Ribemont

Ribemont
Ribemont
Hôtel de Ville et Justice de Paix.
Blason de Ribemont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Ribemont
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Val de l'Oise
Maire
Mandat
Michel Potelet
2014-2020
Code postal 02240
Code commune 02648
Démographie
Gentilé Les Ribemontois
Les Ribemontoises
Population
municipale
1 971 hab. (2016 en augmentation de 0,51 % par rapport à 2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 47″ nord, 3° 27′ 33″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 141 m
Superficie 26,91 km2
Localisation

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Liens
Site web ribemont.fr

Ribemont est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

Communes limitrophes

La commune est située entre les communes de Séry-lès-Mézières et d'Origny-Sainte-Benoite.

Toponymie

Plusieurs hypothèses sont avancées sur l'origine du nom de la commune. Parmi lesquelles :

  • Ribemont aurait été au VIIe siècle un établissement de Francs ripuaires (Francs rhénans) ;
  • la topographie de la commune, dont le centre ancien est situé sur une colline au bord de l'Oise, d'où l'ancien nom Ripemons signifiant « mont au bord d'une rive »[1].

Histoire

En 880, les rois carolingiens Louis le Jeune, Louis III et Carloman II y signèrent un traité. Un second traité y sera signé en 1178 entre les fils du duc Mathieu Ier de Lorraine pour le partage de l'héritage.

Moyen Âge

En 685, Constantin est le premier châtelain de Ribemont[2]. Ce seigneur avec son épouse Francigène donne naissance à saint Rigobert qui deviendra archevêque de Reims.

Les reliques de saint Germain de la Bresle

Reliquaire de saint Germain dans l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Les reliques de saint Germain furent abritées dans un premier temps dans l'église du château en 882 lors d'une incursion normande. Plus tard, la chapelle Saint-Germain fut édifiée pour accueillir les reliques.

Famille de Ribemont : lignée capétienne

(Eilbert est connu sous le nom d'Ybert et sa femme Hérésinde sous le nom d'Hersent, d'une charte de Louis IV).

  • 970 Bernier, son fils adultérin, abdique à son tour pour se retirer à Homblières. Il est cité dans la chanson de geste Raoul de Cambrai.
  • 982 Lambert Ier de Ribemont, son fils, chevalier de Ribemont, châtelain dit de Saint-Quentin.
  • 1020 Godefroy de Ribemont, seigneur de Saint-Quentin.
  • 1070 Anselme I de Ribemont.
  • 1083-1170 Anselme II de Ribemont aura Godefroy II de Ribemont par lequel la généalogie des véritables seigneurs de Ribemont se termine, continuée néanmoins par les comtes d'Ostrevent.

Les seigneurs de Ribemont sont les seigneurs fieffés du comte de Vermandois, et en temps de guerre sont chargés de défendre ses châteaux. On y trouve donc [3] :

  • 1015 Lambert II de Ribemont, comte dudit lieu, châtelain et signifier de Saint-Quentin. Lambert II prend l’habit monastique à Homblières en 1035 ;
  • 1036 Raoul de Ribemont, comte de Ribemont, châtelain de Saint-Quentin ;
  • 1043 Lambert III de Ribemont, chevalier, châtelain de Saint-Quentin, est comte et seigneur de Ribemont, et surtout reconnu comme le plus puissant seigneur de la cour des comtes de Vermandois sous Herbert IV, étant toujours considéré comme descendant d’Herbert II, comte de Vermandois. Il est enfin le porte-guidon et le porte-étendard de Saint-Quentin, charge honorifique particulièrement importante du comté de Vermandois. Il est décédé en 1064.

Eilbert ou Ybert, fils de Pépin II d'Italie, 1er duc de Vermandois (tandis qu'une très ancienne chronique le disait fils d’Ébroïn, comte de Narbonne ?) s'installe au château de Ribemont. En 948, Eilbert fait remplacer les religieuses d’Homblières par des moines et vers la même période, fonde avec sa femme Hérésinde, l’abbaye de Bucilly (d'après Milleville), qu’il dote de grands biens. Vers la même période, il donne naissance à un fils, nommé Lambert. Toutefois, Eibert donnera son domaine à Bernier (fils adultérin qu’il a eu d’une abbesse d’Origny). C'était un homme prudent et de grande noblesse, « vir nobilis et prudens » dit une charte de l’an 950[4].

L'histoire a bien souvent confondu les seigneurs de Ribemont et les seigneurs de Valenciennes, or les seigneurs de Valenciennes étant des seigneurs d'Ostrevent, l'alliance des deux familles ne fut pas initiée avant le XIe siècle[5].

Famille de Ribemont : lignée d'Ostrevent

  • Anselme I d'Ostrevant, dit Anselme II de Ribemont.

Le premier connu est Hugues I d'Ostrevant, seigneur de Valenciennes fils d'Arnoul de Cambrai et Berthe de Bétuwe (I de Ribemont). Il épouse une fille du comte de Ribemont et transmet son titre à son fils, Anselme I d'Ostrevant (II de Ribemont), né avant 1050. Ce dernier épouse Berthe de Bouchain avec qui il aura Agnés de Ribemont, la future épouse de Godefroy de Saint-Aubert. Dès 1070, Anselme I d'Ostrevant (II de Ribemont) devient comte d’Ostrevent, châtelain héréditaire de Valenciennes et seigneur des plus puissantes places fortes du comté de Vermandois, à savoir : Ribemont, Bouchain, Grigny (maintenant Origny-Sainte-Benoite). Chef des armées de Richilde de Hainaut, il est tué à Cassel le 22 février 1070 lors d'une bataille contre Robert le Frison.

  • Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont), son fils et successeur, dit Barbatus, est dit aussi « de Vermandois » car il agit dans le comté de Vermandois pour le compte d'un de ses parents, Hugues 1er le Grand dit le Maisné, comte de Vermandois et frère du roi de France, Philippe I. Anselme II est le fondateur de l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, devenu le beau petit château actuel.
Époux d'Agnès de Roucy, Anselme II, a au moins deux fils :
- Son fisGodefroid II comte d'Ostrevent'" et Marie son épouse, sont châtelains de Valenciennes, seigneur de Bouchain, ils ont :

- Marie d'Ostrevent qui épouse Gilles de Trazegnies, - Godefroy II d'Ostrevent qui épouse Yolende de Gueldre, de Montigny, - Sa fille Berthe de Bouchain, du titre de son père, épouse Gilles de Saint-Aubert, son fils Gérard de Saint-Aubert épouse Mélissende sûrement de Montlhéry, c'est lui qui contestera l'héritage de sa mère vendu par Godefroy III son frère sans postérité à Baudouin IV de Flandre. Sans postérité lui-même, il passera son héritage à Yolente sa sœur l'épouse de Rénier de Beaumont.

Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont)

Le 27/1/1095, à l'appel d'Urbain II, Anselme II se décide de se croiser et rejoint Hugues de Vermandois ; le départ pour la 1re croisade a lieu le 15/8/1096, Anselme y est le bras droit de Godefroy de Bouillon et porte-étendard du Vermandois.
Le tournoi d'Anchin de 1096 d'Anselme II est cependant un véritable faux très habile du XVIIe s. (vraie charte « manipulée » par le généalogiste Jean Carpentier, comme l'a été aussi celle d'Alaon un peu plus tard) tout comme le faux "Ordre de la Licorne" inventé entre le XVII et XVIIIe s. Ce sera définitivement prouvé par E.A. Escallier en 1852. Même le très célèbre Poplimont s'y est laissé prendre[6].
Une fois les croisés en Anatolie, Alexis Comnène, empereur grec, ayant joué double jeu avec les Turcs, Anselme II lui est envoyé comme ambassadeur, preuve de haute estime et de confiance de Godefroid de Bouillon.
Il écrit ensuite deux lettres à l'évêque Manassé de Reims pour l'informer de l'avancée franque et des pertes alliées, la première de Nicée, la seconde d'Antioche. Encerclé par les Turcs dans cette dernière cité, il y fera le premier une sortie mémorable d'une audace rare qui libérera un instant les Francs, leur permettant de se déployer et de battre l'ennemi.
Il est tué le 26 février 1099 au siège d'Archas (Tell Arqa).
  • Le fils de Godefroid II d'Ostrevent, Godefroid III de Ribemont, perdant son fils trop tôt, revend une part de ses terres à son demi-frère Bauduin IV dit d'Edirne, comte de Hainaut.
Quant à son frère cadet, Hugues II d'Ostrevent, il est dit d'abord de Valenciennes puis, à la suite de la vente ci-dessus, sera dit de Denain (selon Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode).
Il aura deux fils : le premier, Jean, meurt en 1202 (inhumé à Denain, église des Dames Chanoinesses), le second sera Étienne de Denain et sera la tige de la maison de Haynin en épousant Rose de Mons.

Ribemont est alors perdu par la famille, passant par mariage dans celle de Moy.

Découvertes archéologiques

La situation géographique stratégique de la ville laisse supposer que la ville dût être un oppidum gaulois. Aux XIXe-XXe siècles, des vestiges ont pu retracer une partie de l'histoire de Ribemont[7] :

  • des haches celtiques dont une en silex blanc attestent le séjour des Celtes[8] ;
  • des sépultures franques trouvées à la ferme de la Grande Cense ;
  • époque gallo-romaine : pièces de monnaies gauloises. Les cinquante ans d'occupation romaine sont certifiés par la découverte d'un vase de verre blanc (conservé au Musée de Picardie) et un mur en petit appareil au niveau de l'ancien château de Ribemont.

Héraldique

Blason de Ribemont Blason De gueules, à la montagne d'argent, surmontée d'un soleil d'or et accostée de deux gerbes de blé du même ; au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Ribemont
Échiqueté d'or et d'azur.

Politique et administration

Liste des maires successifs [9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
av. 1818 1821 Louis Quentin Violette    
1821 1824 Cesar Auguste Niay    
1824 1831 Charles Nicolas Segard   notaire royal
1832 1835 Jean Louis Carlier    
1835 1842 Louis Antoine Joseph    
1842   Louis Artus Tiefaine    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 12 mai 2014)
Michel Potelet PS puis DVG conseiller général
puis départemental
Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2016, la commune comptait 1 971 habitants[Note 1], en augmentation de 0,51 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5002 3302 3162 5472 7262 7162 7913 0983 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0283 1323 1263 1243 0963 1953 1292 9352 847
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7692 6272 5842 1422 1862 0201 9761 8131 967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 1872 1522 0142 1052 2272 0962 0591 9841 969
2016 - - - - - - - -
1 971--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture

  • Le musée Condorcet, installé dans sa maison natale, est inscrit à la Fédération nationale des maisons d'écrivains et des patrimoines littéraires[16].
  • L'école municipale de musique.
  • La bibliothèque municipale.
  • Statue de Condorcet par le sculpteur Ernest Diosi, installée en face de l'hôtel de ville en 1947.

Patrimoine civil

Maison natale de Condorcet vers 1875, dessin de Joachim Malézieux (1851-1906).

Patrimoine religieux

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul en 1874, dessin de Joachim Malézieux (1851-1906).

Mémoriaux de guerre

  • Le carré militaire français au cimetière avec son mémorial des soldats ribemontais.
  • La section militaire britannique au cimetière, entretenu par la Commonwealth War graves Commission.
  • Le monument aux morts du bourg.
  • Le monument aux morts du cimetière.

Blasonnement

De gueules à une montagne d'argent, surmontée d'un soleil d'or et accostée de deux gerbes de même, à un chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or.

Personnalités liées à la commune

  • Germain de la Bresle, martyr en Normandie, fête le 2 mai.
  • Anselme de Ribemont, Anselme II d'Ostrevent, dit de Ribemont (+ 26 février 1099).
  • Eustache de Ribemont, dit Wistache, le seul à avoir battu le Prince Noir au combat et à l'avoir fait prisonnier ; la victoire revint hélas au camp anglais et Eustache fut tenu dès lors en très haute estime par le Prince Noir lui-même[18].
  • Jeanne Harvilliers, la sorcière de Ribemont (1528-1578).
  • Nicolas François Blondel (1618-1686), architecte français.
  • Nicolas de Condorcet, mathématicien et homme politique sous l’Ancien Régime et la Révolution (1743-1794).
  • Louis Vincent Joseph Leblond, comte de Saint-Hilaire (1766-1809), général de division de la Révolution et de l'Empire, mort des suites de blessures reçues lors de la bataille d'Essling.
  • Pierre Paul Joseph Merest (1808-1876), notaire conseiller général.
  • Léon Hennique (1850-1935), romancier naturaliste et auteur dramatique français.
  • Rachel Legrain-Trapani, miss France 2007.

Jumelages

La municipalité de Ribemont a conclu jumelage avec :

Voir aussi

Divers

Le Tour de France 2007 est passé dans la commune, de l'étape Waregem-Compiègne le mardi 10 juillet 2007.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Charles Gomart, Histoire de Ribemont, ed. Res Universalis, 240p.
  2. Dom Lelong, Histoire du diocèse de Laon, p. 95
  3. Maximilien Melleville, Dictionnaire historique du département de l’Aisne
  4. Maximilien Melleville, L'histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Cambrai
  5. Maximilien Melleville, Les annales de la province et comtes du Hainaut où l'on voit la suite des comtes
  6. [1]
  7. Charles Gomart. Histoire de Ribemont'ed.Res Universalis. 240 p.
  8. Musée de Picardie, pièce n°698, catalogue de 1848
  9. maires de 1818 à 1842 : actes d'état-civil conservés aux archives départementales
  10. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  11. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 12 août 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. Site officiel de la Fédération des maisons d'écrivains.
  17. « Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge (Lucy) - Eglises et patrimoine religieux de France », sur www.patrimoine-religieux.fr (consulté le 7 juillet 2016)
  18. Paul Roche (maître d'école puis maire de Ribemont), Ma petite ville au grand renom, p. 123-131, imprimerie L'Espoir à Guise, dépôt légal 4e trimestre 1965.

Liens externes