Reda Kateb

Reda Kateb
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Reda Kateb à la Berlinale 2017.

Naissance (40 ans)
Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Films notables Un prophète (2009)
Hippocrate (2014)
Django (2017)

Reda Kateb est un acteur français né le à Ivry-sur-Seine[1]. Il a obtenu plusieurs récompenses, dont en 2015 le César du meilleur acteur dans un second rôle pour le film Hippocrate.

Biographie

Famille

Reda Kateb est le fils de Malek-Eddine Kateb, homme de théâtre et acteur algérien émigré en France[2], et de Françoise Reznicek, infirmière d'origine tchèque et italienne [3],[4]. Il est également le petit-neveu de l'écrivain Kateb Yacine et de Mustapha Kateb.

Carrière

Débuts et influences

Reda Kateb débute sa carrière d'acteur au théâtre dès l'âge de 8 ans en s'exerçant tout autant sur des grands classiques que sur des pièces contemporaines .

Son intérêt pour le métier d'acteur est lié par ses influences familiales et particulièrement auprès de son père, comédien et cofondateur du Théâtre national algérien [6] qui lui a « appris l’amour du jeu »[7]. En effet, dés l'âge de 15 ans, il joue au théâtre une adaptation de Moha le fou, Moha le sage, écrit par Tahar Ben Jelloun, mis en scène par son père [6] .

En 2003, Reda Kateb a mis en scène « le Poète encerclé », une œuvre de son grand-oncle Kateb Yacine, grand écrivain, poète rebelle, fondateur de la littérature algérienne moderne avec Nedjma, en 1956.

Après avoir effectué un bac théâtre à Ivry-sur-Seine [8], il apprend son métier en développant sa faculté d'observation à travers les petits boulots qu'il multiplie à l'époque (ouvreur dans un cinéma, caissier, projectionniste, clown dans des anniversaires ou au Salon du camping-car…). Il déclare par la suite « ces petits boulots, ça a été mon Conservatoire[9]. »

Il se dit particulièrement influencé dans son jeu par Jean Gabin et par le cinéma d'avant et d'après-guerre : « J’ai une grande fascination pour Jean Gabin dans sa jeunesse. Je pourrais voir et revoir La Bête humaine, La Grande Illusion, Des gens sans importance, Le jour se lève[10]. » et les films de Jean-Pierre Melville[11].

Carrière télévisuelle et cinématographique

En 2008, il tient un rôle de chef de gang dans la deuxième saison de la série télévisée Engrenages.

En 2009, il tient son premier rôle au cinéma dans Un prophète, de Jacques Audiard. Il enchaîne dans le film Qu'un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner, dans lequel son travail est salué par la critique[12].

En 2013, dans le film américain Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, il interprète un terroriste auquel la CIA arrache des informations sur Al-Qaïda[13].

Au sujet de ses choix cinématographiques, il déclare : « J’essaye d’être libre. Avec mon physique, j’ai la chance de pouvoir passer pour un gitan, un Vincent, un Mohamed. Le cinéma joue avec les clichés. Il ne doit pas se nourrir que de ça. » Son physique et ses origines lui valent cependant d’être classé dans la catégorie « acteur communautaire » — ce dont il se dit fatigué —[14] et de jouer de nombreux personnages de délinquant ou de marginal. Ses rôles de gangster rappeur dans Engrenages, de prisonnier gitan dans Un prophète, de terroriste dans Zero Dark Thirty ou de caïd dans Mafiosa lui collent une étiquette de « dur »[15]. En 2013, il s'éloigne de ce registre en interprétant un rôle d'homosexuel arabe dans le film Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne.

En 2014, il partage avec Vincent Lacoste et Jacques Gamblin la vedette du film Hippocrate, réalisé par Thomas Lilti. Il joue également Qui vive, de Marianne Tardieu, présenté dans le cadre de l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) lors du festival de Cannes 2014.

Reda Kateb au festival de Cannes 2014.

Évoquant ses rôles dans des films américains comme Zero Dark Thirty ou Lost River, L'Express salue en septembre 2014 « une filmographie qui en rendrait jaloux plus d'un[17]. »

En 2016, il interprète le rôle principal du film Les Beaux Jours d'Aranjuez, de Wim Wenders, sélectionné à la Mostra de Venise 2016.

En 2017, il incarne Django Reinhardt dans le film Django de Étienne Comar, qui ouvre la Berlinale 2017. Pour les besoins de son rôle, il apprend la guitare pendant plus d'an avec Guillaume Aknine comme professeur[18] et rencontre la communauté Tsigane à Forbach[19].

Lors du Festival de Cannes 2017 il est membre du jury Un certain regard, sous la présidence de la comédienne et productrice américaine Uma Thurman.

La sortie de son deuxième film avec Wim Wenders, intitulé Submergence, est prévue en 2018 ; il y joue un des shebabs somaliens retenant un otage interprété par James McAvoy.

Filmographie

Acteur

Cinéma

Télévision

Réalisateur

Reda Kateb, meilleur acteur dans un second rôle lors de la 40e cérémonie des César.

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. « Une gueule qui ira loin » dans Le Parisien du 9 décembre 2009.
  2. « Une ascension fulgurante » dans Liberté du 24 mai 2010 par Sara Kharfi.
  3. Interview dans Le Nouvel Observateur du 4 septembre 2014.
  4. « Reda Kateb: Tchoutchouka », sur Libération.fr, .
  5. a et b « Reda Kateb, acteur fervent », sur madame.lefigaro.fr,
  6. « Reda Kateb : “Je fais ce travail pour découvrir des mondes” », sur télérame,
  7. « Reda Kateb : “Je fais ce travail pour découvrir des mondes” », sur télérame.fr,
  8. « Reda Kateb, comédien brut et intègre », sur libération.fr, (consulté le 28 avril 2017).
  9. « Reda Kateb, l’homme d’à côté », sur libération.fr, (consulté le 28 avril 2014)
  10. « Reda Kateb, le comédien qui murmure à l’oreille des humains », sur lavoixdunord, (consulté le 28 avril 2017)
  11. « Fehner à vif » dans Libération du 9 décembre 2009.
  12. Thierry Chèze, « Reda Kateb : "Au début dans Zero Dark Thirty je devais jouer avec une cagoule sur la tête" », sur L'Express, .
  13. « Reda Kateb, l’homme d’à côté », sur libération, (consulté le 28 avril 2017) : « On craint alors le cliché déculpabilisateur du «bon Arabe» à son étude, pendant positif de celui qu’on a longtemps caricaturé dans les fictions et les reportages télévisés, en racaille sur qui le doute finit toujours par tomber.Kateb voit parfaitement de quoi on parle et refuse, si c’est possible, d’être classé dans la catégorie «acteur communautaire». Et avoue être fatigué d’être sempiternellement «ramené à ça». »
  14. « Reda Kateb, l’homme d’à côté », sur libération,
  15. Xavier Leherpeur, « Hippocrate : Reda Kateb fait le choix des arts », L'Express,‎ (lire en ligne).
  16. « Reda Kateb : "Après une année de travail, Django garde tout son mystère" », sur culturebox.francetvinfo.fr, .
  17. « Reda Kateb et Cécile de France : "La musique de Django était indomptable" », sur http://www.parismatch.com,
  18. « Rencontre : Reda Kateb, nouvelle idole du cinéma », vanityfair.fr, consulté le 17 novembre 2014.

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Gemeinsame Normdatei