Romain IV Diogène

Romain IV Diogène
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Romain IV Diogène
Histamenon de Romain IV : à droite, le Christ couronnant Romain et Eudocie (à gauche, Michel VII entouré de ses frères Andronic et Constance).
Règne
-
3 ans, 9 mois et 23 jours
Période Diogenai
Précédé par Constantin X Doukas
Co-empereur Michel VII Doukas (1059-1078)
Constance (1060-1078)
Andronic (1068-1077)
Suivi de Michel VII Doukas
Biographie
Naissance v. 1030
Décès (~42 ans)
Père Constantin Diogène
Épouse Anne
Eudocie Makrembolitissa
Descendance Constantin
Nicéphore
Léon
Empereur byzantin

Romain IV Diogène (grec ancien : Ρωμανός Δ΄ Διογένης ; né vers 1030, décédé le 4 août 1072) appartenait à l’aristocratie militaire byzantine ; à la suite de son mariage avec l’impératrice veuve Eudocie Makrembolitissa, il devint empereur et régna de 1068 à 1071. Déterminé à mettre un terme au déclin de la puissance militaire byzantine, il consacra l’essentiel de son règne à lutter contre les incursions turques dans l’empire. Son armée fut mise en déroute lors de la bataille de Manzikert, où lui-même fut capturé. Un coup d’État à Constantinople mit fin à son règne alors qu’il était toujours en captivité. Relâché après quelques jours par le sultan, il se retira à Adana avec ses partisans. L'année suivante, une nouvelle armée envoyée de Constantinople sous le commandement d'Andronic Doukas réussit à le capturer. Sur le chemin du retour parvint l'ordre d'aveugler l'ex-empereur. Arrivé à Constantinople, il fut exilé sur l'ile de Proti où il devait mourir de la blessure qui lui avait été infligée.

Arrivée au pouvoir

Issu d’une ancienne famille de l’aristocratie militaire alliée à la plupart des autres grandes familles d’Asie Mineure, grand propriétaire terrien en Cappadoce, Romain Diogène était le fils de Constantin Diogène (mort 1032), général commandant les tagmata d’Occident, lequel, marié à une nièce de Romain III Argyre, fut accusé de complot contre l’empereur et mourut en détention[1]. Sa mère était fille de Basile Argyre, frère de l’empereur Romain III[2].

Militaire courageux, doué d’une grande générosité mais fort impétueux, Romain commença sa carrière sur la frontière danubienne où il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire[3] et devint gouverneur de Sardica (ou Serdica) lorsqu'il fut accusé et convaincu de vouloir usurper le trône des fils de Constantin X en 1067[4]. Alors qu’il attendait que sa sentence soit prononcée par l’impératrice régente Eudocie Makrembolitissa, il fut convoqué en sa présence pour apprendre que non seulement il était gracié, mais encore que l’impératrice voulait l’épouser et faire de lui le protecteur de ses trois fils, Michel (le futur Michel VII), Andronic et Constance[5]. Il est possible que l’impératrice ait eu le coup de foudre pour l’élégant militaire, mais il est aussi probable qu’elle ait été convaincue que la seule façon de mettre le trône à l’abri d’un coup d’État était d’épouser un militaire disposant d’une grande autorité et capable de l'imposer[4]. Quoi qu’il en soit, sa décision ne fut guère contestée, les Turcs seldjoukides s’étant emparés de l’importante ville de Césarée et d’une grande partie de l’Anatolie, signe évident que l’armée impériale qui avait subi échec après échec au cours des dernières années devait être placée sous la direction d’un général capable et énergique[5].

Seul obstacle : Constantin X, avant de mourir, avait fait jurer à son épouse de ne pas se remarier[6]. Elle s’adressa alors au patriarche Jean Xiphilinos et n’eut aucune peine à convaincre ce dernier de lui remettre le document qu’elle avait elle-même signé à cet effet et à lui faire proclamer publiquement qu’il était en faveur d’un tel mariage pour le plus grand bien de l’État. Le Sénat ayant donné son accord, le 1er janvier 1068, Romain épousait l’impératrice et était lui-même couronné empereur sous le nom de Romain IV[5],[4].

Lutte contre les Turcs

Article connexe : Seldjoukides.
Follis de Romain IV : à gauche le Christ pantocrator, et à droite une croix entourée des lettres CΒΡΔ pour la devise « Σταυρὲ σου βοήθει Ρωμανόν δεσπότην » (« Que ta croix aide le seigneur Romanos »)[7].

L’élévation de Romain IV n’alla toutefois pas sans opposition dans la noblesse civile et dans l’armée. La famille Doukas et son chef, le césar Jean Doukas, frère de l’empereur Constantin X, tentèrent de s’opposer à l’arrivée au pouvoir d’un militaire[8],[9]. Les chances de succession de la famille Doukas s’amenuisèrent encore lorsque l’impératrice donna naissance rapidement à deux héritiers mâles (Léon en 1069 et Nicéphore en 1070)[10]. La garde varègue, fidèle à la famille Doukas, fit également connaitre son mécontentement. Sentant le danger, Romain en tira la conclusion que la meilleure façon d’établir son autorité était de conduire lui-même les armées au combat, concentrant ainsi l’attention de la haute hiérarchie civile et des militaires sur la guerre contre les Turcs[11]. Pour la première fois depuis Basile II, un empereur donnait toute son attention à l’armée[12].

En 1067, les Turcs seldjoukides avaient impunément fait des incursions en Mésopotamie, en Syrie, en Cilicie et en Cappadoce où ils avaient mis à sac Césarée[13]. L’hiver de la même année, ils établirent leur camp aux frontières de l’empire, attendant l’arrivée du printemps pour reprendre leurs incursions. Romain, encore persuadé que l’armée byzantine aurait la supériorité sur le terrain, regardait de haut les Turcs qu’il considérait comme une bande de pillards, convaincu qu’ils se disperseraient à la première rencontre. C’était négliger l'état de dégradation de l’armée qui avait souffert au cours des dernières décennies de la négligence des empereurs, notamment de Constantin X[14]. Elle était principalement composée de tagmata (unités) d’Occident rapidement amenés en Anatolie et de mercenaires sclavons, arméniens, ouzes, bulgares et francs, peu disciplinés, désorganisés et sans commandement unifié. Mais Romain n’était pas disposé à prendre le temps voulu pour améliorer l’armement et la stratégie de cette armée, autrefois toute puissante, avant de l’amener au combat[15],[9]. Il devint rapidement évident que, quels que soient les talents militaires de Romain, son impétuosité lui nuirait[8].

Campagne de 1068

La première campagne de Romain avait pour but la frontière sud-est de l’empire où les Sarrasins du sultan d’Alep avaient entrepris la conquête de la province byzantine de Syrie et se dirigeaient vers Antioche[16]. C’est alors qu’il apprit qu’une armée seldjoukide avait fait une incursion dans la région du Pont (sud-est de la mer Noire) et avait pillé Néocésarée. Il sélectionna immédiatement une petite force mobile et, s’élançant à travers le thème de Sébastée leur coupa la retraite à Téphrikè, les força à arrêter leurs pillages et à relâcher leurs prisonniers ; toutefois, bon nombre de Turcs parvinrent à s’échapper[17],[18].

Reprenant la route du sud, il rejoignit son armée avec laquelle il continua son avance à travers les cols de la chaine du Taurus vers le nord de Germanicée pour commencer l’invasion de l’émirat d’Alep[17]. Il captura Hiérapolis qu’il fortifia pour offrir une protection contre de nouvelles incursions dans les provinces au sud-est de l’empire[15]. Il reprit ensuite les combats contre les Sarrasins d’Alep, mais sans que l’un ou l’autre camp ne remporte de victoire décisive. La saison des campagnes militaires touchant à sa fin, Romain reprit le chemin du nord, passant par Alexandrette et les Portes de Cilicie pour se diriger vers Podandos. Là, il apprit que les Seldjoukides avaient mené de nouveaux raids en Galatie, mettant Amorium à sac, mais qu’ils étaient retournés si rapidement à leur base qu’il s’avérait impossible de les poursuivre. Romain rentra à Constantinople en janvier 1069[17],[19],[20].

Campagne de 1069

Régions du Pont, de Cappadoce et d'Arménie Mineure au Xe siècle.

En 1069, Romain voulut dégager la Cappadoce envahie, mais ses plans furent perturbés lorsque le chef des mercenaires normands, Robert Crispin, se révolta, probablement parce que la solde de ses soldats tardait. Les Normands se mirent à piller les alentours d’Édesse où ils étaient stationnés, s’en prenant notamment aux fonctionnaires qui percevaient les taxes. Crispin fut capturé et exilé à Abydos, mais ses forces n’en continuèrent pas moins à ravager le thème des Arméniaques. Après avoir ordonné l’exécution de tous les prisonniers et établi une certaine paix dans la province, Romain se dirigea vers l’Euphrate, traversant Mélitène et traversa le fleuve à Romanopolis, espérant prendre Akhlat sur le lac de Van et protéger ainsi la frontière arménienne[21].

Romain prit la tête d’un corps expéditionnaire et commença sa marche vers Akhlat, laissant le gros des troupes sous le commandement de Philaretos Brakhamios, avec comme mission de défendre la frontière de la Mésopotamie[21]. Philaretos fut rapidement défait par les Turcs qui mirent Iconium à sac ; Romain dut alors retourner à Sébaste. Il donna ordre au duc d’Antioche de protéger les cols de Mopsueste pendant qu’il tentait de défaire les Turcs à Héraclée. Ceux-ci se trouvèrent bientôt coincés dans les montagnes de Cilicie, mais parvinrent à gagner Alep après avoir abandonné leur butin. Romain dut ainsi retourner à Constantinople sans être parvenu à arrêter les Turcs, que ce soit en Arménie ou en Anatolie[21],[19],[22].

Situation à Constantinople

En 1070, Romain fut retenu à Constantinople par une série de questions urgentes dont la chute de Bari aux mains des Normands[15]. Bien que les Normands assiégeaient la ville depuis déjà près de deux ans, ce n’est qu’alors qu’une flotte fut envoyée pour ravitailler la ville et permettre aux troupes de tenir bon. La flotte fut toutefois interceptée et défaite par un escadron normand commandé par Roger, frère cadet de Robert Guiscard[23], obligeant ainsi les troupes du dernier bastion byzantin en Italie à capituler le 15 avril 1071[24].

Il entreprit aussi bon nombre de réformes qui lui aliénèrent différents secteurs de la population[15]. Pour financer ses expéditions militaires, il fit des coupes dans les dépenses somptuaires de la cour et l’embellissement de la capitale. Les nobles de la cour virent leurs émoluments réduits et les marchands leurs profits ramenés à de justes proportions. Des dispositions furent prises pour que les gouverneurs de provinces et la hiérarchie militaire ne puissent profiter de leurs fonctions pour s’enrichir. Les mercenaires pour leur part prirent ombrage de ses efforts pour imposer la discipline au sein de leurs troupes. Enfin, il se rendit impopulaire auprès du peuple de la capitale en négligeant d’organiser des courses à l’hippodrome, et auprès de celui des campagnes en imposant durement les paysans[25]. Cette animosité ne pouvait que profiter à ses ennemis, le temps venu[18].

Les thèmes byzantins en Asie Mineure vers 950.

Toutefois, Romain n’oubliait pas ses principaux ennemis, les Turcs. Certains généraux proposaient déjà d’abandonner les thèmes d’Arménie (extrémité est de l’empire autour du lac de Van) pour se concentrer sur ceux d’Anatolie. Incapable de conduire lui-même la campagne cette année-là, il confia l’armée impériale à l’un de ses généraux, Manuel Comnène, neveu de l’ancien empereur Isaac Ier et frère ainé du futur empereur Alexis Ier. Manuel livra bataille aux Turcs, mais fut défait et capturé près de Sébaste par leur général, nommé Khroudj, révolté contre le sultan. Il convainquit celui-ci de revenir avec lui à Constantinople pour rencontrer Romain en personne et conclure une alliance[26]. Pendant ce temps le sultan Alp Arslan assiégeait Édesse sans pouvoir sans emparer, mais capturant les importantes forteresses de Manzikert et d’Archesh[27]. Romain offrit par la suite d’échanger ces deux villes contre Hiérapolis en Syrie qu’il avait capturée trois ans auparavant. Le sultan accepta et continua avec son armée en direction d’Alep où il reçut une proposition entièrement semblable à la première de la part de l’empereur, mais exprimée cette fois en termes fort menaçants[28],[18].

Bataille de Manzikert et capture de Romain

Article détaillé : Bataille de Manzikert.
Romain IV vaincu, aux pieds d'Alp Arslan, illustration d'une traduction française du XVe siècle du De casibus virorum illustrium de Boccace.

Peut-être Romain n’avait-il pas reçu la réponse du sultan à sa première proposition ou peut-être se sentait-il maintenant en position de force. Tôt au printemps 1071, l’empereur se mit en route avec Khroudj et Manuel Comnène à la tête d’une imposante armée vers Manzikert[29]. Cette importante forteresse, au nord du lac de Van, était la porte d’entrée des Turcs sur le territoire byzantin[10]. Mais, il devint bientôt évident que l’indiscipline régnait dans les rangs des mercenaires qui pillaient régulièrement les environs de leurs camps, la nuit. Lorsque Romain tenta de raffermir la discipline, tout un contingent de Germains se révolta ; l’empereur ne put venir à bout de cette révolte qu’avec grande difficulté[30].

Convaincu qu’Alp Arslan était en fuite vers Bagdad, Romain décida de diviser son armée : une partie alla appuyer Roussel de Bailleul, chef des mercenaires normands, qui tentait de rejoindre le lac de Van, alors que l’empereur, à la tête du reste de l’armée, se dirigea vers Manzikert qu’il réussit à prendre. C’est alors que des éclaireurs envoyés reconnaitre la région se heurtèrent à l’armée seldjoukide qui approchait rapidement de Manzikert. Romain ordonna alors aux troupes envoyées au secours de Roussel de rebrousser chemin, mais celles-ci rencontrèrent une importante armée turque qui les obligea à se replier[31]. Déjà affaiblie, l’armée impériale le fut plus encore lorsque les mercenaires ouzes se rallièrent aux Turcs[32],[18].

Arslan ne désirait pas affronter l’armée byzantine ; aussi proposa-t-il un traité de paix dont les termes étaient favorables aux Byzantins[32]. Mais Romain, assuré selon son habitude de remporter une bataille décisive, rejeta l’offre. Les deux armées se disposèrent pour engager la bataille qui eut lieu le 26 août 1071[N 1]. La bataille fit rage toute la journée sans que l’un ou l’autre camp ne remporte l’avantage. L’empereur donna alors l’ordre à une partie du centre de retourner protéger le camp laissé sans défense. Cet ordre fut mal interprété et Andronic Doukas (fils du césar Jean Doukas), qui commandait les réservistes à l’arrière-garde, prit avantage de la confusion pour trahir Romain, sachant qu’une victoire à Manzikert sonnerait le glas des espoirs de la famille Doukas[33],[10]. Annonçant que l’empereur était mort, il se retira du combat avec 30 000 hommes au lieu de couvrir sa retraite[34]. Les Turcs en profitèrent pour foncer sur l’armée byzantine.

Lorsque Romain réalisa ce qui se passait, il tenta de défier l’ennemi et continua à combattre vaillamment, même lorsque son cheval fut tué sous lui. Cependant, ayant reçu un coup d’épée à la main, il ne put continuer à manier son épée et fut bientôt fait prisonnier[35],[36].

Selon plusieurs historiens byzantins, y compris Jean Skylitzès, Arslan n’en crut pas ses yeux lorsque l'empereur, poussiéreux et aux vêtements en lambeaux, fut amené devant lui[35]. Selon la tradition, il quitta son siège, mit le pied sur le cou de l’empereur byzantin ; puis, ce rite d’humiliation accompli, il releva Romain et le traita avec dignité, utilisant toute la politesse possible pour ne pas froisser son prisonnier les huit jours que celui-ci passa dans son camp[37]. Il relâcha rapidement l’empereur en échange d’un traité et de la promesse d’une imposante rançon. D’abord fixée à 10 000 000 nomismata, cette rançon fut bientôt réduite à 1 500 000 payables immédiatement et à un tribut de 360 000 nomismata payables annuellement. Un échange de prisonniers fut conclu ainsi qu’une paix de 50 ans[25],[38],[39].

Renversement

Pendant ce temps, à Constantinople, la faction opposée à Romain IV décidait de profiter de la situation et de passer à l’action.

Le césar Jean Doukas revint en hâte de Bithynie où Romain IV l’avait exilé avant son départ. Avec Michel Psellos, il força l’impératrice Eudocie à se retirer dans un couvent, puis les deux hommes obligèrent le coempereur Michel VII à prononcer la déchéance de son père adoptif[24] et refusèrent de ratifier l’accord intervenu entre Romain et Arslan[40]. Romain était sur le chemin du retour lorsque la famille Doukas envoya Constantin et Andronic Doukas lui barrer la route. Les deux camps se livrèrent bataille à Dokeia où l’armée de Romain fut vaincue, le forçant à se retirer dans la forteresse de Tyropoion et de là à Adana en Cilicie[8]. L'année suivante, une nouvelle armée, commandé par Andronic aidé du mercenaire normand Crispin, le força à se rendre après avoir reçu du nouvel empereur des assurances pour sa sécurité personnelle[41]. Avant de quitter la forteresse, il ramassa tout l’argent qu’il put trouver et envoya la somme au sultan comme preuve de sa bonne foi, accompagnée d’un message disant : « Lorsque j’étais empereur, je vous ai promis une somme d’un million et demi. Maintenant que je suis déposé et bientôt devenant dépendant des autres, je vous envoie tout ce que je possède en témoignage de ma gratitude[42],[43]. »

Alors que la troupe escortant l'empereur déchu approchait de Constantinople, Jean Doukas envoya des hommes aveugler Romain, puis l'exila sur l’ile de Proti dans la mer de Marmara. Privé de soins médicaux, Romain devait mourir quelques semaines plus tard des suites de cette blessure[8]. La dernière insulte devait être livrée quelques jours avant sa mort, lorsque Romain reçut une lettre de Michel Psellos dans laquelle celui-ci le félicitait d’avoir perdu la vue, un signe certain que le Très Haut l’avait jugé digne d’une plus éclatante lumière[44]. L’ex-empereur s’éteignit le 4 août 1072, priant pour le pardon de ses péchés ; son épouse, l’impératrice Eudocie, reçut la permission de lui faire de splendides funérailles dans l’ile où il mourut[42],[45].

Union et postérité

Romain IV eut deux épouses :

  1. Anne Alousiane, décédée avant 1065, fille d'Alousianos, gouverneur du thème de Théodosioupolis et prétendant au trône de Bulgarie en 1041, et petite-fille d'Ivan Vladislav et Marie, dont trois enfants :
    • Constantin Diogène, tué lors d'une bataille à Antioche en août 1073, marié avec Théodora Comnène, décédée après 1094, nièce d'Isaac Ier et sœur d'Alexis Ier Comnène[46], dont probablement :
    • un fils anonyme, qui se convertit à l'islam et épousa en 1071 une fille d'Alp Arslan ;
    • une fille anonyme qui épousa en 1071 Malik Shah Ier, le fils d'Alp Arslan ;
  2. le 1er janvier 1068 Eudocie Makrembolitissa, veuve de Constantin X et fille de Jean Makrembolitès, dont :
    • Léon Diogène (né vers 1068/1070) ; selon Anne Comnène, il fut fait coempereur pendant le règne de son père[47] ; général d’armée sous Alexis Ier, il mourut lors de la campagne contre les Petchénègues en 1087[8] ;
    • Nicéphore Diogène (né vers 1069/1072 mort après 1094), gouverneur de Chypre sous Alexis Ier, qui se rebella contre lui et fut aveuglé et exilé en 1094.

Notes et références

Notes

  1. La date exacte et le lieu précis de cette importante bataille font encore l’objet de discussions parmi les spécialistes. Le 26 août est la date la plus vraisemblable selon Norwich 1994, p. 351.

Références

  1. Kazhdan 1991, vol. 1, « Diogenes », p. 627.
  2. Cheynet et Vannier 2003, p. 78.
  3. Kazhdan 1991, vol. 3, « Romanos IV Diogenes », p. 1807.
  4. a, b et c Norwich 1994, p. 344.
  5. a, b et c Finlay 1854, p. 29-30.
  6. Canduci 2010, p. 271.
  7. Soloviev 1935, p. 156–158.
  8. a, b, c, d et e Canduci 2010, p. 272.
  9. a et b Ostrogorsky 1983, p. 366.
  10. a, b et c Shepard 2008, p. 608.
  11. Finlay 1854, p. 31.
  12. Treadgold 1997, p. 601-602.
  13. Norwich 1994, p. 343.
  14. Finlay 1854, p. 32.
  15. a, b, c et d Norwich 1994, p. 345.
  16. Finlay 1854, p. 33.
  17. a, b et c Finlay 1854, p. 34.
  18. a, b, c et d Bréhier 1969, p. 231.
  19. a et b Treadgold 1997, p. 602.
  20. Psellos, X, 13-14.
  21. a, b et c Finlay 1854, p. 35.
  22. Attaleiatès, 125-138.
  23. Finlay 1854, p. 355.
  24. a et b Norwich 1994, p. 355.
  25. a et b Finlay 1854, p. 42.
  26. Finlay 1854, p. 36.
  27. Attaleiatès, 139-140
  28. Norwich 1994, p. 347.
  29. Norwich 1994, p. 346.
  30. Finlay 1854, p. 38.
  31. Norwich 1994, p. 348.
  32. a et b Norwich 1994, p. 349.
  33. Finlay 1854, p. 41.
  34. Norwich 1994, p. 352.
  35. a et b Norwich 1994, p. 353.
  36. Psellos, X, 19-22.
  37. Norwich 1994, p. 354.
  38. Treadgold 1997, p. 603.
  39. Psellos, X, 26.
  40. Norwich 1994, p. 358.
  41. Norwich 1994, p. 356.
  42. a et b Finlay 1854, p. 44.
  43. Treadgold 1997, p. 603-604.
  44. Norwich 1994, p. 357.
  45. Ostrogorsky 1983, p. 366-367.
  46. Finlay 1854, p. 74.
  47. Comnène, IX, 6.

Bibliographie

Sources primaires

  • Michel Attaleiatès, Historia, coll. « C.S.H.B. ».
    Partiellement traduit en français par H. Grégoire dans Byzantinische Zeitschrift, vol. 28, 1958, et E. Jansens, Annuaire de l’Institut de Philologie et d’Histoire orientales et slaves, vol. 20, 1968-72.
  • Anne Comnène, L’Alexiade, Paris, Les Belles Lettres, (ISBN 978-2-251-32219-3).
  • Michel Psellos, Chronographia, Paris, Les Belles Lettres, .

Sources secondaires

  • Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, Paris, Albin Michel, (1re éd. 1946).
  • (en) Alfred R. Bellinger et Philip Grierson (dir.), Catalogue of the Byzantine Coins in the Dumbarton Oaks Collection and in the Whittemore Collection, vol. III : Leo III to Nicephorus III, 717–1081, Washington, Dumbarton Oaks Research and Library Collection, .
  • (en) Alexander Canduci, Triumph & Tragedy: The Rise and Fall of Rome's Immortal Emperors, Pier 9, (ISBN 978-1-74196-598-8).
  • (en) Charles Cawley, « Byzantium 1057-1204, chapter 3 « Diogenes emperor: 1068-1071 » », sur Medieval Lands (consulté le 15 août 2016).
  • J.-C Cheynet et J.-F. Vannier, « Les Argyroi », Zbornik Radova Vizantološkog Instituta, vol. 40,‎ , p. 57–90.
  • (en) George Finlay, History of the Byzantine and Greek Empires from 1057–1453, vol. 2, William Blackwood & Sons, .
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