Roumazières-Loubert

Roumazières-Loubert
Roumazières-Loubert
L'hôtel de ville.
Blason de Roumazières-Loubert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Michel Dufaud
2019-2020
Code postal 16270
Code commune 16192
Démographie
Gentilé Roumaziérois
Population 2 494 hab. (2016 en diminution de 1,23 % par rapport à 2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 45″ nord, 0° 34′ 34″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 245 m
Superficie 46,59 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Terres-de-Haute-Charente
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 15.svg
Roumazières-Loubert

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 15.svg
Roumazières-Loubert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Roumazières-Loubert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Roumazières-Loubert

Roumazières-Loubert (Romasieras en limousin, dialecte occitan) est une ancienne commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine). Depuis le , elle est une commune déléguée de Terres-de-Haute-Charente.

Ville d'industrie tuilière depuis le XIXe siècle, elle héberge le plus grand centre de production d'Europe[1]. Ses habitants sont les Roumaziérois et les Roumaziéroises[2].

Géographie

Localisation et accès

La N 141

Roumazières-Loubert est une commune de la Charente limousine située sur la route nationale 141 à 43 km au nord-est d'Angoulême et à 53 km à l'ouest de Limoges. Elle est connue pour ses tuileries.

Elle appartient au canton de Saint-Claud, et se trouve à 9 km à l'est de Saint-Claud, 13 km au nord-est de Chasseneuil, 11 km à l'ouest de Chabanais, 13 km au nord de Montembœuf, 16 km au sud-ouest de Confolens[3].

La gare et la voie ferrée

La commune est aussi desservie par la voie ferrée Angoulême-Limoges où elle possède une gare, ce qui a donné naissance dès sa construction en 1875, avec l'argile, aux tuileries et briqueteries. Elle était aussi à un carrefour ferroviaire avant l'abandon de la ligne vers Confolens, de celle vers Ruffec qui passait à Saint-Claud et Champagne-Mouton, et de la ligne à voie métrique vers Angoulême par Montbron. La voie de Roumazières à Confolens est actuellement aménagée pour le tourisme en vélo-rail et passe sur un magnifique viaduc au-dessus de la Charente.

En plus de la N 141, l'extrémité nord de la commune est traversée par la D 951, route d'Angoulême à Confolens et Guéret et route Centre-Europe Atlantique. La commune est aussi à un carrefour de routes départementales de moindre importance, comme les D 161, D 60, D 169, D 172, D 166, D 369, D 346.

À signaler aussi le GR 48, sentier de grande randonnée qui longe grossièrement la Vienne, qui passe dans la commune[4].

Quartiers et hameaux

Maison à Chantrezac

C'est une très vaste commune, car elle résulte de l'association de cinq communes, en 1790. On trouve ainsi les villages de Loubert, Laplaud, le Petit Madieu, Roumazières et Chantrezac. Roumazières, Loubert et le Petit Madieu forment une seule agglomération, avec Roumazières au sud de la voie ferrée, et Loubert-Madieu au nord. Le vieux village de Roumazières est à 500 m au sud de la route nationale.

La commune comprend aussi de nombreux hameaux, comme le Pont Sigoulant à l'est de Roumazières près de la Charente; de nombreux quartiers composent l'agglomération même : l'Affit, Chante-Grive, la Vergne, la Dauge, les Roberties, les Quatre Vents, la Pièce de l'Étang, les Renaudies, les Fosses Rouges, ainsi que Roumazières au sud, le Petit Madieu au nord. Les autres hameaux, en plus des villages de Loubert, Chantrezac et Laplaud, sont la Chapelle, le Bois Moreau, le Cluzeau, la Vergne Noire et les Trois Chênes sur la D 951, Villars, Saint-Martial, les Tessonnières, etc.[4]

Communes limitrophes

Géologie et relief

Géologiquement, une partie de la commune est dans la bordure occidentale du Massif central, au sud-est d'une ligne Loubert, Pont-Sigoulant, base de loisirs, qui comprend la vallée de la Charente. On y trouve du gneiss. La partie ouest est un plateau, bordure orientale du Bassin aquitain, couvert d'un sol tertiaire composé de brèche et d'argile rouge[5]. Dans la vallée de la Charente, à Chantrezac et en aval, on trouve les premiers calcaires (marnes et calcaires argileux du Toarcien à Aalénien). À l'est de la vallée de la Charente, on trouve des arènes sablo-argileuses. La vallée de la Charente est occupée par des alluvions du quaternaire[6],[7],[8].

Article connexe : Géologie de la Charente.

C'est d'ailleurs cette argile qui a donné son nom à la commune, qui signifie masures rouges.

L'altitude de la commune est comprise entre 155 m, en limite nord de la commune sur la Charente en aval de Chantrezac, et 245 m au sud au Bois d'Avall, en limite avec Genouillac. L'altitude moyenne près de Roumazières et de 210 m.

Hydrographie

La Charente devant le château de Chambes

La Charente traverse la commune après avoir fait la limite au sud-est avec La Péruse. Elle coule vers le nord, passe au Pont Sigoulant où elle traverse la N 141, à Laplaud, Loubert, Chantrezac, puis au Pont du Cluzeau où elle traverse au nord la D 951 puis quitte la commune.

La Bonnieure prend sa source dans la commune, et le Son, mais ces deux rivières ne se jettent pas dans la Charente tout-de-suite mais coulent vers l'ouest.

Climat

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation

La commune est assez boisée et les bois occupent plus de la moitié de sa surface. Le reste est occupé par des prés où il se fait de l'élevage, principalement de la vache limousine, à robe rouge. Il y a très peu d'agriculture.

Toponymie

Une forme ancienne est Rubeis Maceriis (non datée, Moyen Âge)[9], qu'on peut comparer avec Rubras Macherias, une forme ancienne de Romazières (Charente-Maritime)[10].

Le nom de Roumazières est vraisemblablement issu du latin rubeus, rouge, et maceriae, ruines ou masures, ce qui signifierait « masures rouges »[11],[12],[Note 1]. Le matériau de construction environnant semble expliquer le toponyme.

Dialecte

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[13]. Elle se nomme Romasieras en occitan.

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire

Antiquité

C'est sur un site protohistorique qu'a été construit le château de Peyras.

Près de la Boulonie, un retranchement porte le nom de Camp de César. Et près de la Juricie, un autre retranchement circulaire est appelé Camp du Petit Madieu.

Un chemin ancien, peut-être d'origine protohistorique, traversait la commune d'est en ouest, et on en retrouve des vestiges près de Villars et de Chantrezac[15].

Tous ces vestiges peuvent toutefois dater de l'époque médiévale.

Moyen Âge et Ancien Régime

Près du bourg de Loubert, les vestiges d'une tour médiévale recouvraient peut-être les fondations d'une pile antique[15]. Loubert possède la motte castrale la mieux conservée de Charente. Le château y a été édifié entre 1050 et 1100[16]. La terre féodale de Loubert a appartenu aux Barbarin de Chambes de 1630 à sa vente à la Révolution comme bien national[17].

La commanderie du Petit Mas-Dieu, d'origine templière, faisait partie de la commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui avait son siège au Grand Mas-Dieu[18].

Articles connexes : Loubert-Madieu et Chantrezac.

La seigneurie de Roumazières est attestée à partir du milieu du XVe siècle date à laquelle le château a été reconstruit, preuve qu'elle est plus ancienne.

Des foires importantes avaient lieu au Pont Sigoulant, en particulier les 19 septembre, 26 octobre et 26 novembre. Ce hameau faisant la limite naturelle entre Angoumois et Limousin était le lieu d'importantes transactions sur les bestiaux, non seulement des vaches limousines mais aussi de Salers[18].

Époque contemporaine

Pendant la première moitié du XXe siècle, la gare, située en fait sur l'ancienne commune de Loubert-Madieu, était une des plus importantes de la ligne Angoulême-Limoges, car elle était située au départ des lignes vers Ruffec et Confolens-Le Vigeant, ainsi que de la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant vers Angoulême par Montbron appelée le Petit Mairat. La gare possédait ainsi un buffet[18].

Maison en tuiles

Les tuileries marquent l'histoire de Roumazières et Loubert-Madieu. Lors de la construction de la voie ferrée Angoulême-Limoges en 1875, on a trouvé d'importants gisements d'argile en plus de ceux déjà existants, et plusieurs tuileries briqueteries ont vu le jour à peu près simultanément à partir de la fin du XIXe siècle. L'arrivée du chemin de fer a permis aussi d'acheminer le charbon nécessaire aux fours, et Roumazières-Loubert est devenu un des centres les plus industriels,[18].

Le , elle fusionne avec Genouillac, Mazières, La Péruse et Suris pour former la commune nouvelle de Terres-de-Haute-Charente dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [20].

GTR (Grande Tuilerie de Roumazières)

Victor Adolphe Simon exploite une tuilerie artisanale aux Betouilles (tuiles et chaux) et une poterie (aux Quatre-Vents). En 1875, il crée la 1re tuilerie mécanique (industrielle) avec un four perfectionné par lui (four Simon) : les Grandes Tuileries Mécaniques de Roumazières, A. Simon et Cie. En 1878, il obtient la médaille d'or à l'exposition universelle de Paris.

Eugène Ignace François Polakowski, ingénieur des Arts et Manufactures, conseiller technique à la construction de la voie ferrée Angoulême-Limoges, découvre lors de la construction de la plateforme de la gare de Roumazières vers 1875 des gisements d'argile téguline. En 1884, il démissionne de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans et rejoint Simon, son beau-père, pour fonder la Société des Grandes Tuileries Mécaniques de Roumazières et des Charentes, Adolphe Simon & Eugène Polakowski et Cie, qui a eu pour directeurs : Aimé Voche, Joseph Voche, Louis Rohmer.

En 1889 l'entreprise change de nom et devient les Grandes Tuileries de Roumazières Eugène Polakowski et Cie (GTR). En 1913, Eugène Polakowski décède et son gendre Édouard Pascaud, maire de Chasseneuil et député de Confolens, prend la relève. La GTR devient Grandes Tuileries Mécaniques Coopératives de Roumazières et des Charentes, Pascaud-Polakowski et Cie. Après plusieurs déboires (faillites), la tuilerie devient en 1935 la GTR, Grandes Tuileries de Roumazières.

En 1973, l'usine est modernisée et en 1974, elle se rapproche de la CMPR et 200 employés y travaillent alors.
Elle ferme en 1986[21],[22].

TBF (Tuilerie briqueterie française)

En 1907, l'abbé Joseph Marcellin, curé de Roumazières, fonde avec le capital des paroissiens la société anonyme Tuilerie Coopérative Française.

En 1933, la tuilerie est détruite par un incendie. En 1945, Pierre Maury-Laribière la reconstruit, et la renomme TBF, Tuilerie, Briqueterie Française, et son fils Michel en devient directeur.

Elle est modernisée, d'abord en 1961 en passant du charbon au fuel comme combustible, puis en 1968 au gaz de Lacq. En 1978, elle compte 300 employés[23],[24].

En 1988, TBF rachète les Tuiles Lambert (parisienne, créée en 1909), et en 1991 est créée IT (Industrielle de Tuiles) avec Tuiles Lambert et TBL Guiraud (Tuileries Briqueteries du Lauragais, Guiraud frères, créée en 1855). En 1996, TBF/IT passe au groupe Saint-Gobain puis est fusionné en 2002 au groupe Terreal, qui devient indépendant de Saint-Gobain en 2003[25].

En 2009, l'usine compte 525 employés. Le produit reste célèbre sous le nom de « Tuile romane TBF »[26].

En 2012, l'usine compte 520 employés. Les autres sites de Terreal sont Chasseneuil, Toulouse et en Bourgogne. Le groupe, appartenant à LBO France depuis 2005, occupe en France 1 800 employés dans 17 usines[27].

SGT (Société des Grandes Tuileries) CMPR

En 1897, Henri Sazerac (maire de La Rochefoucauld et directeur de la tuilerie de Péruzet), fonde une autre tuilerie, à Loubert, au quartier des Renaudies : Henri Sazerac et Cie.

En 1898, Aimé Voche et Louis Rohmer, deux beaux-frères d'Eugène Polakowski, s'associent et nomment la Société des grandes tuileries, briqueteries et produits céramiques de Loubert, Henri Sazerac, Aimé Voche et Cie.

Puis elle devient en 1920 les Grandes tuileries et briqueteries Louis Rohmer. En 1957, c'est Guy Rohmer qui en prend la suite.

En 1963, la Grande tuilerie mécanique Perrusson (GTMP), tuilerie de Fontafie située à 3 km, s'associe avec les Grandes tuileries et briqueteries. La GTB devient alors la Sodima (Société de Diffusion de Matériaux), puis la Céramique du Midi Perrusson-Rohmer (CMPR) en 1968.

Maisons ouvrières

En 1970, l'usine est modernisée, en particulier grâce à l'utilisation du gaz de Lacq. En 1976, la CMPR rachète la GTR et devient ainsi le premier producteur de France. En 1970 et 1980, deux nouvelles unités sont construites à Loubert. Une tuile française sur trois est fabriquée à Roumazières.

En 1986, CMPR devient GFC (Générale Française de Céramique). La production est alors de 300 t par jour (9 000 tuiles)[28],[29].

L'usine fait ensuite partie du groupe Lafarge et emploie 270 personnes. Ce groupe était aussi connu pour avoir racheté Redland en 1997.

En 2008, Lafarge Couverture devient Monier SAS[30].

En 2012, Monier compte huit usines en France avec 900 employés, dont 190 à Roumazières[27].

Regroupement de communes

En 1793, les communes de Roumazières, Laplaud, Loubert, Le Petit-Madieu, Chantrezac sont créées à partir des paroisses.

En 1845, les anciennes communes de Laplaud et du Petit-Madieu ont été rattachées à Loubert, qui s'est appelée Loubert-Madieu en 1961.

En 1970, Loubert-Madieu et Chantrezac ont fusionné avec la commune de Roumazières pour former la nouvelle commune de Roumazières-Loubert[31].

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'argent à deux lions passants de sable posés l'un sur l'autre ; au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or; au chevron de gueules brochant sur le tout.

Politique et administration

Rattachements administratifs

Jusqu'à 2014, Roumazières-Loubert faisait partie du canton de Saint-Claud. À la suite de la loi du 17 mai 2013 du redécoupage des cantons français, ce canton a été rattaché au nouveau canton de Charente-Bonnieure lors des élections départementales de 2015.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1995 Jean Rioux[32]    
Les données manquantes sont à compléter.
2003 mars 2008 Yvette Heubert DVG  
mars 2008 31 décembre 2018 Jean-Michel Dufaud DVG Cadre commercial

Intercommunalité

La commune fait partie de la communauté de communes de Haute-Charente qui regroupe 35 communes et dont le siège est à Roumazières.

Politique environnementale

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[33].

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2016, la commune comptait 2 494 habitants[Note 2], en diminution de 1,23 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
595132132144141631638649630
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
583580572617757844799771930
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1551 5541 5191 6671 6721 5721 4131 5251 551
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
1 5963 1463 0073 0022 7812 6162 5272 4942 494
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Roumazières-Loubert en 2007 en pourcentage[37].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
2,6 
8,6 
75 à 89 ans
14,2 
17,4 
60 à 74 ans
17,3 
23,2 
45 à 59 ans
21,9 
19,3 
30 à 44 ans
17,6 
16,2 
15 à 29 ans
13,1 
14,4 
0 à 14 ans
13,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[38].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques

En 1970, la commune de Roumazières a absorbé Loubert-Madieu et Chantrezac pour former Roumazières-Loubert[31].

Économie

Industrie

Entrée de l'usine Terreal
  • La tuilerie Terreal/TBF, située au sud de la voie ferrée, est le plus grand centre de production tuilier d'Europe, et la plus importante du groupe Terreal. Elle produit 100 000 000 tuiles par an (400 000 t). Elle exploite quatre carrières à ciel ouvert dans un rayon de 15 km avec six types d'argile et emploie 572 personnes[1].
La tuilerie Monier, anciennement CMPR, vue de la rue du 8-mai-45
  • La tuilerie briqueterie CMPR, située au nord de la voie ferrée, qui fait partie du groupe Monier (anciennement Lafarge), emploie 272 personnes et produit 200 000 t de tuiles par an. Elle est le siège de la direction régionale pour l'Aquitaine et le Centre-Ouest[40].
  • Voir aussi d'autres photos

Équipements, services et vie locale

Enseignement

Sports et loisirs

La base de loisirs
  • Une base de loisirs avec étangs a été aménagée à partir des anciennes carrières d'argile, au sud du bourg de Roumazières, sur la crête séparant la vallée de la Charente à l'est et les sources de la Bonnieure à l'ouest.
  • Roumazières est l'un des points de départ du vélo-rail de Charente-Limousine. La gare vélo-rail se situe en prolongement des voies SNCF, sur la route de Manot. Cette portion de voie est exploitée par l'association du Chemin de Fer Charente-Limousine[44].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lieux et monuments

Patrimoine civil

Patrimoine religieux

Les églises de la commune

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune

(voir aussi Catégorie:Naissance à Roumazières-Loubert)

Notes et références

Notes

  1. L'étymologie du nom de Mazières, commune située à une dizaine de kilomètres, est la même.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a et b Terreal, « [PDF] Les 100 ans de l'usine Terreal à Roumazières », (consulté le 8 avril 2010)
  2. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 mars 2015)
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  5. Dubreuilh G., Le Pochat G., Marionnaud J.-M. (1974) - Recherche d'argile dans le secteur de Roumazières (16) - rapport BRGM 74 AQI 356 AQI. Consulté le 15 octobre 2013
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. Carte du BRGM sous Géoportail
  8. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 5 novembre 2011)
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 61
  10. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély
  11. Nanglard in Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton, , 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 141
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 574.
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  14. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 195
  15. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 99
  16. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 115
  17. a b c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 220, 305
  18. Marie Lajus, « Arrêté portant création de la commune nouvelle Terres-de-Haute-Charente par fusion des communes de Genouillac, Mazières, La Péruse, Roumazières-Loubert et Suris », Recueil des actes administratifs spécial n°16-2018-043,‎ , p. 18-20 (lire en ligne)
  19. « Tuilerie GTR », notice no IA00066360, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Inventaire industriel Poitou-Charentes, « Tuilerie GTR », Service régional de l'inventaire, (consulté le 8 novembre 2009)
  21. « Tuilerie TBF », notice no IA00066359, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Inventaire industriel Poitou-Charentes, « Tuilerie TBF », Service régional de l'inventaire, (consulté le 8 novembre 2009)
  23. Terreal, « Histoire de Terreal », (consulté le 8 novembre 2009)
  24. Terreal, « Tuile Romane TBF », usinenouvelle.com (consulté le 8 novembre 2009)
  25. a et b Article « Les tuileries aux aguets », Charente libre,‎ , p. 30
  26. « Tuilerie CMPR », notice no IA00066361, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Inventaire industriel Poitou-Charentes, « Tuilerie CMPR », Service régional de l'inventaire, (consulté le 8 novembre 2009)
  28. « Le groupe Monier », (consulté le 7 avril 2010)
  29. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Avis de décès de Jean RIOUX, ancien maire de Roumazières-Loubert de 1977 à 1995, paru dans Sud Ouest le 6 décembre 2016.
  31. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  35. « Evolution et structure de la population à Roumazières-Loubert en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  36. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  37. Monier, « Agence régionale », (consulté le 8 avril 2010)
  38. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  39. Site officiel du collège Jean Michaud
  40. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 2 avril 2011)
  41. Chemin de Fer Charente-Limousine

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes