Roschdy Zem

Roschdy Zem
Description de cette image, également commentée ci-après
Roschdy Zem au festival de Cannes 2019.
Naissance (54 ans)
Gennevilliers, (Hauts de Seine), France
Nationalité Drapeau de France Français
Drapeau du Maroc Marocain
Profession Acteur
Réalisateur
Films notables 36 quai des Orfèvres
Indigènes
Mauvaise Foi
Omar m'a tuer
Chocolat
Le Jeu
Roubaix, une lumière

Roschdy Zem (en amazigh :ⵕⵓⵞⴷⵊ ⵣⴻⵎ), né le à Gennevilliers[1], est un acteur et réalisateur franco-marocain[2].

En 2020, Roschdy Zem reçoit le César du meilleur acteur, pour le film Roubaix, une lumière.

Biographie

Roschdy Zem est né au sein d'une famille d'origine marocaine[3]. Vivant dans un bidonville, sa famille le place dans une famille d’accueil belge jusqu’à ses 5 ans, lorsque sa famille emménage dans une HLM à Drancy. Adolescent calme, pour une raison inconnue, il ne trouve pas de lycée dans lequel continuer sa classe de première malgré des résultats corrects. Il s’engage alors, bien qu’adolescent, dans l’armée, puis devient vendeur aux puces[4]. Il découvre le théâtre à 20 ans[5] en s’inscrivant au Théâtre Mogador.

Il se produit sur les planches avant de décrocher en 1987 un premier rôle au cinéma dans Les Keufs de Josiane Balasko.

Quatre ans plus tard, André Téchiné le fait jouer dans J'embrasse pas et le réengage pour Ma saison préférée (1993). Sa carrière est définitivement lancée après deux interprétations remarquées : un toxicomane dans N'oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois et un veilleur de nuit dans le premier film de Laetitia Masson En avoir ou pas[3]. Dès lors, l'acteur se construit une filmographie variée, n'hésitant pas à passer du film d'auteur aux comédies populaires.

Il joue sous la direction de Patrice Chéreau dans Ceux qui m'aiment prendront le train (1998) et dans L'Autre Côté de la mer (1997), le premier film de Dominique Cabrera. En 1998, il reprend du service pour Téchiné dans Alice et Martin, retrouve Pierre Jolivet pour Ma petite entreprise (1999) pour lequel il obtient une nomination aux Césars. Il joue un travesti prostitué dans Change-moi ma vie de Liria Bégéja (2001) et le désopilant Frère Jean dans Chouchou (2003). À l'occasion du film Va, vis et deviens (2005), il apprend l'hébreu pour coller au mieux à son personnage.

En 2005, peu avant la condamnation du réalisateur Jean-Claude Brisseau pour harcèlement sexuel, il fait partie des signataires d’une pétition de soutien à ce dernier lancée par Les Inrockuptibles. Il soutient ensuite l'une des victimes, Noémie Kocher[6].

En 2006, il reçoit le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour Indigènes[7] : collectivement, avec les autres interprètes principaux du film. La même année, il sort Mauvaise Foi, son premier long métrage en tant que réalisateur. Suivront Go Fast et La Fille de Monaco pour lequel il obtient une nouvelle nomination aux Césars.

En 2011, il sort son deuxième film en tant que réalisateur, Omar m’a tuer, tiré de l'affaire Omar Raddad[8]. Son troisième, Bodybuilder, situé dans l'univers du culturisme, sort en 2014.

En 2015, il préside le jury du 37e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier. Son jury est composé de Marianne Denicourt, Leïla Slimani, Alice de Lencquesaing et Jacques Fieschi.

Le , il réalise son quatrième long métrage, Chocolat, adapté de l'histoire du clown Chocolat. Le film a atteint 2 millions d'entrées et été vendu dans près de 40 pays.

En , il a entamé le tournage de son cinquième long métrage en tant que réalisateur, Persona non grata, avec Nicolas Duvauchelle et Raphaël Personnaz. Roschdy Zem totalise à ce jour près de 90 films et séries tournés.

Le il remporte le César du meilleur acteur pour son rôle du Commissaire Daoud dans le film Roubaix, une lumière.

Filmographie

Acteur

Cinéma

Télévision

Autres

Réalisateur et scénariste

Théâtre

Distinctions

Roschdy Zem à la cérémonie des César du cinéma 2001.

Récompenses

Nominations

Décorations

Bibliographie

Notes et références

  1. Magazine GQ, juin 2011
  2. Renaud, « Roschdy Zem et l'affaire Omar Raddad », sur Jeune Afrique, (consulté le 27 décembre 2016)
  3. a et b Gérard Lefort, « Un acteur français », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2020).
  4. Pascale Krémer, « Roschdy Zem : « Être acteur, ce n’était pas pour les enfants d’immigrés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2020).
  5. Magazine Libération Next de septembre 2010.
  6. Lénaïg Bredoux, « Noémie Kocher, victime de Brisseau: «On a tellement été niées» », sur Mediapart, (consulté le 21 novembre 2019).
  7. Prisma Média, « Roschdy Zem, nouveau chouchou d’Hollywood? - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2017)
  8. Déclaration au Grand Journal de Canal plus le 22 septembre 2010.
  9. « Le très beau nouveau clip d'Arthur H avec Roschdy Zem et la danseuse Marie-Agnès Gillot », sur Les Inrocks, (consulté le 18 janvier 2019)
  10. « Page web »,
  11. https://www.lemonde.fr/culture/live/2020/02/28/cesars-2020-suivez-la-ceremonie-en-direct_6031276_3246.html?highlight=1185293559
  12. « Les dix types de wissams royaux accordés par Mohammed VI », sur Telquel, Casablanca, (consulté le 28 décembre 2012)
  13. « Voici les personnalités décorées par le roi Mohammed VI », sur www.bladi.net, (consulté le 27 décembre 2016)

Liens externes