Robert Audemard d'Alançon

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Robert Audemard d'Alançon

Naissance
Remiremont (France)
Décès (à 100 ans)
Paris (France)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Grade Général de brigade
Années de service 1935-2010
Commandement 3e brigade blindée, en Allemagne
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur

Robert-Jacques Audemard d’Alançon, né en 1909 à Remiremont (Vosges), mort en 2010 à Paris, est un général de brigade français. Il a combattu à la bataille de 1939-1940, a participé à la Libération de la France, a fait aussi la Guerre d’Indochine, puis celle d'Algérie. Il est mort centenaire en 2010.

Biographie

Robert Audemard d’Alançon naît à Remiremont, le , dans une famille qui compte plusieurs officiers depuis le XIXe siècle. Il entre à Saint-Cyr, promotion Mangin, et en sort lieutenant. Il se marie le 3 avril 1934 avec Madeleine Didierjean, dernière fille du commandant Charles Didierjean, mort pour la France en 1914, avant de partir au Maroc. Il y reste de 1935 à 1937, avant que n’éclate la Seconde Guerre mondiale.

Seconde Guerre mondiale

Il sert comme lieutenant au Maroc (1935-37)[1],[2]. Puis à la bataille de France en 1940, où il est fait prisonnier à Thieulloye-L'Abbaye le 6 juin 1940[2],[3]. Il s’évade pour reprendre le combat au sein du 12e régiment de cuirassiers (2e division blindée du général Leclerc). Il est alors capitaine. Le 23 août 1944, il est blessé sur l’esplanade des Invalides[2],[3]. Le 25 novembre 1944, avec l'aspirant Braun, il obtient la reddition sans combat du fort Ney et du général Vaterrodt, Gouverneur Militaire allemand de Strasbourg, faisant 626 prisonniers[4].

Guerres d'Indochine et d'Algérie

Il participe comme lieutenant-colonel à la guerre d'Indochine en tant que Chef de Corps du 1er Régiment de Chasseurs à Cheval et est à nouveau grièvement blessé le 15 juillet 1954 et quitte le Tonkin en avril 1955. Il est ensuite nommé Directeur de l'Instruction à l'École de Cavalerie de Saumur jusqu'en septembre 1958. Puis il participe à la guerre d'Algérie[2],[3]. Comme chef d’État-Major du Corps d'Armée de Constantine, il assure en particulier le maintien de l'ordre à Constantine au moment des barricades d'Alger, et sera amené à témoigner au procès du général Vanuxem en 1963[5],[6].

A la suite de sa carrière

Il termine sa carrière comme commandant de la 3e Brigade Blindée, à Wittlich en Allemagne[7]. Après sa retraite, il est le délégué général de l’Association des parents pour la promotion de l’enseignement supérieur libre (APPESL), qui devient plus tard l’Association pour la promotion de l’enseignement supérieur libre, fondée en 1967 et présidée par Aimé Aubert[8].

Il est fait Grand-croix de la Légion d'honneur par un décret du 6 novembre 2009[9]. Il meurt centenaire l’année suivante, le , à Paris.

Distinctions

Famille

Il est le fils du colonel Marcel Éric Audemard d'Alançon, aide de camp du général Nivelle en 1917 et d'Hélène Saska. Ses frères Marcel et Éric ont suivi également une carrière militaire. Ils ont pour aïeul Jean-Louis-Antoine-Frédéric Audemard d'Alançon, contrôleur général des armées de première classe et le général de brigade Charles Saski.

Notes et références

  1. Site Mémoire et espoirs de la Résistance
  2. a b c et d Site de la Fédération Nationale des Combattants volontaires
  3. a b et c Site du journal Libération
  4. Paul de Langlade, En suivant Leclerc, Au fil d’Ariane, , p. 320 ss
  5. Legris 1963.
  6. Gauvin 1963, p. 93.
  7. Le Monde 1963.
  8. Les Cahiers du CEPEC, n° 39, 53e dîner-débat du Centre d'études politiques et civiques du 22 janvier 1969 consacré à la FACO
  9. Legifrance. Décret du 6 novembre 2009

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean Gauvin, Le Procès Vanuxem, Éditions Saint-Just, .
  • Rédaction Le Monde, « Nouvelles militaires », Le Monde,‎ .
  • Michel Legris, « " Le général Vanuxem est totalement innocent ", affirme le Général Allard devant la Cour de Sûreté », Le Monde,‎ .

Webographie