (depuis 2005). À l'inverse, les moins bonnes années (en moyenne) se situent à la fin des années 1980.

Saison Moyenne Maximum
1963-1964 16 133 30 000
1964-1965 15 233 30 000
1965-1966 16 267 28 000
1966-1967 16 500 36 000
1967-1968 15 100 32 000
1968-1969 20 600 35 000
1969-1970 22 487 38 000
1970-1971 21 267 35 000
1971-1972 19 533 40 000
1972-1973 15 300 25 000
1973-1974 20 333 35 000
1974-1975 18 210 35 000
1975-1976 14 294 30 800
1976-1977 14 059 31 000
1977-1978 18 118 40 000
1978-1979 16 882 30 000
1979-1980 22 236 40 000
1980-1981 17 824 40 000
1981-1982 18 882 40 000
1982-1983 17 914 36 000
Saison Moyenne Maximum
1983-1984 14 324 27 000
1984-1985 10 118 35 000
1985-1986 14 235 38 000
1986-1987 8 500 32 000
1987-1988 9 106 17 000
1988-1989 11 353 25 000
1989-1990 12 706 25 000
1990-1991 15 324 25 000
1991-1992 15 429 25 000
1992-1993 13 024 26 400
1993-1994 12 020 18 000
1994-1995 16 206 28 000
1995-1996 11 147 18 000
1996-1997 13 011 27 000
1997-1998 12 517 20 000
1998-1999 13 638 25 000
1999-2000 16 801 29 000
2000-2001 15 974 30 000
2001-2002 12 729 23 000
2002-2003 14 743 19 755
Saison Moyenne Maximum
2003-2004 16 888 26 000
2004-2005 16 882 27 000
2005-2006 22 735 26 000
2006-2007 22 846 26 600
2007-2008 25 785 29 173
2008-2009 26 525 28 000
2009-2010 26 213 27 398
2010-2011 25 638 27 544
2011-2012 23 633 27 696
2012-2013 21 949 27 500
2013-2014 26 476 27 700
2014-2015 22 405 27 721
2015-2016 22 493 27 750

Rivalités

Comme beaucoup de clubs « historiques », le Standard nourrit certaines rivalités avec d'autres clubs belges, que ce soit au niveau local (RFC Liège), régional (R.Charleroi SC) ou sportif (Anderlecht et Club Bruges KV). Ces rivalités sont surtout présentes dans l'esprit des supporters des différentes équipes concernées, et savamment entretenues par les médias qui en font leurs gros titres les jours précédant ces confrontations.

Classico belge

Le tifo contesté lors de la rencontre Standard - Anderlecht du 25 janvier 2015

Sur le modèle du Clásico espagnol entre le Real Madrid et le FC Barcelone, Le Classico belge oppose le Standard au RSC Anderlecht, le grand club de la capitale. Depuis plusieurs années, cette rencontre a pris de plus en plus d'ampleur et connait une grande couverture médiatique nationale et constitue un sujet de débat pendant plusieurs journées avant et après le match, entre les supporters des deux clubs, que ce soit dans la rue, les réseaux sociaux, les écoles ou même les lieux de travail[74].

Une rencontre surtout idéologique, d'un côté, les « bourgeois » d'Anderlecht ; de l'autre, les « prolétaires » de Liège ; Le RSC Anderlecht représente la capitale, Bruxelles, tandis que le Standard représente la « cité ardente[75] » et ouvrière, Liège.

Les rencontres sont souvent théâtre d'incidents extra-sportif bien que cela se calma depuis les années 1980 et 1990 où les deux clubs, tous comme le football belge et européen, connurent une période hooligan avec le O-Side devenu BSC (Brussel Casual Service) côté mauve et le Hell-Side et WCF (Wallons Casual Firm) côté rouge.

Le Topper

Les rencontres entre le Standard et le FC Bruges appelé le Topper, l’original étant Anderlecht face au FC Bruges, sont largement médiatisées car elles représentent un choc entre deux des clubs belges les plus titrés ainsi que les plus populaires du royaume.

Une opposition qui prend réellement de l'ampleur dans les années 1970 et 1980 lorsque Bruges truste les titres mais aussi, tout comme avec le Sporting d'Anderlecht, l'apparition des groupes hooligans avec le East-Side côté flamand et le Hell-Side et WCF (Wallons Casual Firm) côté rouge.

Le Derby liégeois

Article détaillé : Derby de Liège.

Le derby liégeois est une très vielle rivalité belge opposant le Standard au RFC Liège. La création du RFC Liège en 1892 est synonyme d'apparition du football en Wallonie et à Liège alors que la création du Standard de Liège en 1898 peut être perçue comme d'une provocation pour les supporters du RFCL puisque le Standard fut créé par des élèves du Collège Saint-Servais qui déçus des résultats du FC Liège, décidèrent de fonder leurs propre club.

Il est important de mentionner que si le Standard choisit pour couleurs le rouge et le blanc, c'est parce qu'ils jouèrent leur première partie avec des maillots rouge et blanc, des maillots... prêtés par le Football Club Liégeois[2].

Mais par la suite, comme tout derby, chacun des deux clubs voulut être le club numéro 1 de la ville de Liège et bien que lors de la première partie du XXe, le RFC Liège est au-dessus aux nombres des titres, la donne changea rapidement puisque le Standard de Liège glana les titres lors de la seconde partie du siècle et que le RFC Liège connut des difficultés économiques ce qui les conduisit à se faire reléguer. Les deux clubs liégeois ne se sont plus jamais rencontrés lors d'une rencontre officielle depuis la saison 1994-1995.

Le choc wallon

Le derby wallon, choc wallon pour les puristes puisqu'il oppose le Standard au R.Charleroi SC et que les deux villes sont situées à une centaine de kilomètres l'une de l'autre[76], est une rencontre devenue de plus en plus intense ces dernières années.

Mais, déjà dans les années 1950, les confrontations entre les deux formations sont sujettes à des enjeux, comme en 1953 où le maintien du Sporting s'est joué contre le Standard, ou en 1955, où c'est le Standard de Liège qui envoie le Sporting en D2[77]. En 1968-1969, les deux clubs se battent pour le titre de champion de Belgique, finalement obtenu par le Standard de Liège ainsi que la finale de la Coupe de Belgique de 1993 qui tourne également à l'avantage des mosans[77].

Cette rivalité s’intensifia ces dernières années avec la baisse du nombre de clubs wallons en division 1 et avec la disparition du RFC Liège au sein de l'élite, une confrontation où le but est d’être le numéro 1 de Wallonie.

Relation avec les médias

Standard TV

Logo de la chaîne
Standard TV.

Standard TV est la chaîne de télévision officielle du club, disponible sur Internet (webtélé) et via le câble sur une chaîne locale liégeoise, RTC Télé-Liège[78]. Elle propose via l'émission Rouches vifs des vidéos inédites à propos du club, notamment des interviews, des reportages sur les joueurs ou dans les vestiaires, des directs des entraînements ou encore des réactions d'après-match[79].

Standard Magazine

Le Standard a également son propre magazine officiel et mensuel, Standard Magazine, dont l'éditeur responsable est Patrick Hurbain. Ce magazine est édité par le groupe Sud Presse et propose des interviews exclusives sur les joueurs ainsi que des reportages sur la vie du club.

PleinFoot

Dernière créée en date, PleinFoot est une webradio pour les supporteurs du Standard de Liège, réalisée en collaboration avec Standard Magazine et la Famille des Rouches. Cette émission fait les analyses des matchs, du noyau, du staff, etc. Retrace les activités globales du Standard de Liège ainsi que les actions et agendas des clubs de supporteurs. Elle est diffusée via hybridestudio.be.

Le Standard dans la culture populaire

En mai 2009, un producteur sympathisant du Standard décide de créer un nouvel hymne pour son club. Dans les mois qui suivent, le producteur rencontre la direction du Standard et réunit plusieurs personnes autour du projet. À partir de la première rencontre de la saison 2009-2010 (), le titre est diffusé dans le stade sans autre commentaire afin de tester le potentiel du titre et la réaction de supporteurs. Ceux-ci entonnent le titre après plusieurs diffusions. Des demandes d'information sur ce titre arrivent également au club. L'hymne est disponible sous le titre The Champions: We are the best à partir du 19 novembre à la boutique du club (Planète rouge) exclusivement[80]. Le 25 novembre, il est commercialisé à plus grande échelle (single 2 titres ou maxi 4 titres). Après 24 heures de disponibilité sur iTunes, l'album est premier du classement des téléchargements[81]. Le le disque est déjà double disque d'or[82]. Dès la première semaine, il devient no 1 de du classement des ventes de singles en Belgique francophone (Ultratop). Le single restera en tout 6 semaines dans l'Ultratop (jusqu'au ), dont 3 semaines en tant que no 1[83].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Années 2000

  • Pierre Delahaye et Jean-Pierre Delmotte, Et le Standard sera champion : dix années de football liégeois, Bruxelles, Liège, Éd. Luc Pire, 2000 (ISBN 2-930240-85-7)
  • Étienne Ethaire (texte), Christophe Smets (photographies), La tribu des Rouches, Bruxelles, Liège, Éd. Luc Pire (Sports), 2007, 160 p. (ISBN 9782874158353)
  • Patrice Sintzen, Standard de Vie : du Luxembourg à Sclessin. Guy Hellers raconte, Bruxelles, Euro Images Productions, 2000
  • Standard - Campionissimo, Bruxelles, Liège, Éd. Luc Pire (Sports), 2008, 168 p. (ISBN 978-2-507-00095-0)

Années 1990

  • Pierre Bilic, Maurice Capitaine, J.P. Delmotte et Claude Leruth, Standard, 100 ans de passion, [s.l.], Euro images productions, 1998
  • Pierre Bilic, Les stars du Standard - De goden van Standard. [s.l.], Roularta, 1995
  • Jean-Pierre Delmotte et Christian Henrard, Standard, je t'aime, Visé, Wagelmans, 1993
  • Jean-Pierre Delmotte et Clem Vanwonterghem, Monsieur Standard : Roger Petit raconte…, Alleur, éd. du Perron, 1992
  • Pascale Piérard et Michel Dubois, Standard, une épopée : Ils racontent leur Coupe d'Europe, Alleur, éd. du Perron, 1992

Années 1980

  • Raymond Arets, Standard Goethals, Bruxelles, éd. Gamma, 1982
  • Raymond Arets, Standardissimo, Bruxelles, éd. Gamma Sports, 1983
  • Christian Hubert, Standard : 100 matches de coupe d'Europe, Bruxelles, éd. Gamma, 1982
  • Pierre Tilman, Le Standard de Liège, de sa création à nos jours [s.l.], éd. G.D.M., 1983

Années 1970

  • Raymond Arets, Standard Happel, Bruxelles, éd. Gamma, 1979
  • Raymond Arets, Standard la furia, Bruxelles, éd. Gamma, 1978
  • Raymond Arets, Standard : le grand pari, Bruxelles, Arts et voyages, 1975
  • Raymond Arets, Standard Europe : de la coupe au livre, Bruxelles, Arts et voyages, 1972
  • Raymond Arets, Standard : le grand défi, Bruxelles, Arts et voyages, 1970

Notes et références

Notes

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  3. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références

  1. sudinfo.be, « Duchâtelet s'en va et Bruno Venanzi reprend le Standard: "On va ouvrir le capital du club aux supporters, comme à Barcelone..." » (consulté le 24 juin 2015)
  2. a b c et d « Le Royal Standard de Liège et son histoire », sur Royal Standard de Liège (standard.be), cop. 1996-2008 (consulté le 6 avril 2010), p. 2
  3. B. Dubois, Th. Evens, Ph. Leruth, 1892-1992 : La jeunesse centenaire. Livre officiel du Centenaire du Royal Football Club Liégeois. Bruxelles, Labor, 1992, p. 276.
  4. « Les légendes ne meurent jamais »
  5. « 1982, une finale perdue d'avance pour le Standard ? » sur rtbf.be, le 5 juin 2014.
  6. « Le Standard est tombé dans le piège ! », sur Le Soir, (consulté le 21 juillet 2018)
  7. « Tapie témoigne dans l'affaire des transferts suspects Standard-OM » sur 7sur7.be le 15 janvier 2008
  8. « Le Standard crée l'exploit à Bochum » sur lalibre.be le 1er octobre 2004
  9. « Conceiçao: quatre mois et demi de suspension! » sur dhnet.be le 11 avril 2006
  10. « L’arbitre qui a pénalisé le Standard contre le Zenit… » sur dhnet.be le 10 mars 2010
  11. « Fellaini à Everton pour un transfert record » sur lavenir.be le 2 septembre 2008
  12. « Genk est champion de Belgique » sur 7sur7.be le 17 mai 2011
  13. Kawashima officiellement au Standard, https://www.rtbf.be
  14. Bulot, un grand espoir au Standard, https://www.rtbf.be
  15. Ajdarevic, 5e renfort des Rouches, https://www.rtbf.be
  16. Dudu Biton débarque à Sclessin, https://www.rtbf.be
  17. Yohan Tavares au Standard, https://www.rtbf.be
  18. Cyriac a signé à Anderlecht, https://www.rtbf.be
  19. Tchité à Bruges pour trois ans, https://www.rtbf.be
  20. « Riga revient au Standard, Vukomanovic hésite à redevenir T2 » sur rtbf.be le 2 février 2015
  21. « Defour "décapité" par les supporters du Standard: le tifo qui choque et scandalise » sur lalibre.be le 25 janvier 2015
  22. « "Socios-Standard": "Bienvenue à Bruno Venanzi" » sur rtbf.be, le 24 juin 2015. (Consulté le 04-08-2015)
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  31. « Le Standard plie, mais ne rompt pas à Bruges et rejoint Genk en finale de la Coupe de Belgique », RTBF Sport,‎ (lire en ligne)
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  33. « Pocognoli arrache la victoire dans les arrêts de jeu face à un courageux Eupen », RTBF Sport,‎ (lire en ligne)
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  70. Une rivalité qui n'a pas d'équivalent
  71. du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in Trésor de la langue française
  72. « Sur les traces du foot Wallon », sur youtube.com, (consulté le 25 février 2016)
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  75. Standard de Liège, « StandardTV - Présentation » (consulté le 17 février 2010)
  76. Royal Standard de Liège. Direction, « The Champions: We are the best! », sur Standard.be, (consulté le 17 février 2010)
  77. Royal Standard de Liège. Direction, « « We are the best » 1er sur iTunes ! », sur Standard.be, (consulté le 17 février 2010)
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