Roxana Maracineanu

Roxana Maracineanu
Illustration.
Roxana Maracineanu en 2018.
Fonctions
Ministre des Sports
En fonction depuis le
(19 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Laura Flessel
Conseillère régionale d'Île-de-France

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Circonscription Hauts-de-Seine
Président Jean-Paul Huchon
Biographie
Nom de naissance Roxana Mărăcineanu
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Bucarest (Roumanie)
Nationalité roumaine
française (depuis 1991)[1]
Parti politique SE

Roxana Maracineanu, née le à Bucarest (Roumanie), est une nageuse et femme politique française.

Spécialiste des épreuves de dos, elle devient, en janvier 1998 à Perth, la première championne du monde française de natation en s'imposant sur le 200 mètres dos, puis remporte la médaille d'argent sur la même distance lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000. Elle s'adjuge également un titre européen lors des championnats d'Europe de 1999 et compte trois autres médailles européennes.

Après sa carrière sportive, elle occupe pendant de nombreuses années un poste de consultante à la radio sur Europe 1 et à la télévision au sein du groupe France Télévisions.

De 2010 à 2015, elle est conseillère régionale d'Île-de-France. Elle est nommée ministre des Sports le 4 septembre 2018, succédant à Laura Flessel dans le gouvernement Édouard Philippe II.

Biographie

Famille et enfance

Née à Bucarest, en Roumanie, elle pratique dans son enfance la gymnastique[2]. Son père, grâce à un contrat de coopérant, part travailler en Algérie, emmenant sa famille. Ils peuvent ensuite rejoindre la France en 1984 où ils demandent l'asile et débarquent à Marseille[2]. C'est à Blois, dans un centre de transit, qu'elle apprend le français[2], puis elle effectue ses études secondaires au Collège Jean-Macé à Mulhouse[3]. Elle est naturalisée française en 1991 à l'âge de 16 ans.

Carrière sportive

Roxana Maracineanu
Informations
Nages Dos
Période active 1991-2004
Nationalité Drapeau : France Française
Taille 1,65 m
Club Mulhouse Olympic Natation
Entraîneur Lionel Horter
Records
Grand bassin • 50 m dos : 29 s 61
• 100 m dos : 1 min 1 s 10
• 200 m dos : 2 min 10 s 25
Palmarès
Jeux olympiques 1
Ch. du monde grand bassin 1
Ch. d'Europe grand bassin 1 1 2

Représentant le Mulhouse Olympic Natation dont l'entraîneur est Lionel Horter, elle obtient ses premiers titres de championne de France sur 100 mètres et 200 mètres en 1991 lors des championnats d'été[N 1]. Elle obtient de nouveau les titres du 100 mètres en été 1992, en 1994 lors des deux éditions, en hiver 1995, et du 200 mètres en hiver 1993 et en hiver 1995. Hélène Ricardo domine ensuite la spécialité et représente la France aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta où la France n'obtient aucune médaille en natation.

À Séville, lors des championnats d'Europe 1997, elle est devancée par l'Allemande Antje Buschschulte sur le 100 mètres dos[4] et termine troisième sur le 200 mètres dos, derrière les Allemandes Cathleen Rund  et Antje Buschschulte.

Lors des mondiaux de 1998 à Perth, elle commence sa compétition par une sixième place lors du 100 mètres dos, course remportée par l'Américaine Lea Maurer . Avant la finale du 200 mètres, son entraîneur Lionel Horter lui assure que si elle est en tête aux 150 mètres, elle remportera la course[2]. Première devant l'Allemande Dagmar Hase, elle devient la première française championne du monde de natation[5],[6].

En 1999, elle obtient des résultats décevants lors des championnats de France, puis souffre d'une angine à son arrivée à Istanbul où se déroule les championnats d'Europe[7]. Sa première épreuve est le 200 mètres. Elle s'impose avec plus d'une seconde sur ses concurrentes, la Russe Yulia Fomenko  et l'Allemande Cathleen Rund[7]. Elle devient ainsi la première championne d'Europe française depuis Catherine Plewinski en 1993[7],[8]. Elle remporte ensuite une deuxième médaille, de bronze, sur le 100 mètres, course remportée par l'Allemande Sandra Völker devant l'Espagnole Nina Zhivanevskaya.

Championne de France à Rennes sur 100 et 200 mètres dos, elle décide de faire l'impasse sur les Championnats d'Europe 2000 d'Helsinki[9], où Nina Zhivanevskaya remporte les trois distances du dos. Celle-ci figure parmi les favorites de la première course de la discipline du dos aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, avec une Roumaine de seize ans, Diana Mocanu, et la Japonaise Mai Nakamura [10]. C'est finalement Mocanu qui s'impose, devant la Japonaise et l'Espagnole, Roxana Maracineanu terminant quatrième[10]. Quatre jours plus tard, Maracineanu part rapidement et est en tête après les 100 premiers mètres, mais Mocanu accélère sur la deuxième partie de la course, dépasse toutes ses concurrentes pour s'imposer avec deux secondes d'avance sur la Française[11],[12],[13]. C'est la seule médaille en natation pour la délégation française.

L'année suivante, après l'échec d'Atlanta, Claude Fauquet, directeur de l'équipe de France de natation puis directeur technique national à partir de 2001, décide de mettre en place une politique exigeante en termes de sélections, basée sur des mimimas[14]. Roxana Maracineanu ne satisfait pas à ceux-ci pour trois centièmes, et Claude Fauquet ne la sélectionne pas pour les mondiaux de 2001 à Fukuoka[14]. D'abord désavoué par le comité directeur de la Fédération, il obtient gain de cause après avoir menacé de démissionner[14]. La délégation est finalement composée de cinq nageurs[14].

En 2002, elle fait partie des quinze nageurs retenus pour les championnats d'Europe de Berlin[15]. Elle a pour ambition de retrouver une place sur les podiums[16]. Elle termine huitième du 200 mètres, dans le temps de min 12 s 58 soit moins d'une seconde du temps de la troisième (min 11 s 59)[17]. Sur le 100 mètres, elle termine sixième de la finale, dans le temps de min 2 s 62, à un peu plus d'une seconde de la troisième[17]. Elle dispute également le 50 mètres où elle est éliminée en demi-finale avec le quinzième temps[17]. Son échec est alors mis sur l'incompatibilité de mener des grandes études et une carrière d'athlète de haut niveau[17]. Lors des championnats de France 2003, elle échoue à obtenir sa qualification pour les mondiaux 2003 de Barcelone : elle termine deuxième du 100 mètres puis est championne de France du 200 mètres, mais elle ne réalise pas les minima, son temps des demi-finales, à 88 centièmes des minima la prive de qualification[18]. Comme deux ans auparavant, elle n'est pas repêchée par Claude Fauquet[19] malgré les polémiques[20].

Bien que championne de France du 200 mètres, elle ne réalise pas les minima pour les Jeux olympiques d'Athènes. Lors de sa dernière possibilité pour obtenir une place dans la délégation française pour les Jeux, au cours des championnats d'Europe de Madrid disputés trois semaines plus tard, elle termine quatrième de la finale, mais dans le temps de min 14 s 28, soit au-delà des minima fixés à min 12 s 78[21].

En octobre 2004, elle annonce mettre un terme à sa carrière sportive[22], deux mois après le triomphe de Laure Manaudou sur 400 m aux Jeux olympiques d'Athènes. La championne du monde 1998 a clairement inspiré la nouvelle star de la natation française : celle-ci avait envoyé une lettre à son idole alors qu'elle était enfant[23].

Après carrière sportive

Consultante

En , à l'occasion des championnats du monde de natation de Melbourne (Australie), elle est consultante pour France Télévisions aux côtés d'Alexandre Boyon et de Michel Rousseau, et pour L'Équipe TV. Depuis les Jeux olympiques de Pékin en 2008, elle est à nouveau consultante sur le groupe public et sur Europe 1. Elle renouvelle cette collaboration pour les mondiaux 2009 de Rome[24], les mondiaux en petit bassin de 2010 à Dubaï[25], les championnats d'Europe 2010 de Budapest[26], lors des Jeux olympiques de 2012 à Londres[27].

Lors des championnats d'Europe 2014, c'est Frédérick Bousquet, blessé, qui assure un rôle de consultant auprès de Roxana Maracineanu, Alexandre Boyon et Nelson Monfort[28]. Pour la compétition majeure suivante, lors des mondiaux 2015 de Kazan, le groupe France Télévisions, désireux de reformer le duo Philippe Lucas et Laure Manaudou, ne reconduit pas le contrat de Maracineanu[29].

Candidate à la FFN

Avec la démission de Lionel Horter, démissionnaire du poste de directeur technique national (DTN), la Fédération française de natation (FFN) fait un appel à candidature auquel elle répond[30]. En 2015, elle figure, avec Jacques Favre et Philippe Hellard, parmi les trois derniers candidats d'une liste établie par le ministère des sports. Le poste est finalement attribué à Jacques Favre[31],[32].

Engagement associatif

Elle prend part au programme « Bien manger, c'est bien joué ! » lancé en 2005 par la Fondation du Sport. Elle participe également à la réalisation de vidéos adressées aux jeunes sportifs pour leur apprendre les bases d'une alimentation adaptée à l'effort physique, dans le cadre d'un programme de la Fondation du Sport sensibilisant les enfants à l'importance de l'activité physique.

Parcours politique

Conseillère régionale

Candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (section des Hauts-de-Seine), elle est élue au conseil régional d'Île-de-France le 21 mars 2010[33]. Elle intègre la commission sports et loisirs du conseil régional[34]. Son mandat se termine avec le renouvellement du conseil régional le 13 décembre 2015[35].

Ministre des Sports

À la suite de nombreuses noyades d'enfants, en , le Premier ministre, Édouard Philippe, lui demande d'accompagner une mission interministérielle (Éducation nationale et Sports) chargée de réfléchir aux moyens d'améliorer notablement les résultats de la formation à la nage dans les écoles primaires[36].

Le 4 septembre 2018, Roxana Maracineanu est nommée ministre des Sports dans le gouvernement Philippe II, en remplacement de Laura Flessel, démissionnaire[37],[38].

Vie privée

Elle est mariée à Franck Ballanger, journaliste à France Inter. Le couple a trois enfants : Nina, née le [39], Cleo, né le , et Kimi, né le .

Elle est diplômée de l'ESCP Europe en 2005 et possède une maîtrise LEA anglais / allemand.

Controverse

Le 13 septembre 2018, le site Médiacités révèle qu'elle loue depuis avril 2012, avec son mari, un logement social situé à Clamart, dans les Hauts-de-Seine[40]. Le 15 novembre 2010, quelques mois après avoir été élue conseillère régionale sur la liste départementale du Parti socialiste menée par Philippe Kaltenbach, qui est le maire de Clamart, elle dépose sa demande de logement, qui est attribué au bout d'un an et demi[41]. Le jour même de cette révélation, Roxana Maracineanu annonce qu'elle va quitter son logement[42]. De son côté, Philippe Kaltenbach se défend de tout favoritisme[41].

Palmarès

Jeux olympiques d'été

Championnats du monde de natation

Championnats d'Europe de natation

Records personnels

Records personnels en grand bassin[43]
Épreuve Temps Compétition Lieu Date
50 m dos 29 s 61 Championnats de France 2002 Chalon-sur-Saône, France 20/04/2002
100 m dos 1 min 1 s 10 Jeux olympiques d'été de 2000 Sydney, Australie 18/09/2000
200 m dos 2 min 10 s 25 Jeux olympiques d'été de 2000 Sydney, Australie 22/09/2000
100 m nage libre 58 s 84 Championnats de France 2001 Chamalières, France 30/04/2001
50 m brasse 35 s 48 Vittel Cup Chamalières, France 13/02/2004
50 m papillon 29 s 53 Vittel Cup Chamalières, France 13/02/2004
100 m papillon 1 min 3 s 61 Vittel Cup Chamalières, France 14/02/2004
200 m 4 nages 2 min 18 s 03 Mare Nostrum Rome, Italie 30/05/2000
400 m 4 nages 4 min 54 s 43 Championnats de France 2000 Rennes, France 20/03/2000

Récompenses

Notes et références

Notes

  1. Durant une période, deux éditions des championnats de France en bassin de cinquante mètres, en hiver et en été.

Références

  1. « Roxana Maracineanu «entièrement roumaine et entièrement française» », sur leparisien.fr, (consulté le 4 septembre 2018).
  2. a, b, c et d Claude Hessege, « Roxana Maracineanu: "Ce doit être ça le bonheur" », sur humanite.fr, 19 janvier, 1998.
  3. Jean-Claude Hahn, « MARACINEANU Roxana », sur alsace-histoire.org.
  4. « Natation: une française en argent à Séville », sur humanite.fr, .
  5. Collectif L'Équipe 1998, Roxana au nirvana.
  6. « Top 100: Zizou, Liza, Jaja, Roxana... », sur eurosport.fr, .
  7. a, b et c David Revault d'Allonnes, « Natation. La Française remporte le titre européen du 200 m dos. Maracineanu joue dos doré. », sur liberation.fr, .
  8. Collectif L'Équipe 1999, Roxana Reine d'Europe.
  9. « Elle s'est fait un prénom : NATATION : Roxana Maracineanu », sur ladepeche.fr, .
  10. a et b (en) « Swimming at the 2000 Sydney Summer Games : Women's 100 metres Backstroke », sur sports-reference.com.
  11. « " Roxy " au dos d'argent », sur humanite.fr, 23 septembre, 2000.
  12. « Swimming at the 2000 Sydney Summer Games : Women's 200 metres Backstroke », sur sports-reference.com.
  13. Collectif L'Équipe 2000, Roxana, la vie devant soi.
  14. a, b, c et d Alain Mercier, « L'homme qui a rendu ses lettres de noblesse à la natation française », sur lepoint.fr, .
  15. « Figuès, Marchand et Roger verront Berlin », sur ladepeche.fr, .
  16. « Natation/ Espo et Roxana chassent l'or », sur leparisien.fr, .
  17. a, b, c et d « Toutes les courses des Français sous l'œil de la DTN », Natation infos, no 1217,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  18. « Maracineanu sur le banc de touche », sur liberation.fr, .
  19. « Pas de passe-droit pour Roxana Maracineanu », sur sport.fr, .
  20. Alexandre Bardot, « La fronde des nageurs français », sur leparisien.fr, .
  21. « Maracineanu n'ira pas à Athènes », sur rds.ca, .
  22. « Roxana Maracineanu met fin à sa carrière », sur tempsreel.nouvelobs.com, .
  23. AFP, « Roxana Maracineanu, engagée et bouillonnante », sur Libération, (consulté le 5 septembre 2018) (inscription nécessaire).
  24. « [26/07 au 02/08] Champ. Monde Natation 09 sur France 2 / Eurosport », sur sport-tv.org, .
  25. « Championnats du monde en petit bassin à Dubaï », sur playtv.fr.
  26. « «Les Championnats de Monde de natation» en direct sur F2 et F3 », sur lemediaplus.com, .
  27. « JO 2012 : Florent Manaudou en or sur 50 m nage libre (France 2) », sur sportertv.com.
  28. Emmanuelle Litaud, « Championnats d'Europe de natation : France 2 dans le grand bain », sur lefigaro.fr, .
  29. « Laure Manaudou et Philippe Lucas consultants pour les Mondiaux? », sur lequipe.fr, .
  30. « DTN: Maracineanu candidate », sur lequipe.fr, .
  31. Thierry Tazé-Bernard, « Jacques Favre nouveau DTN de la natation française », sur francetvinfo.fr, .
  32. Eric Bruna, « Natation. Maracineanu : «La fédération devrait changer de président» », sur leparisien.fr, .
  33. Résultats du 2d tour des élections régionales 2010, Liste d'union de la gauche conduite par Jean-Paul HUCHON, site du ministère de l'Intérieur français (consulté le 4 septembre 2018)
  34. Intervention de Roxana Maracineanu lors de la séance plénière du 10 février 2011, dans le cadre du vote sur le "Rapport Cadre Sport : le sport partout et pour tous" (consulté le 4 septembre 2018)
  35. Photo officielle de la conseillère régionale Roxana Maracineanu 2010-2015 (consulté le 4 septembre 2018)
  36. "E. Philippe: renforcement du plan de lutte contre les noyades", Figaro.fr avec AFP, 18/07/2018 (consulté le 4 septembre 2018)
  37. Palais de l’Élysée, « Communiqué de presse - Remaniement ministériel », (consulté le 4 septembre 2018).
  38. Eurosport, « Roxana Maracineanu nommée ministre des Sports en remplacement de Laura Flessel », sur Eurosport, (consulté le 4 septembre 2018).
  39. « Maracineanu maman ! », Natation Magazine, no 110,‎ (lire en ligne).
  40. Sylvain Morvan, « Roxana Maracineanu, la nouvelle ministre des Sports, occupe un logement social », Mediacités,‎ (lire en ligne)
  41. a et b Le Point.fr, « La nouvelle ministre des Sports occupe un logement social », Le Point,‎ (lire en ligne)
  42. « La ministre des Sports Roxana Maracineanu va quitter le logement social qu’elle occupe », LCI,‎ (lire en ligne)
  43. Meilleurs temps de Roxana Maracineanu, sur swimrankings.net
  44. « Après l'or, la Légion d'honneur : JO de Sydney 2000 - JEUX OLYMPIQUES : Les médaillés français à l'Elysée », sur ladepeche.fr, .
  45. « Nominations Ordre national du Mérite », sur LeMonde.fr, (consulté le 2 mars 2013).
  46. « Prix du commentateur sportif », sur ecrivains-sportifs.fr, Association des écrivains sportifs (consulté le 4 mai 2017).

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Claude Hahn, « Roxana Maracineanu », Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne
  • Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 1998, L'Équipe, , 200 p. (ISBN 978-2-9512031-0-5), « Roxana au nirvana », p. 11
  • Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 1999, L'Équipe, , 200 p. (ISBN 9782951203112), « Roxana Reine d'Europe », p. 107
  • Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2000, L'Équipe, , 192 p. (ISBN 9782951203136), « Roxana, la vie devant soi », p. 154

Articles connexes

Liens externes