Bosch (entreprise)

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Robert Bosch
logo de Bosch (entreprise)
Logotype de Robert Bosch
illustration de Bosch (entreprise)

Création 1886
Fondateurs Robert Bosch
Forme juridique Gesellschaft mit beschränkter Haftung (GmbH, société à responsabilité limitée)
Slogan Des technologies pour la vie
Siège social Gerlingen (Bade-Wurtemberg)
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Direction Volkmar Denner (en) (depuis )[1]
Actionnaires Robert Bosch Stiftung  92 %, sans droits de vote (Beteiligung) ; famille Bosch, 8 % et 7 % des droits de vote ; Robert Bosch Industrietreuhand KG, 0,01 % et 93 % des droits de vote (en 2008)
Activité Équipement automobile
Électroménager
Appareillage de chantier
Produits Outil mécanisé (en) et appareil ménager
Filiales Bosch Siemens Hausgeräte, Bosch Rexroth, Robert Bosch (), Bosch Corporation (), Bosch (China) Investment (), Robert Bosch Limited (), Robert Bosch (Australia) (), Bosch Ltd. (), Robert Bosch (), Robert Bosch Taiwan (), Robert Bosch (), Robert Bosch (), Bosch Diesel (), Bosch Engineering (), Bosch Sicherheitssysteme (), Bosch Thermotechnik (), ETAS Group (en), Robert Bosch Automotive Steering (), Robert Bosch Battery Systems (), Bosch Solar Services et Robert Bosch ()
Effectif 409 900 (1er janvier 2019)[2]
SIREN 572067684
Site web www.bosch.com

Chiffre d'affaires 78 milliards € (en 2017)
Résultat net 4,5 milliards € (en 2015)[2]
Le siège de l'entreprise à Gerlingen près de Stuttgart

Robert Bosch GmbH est une multinationale allemande fondée par Robert Bosch en 1886. Ses principaux centres d'activités sont :

Histoire

Article détaillé : Robert Bosch.

L'entreprise est créée en 1886 par Robert Bosch[3].

Actuellement, Bosch fait partie des trois grands équipementiers automobile mondiaux. En 2012, il employait 306 000 employés (dont environ 40 % en Allemagne et moins de 5 % en France). Avec un capital social d'environ 1,2 milliard d'euros, Robert Bosch GmbH est l'une des plus grandes GmbH en Allemagne. Dans ce pays, la société dispose de 118 800 employés dans 80 sites, tandis que dans 50 pays à travers le monde, Bosch emploie 303 000 personnes dans près de 260 sites. En 2012, son chiffre d'affaires mondial s'élevait à 52,3 milliards d'euros, ce qui en fait le plus élevé chiffre d'affaires de son histoire réalisé après la crise de 2009 qui engendra une perte nette de 1,2 milliard d'euros.

Son siège social est situé à Gerlingen, près de Stuttgart. Franz Fehrenbach en était le président-directeur général depuis le .

Bosch rachète l'entreprise italienne de fabrique d'outils de menuiserie industrielle Freud (Frese Udinesi) à son patron Giampaolo Pozzo en 2008[4].

Depuis le , Volkmar Denner en est le président-directeur général[5].

En 2010, 241 salariés ont été licenciés dans l'entreprise française[6].

En septembre 2014, Bosch acquiert les 50 % qu'il ne détenait pas déjà dans ZF Lenksysteme permettant à ZF Friedrichshafen de finaliser son acquisition de TRW Automotive[7].

En septembre 2014, pour financer l'acquisition de l'entreprise américaine d'équipement parapétrolier Dresser-Rand, Siemens vend sa participation de 50 % dans la joint-venture Bosch Siemens Hausgeräte à Bosch pour trois milliards d'euros[8].

En juillet 2019, Bosch annonce la vente de ses activités dans les machines d'emballages au fonds d'investissement CVC[9].

Principales sociétés du groupe Bosch en Allemagne

  • Beissbarth (100 %)[10]
  • Blaupunkt (100 %) (production de radio jusqu'en 2008, appartient maintenant à Aurelius)
  • Robert Bosch Car Multimedia (100 %) (depuis 2008 elle remplace Blaupunkt auprès de Bosch)
  • Bosch Sensortec (100 %)
  • Bosch Engineering (100 %)
  • Robert Bosch Tool Corporation USA (100 %), avec sa filiale Dremel Corporation
  • Bosch Emission Systems (100 %)
  • Bosch Rexroth (100 %)
  • Bosch Siemens Hausgeräte (100 %)
  • Bosch Sicherheitssysteme (100 %)
  • Bosch Sicherheitssysteme Montage und Service (100 %)
  • Bosch Thermotechnik (100 %) (voir Junkers, Buderus, Loos International et Bosch KWK Systeme)
  • ETAS (100 %)
  • Bosch Automotive Steering (100 %) (précédemment ZF Lenksysteme)
  • AIG Planungs- und Ingenieurgesellschaf (100 %)
  • Hawera Probst (100 %)
  • Bosch Mahle Turbo Systems (50 %) ; avec Mahle
  • SB LiMotive (50 %) ; avec Samsung SDI (jusqu'en fin 2012)
  • Bosch Solar Energy (100 %), jusqu'en septembre 2009 ErSol Solar Energy (96,89 %)
  • Robert Bosch Healthcare (100 %)
  • Bosch Software Innovations (100 %)
  • Bosch Power Tec (100 %)
  • Bosch Battery Solutions (100 %)

En France, les marques principales de Bosch sont Bosch, Bosch Rexroth, Blaupunkt, Skil, Dremel, e.l.m. Leblanc. En 2011, Bosch emploie 8 200 personnes en France avec un chiffre d'affaires de trois milliards d'euros, et 1,2 milliard d'euros à l'exportation.

Aperçu de la société

Industrie automobile

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Le Groupe Bosch a été en 2004 et pour la première fois le plus grand fournisseur automobile. En 2005, Bosch a généré avec son plus grand secteur d'activité, l'équipement automobile, 26 milliards d'euros de chiffre d'affaires (soit 61,9 % du chiffre d'affaires total en 2005). La zone est divisée en secteurs d'activité DS - Systèmes diesel avec les dispositifs d'injection, le contrôle moteur et le post-traitement à l'échappement, GS - Systèmes essence, CC - Chassis Control Systems (par exemple ABS, ESP), CB - Chassis Systems Brakes (par exemple freins, servo frein), SG - Starter moteurs et générateurs, ED - Electrical Drives, CM - multimédia, AE - l'électronique automobile (dispositifs de commande, dispositifs de semi-conducteurs et capteurs), AS - systèmes de direction et AA - Automotive Aftermarket (pièces de rechange, des concepts de franchise pour les ateliers de réparation gratuite : Service de Bosch, depuis 2009, celle de ZF AutoCrew. Les revenus AA en 2007 étaient de 3,5 milliards d'euros de CA).

En 2004, la part du diesel en Europe de l'Ouest a augmenté de 48 %. Bosch a influencé de manière significative cette tendance. Avec la troisième génération Common Rail, Bosch a amélioré le système le plus avancé sur le marché tant en termes de performance que de consommation ou de pollution. En outre, Bosch travaille avec Denso pour développer un filtre à particules. Un système de dosage de carburant diesel dans le gaz d'échappement pour la régénération du filtre à particules est également envisagé.

Une nouvelle étape dans la ligne de produit DS fut le système SCR, Denoxtronic, qui est produit depuis 2004. La deuxième génération Denoxtronic 2 est sur le marché depuis la mi-2006. Le but de ces produits est la réduction des oxydes d'azote par l'injection d'un milieu réducteur (AdBlue) dans le système d'échappement des véhicules. La conversion des oxydes d'azote en azote et en eau a lieu dans le catalyseur SCR.

En 1995, Bosch a été le premier à offrir le Programme de stabilité électronique (ESP) sur le marché. Le pourcentage de véhicules équipés de l'ESP parmi les voitures particulières nouvellement immatriculées en Europe en 2004 était de 17 %. L'Allemagne, la Suède et l'Espagne ont été les premiers marchés où l'ESP a connu le succès.

La Division Automotive Electronics a depuis 1971 des usines de semi-conducteurs (Fab) à Reutlingen. Depuis 1995, il dispose d'une usine de production de puces sur plaquette de six pouces et en mars 2010, une nouvelle usine de puces sur plaquettes de 200mm a été ouverte (200 mm). La nouvelle usine a coûté 600 000 000 €, ce qui en fait le plus important investissement dans l'histoire du Groupe Bosch. En 2020 , une nouvelle usine de production de puces sur plaquettes de 300 mm sera ouverte à Dresde.

En tant qu'équipementier automobile, Bosch est membre de l'association européenne CLEPA.

Actionnariat

En tant que société à responsabilité limitée, et malgré sa taille et sa notoriété, Robert Bosch GmbH n'est pas cotée en bourse et ne verse donc pas de dividendes. Conformément aux volontés de Robert Bosch, la Fondation Bosch (Bosch Stiftung) est créée par ses descendants, sa fille Eva et son petit-fils Christof, en 1964. Lors de cette opération, les héritiers renoncent à 92 % du capital de l'entreprise au profit exclusif de la Fondation. Les deux enfants, Eva et Robert Jr., conservent chacun 4 % du capital et des droits de vote au sein du conseil d'administration. Pour gérer cette Fondation, les héritiers décident de créer une filiale qui s'appelle Robert Bosch Industrietreuhand KG. Elle ne détient aucune part dans l'entreprise mais dispose de 93 % des droits de vote. Cette structure est une société en commandite par action administrée par une fiducie (Treuhand) indépendante composée d'une dizaine d'administrateurs et présidée par le Dr Kurt Liedtke et Christof Bosch. Les héritiers perçoivent une rente annuelle qui ne représente qu'une infime partie des bénéfices du groupe lesquels sont intégralement reversés à la Fondation après soustraction des dépenses d'investissement et de recherche et développement du groupe Bosch à travers le monde. Christof Bosch est également le porte-parole des intérêts de la famille Bosch.

Équipe dirigeante

Leaders importants de la société, Hans Lutz Merkle  était le directeur général de 1963 à 1984, puis Hermann Scholl  de 1993 à 2003. Franz Fehrenbach  était le PDG de Bosch de 2003 à 2012. Depuis le , Hermann Scholl est président d'honneur du groupe Bosch.

Controverses

Deuxième Guerre mondiale

D'après le magazine allemand WirtschaftsWoche, l'entreprise aurait employé vingt mille détenus issus des camps de concentration[11].

Rôle dans l'affaire Volkswagen

L'entreprise Bosch a eu un rôle dans l'affaire Volkswagen. En effet, elle a mis à disposition du groupe Volkswagen en 2007 le logiciel permettant de diminuer frauduleusement les émissions polluantes d'un de ses moteurs Diesel lors des contrôles d'homologation. Ceci dans le but de réaliser des « tests (internes) » et en l'avertissant toutefois que son utilisation sur des véhicules était « illégale »[12],[13].

Références

  1. « https://assets.bosch.com/media/global/bosch_group/our_figures/pdf/bosch-annual-report-2016.pdf »
  2. a et b http://www.bosch-presse.de/presseforum/details.htm?txtID=7513&locale=de
  3. (en) « Our history », sur Bosch Global (consulté le 4 janvier 2018)
  4. (en) « Bosch Media Service Start Page - Bosch Media Service », sur Bosch-presse.de (consulté le 10 avril 2017)
  5. « Volkmar Denner », sur www.bloomberg.com (consulté le 21 mars 2018)
  6. « Les D-Boschés fin prêts avant les prud'hommes », sur Le Parisien, (consulté le 26 mars 2015)
  7. Edward Taylor, Bosch to buy remaining stake in ZF's steering unit, Reuters, 15 septembre 2014
  8. Siemens to sell stake in household appliances JV for 3 billion euro, Reuters, 22 septembre 2014
  9. « Bosch agrees to sell packaging unit to buyout firm CVC », sur Reuters,
  10. Homepage des Tochterunternehmens Beissbarth GmbH sur beissbarth.com
  11. « Comment les nazis ont aidé les entreprises allemandes Bosch, Mercedes, Deutsche Bank et VW à devenir riche », sur Atlantico,
  12. « Scandale Volkswagen : Bosch aurait fourni le logiciel tricheur », sur Le Figaro, (consulté le 27 septembre 2015)
  13. « Bosch, l'autre icône allemande au cœur du scandale Volkswagen », sur Le Monde, (consulté le 14 octobre 2015)

Voir aussi

Liens externes

  • (en) Site officiel
  • Site de la filiale française
  • Site de la filiale belge