Richelieu (Indre-et-Loire)

Richelieu
Richelieu (Indre-et-Loire)
Entrée fortifiée de Richelieu.
Blason de Richelieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Hervé Novelli
2014-2020
Code postal 37120
Code commune 37196
Démographie
Gentilé Richelais
Population
municipale
1 755 hab. (2016 en diminution de 7,34 % par rapport à 2011)
Densité 345 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 54″ nord, 0° 19′ 28″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 77 m
Superficie 5,09 km2
Localisation

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Richelieu
Liens
Site web ville-richelieu.fr

Richelieu est une commune française située dans le département d’Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ville neuve édifiée entre 1631 et 1642, elle porte l’empreinte de son fondateur et commanditaire, le cardinal de Richelieu, et constitue un témoignage remarquable de l’urbanisme du XVIIe siècle[1]. « Cité idéale » dessinée par le célèbre architecte Jacques Lemercier, elle est basée sur un plan en damier sur le modèle des villes romaines ou des bastides médiévales. Elle s’articule autour de deux places, la place Royale et la place du Cardinal, et est ceinte de remparts et de portes monumentales. C’est aujourd’hui un site patrimonial de premier plan, inscrit dans un périmètre de protection et bénéficiant d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur depuis 1997.

Aux confins de la Touraine, de l'Anjou et du Poitou, la cité est aujourd’hui limitrophe du département de la Vienne et de la région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Localisation et communes limitrophes

Richelieu est située au sud de Chinon, à l'ouest de Sainte-Maure-de-Touraine dans le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. En outre, le village richelais appartient au canton de Sainte-Maure-de-Touraine, lequel prend place au sein de l'arrondissement Chinonnais, dans le département d'Indre-et-Loire, dans le Centre-Val de Loire.

La commune la plus proche est Chaveignes, dont le lieu-dit la Coupure du Parc touche immédiatement l'accès est de la ville[2]. Chaveignes est situé à 4,1 kilomètres au nord-est[2]. Vient ensuite Braye-sous-Faye, à 4,7 kilomètres[2]. Il faut noter que le parc du château s'étend jusqu'à ces différentes communes, la Coupure du Parc (comme son nom l'indique) au nord, Braye-sous-Faye au sud et un troisième village : Braslou à l'est[2].

La ville de Richelieu est limitrophe du département de la Vienne et de la région Nouvelle-Aquitaine[2] ; il faut d'ailleurs noter que l'on parlait de Richelieu « en Poitou » avant le découpage actuel des départements (cf. Histoire de la Ville) ; les communes limitrophes de Richelieu du côté sud et ouest sont situées dans le département de la Vienne. Nueil-sous-Faye au sud-ouest et Pouant à 4 à l'ouest[2].

Au nord de Richelieu, se trouve la commune de Champigny-sur-Veude, à 6 kilomètres via la départementale 749[3].

Lieux-dits et écarts

  • « Le Poteau » : ce lieu-dit, dont le toponyme est probablement associé à un poteau antérieurement planté le long de la route dite de la « Québrie », se situe dans les marges septentrionales de la commune richelaise[3]. En outre, il est distant d'environ 150 mètres de la ville de Champigny-sur-Veude, localisée au Nord, et se trouve longé par la route départementale 749 reliant Chinon à Richelieu, à l'Est[3]. Les cadastres d'époques révolutionnaire et napoléonienne ont été les premiers documents officiels faisant état de ce lieu-dit[3].

Hydrographie

Réseau hydrographique de Richelieu.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 2,96 km, comprend un cours d'eau notable, la Mable (1,709 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[4],[5].

La Mable, d'une longueur totale de 25,3 km, prend sa source à une altitude de 137 m sur la commune d'Orches et se jette dans la Veude à Champigny-sur-Veude, à 43 m d'altitude, après avoir traversé 9 communes[6]. Sur le plan piscicole, la Mable est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

Relief et géologie

La commune, à l'instar de ses environs immédiats, se développe au sein d'une dépression topographique, laquelle est encadrée par une série de plateaux dont l'altitude est supérieure à 100 mètres[3].

La partie septentrionale de la commune repose sur une assise géologique constituée de sables de type glauconieux, à composante argileuse, de couleur rousse et dont la formation résulte de la période du Cénomanien (début du Crétacé supérieur, ère secondaire)[3]. Cette couche stratigraphique possède une composante argileuse complétée par la présence de marnes[3].

Histoire

La ville présentée dans Topographia Galliæ en 1657, bibliothèque Carnegie (Reims).

Quelques témoignages matériels, mis en évidence lors de prospections archéologiques, révèlent que le territoire de Richelieu aurait connu une présence humaine dès la période du Néolithique[8].

Au Haut Moyen Âge, Richelieu se révèle être le lieu d'implantation d'un site funéraire[9]. Cette nécropole, d'époque mérovingienne, est localisée au lieu-dit du « Poteau »[9]. Le cimetière, constitué d'une trentaine de sépultures à sarcophages ou en pleine terre, et dont les fouilles ont permis de retrouver un riche ensemble de mobiliers funéraires, connaît une utilisation jusqu'au Bas Moyen Âge[9].

Le Plessis-Richelieu était d'abord un fief des Clérambault/Clérembault, importante famille de la noblesse poitevine/angevine qui possédait notamment Beçay (Bessay, Bessé : à Saint-Léger-de-Montbrillais), Le Plessis-Clérambault, la Plesse (à Avrillé et Saint-Clément-de-la-Place), Chantebuzin (Champ de Buzin à Grand'Landes plutôt que Chantebuzin à Reffannes), Palluau, etc. Au XVe siècle, Perrine de Clérambault avait épousé Geoffroi du Plessis (1422-après 1477),[11] : ils sont des ancêtres directs du cardinal de Richelieu, et Beçay et Le Plessis-Richelieu furent donnés en décembre 1488 par Louis de Clérambault à son cousin François Ier du Plessis, fils aîné de Geoffroi du Plessis et Perrine de Clairambault, et trisaïeul du cardinal. Quant aux du Plessis, leur berceau était au Plessis en Angles et Néons ; ils étaient aussi seigneurs de la Valinière à Neuilly, la Vervolière et la Chappellière à Coussay-les-Bois, Haulmont à Usseau, Coussay en Mirebalais, etc.

La fondation du village richelais, qui s'est effectuée au cours du XVIIe siècle, semble résulter d'une « création ex-nihilo »[8].

Après avoir racheté le village de ses ancêtres, le cardinal de Richelieu confie à l'architecte Jacques Lemercier, concepteur de la Sorbonne et du Palais-Cardinal (actuel Palais-Royal à Paris), la tâche de concevoir et de réaliser un château et une ville nouvelle, manifeste de son pouvoir et de son ambition. Il venait en effet d'obtenir de Louis XIII l'autorisation de bâtir « un bourg clos de murailles et de fossés et de bâtir une halle ». Autorisation était également faite d'y établir quatre foires annuelles et deux marchés par semaine.

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La halle couverte.
Détail de la toiture de la halle couverte.
La sénéchaussée de Saumur en Anjou au XVIIIe siècle.

La construction de l'ensemble s'étala de 1631 à 1642, date de la mort du cardinal, et mobilisa plus de 2 000 ouvriers. La ville, organisée sur un plan hippodamien, représente une surface rectangulaire de 700 mètres de long sur 500 mètres de large. Ceinte de murs et de douves, elle est accessible par trois portes monumentales, une quatrième, factice, est construite pour respecter la symétrie de l'ensemble. Jean de La Fontaine loua « la magnificence et la grandeur » du château, qu'il qualifia de « plus beau village de l'univers ».

Le plan urbain s'articule autour de deux places symétriques : la place Royale (actuelle place des Religieuses) et la place du Cardinal (actuelle place du Marché), sur laquelle sont regroupés le presbytère, l'auditoire (actuellement la mairie), la halle couverte et les commerces.

Afin d'en assurer le peuplement rapide, le cardinal exempte la ville d'impôts. En contrepartie, les acquéreurs des parcelles constructibles cédées gratuitement s'engagent à y construire dans les deux ans un « pavillon » ou une maison selon les « plans et devis déposés au greffe » de la ville, tout en étant obligés de prendre pour entrepreneur l'un des deux choisis par le cardinal : MM. Thiriot ou Barbet. Un registre précis des transactions est tenu, ce qui permet aux historiens de connaître aujourd'hui la liste des propriétaires originels de la ville, des notables proches de Richelieu qui regrettent leur investissement à la mort du cardinal puisque leurs hôtels qui valaient initialement 10 000 livres ne se vendaient plus que 2 000 livres[12].

La ville de Richelieu est rattachée à la sénéchaussée de Saumur. On y installe également, dès la fondation de la ville, l'un des seize « greniers à sel » (tribunal spécial destiné à juger les litiges sur la gabelle) que compte l'Anjou.

À la mort du cardinal en 1642, la ville est un temps désertée, Les hôtels de la Grande Rue, délaissés par leurs propriétaires, ne sont rachetés qu'à la fin du XVIIe siècle par les familles de la région. Au siècle suivant, placée sous la protection des ducs de Richelieu, la ville devient prospère et sa population augmente. En 1793 sont recensés 3205 habitants. Le château est transformé par le maréchal de Richelieu, Louis-François Armand de Vignerot (1696-1788), et mis au goût du jour[13].

En 1790, lors de la convocation des États généraux, les représentants de la ville de Richelieu siégeront avec ceux de Mirebeau dans la délégation de Saumur au sein de la généralité de Tours. La même année, Richelieu est séparée du Saumurois pour intégrer le tout nouveau département d'Indre-et-Loire.

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Economie

L'entreprise "Arts et Meubles de France" plus gros fabricant français de meubles copie d'ancien employait 150 personnes sur un site de 10.000 m² au nord de la commune. Créée en 1981, elle a fermé ses portes en 2012[14].

Le principal employeur de Richelieu est un spécialiste de la restauration de bâtiments anciens soit 123 personnes dans ses deux entités "Franck Beun Habitat" et "Franck Beun Edifice"[15].

Transports

  • Réseau régional Rémi (Autocars)

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi [16] (anciennement Touraine Fil Vert) permet de relier Richelieu à de multiples communes.

Un service Rémi + à la demande [17] est également disponible, à destination de Chaveignes.

Politique et administration

Liste des maires successifs

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Hervé Novelli UMP-LR Ancien député d'Indre et Loire (1993-1997, 2002-2012)
Ancien conseiller régional (2010-2015), ancien secrétaire d'État (2007-2010)
ancien chef d'entreprise, ancien député européen (1999-2002), ancien conseiller général (1997-2004)
2001 2008 Pierre Gravel   Notaire, chevalier de l'Ordre National du Mérite
1995 2001 Robert Dereux   Médecin
1989 1995 Gabriel Coquerie DVD Pharmacien, conseiller général (1992-1997)
1958 1989 Marcel Fortier RPR Médecin, conseiller général d'Indre et Loire (1958-1985), sénateur d'Indre et Loire (1965-1992)
chevalier de la Légion d’honneur
1946 1958 Louis Sevestre DVD Médecin, ancien député de la Vienne (1928-1932), chevalier de la Légion d’honneur
1937 1946 Fernand Moulin   Vétérinaire
1925 1937 Oscar Pichereau    
1919 1925 Charles Perrot    
1898 1919 Eugène Bridel Radical Conseiller général (1899-1919)
1888 1898 Paul Orillard    
1885 1888 Henry Jarry   Conseiller général (1886-1888)
1882 1885 Jules Lunet    
1875 1882 Léonide Froget    
1867 1875 Pierre Paul Hulin Centre droit Négociant, sous-préfet, représentant à l'Assemblée Nationale (1871-1875)
1846 1867 François Delassus    
1835 1846 M. Ragonneau    
1834 1835 André Delamothe    
1830 1834 René Froget    
1826 1830 Louis Torterue    
1815 1826 Charles Martin    
1812 1815 Armand Jahan    
1801 1812 Jean Delamothe    
1791 1801 Jean François Palteau    
1789 1791 Jean René Torterue    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2016, la commune comptait 1 755 habitants[Note 1], en diminution de 7,34 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 2053 1523 1172 8172 7822 9142 8202 6602 649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5932 6012 6412 5422 4182 4232 4712 3642 318
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3052 2812 1241 9571 8611 6981 7821 9152 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 0042 2142 4442 4332 2232 1651 9931 9711 950
2013 2016 - - - - - - -
1 8031 755-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

École maternelle

  • École maternelle Jean-de-La-Fontaine

Écoles primaires

  • Ecole Armand Jean du Plessis-Ecole du Socle (les deux anciennes écoles ont fusionné en une seule école élémentaire)
  • École privée primaire du Sacré-Cœur

Collèges

  • Collège le Puits de la Roche
  • Collège privé du Sacré-Cœur

Lycées les plus proches

Il n'existe pas de lycée à Richelieu. Les établissements les plus proches sont les suivants :

  • LEAP la Perrière - La Roche Rigault (La Roche-Rigault) ;
  • Lycée professionnel Marc-Godrie (Loudun) ;
  • Lycée Guy-Chauvet (Loudun) ;
  • Lycée Rabelais (Chinon) ;
  • Section d'enseignement professionnel du lycée Rabelais (Chinon) ;
  • Lycée privé Saint-Joseph (Chinon) ;
  • Lycée d'Enseignement Professionnel Joseph-Cugnot (Chinon).

Santé

EHPAD Marcel Fortier (Établissement Hospitalier pour Personnes Âgées Dépendantes) a été créé en 1970 (8 rue du Bois-de-l'Ajonc). Établissement accueillant 95 personnes.

Depuis octobre 2011, la ville est dotée d'une maison de santé, installée route de Loudun. Elle accueille trois médecins, deux dentistes, deux infirmiers, un kinésithérapeute et une psychologue.

Culte

Le culte catholique est représenté à Richelieu par la paroisse Saint Vincent-de-Paul (doyenné de Chinon, diocèse de Tours). Le prêtre responsable de la paroisse est l'abbé Patrick Pouplin. Les offices ont lieu dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Du fait de son caractère unique et relativement bien préservé, cette « cité idéale » du XVIIe siècle fait l'objet de mesures de protection architecturales. La ville comprise à l'intérieur des remparts et comprenant 28 hôtels particuliers est inscrite depuis un arrêté du , avec un périmètre de protection de 500 mètres au-delà des remparts. De plus, un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) a été mis en place le , aboutissement d'une récente prise de conscience par les habitants de la commune de la qualité et de la valeur de leur ville.

Château

L'élément principal de cette ville était le château du cardinal, aujourd'hui détruit.

Article détaillé : Château de Richelieu.

Hôtels particuliers de la Grande rue

Parmi les 28 hôtels particuliers, 27 sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, un seul, le numéro 28 est directement classé. Ce dernier accueille un centre touristique retraçant l'histoire du cardinal de Richelieu et de la ville. Un film en images de synthèse et en trois dimensions propose une reconstitution et une visite virtuelle du château disparu.

Église Notre-Dame

Édifiée par Pierre Lemercier, selon les plans de son frère Jacques Lemercier dans un style classique, elle a été achevée en 1629. À noter la présence dans l'église d'un orgue construit en 1853 par Louis Bonn, un facteur d'orgue bavarois immigré en France. Classé Monument Historique en 1991, il a été rénové en 1994. C'est le seul instrument de ce facteur d'orgue jamais modifié depuis sa construction.

Halles

Leur construction remonte aux origines de la ville au XVIIe s. Elles ont été modifiées au XIXe. Un vaste projet de restauration a été conduit par la municipalité en 2013 ; il a permis de refaire à neuf la couverture, de consolider la charpente, et de restaurer la hauteur originelle du sol.

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Jumelages

Festival

Depuis 1997, la ville de Richelieu organise une année sur deux un festival de cape et d'épée soutenu par le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire. Près de trois cents acteurs, professionnels ou amateurs, costumés à la manière du XVIIe siècle, défilent, se promènent ou se battent en pleine rue, recréant le temps d'un week-end la vie du Grand Siècle. Agrémenté d'animations de fauconnerie, d'escrime, de cavalerie, et ateliers d'époque, chacun joue le jeu de faire des révérences, longue robe à la main, au passage du cardinal.

Personnalités liées à la commune

Le cardinal de Richelieu.
  • Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), duc de Richelieu et de Fronsac, pair de France, ministre de Louis XIII ;
  • Vincent de Paul (1581-1660), prêtre catholique, canonisé en 1737, appelé par le cardinal en 1638 pour fonder une mission de Lazaristes et soutenir les sœurs de la charité pour soigner les malades. Il officia à Richelieu jusqu'en 1640.
  • Nicolas Prévost (1604-1670), peintre français, mort à Richelieu le .
  • Jules Chevalier (1824-1907), prêtre catholique, fondateur de la communauté religieuse des missionnaires du Sacré-Cœur. Né à Richelieu, le 15 mars 1824. La rue dans laquelle il est né porte son nom.
  • Georges David (1878-1963), auteur français, y est né.
  • Lionel Cottet, homme politique français, y est né en 1921.

Héraldique

Blason de Richelieu

Les armes de Richelieu se blasonnent ainsi :

Écartelé: aux 1er et 4e de gueules à plain, aux 2e et 3e d'or à la fasce de gueules; à la bande d'or brochant sur le tout [23].


Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Jean de La Fontaine, « La ville [de Richelieu] aura bientôt la gloire d'être le village le plus beau de l'univers.. » dans une lettre à sa femme source
  2. a b c d e et f « Richelieu, Chinon, Indre-et-Loire, Centre-Val de Loire, 37120. », sur openstreetmap.fr (consulté le 20 février 2017).
  3. a b c d e f et g Blanchard et Georges 2004, p. 3.
  4. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 1er février 2019)
  5. « Carte hydrologique de Richelieu », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  6. « Fiche Sandre - la Mable », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  7. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  8. a et b Blanchard et Georges 2004, p. 4, note 3.
  9. a b et c Blanchard et Georges 2004, p. 5 à fin.
  10. « L'origine des du Plessis-Richelieu, p. 46-73 », sur Le cardinal de Richelieu, par Aimé Martineau, 1866
  11. [PDF] Liste des propriétaires en 1640
  12. Marie-Pierre Terrien, Richelieu, histoire d'une cité idéale (1631-2011), Presses Universitaires de Rennes, 2011
  13. Alain VERNAT, « arts et meubles », la nouvelle république,‎
  14. « Franck Beun : deux entités pour du bel ouvrage. - Top des Entreprises », Top des Entreprises,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2018)
  15. https://www.remi-centrevaldeloire.fr/
  16. https://www.remi-centrevaldeloire.fr/indre-et-loire/remi-a-la-demande-2/
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4625

Bibliographie

  • Philippe Blanchard et Patrice Georges, « La nécropole mérovingienne du “ Poteau ” à Richelieu (Indre-et-Loire) : apports chrono-typologiques. », Revue archéologique du Centre de la France, t. 43,‎ , pages 149 à 169 (lire en ligne, consulté le 20 février 2017).
  • Marie-Pierre Terrien, Richelieu, histoire d'une cité idéale (1631-2011), Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2011.
  • Marie-Pierre Terrien, La cité idéale et le château de Richelieu, Pays et Terroirs, Cholet, 2006.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes