Rohingya

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Rohingya
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Réfugiés Rohingya dans l'État d'Arakan (Rakhine) en Birmanie

Populations significatives par région
Drapeau de la Birmanie Birmanie (État d'Arakan) 800 000[1]
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 300 000[2]
Drapeau du Pakistan Pakistan 200 000[3],[4],[5]
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande 100 000[6]
Drapeau de l'Inde Inde 60 000, dont environ 40 000 Rohingyas à New Delhi, et environ 15 000 au Bengale Occidental.
Drapeau de la Malaisie Malaisie 24 000[7]
Population totale 1 424 000–3 000 000[8]
Autres
Régions d’origine État d'Arakan (Drapeau de la Birmanie Birmanie) ou Drapeau du Bangladesh Bangladesh (ex Bengale)
Langues Rohingya
Religions Islam

Les Rohingya[9] (Ruáingga /ɹuájŋɡa/, ရိုဟင်ဂျာ rui hang gya /ɹòhɪ̀ɴɡjà/, bengali : রোহিঙ্গা Rohingga /ɹohiŋɡa/) sont un groupe ethnique de langue indo-européenne et de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie. Les Rohingya se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhistes, qui forment la majorité de la population de l'Arakan. Le terme apparaît pour la première fois sous la forme de Rooinga et de Rovingaw dans un texte écrit en 1799 par le géographe et botaniste écossais Francis Buchanan-Hamilton sur les langues parlées en Birmanie[10]. Le mot signifie « habitant du Rohang », nom donné anciennement à l'Arakan par les musulmans de ces régions. L'origine de ce groupe est controversée : certains les considèrent comme des musulmans originaires du Bengale oriental[11],[12] ayant migré en Birmanie pendant la période coloniale britannique; d'autres les tiennent comme originaires de l'État d'Arakan (ou Rohang dans le langage rohingya), dans le sud-ouest de la Birmanie[réf. nécessaire].

Musulmans, ils sont également méprisés par une partie de la majorité bouddhiste de Birmanie, et sont tantôt auteurs[réf. souhaitée], tantôt victimes de violences, comme en 2012. La majorité de ceux qui fuient la violence ou la misère de leur vie sur place cherchent à rejoindre la Thaïlande par l'intermédiaire de passeurs, mais sont parfois détenus dans des camps dans la jungle jusqu’au paiement de rançons[réf. nécessaire].

Nom

Les rohingyas parlent d’eux-mêmes comme des Ruáingga /ɾuájŋɡa/, de même qu’ils sont appelés rui hang gya (en transcription MLC ) en birman : ရိုဟင်ဂျာ (/ɹòhɪ̀ɴd͡ʑà/) ou encore Rohingga en bengali : রোহিঙ্গা /ɹohiŋɡa/. Le terme signifie habitant de l’Arakan[13][14].

Il a été établi que le terme est plus ancien que la colonisation britannique : en 1799, par exemple, l’explorateur Francis Buchanan-Hamilton écrivait :

« Mohammedans, who have long settled in Arakan, and who call themselves Rooinga, or natives of Arakan.

Les mahométans, qui sont depuis bien longtemps établis en Arakan, s’appellent eux-mêmes Rooinga, ou encore natifs d’Arakan. »

— Francis Buchanan-Hamilton, « A Comparative Vocabulary of Some of the Languages Spoken in the Burma Empire », The Asiatic Society, vol. 5,‎ , p. 219–240 (lire en ligne)

Par ailleurs, la langue rohingya est reconnue des linguistes dès le XIXe siècle : en 1811, le Classical Journal classe le Rooinga comme l’un des langages parlés dans l’Empire burman[15], puis en 1815, le linguiste allemand Johann Severin Vater distingue les Ruinga comme un groupe ethnique disposant de sa propre langue[16].

Histoire

Article détaillé : Histoire des Rohingya.

Origines

Une pièce de monnaie arakanaise en usage au Bengale en 1554/1555

L'origine d'une minorité musulmane Rohingya dans un État à majorité bouddhiste est ancienne. Les premiers Rohingya seraient les descendants lointains de commerçants bengalis. Ils se seraient convertis à l'Islam au XVe siècle par l'intermédiaire des Routes de la soie. À l'époque la région était un État vassal du Bengale[17].

De 1824 à 1826, lors de la première guerre entre l’empire britannique et la Birmanie, les Rohingyas sont supplétifs dans l’armée britannique et considérés comme des traîtres par les indépendantistes birmans. Au final, une grande partie de la population actuelle rohingya est issue d'une génération qui a émigrée durant l'époque coloniale[18]. « Il est fort probable que dès la fin du XIXe siècle, des communautés sunnites venues de la région de Chittagong, profitant de la colonisation britannique, se soient définitivement fixées au sud de la rivière Naaf, dans les districts de Maungdaw et Buthidaung. » Au fil des générations, les Rohingya ont perdu leur caractère bengali, leur langue se différenciant nettement du bengali parlé au Bangladesh[19]. Les personnes d'origines indiennes représentent près de 20 % de la population de l'Arakan en 1941[18]. La Seconde guerre mondiale est l'objet de combats entre musulmans et bouddhistes qui supportent respectivement les anglais et les japonais[18]. Après la Seconde guerre mondiale, ils soutiennent de nouveau les Anglais face aux Birmans, par peur de se faire persécuter.

Persécutions de 1962 à 2012

En 1948, la Birmanie retrouve son indépendance et les Rohingyas sont alors rejetés et persécutés. Alors qu'en 1948, les Rohingyas étaient reconnus en tant que minorité nationale, l'arrivée en 1962 au pouvoir du dictateur Ne Win a changé leur situation. De 1962 à 2012, la succession de juntes militaires entraînera une politique de « birmanisation » rejetant toutes les minorités ethniques.

En 1971, suite à la guerre civile au Bangladesh, de nombreux réfugiés arrivent en Birmanie[18]. En 1978, l'État effectue d'environ 200 000 expulsions vers le Bangladesh au travers de l'opération Nagamin[18], et suite au refus du Bangladesh de les recueillir plusieurs milliers meurent de faim[18]. Après quoi, le gouvernement Birman accepte la création de camp à la frontière avec le Bangladesh.

En 1982, les Rohingya sont privés de la nationalité birmane devenant de facto apatrides[18]. Ils sont exclus des 135 ethnies officiellement reconnues par l’État birman[20]. Ces 135 ethnies correspondent aux minorités présentes en Birmanie avant 1824, c'est-à-dire avant l'arrivée des colons britanniques dans la région. Étant considérés comme un peuple importé par les Britanniques, les Rohingya n'étaient pas vus comme Birmans[18].

En 1991, une nouvelle politique d'expulsion est menée par la Birmanie, environ 250 000 rohingya fuient au Bangladesh avant de revenir en Birmanie après des pourparlers diplomatiques[18]. Depuis ces différences politiques, les populations rohingya sont surtout présentes le long de la frontière du Bangladesh, où elles sont malmenés par des milices appelées Na Sa Ka, avec une politiques discriminante forte et des conditions de vies de très mauvaise qualité[18].

Conflit dans l'État d'Arakan en 2012

En juin 2012, suite à une affaire de viols, une escalade de violence éclate dans la province de l'Arakan entre les Rohingya et la majorité bouddhiste, suscitant des actes de violence coordonnés contre les musulmans[18]. Le 10 juin 2012, le président birman Thein Sein ordonne alors l'envoi de renforts militaires via l'état d'urgence[18], mais des observateurs ont signalé le peu d'empressement des troupes gouvernementales à protéger les Rohingya, avec dans une certain nombre de cas la participation des forces armées aux violences[18]. En octobre, une seconde série de violence se déclenche, de manière plus organisées et diffusent contre les musulmans birmans[18]. De juin à octobre, 200 personnes sont tuées, plus de 75 000 doivent fuir leurs habitations, incendiées en très grand nombre.

Par ailleurs, en dehors même de la province, des milliers de moines bouddhistes ont organisé en septembre et octobre des défilés dans les rues de Rangoun/Yangon et de Mandalay pour protester contre le projet d'installation à Rangoun d'un bureau de l'Organisation de la coopération islamique (O.C.I.), dont une délégation s'était rendue en Arakan avec l'accord de Thein Sein[21].

En mars 2013, un nouveau sursaut de violence fait 43 morts à Meikhtila et déplacent 36 000 personnes, l'évènement est minimisée par l'État birman[18].

Après ces violences, des villes comme Sittwe ont connue d'importants dégâts[18], cependant les populations bouddhistes sont mieux prises en charge et arrivent rapidement à reconstruire leur habitations avec l'aide de dons, alors que les populations musulmanes sont rejetées dans des camp à l'extérieur de la ville[18]. La population rohingya est très sévèrement régulé notamment dans ses déplacements et dans les déplacements de marchandises dans ces camps[18].

Crise migratoire de 2010 - 2015

La population Rohingya est ainsi en proie régulièrement à un nettoyage ethnique[22]. Ainsi, depuis 2010, plusieurs dizaines de milliers de migrants Rohingya s'enfuient vers le Bangladesh[23]. Le , près d'un millier de réfugiés birmans de l'ethnie Rohingya sont arrivés dans quatre bateaux sur l'île de Weh en Indonésie. Ils ont été parqués sur une base navale près de Sabang.

Le regain de violence interethnique de 2012 opposant la majorité Arakanaise à la minorité Rohingya contraint ces derniers à l'exil dans les pays avoisinants (Bangladesh, Malaisie, Thaïlande)[24]. Ces migrants utilisent essentiellement comme moyen de locomotion des bateaux fournis par des passeurs, souvent impropres à la navigation comme le souligne le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés[25].

Selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, entre janvier 2015 et mars 2015, plus de 25 000 migrants issus du Bangladesh, en majorité des Rohingyas, ont pris la mer pour tenter d’atteindre la Malaisie ou l’Indonésie (ce nombre a doublé par rapport à la même période en 2014). La Malaisie et l'Indonésie sont des destinations prisées pour les Rohingya puisque ces pays sont aussi à majorité musulmane. Ils pourraient vivre leur religion en accord avec le reste de la population.

Cependant, l’Indonésie, refuse d'accueillir les réfugiés et les demandeurs d’asile. Ces migrants vont donc être redirigés vers l’agence des Nations unies pour les réfugiés, auprès de laquelle ils pourront enregistrer une demande d’asile pour un pays tiers. Pendant l’étude de leur dossier, ils ne perçoivent aucune aide financière, ne disposent d'aucun logement et n'ont pas le droit de travailler. Ces réfugiés, victimes d'une grande précarité choisissent donc de se livrer à la police pour être placés dans des centres de détentions souvent surpeuplés et insalubres. L’Indonésie, pour qui ces 10 000 réfugiés sont un fardeau, critique la politique migratoire de l'Australie. Le pays envisage même d'installer ces migrants, de force, sur une île déserte de son territoire[26],[27],[28].

En mai 2015 un charnier a été découvert en Thaïlande, dans un camp clandestin. Plus d'une vingtaine de corps de Rohingya ont été exhumés. Ils étaient retenus dans ce camp par des trafiquants qui réclamaient une rançon élevée aux familles des détenus[29].

Suite à cette découverte et à une politique agressive contre les réseaux d'immigrations, la Malaisie et l'Indonésie coupe les routes d'immigrations à partir de mai 2015[18].

Conflit dans l'État d'Arakan en 2016-2017

Face aux persécutions, des organisations armées se forment alors, comme en octobre 2016, l'Armée du salut des rohingya de l'Arakan (ARSA)[30]. En octobre 2016, des postes frontières sont attaqués, ce qui provoque de féroces représailles de la part de l'armée : viols, tortures et massacres.

En décembre 2016, l'Organisation internationale pour les migrations estime à environ 30 000 le nombre de Rohingya qui doivent fuir au Bangladesh, suite aux violences en Birmanie, entre octobre et décembre 2016[31].

Le 25 août 2017, une vingtaine de postes frontières sont à nouveau attaqués par 150 rebelles : au moins 71 personnes sont tuées, dont une dizaine de policiers[32]. Dans la semaine qui suit les combats font plus de 400 morts, dont 370 rebelles, 13 militaires ou policiers et 14 civils selon l'armée birmane[33]. Le projet Arakan, une organisation de défense des droits des Rohingyas, évoque pour sa part près de 130 morts, dont des femmes et des enfants[34]. Selon l'ONU, en seulement une huitaine de jours , près de 90 000 personnes ont gagné le Bangladesh [35], où plus de 400 000 réfugiés rohingyas sont présents le 16 septembre[36] ; mais le pays ne veut pas en accueillir davantage et ferme sa frontière, bloquant ainsi 20 000 civils[33]. La situation d'extrême insécurité qui règne dans les villages rohingyas de l'Arakan, mais aussi l'attitude hostile de l'administration birmane envers elles ont obligé plusieurs ONG, mais aussi le Programme alimentaire mondial à cesser leurs activités dans ces zones[37].

Réactions internationales

L’ASEAN, dont fait partie la Birmanie, a uniquement des buts économiques. Les pays membres n’ont donc entrepris aucune action globale et commune pour accueillir les réfugiés, et encore moins pour faire cesser les violences.

De son côté l'Union européenne a levé les sanctions économiques qui pesaient sur la Birmanie depuis la mise en place de juntes militaires. Elle donne ainsi à la Birmanie l’accès au FMI et à la Banque mondiale. En revanche, concernant les Rohingya, aucune action n’est prévue.

Les États-Unis ont eux aussi permis à nouveau des investissements en Birmanie. Cependant, concernant la minorité musulmane, Barack Obama a déclaré qu’il fallait arrêter de les discriminer. Il se dit prêt à accueillir des réfugiés cependant il accueillerait surtout des réfugiés économiques, ayant pour objectif de travailler et de s’insérer. Il a aussi promis un don de 3 millions de dollars, en faveur de l’Organisation internationale pour les migrations, pour contribuer à gérer la crise. Elle devrait coûter au total environ 26 millions de dollars.

Il y a aussi l’action d’Amnesty International[38], Médecins Sans Frontières[39] , Action Contre la Faim et Solidarités Internationale[40] qui essayent d’agir de leur mieux pour apporter à cette minorité des soins et de l’eau potable. Ces ONG essayent aussi de rendre publique la situation des Rohingyas et de soulever des fonds pour le financement d'aides. Cependant ces aides restent très limitées et la possibilité d’action à l’intérieur de la Birmanie se fait obligatoirement contre le régime de Thein Sein et le mouvement 969. Les risques sont donc importants et entravent largement toutes actions.

Depuis quelques années on voit naitre des associations qui veulent défendre la cause de cette minorité. Par exemple l’association fondée par un Rohingya, Tun Khin[41], qui a réussi à quitter la Birmanie en 1997. Il a créé la BROUK (Burmese Rohingya Organisation in UK) pour se battre contre l’intolérance religieuse et défendre les droits de sa minorité. Par l’intermédiaire de son association il a rencontré des membres du parlement Britannique, du Parlement européen, du Sénat américain et des Nations unies. 

Le Parlement européen a appelé le 7 juillet 2016 la Birmanie à agir pour mettre un terme à la « répression brutale » et aux « persécutions systématiques » contre la minorité musulmane des Rohingyas, un dossier sur lequel la dirigeante Aung San Suu Kyi devrait intervenir davantage, selon lui[42].

En septembre 2017, une lettre ouverte, signée par 18 personnalités, dont 12 lauréats du prix Nobel, a été adressée aux pays membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies afin d’évaluer la situation dans l’Etat d’Arakan[43].

Démographie

Il y aurait un peu moins d'un million de Rohingya en Birmanie[18].

Environ 800 000 Rohingya vivent dans le nord de l'État rakhine, principalement dans les townships ( cantons ) de Maungdaw et Buthidaung et, dans une moindre mesure, Rathedaung [44] . Ils « sont vus par la plupart des Birmans comme des immigrés illégaux du Bangladesh, un ostracisme qui alimente un racisme quasi unanime à leur encontre[45]. » Ils n’ont donc pas de liberté de circulation et s’entassent dans des camps (près de 150 000 en 2013).

Au Bangladesh, dont ils sont originaires, ils vivent dans le dénuement, et sont donc de moins en moins nombreux (environ 300 000) en 2013.

Conditions de vies

En plus de leur condition d'apatrides, les Rohingya subissent de graves violations portant atteintes à leurs personnes et à leurs biens, selon un rapport récent de l'ONG Human Rights Watch intitulé « Tout ce que vous pouvez faire c'est prier »[46]. On leur a interdit tout droit politique (comme voter ou se présenter à une élection), économique (comme tenir un magasin et commercer avec des bouddhistes) ou encore social (comme avoir accès aux soins, se marier et avoir plusieurs enfants). Les dernières lois les concernant sont celles de 2012 qui interdisent tous mariage inter-religieux entre musulmans rohingya et bouddhistes birmans. Une autre loi vise aussi à ralentir leur croissance démographique[47].

Religion

L’islam pratiqué par les rohingyas est un sunnisme auquel se sont ajoutés des éléments issus du soufisme.[réf. nécessaire]

Langue

Article détaillé : Rohingya (langue).

Les Rohingya parlent un dialecte proche du chittagonien[48], lequel est une langue indo-aryenne apparentée au bengali (avec lequel elle n'est cependant pas tout à fait mutuellement intelligible) et essentiellement parlée dans la région de Chittagong au Bangladesh. C'est le dialecte, par exemple, du prix Nobel Muhammad Yunus.

La langue rohingya a été transcrite dans plusieurs écritures :

  • l'alphasyllabaire birman ;
  • l'alphabet hanifi, un nouvel alphabet dérivé de l'arabe avec l'addition de quatre caractères latins et birmans ;
  • une adaptation récente de l'alphabet latin. Elle emploie les 26 lettres de A à Z et 2 lettres supplémentaires : Ç (pour le ɽ rétroflexe) et Ñ (dénotant une voyelle nasale). Pour représenter au plus près la phonologie rohingya, l'alphabet utilise également cinq voyelles accentuées (á, é, í, ó, ú).

Notes et références

Traduction

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Rohingya people » (voir la liste des auteurs).

Notes

  1. (en) Marwaan Macan-Markar, « Ethnic Cleansing of Muslim Minority in Myanmar? », Inter Press Service (consulté le 23 août 2013)
  2. (en) « Myanmar Rohingya refugees call for Suu Kyi's help », Agence France-Presse (consulté le 23 août 2013)
  3. Homeless in Karachi – Outlook India
  4. SRI On-Site Action Alert: Rohingya Refugees of Burma and UNHCR’s repatriation program – Burma Library
  5. From South to South: Refugees as Migrants: The Rohingya in Pakistan Huffington Post
  6. (en) Irfan Husain, « he Lady’s Dilemma Over Myanmar's Rohingya », Dawn (consulté le 23 août 2013)
  7. (en) Jamil Maidan Flores, « Karma and killings in Myanmar », The Jakarta Globe (consulté le 23 août 2013)
  8. Ethnic cleansing in Myanmar - No place like home sur The Economist
  9. Les Rohingya (sans « s » final) ou les Rohingyas (avec), les deux usages se rencontrent (cf. liste des sources en français à la fin de l’article).
  10. Voir sur soas.ac.uk, p.43 et 55.
  11. Al Jazeera, « Mass Graves for Mynamar's Rohingya », 9 août 2012.
  12. The Express Tribune, « The Plight of Rohingya Muslims », 27 juillet 2012.
  13. (en) « Rohingya etymology at Oxford Dictionary », Oxford University Press (consulté le 11 février 2015)
  14. Jacques P. Leider, « Rohingya: A historical and linguistic note », sur Network Myanmar, Network Myanmar, (consulté le 9 février 2015)
  15. Francis Buchanan-Hamilton, « A Comparative Vocabulary of Some of the Languages Spoken in the Burma Empire », The Asiatic Society, vol. 5,‎ , p. 219–240 (lire en ligne)
  16. Azeem Ibrahim, The Rohingyas: Inside Myanmar's Hidden Genocide, Oxford University Press, 24-25 p.
  17. Jonassohn et Solveig Björnson 1998, p. 262
  18. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Martin Michalon, « Religions, politique et espace(s) : « la question rohingya » en Birmanie (Myanmar) », sur Géoconfluence,
  19. « Birmanie : violences et apartheid contre les Rohingya » - article du Ceri de novembre 2012.
  20. Le Monde Diplomatique 11.2014
  21. « La Birmanie refuse un bureau à l'organisation des pays musulmans », Le Nouvel Observateur, 15 octobre 2012.
  22. (en) « "All you can do is pray": Crimes Against Humanity and Ethnic Cleansing of Rohingya Muslims in Burma’s Arakan State », sur http://www.hrw.org/,
  23. « Les Rohingyas, persécutés et oubliés », sur Courrier international (consulté le 4 avril 2016)
  24. « Focus sur la situation des Rohingyas », sur http://www.info-birmanie.org/,
  25. « Le HCR réclame des mesures pour éviter les tragédies de boat people dans le golfe de Bengale », sur http://www.unhcr.fr/,
  26. Voir sur lemonde.fr.
  27. Voir sur rfi.fr.
  28. Voir sur rfi.fr.
  29. « Persécution des Rohingyas : un charnier découvert en Thaïlande - Asie-Pacifique - RFI », sur rfi.fr (consulté le 20 mars 2016).
  30. Bruno Philip, En Birmanie, la guérilla des Rohingya passe à l’offensive, Le Monde, 28 août 2017.
  31. « Des milliers de Rohingya passent de la Birmanie au Bangladesh », Le Monde, 6 décembre 2016.
  32. Birmanie : au moins 71 morts dans une attaque menée par des rebelles musulmans rohingya, Le Monde, 25 août 2017.
  33. a et b Birmanie : les combats entre l'armée et les rebelles rohingyas ont fait près de 400 morts, Franceinfo avec Reuters, 1er septembre 2017.
  34. En Birmanie, une guérilla rohingya sommaire mais déterminée, AFP, 1er septembre 2017.
  35. [ http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/09/04/crise-humanitaire-sans-precedent-en-birmanie_5180667_3216.html] "Le Monde" , 4 septembre 2017
  36. « Plus de 400 000 réfugiés rohingya : le Bangladesh, démuni, alerte l’ONU », sur Le Monde,
  37. Birmanie: l’exode forcé des Rohingyas, Arnaud Vaulerin, Libération, 4 septembre 2017
  38. « Réfugiés rohingyas : victimes de la traite, frappés ou tués pour de l'argent | Amnesty International France », sur www.amnesty.fr (consulté le 6 mars 2016)
  39. « La terrible histoire des Rohingya | Médecins Sans Frontières », sur www.msf-azg.be (consulté le 6 mars 2016)
  40. Hélène, « Rohingyas, les damnés de l’Asie - Solidarités International », sur Solidarités International (consulté le 6 mars 2016)
  41. « Rencontrez Tun Khin, leader rohingya, à Paris le 10 juin ! | Info Birmanie », sur www.info-birmanie.org (consulté le 29 février 2016)
  42. « La Birmanie doit protéger les Rohingyas » (UE) sur lefigaro.fr.
  43. « 12 prix Nobel appellent à faire cesser les violences contre les Rohingyas. News-front, 14.09.2017 »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 19 septembre 2017)
  44. Gabriel Defert,Les Rohingya de Birmanie, Arakanais, musulmans et apatrides [ https://www.amazon.fr/Rohingya-Birmanie-Arakanais-musulmans-apatrides-ebook/dp/B00ZI1BXN4/ref=dp_kinw_strp_1#reader_B00ZI1BXN4]
  45. « Les violences communautaires en Birmanie, “une tragédie internationale” », Le Monde.fr, 15 novembre 2012.
  46. Rapport disponible en anglais.
  47. La-Croix.com, « En Birmanie, les Rohingyas rejettent une loi limitant la natalité », sur La Croix (consulté le 20 mars 2016)
  48. Reconnu par l'Organisation internationale de normalisation sous le code ISO 639-3 « rhg »ISO 639 Code Tables – SIL International.

Annexes

Bibliographie

  • Pascal Arcaro et Loïs Desaine, La junte birmane contre l’ennemi intérieur : le régime militaire, l’écrasement des minorités ethniques et le désarroi des réfugiés rohingya, Paris, l’Harmattan, , 278 p. (ISBN 978-2-296-06209-2)
  • Gabriel Defert, Les Rohingya de Birmanie : Arakanais, musulmans et apatrides, Montreuil, Aux lieux d’être éd., , 302 p. (ISBN 978-2-916063-28-7)
  • Romain Geoffroy, « Qui sont les Rohingya, peuple oublié des élections birmanes ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  • Habiburahman et Sophie Ansel, Nous les innommables, un tabou birman, Steinkis, (ISBN 979-1090090132)
  • (en) Kurt Jonassohn et Karin Solveig Björnson, Genocide and Gross Human Rights Violations in Comparative Perspective, Transaction Publishers, (lire en ligne), p. 262–265
  • Warda Mohamed, « Des apatrides nommés Rohingyas », Le Monde diplomatique.fr,‎ (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei
  • « Les Rohingya sont-ils victimes d’un crime contre l’humanité ? », sur le site de France Culture, (consulté le 22 décembre 2016).
  • (en) « Rohingya »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 19 septembre 2017), Banglapedia.