Résistance anticommuniste roumaine

La résistance anticommuniste roumaine est un mouvement populaire roumain de lutte contre la dictature du Parti communiste roumain (6 mars 1945-22 décembre 1989). Elle fut active à partir de 1944 et dura pendant plus de trente années, certains combattants isolés subsistant en effet jusqu'au milieu des années 1970[note 1]. En Roumanie, l'opposition armée fut la première forme de résistance et l'une des plus organisées contre la « terreur rouge » du régime communiste à ses débuts. Ce n'est qu'après la chute du dernier chef communiste Nicolae Ceaușescu, fin 1989, que les détails de ce mouvement, jusque-là scellés par le secret d'État, furent rendus accessibles aux historiens et aux familles, qui tentent de les porter à la connaissance du public. Les Roumains connaissaient déjà l'existence de « bandes armées fascistes manipulées par les impérialistes étrangers »[1] via la propagande communiste qui les évoquait de temps en temps, notamment pour expliquer ses échecs. Les faits étaient déformés par ces récits faisant passer les résistants pour de vulgaires bandits.

Dispersés mais relativement nombreux, de petits groupes armés, se dénommant parfois eux-mêmes « haidoucs », essentiellement réfugiés dans les Carpates, se cachèrent pendant des années des autorités. L'un des derniers combattants fut éliminé dans les montagnes du Banat en 1962, tandis qu'un autre maquisard des monts Făgăraș fut capturé en 1976. La résistance roumaine fut l'un des mouvements de résistance les plus durables au sein du bloc de l'Est[2]. Il est important de souligner que le sujet est une découverte relativement récente en Roumanie, grâce à l'ouverture partielle des archives de la Securitate, la police politique secrète roumaine, qui a permis d'examiner des faits historiques précis, parfois inconnus des historiens avant 2005[note 2]. Ce processus est bien avancé en 2017, cela malgré une quantité considérable d'archives à analyser, ainsi que la disparition d'une partie des dossiers[3]. De nouvelles recherches et découvertes apporteront probablement d'autres perspectives et éclairages sur le sujet.

Carte de la Roumanie indiquant par des points rouges les principaux points de résistance armée.
Carte de la Roumanie indiquant par des points rouges les principaux points de résistance armée.

Genèse

Trains de réfugiés roumains fuyant la Bucovine, occupée par les troupes soviétiques.

En mars 1944, l'Armée rouge envahit la Bucovine septentrionale, alors province du Royaume de Roumanie, allié du Troisième Reich. Le premier acte de résistance est officiel et organisé par le grand état-major roumain : un bataillon spécial, unité territoriale de l'Armée roumaine est créé[4] et entraîné pour lutter contre l'envahisseur soviétique[5] et le NKVD : le Bataillon fixe régional de Bucovine .

Réfugiés de Bessarabie fuyant l'occupation en juin 1940.
Réfugiés de Bessarabie fuyant l'occupation en juin 1940.

Des centaines de Roumains fuient alors la terreur soviétique et les déportations[6] pour se réfugier dans les forêts. Ils constituent des guérillas antisoviétiques par groupes de 15 à 20 personnes. Les premiers groupes de maquisards se développèrent ainsi au nord de la Bucovine, parfois encadrés et soutenus par le commandement militaire allemand, mais toujours dirigés par des Roumains. Constitué uniquement de volontaires locaux, ce bataillon atteindra l'effectif de 1378 combattants réparti en trois compagnies. Un officier de réserve était chargé de l'instruction militaire des volontaires.

Le 23 août 1944, la Roumanie rejoint les Alliés et déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Toutefois les Alliés attendent jusqu'au date 12 septembre 1944 pour signer l'armistice avec la Roumanie, période durant laquelle l'Armée rouge agit comme en pays conquis, se livrant au pillage et à de nombreuses exactions[7]. Une fois les dernières forces allemandes chassées du pays, les forces soviétiques disposent de toute liberté en Roumanie. Le gouvernement roumain n'a alors plus aucune autorité sur la Bessarabie et la Bucovine septentrionale, régions officiellement cédées à l'URSS en juillet 1940[note 3]. Dans ce contexte, la plupart des groupes de volontaires de Bucovine sont dissous, certains se maintinrent cependant dans les montagnes où ils restèrent actifs. Traqués par le NKVD, ils sont exécutés ou déportés au Goulag. On retrouve des traces d'existence de cette première résistance jusqu'en octobre 1944[8].

En mai 1946, le général Aurel Aldea, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement Sănătescu, est arrêté et accusé d'avoir réuni sous son commandement plusieurs groupes « subversifs ». En réalité, le MNR « Mouvement national de résistance » embryonnaire[9],[10] qu'il tentait de coordonner, ne représentait qu'une faible menace[11],[IG 1],[12],[13] face à l'établissement du régime communiste.

Les élections législatives roumaines de 1946, largement entachées de fraudes et d'intimidations, dans un pays entièrement occupé par les troupes soviétiques, favorisèrent la fusion des forces anticommunistes. Un Comité national roumain installé à Paris en 1948[14],[15] chargé, dans l'espoir d'une intervention de l'Ouest, d'informer les gouvernements occidentaux sur la situation roumaine, est aussi en contact avec quelques résistants sur le sol roumain. Cependant aucune structure de coordination, ni un commandement central ne verra jamais le jour.

Début du mouvement de résistance armée

Au début de l'automne 1948, de petits groupes, parfois de simples individus, passèrent dans la clandestinité dans les Carpates. Ils constituèrent ainsi des points de résistance armés divers, dans ce qui fut un mouvement totalisant plusieurs milliers de personnes. Les rebelles venaient de toutes les couches sociales et de toutes les régions du pays. Ces groupes sont indépendants mais communiquent parfois entre-eux par messages. Il est possible d'identifier trois formes différentes[16] de manifestation de la résistance : des tentatives d'une résistance armée organisée et conduite par des officiers mis en réserve (tels le colonel Uță, le lieutenant-colonel Arsenescu et le major Dabija), des actes de désobéissance civile concrétisés par des mouvements de réfugiés dans les montagnes et la création de dépôts d'armements comme de centres de résistance et d'abris pour ceux recherchés par la police politique.

Pour la quasi-totalité de ces résistants[17], l'intervention des Américains était la suite logique d'une situation dramatique qui plongeait le pays dans la terreur et des bouleversements sociaux et économiques sans précédent. Leur foi dans la venue imminente des Américains[18] était un élément majeur dans leur motivation[19]. Les chefs de groupes étaient d'ailleurs lucides quant au fait que leur action ne pouvait donner des résultats qu'en soutien à une attaque américaine[20] contre les forces d'occupation soviétiques en Roumanie. L'absence d'une réaction militaire de l'Ouest, conjuguée à des conditions de subsistance extrêmement dures[21] tout en affrontant un ennemi utilisant des forces disproportionnées pour les combattre, aboutira à leur destruction dans les années cinquante.

Facteurs déterminants

Mise en place brutale d'une politique communiste

Un ensemble de mesures radicales bouleversant la société, laisse de côté des pans entiers de la population active ou oblige les roumains à une adaptation nécessitant une obéissance totale. Ce cadre inflexible a évidemment abouti à un rejet du régime et à un refus de participation à une démolition de la société existante par de nombreux citoyens. La position constitutionnelle de jure du Parti communiste roumain comme « parti unique et organe dirigeant de l’état », interdit de facto la constitution d’associations, syndicats ou autres structures sociales indépendantes du pouvoir, et impose une autorité totale du parti communiste, allant du sommet (le Comité central) vers la base (les autres structures du parti, les citoyens). Il faut ajouter à ce sombre tableau la présence massive des organes de sécurité de la police politique Securitate dans la société, active par la censure ainsi que la mise en route d'une politique de surveillance à large spectre, sans contrôle judiciaire[note 4]. Sur le plan économique, une stricte planification d’état, affecte non seulement les orientations macro-économiques, mais aussi tous les aspects de la production, de la distribution et de la consommation, au mépris des ressources disponibles, des possibilités techniques, de l'environnement et des besoins de la population. Enfin, un contrôle total des activités culturelles[22], sportives[23], des média, la fin de la liberté d'expression et la restriction des déplacements[note 5] empêche toute respiration culturelle et interdit toute espace de liberté.

Vagues massives d'arrestations et d'épurations

Un nettoyage profond et systématique dans les administrations frappe le pays après la prise de pouvoir sans partage par les communistes à la veille de 1948. L'armée subit une épuration complète, l'immense majorité des cadres formés avant le communisme sont mis à la retraite ou en réserve. L'épuration de l'armée royale a eu lieu entre 1945 et 1949 au travers de plusieurs décrets[24]. Ils visaient à écarter de l'armée non seulement tous les cadres n'ayant pas manifesté clairement leur soutien au régime communiste ou à l'Union soviétique, mais aussi ceux dont l'origine sociale était « non sûre ». La police fut transformée en milice et la gendarmerie en troupe de la police politique (Securitate). Parallèlement, des mesures politiques et économiques ayant pour but d'éliminer toutes les professions libérales [note 6],[note 7] et toute autonomie professionnelle ou paysanne, privèrent la paysannerie et toute la classe moyenne de leurs moyens de survie[25]. Il s'agit là des leviers les plus forts de l'émergence d'une résistance armée. Ruinées, les victimes économiques du nouveau régime pouvaient être des paysans privés de leurs moyens de production car étiquetés « koulaks » (en roumain : chiaburi), des artisans privés de leurs échoppes tout comme des commerçants privés de leurs boutiques par les premières nationalisations. La longue liste comprend aussi d'anciens fonctionnaires ou agents de l'état ou des grandes institutions, privés de leurs emplois car jugés politiquement non fiables, ainsi que les anciens membres des gouvernements et des parlements passés, les policiers, juges, prêtres, qualifiés de « laquais du capitalisme », comme les anciens membres des classes dominantes : professions libérales, chefs d'entreprise, actionnaires, banquiers, aristocrates, considérés par le régime comme « exploiteurs du peuple ». Nombre d'entre eux risquent aussi la détention voire l'élimination physique, du simple fait de leur appartenance sociale ou politique passée. Enfin, s'ajoutent à cette cohorte ceux qui entrent dans la clandestinité pour échapper à une arrestation imminente. De façon significative, des familles entières prirent le maquis fin 1948 et début 1949. Ainsi, un fonctionnaire consulaire du consulat britannique de Cluj témoigne par écrit, le , au sujet de la situation de partisans en Transylvanie :

« On manque de vêtements et de médicaments et cela est probablement vrai car leur nombre s'est accru par une proportion considérable de femmes et d'enfants depuis l'expropriation des terres au . On m'a communiqué un chiffre de plus de 20 000 personnes ayant rejoint la Résistance depuis l'expropriation(…) L'augmentation du nombre de femmes et d'enfants va créer des problèmes de survie pour le prochain hiver(…) On me dit maintenant que des camions entiers d'approvisionnement de l'armée sont envoyés vers les partisans, parfois par capture parfois par désertions, mais je ne puis dire dans quelle échelle…[26]. »

Opposition paysanne à la collectivisation

C'est l'élément essentiel de la révolte contre le pouvoir communiste. La Roumanie étant un pays rural à 80 % en 1945, le démantèlement de la propriété privée fut un choc pour le monde paysan. Rejetée par ce dernier, la collectivisation fut considérée comme un vol avec violence et vivement combattue par des paysans attachés à leur terres. Refus d'obéir aux nouvelles lois, manifestations et désobéissance civiles se multiplièrent. Durement réprimées par la Securitate, n'hésitant pas à emprisonner ou à exécuter les meneurs des protestations[27],[28], les campagnes ont constitué le creuset d'une résistance et aussi son soutien logistique durable. La résistance des paysans à la collectivisation forcée et brutale[29] est un phénomène peu connu aussi bien en Europe de l'Ouest qu'en Europe centrale. Dans un pays connu d'une part pour la férocité de sa police politique, la redoutée Securitate, et d'autre part pour la passivité ou l'indifférence de son peuple face à la domination communiste, l'intensité de l'opposition paysanne contre le régime stalinien est un fait remarquable.

Mouvement légionnaire

En 1937, les résultats affichaient 15,58 % des votes pour le parti légionnaire Totul pentru Țară, soit 478 000 votes. En 1938, le mouvement légionnaire comprenait plusieurs centaines de milliers de membres[note 8],[note 9], dont une force paramilitaire considérable. Très actif, organisé et ayant accédé au pouvoir entre septembre 1940 et janvier 1941, ce mouvement était devenu illégal mais restait politiquement « intéressant » en 1944-1945, notamment pour les communistes qui, oubliant son passé anticommuniste et parfois violent, ont tout fait pour recruter ses anciens membres [30] jusqu'en 1948. Il fallait à ce moment éviter un risque d'opposition massive aux réformes profondes de la société, sachant que le PCR ne disposait que d'un nombre très limité de militants[note 10] alors que les légionnaires étaient des dizaines de milliers, organisés et pour certains d'entre-eux armés et entraînés. D'importants effectifs de jeunes entraînés militairement ayant appartenu au mouvement légionnaire, entrés dans la clandestinité à la suite de leur coup d’État manqué de 1941, et ainsi devenus des adversaires déterminés du régime fasciste Antonescu, se sont vus tendre la main par leurs ennemis d'avant-guerre : les communistes. Un certain nombre de légionnaires, notamment ceux issus du prolétariat et haïssant les élites d'avant-guerre, ont saisi cette main tendue[note 11], d'autant que l'alternative était la prison. D'autres légionnaires, tel Ion Gavrilă Ogoranu ont choisi la clandestinité en prenant le maquis et les armes contre les communistes et l'occupant soviétique. Pendant la guerre froide, l'Occident, et en particulier la France et les États-Unis, a lui aussi exploité les légionnaires réfugiés à l'Ouest et prêts à se battre[31] pour épauler avec eux la résistance anticommuniste en Roumanie[32], l'opposition démocratique roumaine en exil étant dans l'incapacité de fournir des cadres pour un tel objectif.

Refus de la dictature

Un autre élément important de la résistance armée est la motivation d'individus et de groupes persuadés que seul un engagement armé pourrait contenir une terreur croissante et empêcher une prise de pouvoir définitive par les communistes. Les groupes de résistance dirigés par d'anciens officiers mis à la retraite ou en disponibilité, agissaient d'une manière plus coordonnée et planifiée. Il semble qu'ils mettaient leur espoir dans l’incitation à l'insurrection armée générale, à une révolte massive, évènements qui ne se sont jamais produits. Lors du début de la guerre froide, une catégorie plus réduite d'insurgés désireux de lutter contre le totalitarisme était constituée de réfugiés roumains recrutés en Europe par l'Office of Policy Coordination (OPC)[33], entrainés en France, en Italie et en Grèce puis parachutés dans les Carpates. La plupart d'entre eux n'ont pas réussi à créer des contacts locaux, indispensables pour leur survie. Ils furent rapidement capturés, et pour la plupart jugés par des tribunaux militaires puis exécutés[26].

Persécution des Églises

Jugées « réactionnaires » par nature, les Églises institutionnelles ainsi que les mouvements religieux pacifistes furent tous épurés et étroitement surveillés, mais la politique du PCR à leur égard fut différente selon les cas[34]. L'Église orthodoxe roumaine, n'ayant ni attaches à l'étranger ni réseau scolaire propre[note 12], fut seulement l'objet d'un remplacement rapide de ses cadres (les anciens étant emprisonnés, ainsi que tous ceux qui protestèrent), et d'une surveillance rapprochée de son clergé. Nul prêtre ou moine ne put par la suite accéder à des responsabilités ecclésiastiques, s'il n'était agréé par la police politique communiste. Il est ici intéressant de rapporter un dicton populaire : « Si tu veux dénoncer quelqu'un sans te dévoiler comme délateur, va à confesse ! »[note 13],[35]. En revanche, les Églises catholiques, qu'elles fussent de rite latin ou bien de rite grec, ainsi que les Églises protestantes, le Judaïsme et l'Islam, disposaient d'écoles confessionnelles et de solides liens avec l'étranger, dans des pays considérés comme « impérialistes »[note 14] : par conséquent, leur persécution fut plus ciblée. Leurs écoles furent systématiquement fermées, de nombreux monastères et lieux de culte durent aussi fermer, nombre de leurs clercs fut jeté en prison ou assassiné, et la confiscation de leurs biens décrétée. Ces derniers furent la plupart du temps attribués à l’Église orthodoxe. Ainsi, fin septembre 1948, soucieux de détacher de l'Occident et de l'influence de Rome tous les catholiques roumains[note 15], les communistes poussent fidèles et clergé à passer à l'orthodoxie. Le régime communiste déclare finalement illégale l'Église grecque-catholique roumaine le , et en profite pour confisquer tous ses biens[note 16]. Le pouvoir ouvre alors la voie à une répression brutale et systématique qui durera jusqu'en 1964[36],[37]. Tous les évêques catholiques (mais aussi quelques catholiques roumains, comme Anton Durcovici) seront envoyés en prison où une partie d'entre-eux mourront à cause de mauvais traitements. De nombreux prêtres seront torturés, envoyés en camp de travail ou tout simplement assassinés. On retrouvera par conséquent dans plusieurs mouvements de résistance des prêtres catholiques et de nombreux membres de cette Église, particulièrement implantée en Transylvanie.

Tentatives de réseaux soutenus par l'extérieur

Estimés à 70 000 par les services occidentaux, les Roumains réfugiés dans les pays d'Europe de l'Ouest[38] et désireux de lutter contre la dictature communiste[39], représentaient une manne pour les services de renseignement du monde libre. Une majorité de ces réfugiés, étaient, tel Virgil Ierunca, démocrates, mais cette majorité n'avait en général aucune formation militaire ou dans le renseignement. Les anciens légionnaires, en revanche, avaient reçu une formation paramilitaire et étaient prêts au combat[31]. La CIA y vit l'opportunité de constituer un réseau d'agents infiltrés dans le bloc de l'Est en recrutant certains d'entre eux, réfugiés le plus souvent dans des camps en Allemagne, Autriche et Yougoslavie[40],[41] et prêts à s'engager contre les communistes[39]. La décision fut prise conjointement par le Président américain Harry S. Truman et le président français Vincent Auriol[42]. Déjà organisés, solidaires, les légionnaires furent particulièrement appréciés dans ce contexte, leur passé violent et antisémite étant mis entre parenthèses devant la volonté de combattre le communisme. Acceptant l'offre américaine[note 17], des chefs légionnaires[note 18] jouèrent un rôle important dans le recrutement et la coordination des futurs agents.

Acte d'accusation no 1343, de 1953, contre les résistants anticommunistes légionnaires, parachutés et capturés (ainsi que leurs soutiens) en Roumanie.
Acte d'accusation no 1343, de 1953, contre les résistants anticommunistes légionnaires, parachutés et capturés (ainsi que leurs soutiens) en Roumanie.

En 1949, informé par le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth que la résistance roumaine s'intensifiait et bénéficiait d'un soutien populaire dans les campagnes, les services de renseignement occidentaux investirent dans ce projet. Cent agents furent choisis, dont 50 destinés à être parachutés à l'intérieur du pays, et 50 autres pour les soutenir hors des frontières roumaines. Les combattants furent préparés et entraînés en France et en Allemagne. Cent autres volontaires furent entraînés en Italie et en Grèce. Le chef des opérations secrètes de la CIA à cette époque, Gratien Yatsevich, déclara que les actions réalisées en Roumanie n'étaient surpassées, tant en nombre d'agents qu'en termes de ressources allouées, que par celles menées pour l'Albanie, les plus importantes réalisées pendant la guerre froide en Europe de l'Est[43]. Parmi les volontaires roumains recrutés par la CIA au début de 1951 figurent : Constantin Săplăcan, Wilhelm Spindler, Gheorghe Bârsan, Matias Bohm, Ilie Puiu[note 19]. Ils seront les premiers parachutés au pays, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1951, dans les Monts Făgăraș[44]. La Securitate les capturera et découvrira qu'ils avaient été recrutés en Italie. Le gouvernement roumain enverra une note de protestation aux Américains les accusant d'interférer dans les affaires internes du pays et soulignant que ces agents de la CIA capturés avaient été envoyés « pour mettre en œuvre des actes de sabotage et d'espionnage contre l'armée roumaine »[43].

Les combattants suivants furent envoyés au pays en . Ion Samoilă, Ion Golea et Ion Tolan formaient le groupe « Jacques », lâché près d'Agnita. Puis dans la nuit du au [45] le second groupe sous le nom de code « Robert » : Mircea Popovici et Alexandru Tănase, fut envoyé dans une zone proche de Calafat, près de la frontière bulgare. Suivront les groupes « Pascal » : Gheorghe Gheorghiu, Constantin Gigi et Făt Savu, parachutés le dans les Monts du Bihor, et « Fii Patriei » (« Fils de la patrie »): Sabin Mare, Ilie Rada et Gavril Pop, parachutés en juillet 1953 dans une zone boisée entre les județe de Satu Mare, Sălaj et Bihor[46].

D'autres agents seront envoyés depuis la Grèce, dont Toma Bebi pris par la Securitate à son atterrissage. Il collaborera avec cette dernière et permettra la capture de 12 autres parachutistes, légionnaires.

Selon Gordon Mason[47], le chef du bureau de la CIA de Bucarest de 1949 à 1951, la mission des agents parachutés consistait à contacter les groupes de résistants dans les montagnes, les informer de l'intérêt que leur portait l'Occident, les approvisionner en armes, munitions, médicaments et argent. Il était aussi prévu de remettre des stations radios aux maquisards afin qu'ils puissent renseigner l'Occident. Les objectifs essentiels étaient, toujours selon Gordon Mason, de connaître les forces des mouvements de résistance, d'obtenir des informations sur l'activité des armées roumaines et soviétiques, et d'encourager les combattants de la résistance à agir contre les troupes soviétiques en cas de guerre.

La plupart des opérations de parachutage ont peut-être échoué en raison d'infiltrations par les soviétiques des services occidentaux, de fuites d'informations dans ces services, mais aussi et surtout à cause d'une organisation médiocre[note 20]. L'hypothèse de fuites internes d'informations venant du renseignement britannique (le contre-espionnage MI-6), et en particulier celles concernant l'espion Kim Philby[48],[49],[50], qui était à la solde des Russes et informait directement le NKVD, n'est pas confirmée par les sources documentaires disponibles en 2016. Ainsi, trois agents formés par les Américains et envoyés en juin 1953 dans les Monts du Bihor furent capturés sans être exécutés, les autorités communistes souhaitant en faire des agents doubles. Dans les régions d'Oradea et de Satu Mare, trois agents parachutés furent tués, l'un d'entre eux lors d'une fusillade et les deux autres exécutés[51]. La même année, un groupe de 13 légionnaires envoyés par le CIA en Roumanie est capturé, puis jugé par un tribunal militaire[52],[31],[32]. Un procès retentissant des 13 combattants eut lieu en octobre 1953. Les 13 prévenus furent condamnés à mort et exécutés le 31 octobre 1953 à la prison de Jilava[note 21].

Groupes de résistance

Les groupes de maquisards roumains furent très nombreux et divers[26],[note 22],[53]. On en décompte plus d'un millier ainsi qu'une dizaine de centres de résistance[54],[55]. Il n'est pas seulement question de groupes armés, mais aussi d'organisations subversives, nombre d'entre-elles situées dans des localités urbaines. Leur activité fut le plus souvent éphémère, certaines étant impliquées dans l'impression et la diffusion de manifestes. Peu ont réussi à se coordonner par région. Selon les archives de la Securitate qui ont pu être récupérées, et d'après quelques témoignages de maquisards survivants, certains groupes plus importants se détachent. Par importance, on entend soit le nombre de membres, soit les actions exceptionnelles entreprises, soit la trace vivace qu'ils ont laissée dans la région où ils ont combattu. Il est toutefois difficile de classer les groupes sachant que toutes les informations ne sont disponibles sur certains d'entre eux (dossiers encore classés secrets aux archives du SRI), et que d'autre part, les témoins ont parfois été tous éliminés par les autorités communistes ou ont simplement disparu. Sur le critère de l'importance de leurs activités, sept groupes sont retenus et ils sont ici décrits brièvement. Si l'on considère uniquement la taille des dossiers dans les archives officielles de l’État, un nombre beaucoup plus important de groupes se détache[VL 1],[56]. Après la description des sept réseaux remarquables, un tableau de synthèse rassemble tous les groupes recensés comme importants par le C.N.S.A.S.

Teodor Șușman

Maire de Răchițele (dans les monts Apuseni) trois fois pendant plus de 10 ans avant 1945, Teodor Șușman est devenu l'un des résistants les plus connus après la découverte de sa dépouille le 23 juin 2010 par le Centrul de Investigare a Crimelor Comunismului (Centre de recherche sur les crimes du communisme), ainsi que les recherches faites les 5 et 6 juillet 2011[57] pour retrouver celles de ses fils qui l'ont suivi dans son combat : Toader et Avisalon Șușman.

Teodor Șușman, résistant dans les Apuseni.
Teodor Șușman, résistant dans les Apuseni.

Chef respecté et reconnu de la région du Pays des Moți (Țara Moților), il sera rapidement dans le collimateur des autorités communistes, puis destitué de sa fonction de maire peu de temps après la prise de pouvoir des communistes en 1945. Gréco-catholique soutenant le Parti national paysan, il sera calomnié et faussement accusé par des communistes locaux opportunistes et jaloux de sa réussite personnelle. Après avoir tenté en vain par plusieurs lettres de faire reconnaître son innocence, comme la perfidie de ses accusateurs, se sentant en danger, il décide de prendre la fuite dans les montagnes. Il prendra le maquis en août 1948 accompagné de ses trois fils Toader (Teodor junior), Avisalon et Traian. Leur résistance se limitera d'abord à assurer leur survie puis à répondre à la terreur imposée par les communistes sur les villageois qui les aidaient. Ils attaqueront plusieurs coopératives et sociétés d'exploitation forestières, sans jamais user de violence contre les ouvriers ou employés, et en essayant de minimiser les conséquences pour ces derniers. Après 3 années de résistance à la tête d'un groupe d'une dizaine de personnes, Teodor sera abattu en 1951. Deux de ses trois fils périront en 1958 dans une grange incendiée par la Securitate. Toute la famille Șușman connaîtra un destin tragique. Seul Traian survira après de longues années de prison.

Major Nicolae Dabija - Réseau « Frontul Apărării Naționale, Corpul de Haiduci »

Major Nicolae Dabija, résistant dans les Apuseni.
Major Nicolae Dabija, résistant dans les Apuseni.

Un autre groupe armé de la région des monts Apuseni, appelé « Front de défense nationale - Corps des haidouks », est considéré comme important par les historiens. Ayant à sa tête un ancien officier de l'armée royale qui participa à la guerre contre l'URSS sur le front de l'Est, le major Nicolae Dabija[ND 1], le groupe attaquera le bureau de perception des impôts à Teiuș, armé de carabines et d'armes de poing. Les autorités roumaines découvriront le refuge des rebelles après que l'un d'entre eux soit arrêté et révèle leur repère à Muntele Mare. Une opération conduite par les forces de sécurité se lance à l'attaque des rebelles au matin du 4 mars 1949. Dirigées par le Colonel Mihai Patriciu, elles donnèrent l'assaut sur le pic où les rebelles avaient trouvé refuge. Une fusillade et un combat au corps-à-corps s'en suivirent. On dénombrera trois morts et trois blessés dans le camp communiste. Dabija fut arrêté le 22 mars 1949 après une dénonciation par un villageois. Le 28 octobre 1949, sept membres du groupe, dont le major Nicolae Dabija, seront exécutés à Sibiu[ND 2],[ND 3].

Colonel Ion Uță

Colonel Ioan ou Ion Uță, résistance dans le Banat
Colonel Ioan ou Ion Uță, résistance dans le Banat

Initiateur d'un groupe de résistance important du Banat roumain, le colonel Ion Uță[IU 1] est l'un des personnages les plus remarquables de la résistance roumaine. L'un des groupes de résistance qu'il a fondé fut impliqué dans une véritable bataille à Pietrele Albe contre les troupes de la Securitate, un fait très rare dans les mouvements de résistance roumains, plus souvent sur la défensive. Préfet du județ de Severin (entre-deux guerres) en 1943-1944 et capitaine dans l'armée roumaine, Ion (ou Ioan) Uță fut nommé colonel puis mis en réserve dans le cadre de l'épuration de l'armée par les communistes. Chef de file du Parti national paysan (PNT) lors des élections législatives roumaines de 1946, il a dû fuir se sachant poursuivi par la police politique. Il se retire alors dans les montagnes de Țarcul et Cernei. Il cherchera, dès son engagement dans la résistance, à organiser et articuler les différents groupes de résistance roumains du Banat, dans le but de renforcer et d'unifier les forces en présence, puis d'organiser une révolte populaire générale dans la région. Il est l'un des rares chefs de réseau à avoir voulu donner une ossature régionale, puis nationale, à la résistance au travers d'un plan précis et d'un calendrier. Constitué exclusivement d'habitants des villages de montagne du județ de Severin, son groupe comptera une trentaine de personnes. Il sera infiltré par la Securitate puis décapité en 1949.

Gogu (Gheorghe) Puiu - Réseau « Haiducii Dobrogei »

Vers juillet 1947, la mise en route d'une organisation de résistance coordonnée en Dobroudja est décidée à Bucarest. Déclenchée en 1948, sous le commandement des frères Nicolae et Dumitru Fudulea (au nord de la Dobroudja)[59],[60] et de Gogu Puiu (au sud de la Dobroudja)[61]. Ils seront rejoints par Nicolae Ciolacu qui conduira le mouvement dans le centre de la région. Il sera le seul survivant des Haidouks de Dobroudja et publiera en 1995 un ouvrage complet sur la résistance dans cette région[62].

Gogu Puiu, résistant de la Dobroudja.
Gogu Puiu, résistant en Dobroudja.

Le groupe fut dénommé Les Haidouks de la Dobroudja. Légionnaire macédo-roumain, revenu d'Allemagne avec quelques camarades, Gogu Puiu organisa et structura la résistance en s'appuyant sur de petits noyaux de maquisards par localité, agissant indépendamment, ayant chacun son chef. La coordination sera réalisée par un groupe de commandement communiquant grâce à un système de courriers efficaces. Entre 1947 et 1956, la Dobroudja fut un centre de résistance particulièrement actif, ou de très nombreuses familles furent impliquées ou victimes de la répression communiste. Les combattants seront presque tous abattus par la Securitate, ou succomberont sous la torture. Les survivants seront envoyés en camps de travaux forcés pour le creusement du canal Danube-Mer Noire, des camps de la mort par épuisement où le régime communiste envoyait les opposants dont il ne souhaitait pas voir le retour dans la société[63].

Il existe plusieurs dossiers « Gogu Puiu » au Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (CNSAS) en 2017 mais aucun ne contient d'informations précises et détaillées concernant ses activités de résistant. Les informations accessibles à son sujet sont partielles, parfois contradictoires et se limitent à des rapports de gendarmerie ou des notes de police couvrant son activité de chef de cellule légionnaire dans les années 1934-1940[note 23],[note 24]. Il est suivi et surveillé dès son engagement légionnaire en 1934 et est considéré par la Securitate comme un « terroriste » et un « fasciste ». Les éléments d'information sur ses activités de résistant sont très limités. Il est cependant presque certain que, selon les archives disponibles et les témoignages recueillis, Gogu Puiu a été en contact avec les services secrets français et américains à Berlin et à Vienne dans les années 1945-1947, puis a été formé à la lutte clandestine et à la guérilla. Charismatique, il laissera la trace d'un combattant courageux, martial et haut en couleur, tel les « haïdouks » des siècles passés. En juillet 1949, il préfère se donner la mort en faisant exploser la grenade dont il ne se séparait jamais, plutôt que de tomber entre les mains des communistes.

L'objectif de la résistance de la Dobroudja était de préparer la Roumanie à l'éventualité d'une guerre entre l'Occident et l'URSS. Dans ce contexte, Gogu Puiu aurait été un agent de liaison et celui qui devait préparer le terrain pour l'arrivée des Américains.

Ion Gavrilă Ogoranu - Réseau « Carpatin Făgărășan »

Ion Gavrilă Ogoranu, réseau Carpatin Făgărășan, Monts Făgăraș (nord).
Ion Gavrilă Ogoranu, réseau Carpatin Făgărășan, Monts Făgăraș (nord).

C'est à la suite des arrestations massives de 1947 qui touchent particulièrement des centaines d'étudiants, militaires et légionnaires de la région de Făgăraș, que ceux qui ont échappé à la rafle constituent le groupe Carpatin Făgărășan[53],[IG 1],[IG 2],[IG 3] La longévité du groupe : 9 ans[note 25], s’explique par son organisation militaire et la tactique employée. Aucune centralisation géographique, pas de quartier général, une très vaste zone d'intervention et une grande mobilité, le tout afin de surprendre l'ennemi et rendre les recherches très difficiles. Usant de tactiques de guérilla et se séparant régulièrement en petits groupes pour augmenter ses chances de survie, Grupul Carpatin de Rezistență Națională Armată est particulièrement connu grâce à la survivance de son chef Ion Gavrilă Ogoranu, sa personnalité marquante et ses écrits[note 26], qui apportent de nombreux détails sur la survie des partisans en montagne, dans des conditions particulièrement rudes. Légionnaire haut en couleur, fervent croyant, Ion Gavrilă Ogoranu a marqué les esprits et a même servi d'inspiration pour un film roumain narrant la vie de tous les jours d'un groupe de jeunes résistants anticommunistes[note 27]. Sur la vingtaine de jeunes qui choisiront de sacrifier leur jeunesse et leur vie sociale pour le combat de la liberté, seuls deux résistants survivront[note 28] à la traque de la Securitate, la plupart seront soit abattus lors d'escarmouches avec la Securitate, soit trahis par des proches ou des agents infiltrés.

Lieutenant Toma Arnăuțoiu, réseau Haiducii Muscelului, Monts Făgăraș (sud).
Lieutenant Toma Arnăuțoiu, réseau Haiducii Muscelului, Monts Făgăraș (sud).

Toma Arnăuțoiu - Réseau « Haiducii Muscelului »

La longévité est la première caractéristique du groupe de résistants fondé et mené par le lieutenant Toma Arnăuțoiu. Les Haïdouks de Muscel ont donné 10 ans de leur vie pour la lutte contre le communisme. Partageant souvent le même sort s'ils étaient pris, de nombreux villageois, et en particulier des femmes courageuses les ont soutenus pendant toute cette période. La plupart des résistants furent exécutés sommairement, les autres ont été jetés en prison pour de longues années dans des conditions inhumaines, où beaucoup n'ont pas survécu. Elisabeta Rizea a échappé à cette fatalité, subissant torture et persécution, elle deviendra un symbole vivant puis une icône de la résistance roumaine. La durée de ce combat a laissé beaucoup de traces dans les archives de la Securitate, permettant ainsi de multiples études et analyses par les historiens. Comme on le retrouve quasi systématiquement dans les rapports et témoignages disponibles sur les réseaux de résistance, c'est par la corruption de ses membres, trahisons et infiltrations que la Securitate met fin à son activité.

Victor Lupșa - Réseau « Vlad Țepeș II »

Personnage controversé de la résistance de la région de Vrancea, Victor Lupșa[VL 2] était pour certains un chef respecté et dynamique, un colonel formé en Yougoslavie, et pour d'autres un menteur qui n'avait pas dépassé l'école primaire, réformé à cause d'une jambe trop courte, ou encore un espion à la solde de la Securitate et un traître[64]. Les données accessibles et disponibles en 2017 ne permettent pas de trancher la question avec certitude, ni même de savoir dans quelles conditions il a été arrêté en 1955 puis exécuté en 1956. Il semble cependant qu'il s'agissait d'un personnage fantasque usant de mensonges grossiers et exagérations pour convaincre les paysans de se révolter. Il racontera partout qu'il avait le soutien de Tito et des Américains et que ces derniers livreraient armes et matériel. À partir de l'été 1948, Victor Lupșa et Gheorghe Cornelia (« Szarvas ») ont mis en place l'organisation Vlad Țepeș II et l'étendent dans trois régions : Galați, Brașov et Vrancea. Leur objectif était de soulever les populations des régions montagneuses.

Victor Lupșa.
Victor Lupșa.

En 1948, il rédige un tract-manifeste anticommuniste signé de son nom et estampillé par une croix chrétienne entourée de la mention Vlad Țepeș II, et le distribue aux chefs de groupes des différents villages où il a lancé son mouvement. Le message et la référence à un grand prince roumain connu pour son honnêteté et sa droiture, mais aussi pour sa lutte impitoyable contre les voleurs et les envahisseurs turcs, semble avoir séduit les gens simples et facilité la fondation de ce mouvement. Mais des particularismes locaux ont aussi favorisé l'adhésion à cet appel : la mentalité régionale très indépendante (une culture du secret ainsi que des réunions clandestines dans les forêts étaient pratiquées depuis des siècles), une région reculée et arriérée, des accès difficiles, des routes très mauvaises voire inexistantes[65]. Lupșa croyait, comme beaucoup d'autres Roumains, à la venue imminente des Américains pour libérer le territoire des communistes, et agissait en conséquence. Il mit ainsi en place des noyaux de résistance et prépara sans relâche des structures pour permettre une révolte massive. Son organisation était militaire, comprenant même des grades et des signes de reconnaissance visibles. Victor Lupșa prendra contact avec plusieurs groupes civils ou religieux et tentera aussi, mais en vain, de faire passer une enveloppe à la légation américaine. Sa tête étant mise à prix par la Securitate, à partir de février ou mars 1950, il se cachera avec Gheorghe Cornelia dans les montagnes.

L'épisode dit de la Kermesse jettera un trouble sur les intentions réelles de Victor Lupșa[64],[66]. En effet, dans la nuit du 23 au 34 juillet 1950, un bruit court que le signal du début de la révolte va être donné. 19 villages l'attendent en vain ainsi qu'une aide promise en armes, ravitaillement et équipements qui devaient être parachutés. Une seule commune passera à l'action : Bârsești. Un groupe de paysans armés réussira à arrêter les miliciens et les activistes communistes. Se rendant compte de la fausse alerte en constatant l'inertie de tous les autres villages, les révoltés se réfugieront dans les bois. La plupart seront pris par la Securitate, jugés et envoyés en prison. Plus de 100 partisans se cachaient dans les monts de Vrancea en septembre 1950. Gheorghe Cornelia se donnera la mort en 1951 pour échapper à ses poursuivants communistes et Lupșa se réfugiera dans les forêts de Zagon, son pays. Après plusieurs années de traque et de fuite, le 27 novembre 1955, il finit par se rendre aux autorités de Câmpulung Muscel, déclarant ne pas faire de recours contre la sentence de juin 1951 le condamnant à mort par contumace. Il sera exécuté dans le pénitencier de Iași, le 3 décembre 1956.

Au-delà de la zone d'ombre qui plane sur le personnage de Victor Lupșa, le mouvement Vlad Țepeș II reste, de très loin, le plus important de tous les mouvements de résistance du pays. Des milliers de paysans seront arrêtés et envoyés en prison à la suite de la plus grande opération de répression jamais lancée par la Securitate entre juillet et octobre 1950.

Principaux réseaux de résistance

Les réseaux de résistance principaux sur le territoire roumain[68],[69],[70],[71],[VL 1],[72]
Région Zone d'action Nom du groupe Chef de groupe (principaux membres) Période
Transylvanie
Apuseni Teodor Șușman Teodor Șușman (Toader -Teodor junior- , Avisalon et Traian Șușman, Nuțu Bortoș, Gheorghe Mihuț, Ion Ciota, Roman Oneț, Mihai Jurj) 1948-1958
Partizanii Regelui Mihai - Armata Secretă[note 29],[73] Capitaine Alexandru Suciu (Père Gheorghe Mureșan, Lazăr Bondor, Ionel Manu) 1948-1950
Capotă-Dejeu[74] Dr Iosif Capotă et le Dr Alexandru Dejeu 1947-1957
Frontul Apărării Naționale, Corpul de Haiduci[ND 1],[ND 2],[ND 3] Major Nicolae Dabija (les frères Traian et Alexandru Macavei, Sandu Maxim, Sandu Maxim, Cornel Pascu, Iosif Clamba, Ioan Scridon, Titus Onea, Alexandra Pop, Augustin Rațiu, Gheorghe Oprița, Ioan Cigmăianu, Victor Vandor, Viorica Buțuțui) 1948-1949
Organizația Cruce și Spadă[75] Gheorghe Gheorghiu Mărășești (Gavrilă Fortu, Aurel Potra, Alexandru Covaci, Traian Mereuț, Nicolae Negoiță, Mircea Oprescu, Nicu Boiangiu, Nicolae Pituru, Aurel Ciurcel, Ionel Iordan, Traian Pașca, Ion Torcea) 1948-1949
Leon Șușman[76] Leon Șușman (Simion Roșa, Gheorghe Şușman, Vasile Crișan, Ilie Vlad, Teodor Trânca, Vasile Răfăilă, Andrei Bicuț) 1948-1957
Ștefan Popa[77] Ștefan Popa (Ioan Robu, Bratu, Nicolae Suciu, Petre Mărgineanu[78], Silvestru Bolfa, Nicodim Lazăr, Sandu Maxim) 1948-1949
Sandu (Alexandru) Maxim[79] Sandu (Alexandru) Maxim (Cornel Pascu, le prêtre gréco-catholique Nicolae Suciu, Petre ou Petru Mărgineanu, Florian Picoș, Mihai Florinc) 1948-1949
Frații Spaniol[80] Aron et Vasile Spaniol (Mulea Gavrilă, Popa Romul) 1948-1950
Major Emil Oniga[81] Major Emil Oniga 1948-1949
Cornel Deac - Nicolae Moldovan[82] Cornel Deac (Nicolae Moldovan, Ioan Mărgineanu, Miclea Ilie junior, Miclea Ilie senior) 1949-1953
Capitaine Diamandi Ionescu[83] Capitaine d'aviation Diamandi Ionescu (Iosif Codoreanu, Simion Gălbează, Victor Marc, Ioan Mârzan, Gheorghe Spulbatu, Victor Lădar, Vasile Marc, Doctor Remus, Simion Grozav, Vasie Vătcă, Constantin Vătcă, Filon Metodie Cirebea, Filip Grozav, Gavril Herculea, Ioan Vlad, Iosif Giurgiu, Ştefan Vătcă, Nicodim Cirebea, Augustin țolea, Iona Ciulea, Ioan Cidrea, Vasile Iancu, Laurențiu Pop junior, Victor Puiu, Gligor Cidrea, Ioan Stoica) 1949-1950
Bistrița-Năsăud Haiducii lui Avram Iancu - Divizia Sumanele Negre[84] Capitaine Gavrilă Olteanu[85] (Lieutenants Dumitru Șteanță et Nicolae Paleacu) 1946
Bistrița-Năsăud - Monts Rodna Liga Națională Creștină ou Garda Albă[53], Capitaine Leonida Bodiu[87] (Ioan Burdeț, Dumitru Toader[88]) 1948-1949
Brașov[89] Organizația Vlad Țepeș II (Brașov)[VL 2],[90] Victor Lupșa et Gheorghe Cornelia (dit « Szarvas ») (Ion Neguț) 1949-1950
Crișana et Arad Valer Șirianu[91] Valer Șirianu (Général Baloșiu, colonel Rădulescu, dr. Boieriu, PèreTiberiu Dârlea, sous-officier Ion Ardelean, Sabin I.) 1948
Gligor Cantemir[92] Gligor Cantemir (Ioan Faur de Baltele, Pavel Bacoș de Valea Mare, Hagea Iulian dit Leanu, Dărău Igna de Cil, Ioan Lazăr de Roșia, Ioan Jurcuța, Iulian Hagea, Ioan Lulușa, Pavel Dobre, Pavel Lulușa, Ioan Lupei) 1947-1952
Mișcarea Națională de Eliberare[93] Ioan Blăgăilă (Ioan Grosolina) 1949-1952
Adrian Mihuț[94] Adrian Mihuț (Gheorghe Poenaru, Pavel Suciu, Moise Sârb, Constantin Buțiu, Pavel Bonța, Gheorghe Maniu, Gheorghe Deheleanu, Simion Văcean, Teodor Ardelean, Virgil Căpitan, Ioan Stoica, Pavel Ignișca, Părintele Ioan Crișan, Aurelia Crișan, Ioan Balaj, Gheorghe Momac, Iacob Opreț) 1948-1956
Monts Făgăraș (Nord)[95] Carpatin Făgărășan[53],[IG 1],[IG 2],[IG 3] Ion Gavrilă Ogoranu (Ion Ilioiu, Remus Sofonea, Gheorghe Arsu, Virgil Radeș, Gheorghe Șovăială, Ion Chiujdea, Ion Novac, Ion Mogoș, lon-Victor Pica, Nicolae Mazilu, Petre Novac, Jean Pop, Laurian Hașu, Andrei Hașu, Cornel Cîlțea, Marcel Cornea, Gelu Novac, Gheorghe Hașu, Mihai Malgan, Gheorghe Ramba, Dumitru-Bambu Moldovan, Vasile Moldovan, Ion Bărcuț, Toma Pîrîu dit Porîmbu) 1948-1956 / 1976
Monts Făgăraș (Sud)[95] Haiducii Muscelului ou Gruparea Nucșoara Toma Arnăuțoiu et le Lieutenant-colonel Gheorghe Arsenescu (Petre Arnăuțoiu, Titu Jubleanu, Ion Chircă, Elisabeta Rizea, Constantin-Tică Jubleanu, Maria Jubleanu, Benone Milea, Virgil Marinescu, Ion Marinescu, Alexandru Marinescu, Gheorghe Mămăligă, Maria Plop[96],[97], Cornel Drăgoi, Père Ion Drăgoi, Nicolae Ciolan, Mihai Gheorghe, Ion Pățitu, Nicolae Pățitu, Ion Săndoiu, Nicolae Adămoiu) 1948-1958
Apostol[98] Dumitru Apostol (Ștefan Ghelmeci, Gheorghe Ștefănescu, Père Nicolae Donescu , Ghe. Dorobanțu, Grigore Dumitrașcu) 1948-1949
Hunedoara Liga Partizanilor Romani din Hațeg[99] Lazăr Caragea (Petru Vitan[100], Iosif Nandra, Costa Ion Catănă, Costa Adam Bălaj, Costa Ion Daru, Costa Ion Daru junior) 1948-1952
Maramureș (Marmatie)[101] Grupuri de preoți uniați (dans différents groupes de résistance)[102] (Prêtre gréco-catolique Vasile Chindris, prêtre gréco-catolique Vasile Hotico, nonne gréco-catolique sœur Pelagia Iusco, prêtre gréco-catolique Ioan Dunca Joldea, prêtre gréco-catolique Gheorghe Mureșan, prêtre gréco-catolique călugăr Miclea, prêtre gréco-catolique Eusebiu Cutcan, prêtre gréco-catolique Andrei Biriș, prêtre gréco-catolique Vasile Gherman, prêtre gréco-catolique Emil Riti) 1948-1967
Gavrilă Mihali-Ștrifundă[103] Gavrilă Mihali-Ștrifundă 1945-1949
Vasile Popșa[104] Vasile Popșa (Ion Popșa, Mihai Sofron, Ioan Rusu, Ioan Hotea zis Hricu, Stefan Tand, Gavrila I. Iusco, Gavrila G. Iusco, Ioan Dunca, Pères gréco-catholiques : Ioan Dunca Joldea, Alexandru Chindriș et Vasile Iusco, Moine Pelagia Iusco, Maria Sas) 1948-1949
Grupul Dragomirești[105] Ion Popșa et Ion Ilban (Les frères Gheorghe, Dumitru Pașca, Ilie Zubașcu) 1949-1956
Vasile Dunca[106] Vasile Dunca (Părăscău, Șerban Vasile-Simion, frați Gherman, Ion Frunză, frați Șandordin Budești, Ion Andreiea, Vasile Tomoioagă, Gheorghe Dunca) 1948
Nicolae Pop Nicolae Pop (Achim et Aristina Pop[108], Père gréco-catholique Atanasie Oniga, Vasile Pașca, Vasile Hotea, Ioan Mâț, Ilieș Dunca, Gavrilă Dunca, Ioan Hotico, Dumitru Hotico, Vasile Chindriș, Ștefan Chindriș, Dumitru Chindriș, Mircea Dobre, Ioan Rusu, Vasile Tivadar, Vasile Blaga) 1949-1953
Gheorghe Pașca[109] Gheorghe Pașca (Ioana Vlad) 1946-1956
Sibiu Grupul Fetea (Pădurile Fetea - Noul Săsesc)[110] Ionel Golea (Ion Golea, Ștefan Popa, Axente Păcurariu, Ion Samoilă, Vasile Vlad, Șerban Secu, Ion Cristea, Bubu Pintea, dr. Teofil Mija, ing. Aurel Ursu) 1944-1948
Banat[111] Colonel Ion Uță[IU 1] Colonel Ion Uță (Mircea Vlădescu, Dumitru Mutașcu, Dumitru Ișfănuț, Duicu și Gheorghe Cristescu, Ilie Cristescu, Nicolae Ciurică) 1947-1949
Organizația Națională Creștină de Luptă Împotriva Comunismului, Partizanii României Mari[note 30], Arcadie Goian (Teodor Vasile, Sever Micula, Emil Casapu, Elena Botez, Gelu Fătăceanu, Mihai Ceclan, Ion Hudiță, Ștefan Oanca, Alexandrina Pretescu) 1948-1949
Grupul de la Teregova Notaire Gheorghe Ionescu[note 31] Spiru Blănaru, Commandeur Petre (ou Petru) Domășneanu, Pavel Stoichescu, Ion Stoichescu, Moise Anculia, Petru Berzescu, Ion Berzescu, Iacob Cimpoca, Tudor Rușeț, Petru Anculia, Iovan Berzescu, Gheorghe Ivănici, Ilie Ghimboașă, Ianăș Grozăvescu, Gheorghe Smultea, Horea Smultea, Romulus Marițescu, Nicolae Ghimboașă, Iancu Ghimboașă, Martin Copăceanu, Gavrilă Stoichescu, Nicolae Ciurică, Romulus Anculia) 1948-1949
Aurel Vernichescu et l'avocat Ioan Târziu[114] Aurel Vernichescu et l'avocat Ioan Târziu (Constantin Jumanca, Miron Ivănescu, Sebastian Crăsnaru, Ion Jumanca, Gheorghe Cristea, Victor C. Bisericosul) 1947-1949
Petre (ou Petru) Ambruș[115] Petre (ou Petru) Ambruș 1948-1950
Dumitru Ișfănuț (dit "Sfârloagă")[116] Dumitru Ișfănuț et Dumitru Mutașcu (Nistor Duicu, Ioan Caraibot, Victor Curescu, Gheorghe Serengău, Maria Vlădescu, Nicolae Ciurică[117], Iancu Baderca) 1949-1954
Nicolae Doran[118] Nicolae Doran (Nicolae Popovici, Ilie Dancea, Nicolae Caragea, Nicolae Gîru, Avram Gîru, Pavel Cotârlă, Vasile Martin, Vasile Măran, Pavel Brânzei, Maxim Pârcea, Vichente Dancea, Pavel Andrei, Cornel Lazăr, Nicolae Zarcula, Nicolae Irimia, Adam Măran, Nicolae Murgu, Gheorghe Stoia, Ștefan Luca, Valeriu Lazăr, Ion Andrei, Constantin Coniac, Luca Damaschin, Ioan Botișan, Paul Cojan, Dica Paul Botoș, Strein Olaru, Octavian Botoș, Puiu Roșu, Ion Chirilă și Nicolae Pența) 1948-1950
Dr Liviu Vuc[119] Dr Liviu Vuc (Iosif Hlobil, Virgil Atnagea, Anton Atnagea, Ștefan Drăgan, Ioan Beg) 1948-1952
Moldavie
Bacău "Uturea" ou Gheorghe Ungurașu[120]. Gheorghe Ungurașu (Petru C. Baciu, Vasile Ungurașu, Eugen Berza, Petre Dascălu, Gioga Parizian, Mircea Motei Neculai Ungurașu) 1947-1948
Bârlad Constantin Dan[121] Constantin Dan (Nicolae Borca, Costin Rusu) 1958
Bucovine[122] Constantin Cenușă Constantin Cenușă (Vasile Motrescu) 1948-1951
Vasile Motrescu[124] Vasile Motrescu 1948-1958
Gheorghe Munteanu[125] Gheorghe Munteanu (Sorin Mărgineanu, Colonel Vasile Cârlan, Virgil Cârlan, Gavril Poleacu, Costin Polec) 1948-1950
Grigore Sandu[126] Grigore Sandu (Dumitru Crăciun, Jenică Arnăutu, Grigorie Chelsoi) 1949
Vasile Cămăruță[127] Vasile Cămăruță 1949-1950
Gavril Vatamaniuc[128] Gavril Vatamaniuc (Ion Vatamaniuc[129], Mereuță Dumitru Constantin, Ion Chiraș[130] et Gheorghe Chiraș[131], Vasile Motrescu, Vasile Marciuc) 1948-1955
Vladimir Macoveiciuc[132] Vladimir Macoveiciuc (Silvestru Macoveiciuc, Sava Onica, Florea Arcade, Anghel Coroamă, Dumitru Bădiliță, Vasile Onica, Simion Tudose, Gheorghe Cârdei) 1944-1946
Suceava (Bucovine) Silvestru Hazmei ou Harsmei[note 32],[133] Silvestru Hazmei ou Harsmei (Vasile Cujmir, Vasile Sved, Pavel Tiron, Alexandru Țurcanu, Ioan Motrescu, Alexandru Cosovan, Nicolae Preziuc, Gheorghe Horobeț)
Gărzile lui Decebal[134] Filaret Gămălău[135] et le sous-lieutenant Jenică Arnăutu[136] (Radu Cacina, Strătescu, doctor Vasilache, Aurel Botnariuc, Gheorghe Petrescu, Nicolae Chelsoiu) 1944-1949
Vrancea[137] Grupul Paragină (ou Vrancea)[138] Les frères Ion et Cristea Paragină (Mihai Timaru[139],[140], Aristide Zdru, Abbés Evghenie Hulea et Teodosie Filimon, Gheorghiță Bălan, Aurel Condrea) 1948-1953
Gheorghe Militaru (Dumitrești - Vrancea)[141]. Gheorghe Militaru (Colonel Ioan Strâmbei, Victor Isofăchescu, Ionel Militaru, Grigore Cucu, Constantin Cucu, Ioan Cucu) 1948-1950
Mâna Albă[142] Capitaine d'aviation Mândrișteanu (Mihai Bragă, Ghiță Bragă, Constantin Bârdan, Gheorghe Sandu, Vasile Călărețu, Constantin Grecea, adjutantul aviator Sandu din Sascut) 1951
Organizația Vlad Țepeș II (Vrancea)[VL 2],[143] Victor Lupșa (Anton Macovei, Gheorghe Cornelia, Ion Caloianu, Dumitru T. Boștiog, Costică T. Danțiș, Simion Baraghina, Teodor Bușilă, les frères Nicolae et Maftei Dănilă, Pantazică (?), Costică et Gheorghe Pintilie, Luca Bratu, Oprea Roșca, Pompiliu Manoliu, familia Bercuci, Ion Bratu (père), Ion Bratu (fils), Ion Bunghez, Gheorghe Bălan (père), Gheorghiță Bălan (fils), les frères Ion et Gheorghe Brânzaru, Dumitru Rusu, le Père Manole Arghir, Vasile Maftei, Constantin Manoliu, Vasile Matei, Dumitru Botez, Ion Neagu, Victor Isofăchescu, Ionel Militaru, Dinu Bentea, Père Sebastian Popescu, lieutenant-colonel en disponibilité Ion Strâmbei, Dumitru Marola, Constantin Gabrieleanu) 1948-1950
Valachie
Craiova (Olténie) Général Ion Carlaonț[144] Ion Carlaonț (colonelul Cărăușu, major Lucian Dimitriu, Constantin Grădinaru, Remus Radina, Tiberiu Țolescu, Ștefan Hălălău, Radu Ciuceanu) 1948
Gorj (Olténie) Capitaine Grigore Brâncuși[note 33],[145] Capitaine Grigore Brâncuși (Lieutenant-colonel Micandru Ionescu Vintilă, Ion Rădoi, Alexandru Stoichițescu, Constantin Tabacu, Gheorghe Martin, Gheorghe Dineu, Constanța Tabacu et Polina Sîrbulescu) 1949-1951
Vâlcea (Olténie) Partizanii de la Arnota[146] Ghiță Piele et Ion Oprițescu (Mihai Moronescu, Ion Costin, Temistocle Tomescu, Ștefan Teodorescu, Ion Constantin, Gabriel Bălănescu, Mircea Măzărean, Mișu Ocneriu, Constantin Văduva, Nicolae I. Constantin, Ioan Pavel zis Bostan, Gheorghe Popescu, Gheorghe Ionescu zis Brusture, Gheorghe Șitoianu, Peiciu Oprea, Ion Marinovici, Gheorghe Popescu, Constantin Ciorgan, Aristide Ionescu, Nicolae Păunescu, Ioan Chițoiu, Emil Sanfrancisco, Ioan Teodorescu) 1948-1949
Dobroudja
Dobroudja[147],[148] Haiducii Dobrogei[59], Gogu Puiu (Nicolae et Dumitru Fudulea, Gheorghe Filiu, Les frères Croitoru, Nicolae Ciolacu, Niculae Trocan, Gheorghe Garofil, Stere Piștalu, Gogu Minai, Gheorghe Moceanu, Gheorghe Manafu, lancu Zoricu, lancu Pirnea, professeur Florian, Iancu Ghiuvea, Iancu Beca, Cioșca, Stila Timu, Constantin Ghiță, Nicolae Conic, Gheorghe Grasu, Stere Grasu, Adam Ciungu, Stere Niculescu, Stere Hapa, Nicolae Hașoti, Iancu Cușu, Gheorghe Filiu, Père Mihăilescu, Nicolae Cocoș, Vasile Baciu, Gheorghe Dinu dit Donica, Niculae Jipa, Gica Perifan, Gheorghe Cresu, Gheorghe Gulea, Stila Timu, Plutonier Cenuse, Stere Stercu, Avganti, Nicu Marin, Toma Vasile, Gheorghe Arau, Ion Cotan, Stere Alexe) 1947-1952

Structure et mode opératoire

La taille des groupes varie de petits groupes de moins de 10 membres jusqu'à plus de 100 combattants. Le plus grand nombre de groupes compte une vingtaine d'hommes[26],[53]. Il est trop tôt pour avoir un inventaire précis et fiable des effectifs de la résistance dans son ensemble. En 2017, on compte quelques milliers de membres impliqués personnellement dans des groupes armés et dans des organisations clandestines, nombre auquel il faut ajouter quelques milliers ou dizaine de milliers de soutiens logistiques.

La dispersion, l'étendue et la durée de la résistance ont rendu les recherches réalisées après 1990 plus difficiles, en particulier pour déterminer les informations sur la structure du mouvement. Une évaluation des archives de la Securitate par le Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (CNSAS) en 2003 donne le chiffre provisoire de 1196 groupes de résistance agissant entre 1948 et 1960[149].

Selon les témoignages de résistants survivants, corroborés par les rapports de la Securitate, il est possible de dresser un portrait assez fidèle de ces maquis.

Résistance et répartition sociale (en %)[note 34]
Paysans
  69
Ouvriers
  8,8
Petite bourgeoisie
  3,7
Fonctionnaires
  2,11
Prêtres
  1,8
Commerçants
  1,8
Militaires
  1,6
Autres
  10,5

La grande majorité des groupes étaient de taille restreinte[8] et leurs chefs n'avaient qu'un rayonnement local[150]. La structure sociale des bandes d'insurgés était hétérogène, comprenant une part considérable de paysans, beaucoup d'étudiants et d'intellectuels ainsi que plusieurs officiers de l'armée[26]. Sachant que les bouleversements sociaux provoqués par la dictature communiste affectèrent toutes les classes sociales (collectivisation des terres, abolition des professions libérales, nationalisation de toutes les entreprises, etc.), le spectre social du maquis roumain ressemblait à la société roumaine dans son ensemble, les paysans y représentaient 80 % des combattants. En ce qui concerne les étiquettes politiques, selon les historiens Georges Diener, Florian Banu[note 34] et Dorin Dobrincu[151], l’affiliation des maquisards et de leurs soutiens est marquée par une majorité de non affiliés à un parti, le reste se partageant entre le Parti national paysan (PNȚ) de Iuliu Maniu, le mouvement légionnaire, et le Front des laboureurs. Il est singulier de constater qu'environ 5 % de ces résistants étaient eux-mêmes communistes, en désaccord avec le pouvoir communiste inféodé à Moscou.

La résistance recouvrait presque exclusivement les montagnes ainsi que les parties les plus densément boisées du pays, car seul ce type de géographie leur permettait de se cacher, de s'abriter et de survivre[note 35]. Toute résistance urbaine était très difficile en raison de la présence dissuasive de centaine de milliers de soldats russes et de l'omniprésence de la police politique et de ses informateurs dans les villes. Nombre des résistants ne pouvaient plus exercer leur activité professionnelle (souvent urbaine) à cause des interdictions ou abolitions décrétées, et étaient obligés de fuir à la campagne. Pour ces derniers, le maquis répondait au problème de leur survie face à une administration devenue hostile à leur égard, mais aussi, pour les plus courageux, au désir de se battre contre la dictature.

Les couleurs politiques de la Résistance[note 34]

Forêts denses dans des paysages montagneux, vallées escarpées, plateaux difficiles d'accès, offraient aux maquisards refuge et une bonne visibilité sur les plaines environnantes. De très nombreux paysans ou forestiers des villages alentour leur apportaient un soutien logistique et de précieuses informations sur les mouvements des unités de la Securitate ou de la milice.

Les maquis se fixaient aussi dans des zones comprenant toujours quelques communautés de peuplement. Cela leur permettaient ainsi non seulement de pouvoir se cacher et se replier facilement, mais aussi d'être aidés par un nombre significatif de villageois. Ces derniers leur fournissant abris, nourriture et information. Sans un tel soutien, aucun îlot de résistance n'aurait pu exister durablement, jusqu'à une quinzaine d'années dans certains cas. Les membres de la résistance armée n'étaient d'ailleurs pas appelés « partisans » par la population, mais haiduci[152], un nom désignant des bandits généreux, considérés comme des héros populaires. Le résistant et légionnaire Ion Gavrilă Ogoranu qui prit la tête d'un groupe de résistance dans les monts Făgăraș de 1948 à 1956, et ne fut jamais repéré avant 1976, décrit de façon exhaustive la vie et l'organisation de plusieurs groupes de résistants[53],[IG 2]

Plutôt qu'une action planifiée, le mouvement de résistance fut une réaction spontanée en réponse aux vagues de terreur initiées par les autorités après la prise du pouvoir au début de 1948[153]. Cette spontanéité explique sa fragmentation marquée et le manque de coordination entre les différents groupes. Toutefois, agir indépendamment et localement permit à ces groupes d'être multiformes et flexibles, ce qui compliqua l'annihilation de tout le mouvement et assura même une endurance remarquable pour certains groupes. En outre, dans certaines régions, les réseaux éliminés étaient remplacés par de nouveaux noyaux de résistance.

Un trait caractéristique de la résistance roumaine était son aspect principalement défensif. En effet, très peu d'actions offensives, telles les sabotages ou l'occupation de localités, ont été enregistrées[153]. Alors que les résistants ne constituaient pas une menace majeure pour les autorités, leur dangerosité pour le régime résidait dans le symbole qu'ils représentaient. Aussi longtemps que les insurgés restaient libres, ils constituaient un défi tangible pour le régime communiste qui prétendait exercer un contrôle total sur tout le pays[154]. La vie était rude pour les maquisards et la pitié n'y avait pas sa place. Le risque le plus important était l'infiltration par des sécuristes ou des informateurs que la Sécuritate faisait chanter. Les infiltrés ou les éléments douteux, une fois démasqués, étaient rapidement éliminés, parfois après avoir été jugés sommairement.

Il n'est pas exagéré de parler d'héroïsme car les conditions de la lutte pour la liberté étaient bien souvent désespérées, sans aucune aide ou soutien significatif de l'étranger[note 36], et cela pendant parfois 10 à 15 ans. Le parallèle avec les conditions de la résistance intérieure française est difficile à faire car cette dernière, qui n'a duré que 3 à 4 ans face à l'occupation nazie et au régime de Vichy, a bénéficié d'un large soutien des Alliés, et était pour sa plus large part coordonnée depuis l'extérieur.

Répression

Les forces de sécurité roumaines ont réussi à vaincre les forces rebelles grâce à la coordination entre la police politique et la Milice, l'infiltration des groupes par l'utilisation d'informateurs, la collecte de renseignements[155] et la persuasion[156]. Les résistants furent la cible d'actions militaires durables et systématiques déployées par les troupes régulières bien équipées de la Securitate. Les forces de cette dernière variaient de la section au bataillon et jusqu'au régiment entier. Elles incluaient des véhicules blindés, de l'artillerie et même occasionnellement de l'aviation. Les insurgés subissaient souvent de lourdes pertes, le plus souvent victimes de la trahison de leurs soutiens ou d'informateurs infiltrés.

Méthodique, la Securitate appliquait 7 techniques différentes[157] :

  1. La mise en place d'un réseau d'information. Les informateurs étaient recrutés sous la torture mais aussi par corruption, chantage ou en utilisant leur ressentiment personnel vis-à-vis des partisans.
  2. La déportation des familles de maquisards.
  3. L'infiltration d'informateurs ou d'officiers de la Securitate au sein des groupes de résistants. Les agents infiltraient ainsi des monastères ou bien des villages de montagne déguisés en fugitifs, bûcherons, bergers ou chasseurs.
  4. L'envoi de groupes entiers d'officiers de la Securitate se faisant passer pour des locaux.
  5. La surveillance électronique.
  6. La diffamation des partisans devant la population et l'usage massif de propagande.
  7. L'emploi de nombreuses troupes de la Securitate pour capturer et bloquer les groupes de résistants, ce qui dans les faits, signifiait envoyer des centaines d'hommes pour combattre 5 ou 6 combattants de la liberté.

Le mélange des techniques d'infiltrations et d'attaque frontale massive était la combinaison la plus employée par la police politique. D'autre part, pendant 1945-1947, le régime communiste a employé d'anciens légionnaires pour la lutte contre la résistance. Il a ainsi existé des groupes fantômes, organisé par le NKVD et la Sûreté[note 37], constitués d'ex-légionnaires utilisés par les autorités pour débusquer et capturer ceux qui se trouvaient dans les montagnes (cas du groupe Mandea)[158].

Elisabeta Rizea, héroïne de la Résistance anticommuniste roumaine, torturée par la Securitate.
Elisabeta Rizea, héroïne de la Résistance anticommuniste roumaine, torturée par la Securitate.
Le réseau des prisons et camps de travaux forcés pour détenus politiques dans la Roumanie communiste.
Le réseau des prisons et camps de travaux forcés pour détenus politiques dans la Roumanie communiste.
Le Bărăgan et le canal Danube-Mer Noire, principales zones de déportation de la Roumanie communiste.
Le Bărăgan et le canal Danube-Mer Noire, principales zones de déportation de la Roumanie communiste.

Les rebelles arrêtés ainsi que leurs soutiens étaient soit tués durant les interrogatoires, soit jugés lors de procès public ou bien à huis clos. Les condamnations étaient très lourdes : la mort ou de longues années de prison voire de travaux forcés[159]. Plusieurs milliers de condamnations ont été prononcées. Certains pénitenciers ou camps de travail sont désormais connus pour leur fort taux de mortalité et la pratique courante de la torture. De très nombreux résistants sont ainsi morts d'épuisement, de torture ou de mauvais traitements dans le système carcéral communiste[160]. Les peines de mort étaient exécutées discrètement, les corps jetés dans des fosses communes ou dans les forêts[161], ou bien publiquement dans le but d'intimider les populations locales. Un nombre significatif de détenus qui n'ont pas été exécutés ont été abattus en dehors des prisons dans des circonstances inexpliquées et en toute illégalité[162],[163]. Dans les zones où les rebelles étaient actifs, les villageois subissaient systématiquement l'intimidation et la terreur, orchestrées par les autorités communistes.

Adriana Georgescu Cosmovici, secrétaire particulière du Premier ministre le général Nicolae Rădescu[164],[165] fut l'une des premières personnes arrêtées pour appartenance à un mouvement de résistance. En juillet 1945, la jeune femme fut interpelée à Bucarest, sévèrement battue par les inspecteurs de la police secrète et violée par ses gardiens[166],[167]. Dans une déclaration faite à Paris en 1949, elle dénonça trois enquêteurs pour l'avoir menacé avec des armes, l'un d'eux étant Alexandru Nicolschi[168],[167]. Nicolschi n'en était alors qu'à ses débuts d'une longue carrière de tortionnaire et d'assassin, comme le décrit factuellement un dossier complet publié par l'ICCMER, basé sur les archives CNSAS, des témoignages enregistrées et des travaux étayés d'historiens[note 38]. Considérant la justice trop « douce » à l'égard des ennemis du communisme, et particulièrement les résistants, outre la torture qu'il pratiquait couramment lors de ses interrogatoires, Nicolschi organisait des liquidations extra-judiciaires en extrayant les prisonniers de leurs cellules, prétextant un supplément d'enquête. Ces derniers étaient alors exécutés d'une balle dans la tête sur le trajet du transfert. Nicolschi n'avait pas le monopole de tels agissements puisqu'il est désormais clairement avéré que les assassinats étaient une « méthode d'élimination » employée couramment par la Securitate, en particulier pour ses débarrasser définitivement des éléments résistants ou des opposants les plus coriaces[169].

Elisabeta Rizea et son mari, deux paysans opposés à la politique du gouvernement de collectivisation forcée, rejoignirent le groupe de guérilla « Haiducii Muscelului » commandé par le Lieutenant-colonel Gheorghe Arsenescu, en leur fournissant nourriture et approvisionnements. Capturée en 1952, Elisabeta Rizea passera 12 années en prison[170], période pendant laquelle elle fut régulièrement torturée. Considérée comme une héroïne par les Roumains, elle est aussi devenue un véritable symbole national de la résistance roumaine[ER 1], grâce à un reportage de la TVR diffusé en 2006.

Le nombre de victimes tuées du côté des insurgés peut être établi selon les données d'archives ainsi que de nombreux mémoires publiés après 1990. Les archives officielles révèlent plusieurs centaines de condamnations à morts, cependant un nombre bien plus conséquent de maquisards ont été tués soit lors des combats contre les autorités, soit lors des différentes phases de leur détention[2]. On estime le nombre de morts autour de 2000.

La chasse implacable dont faisaient l'objet les maquisards par les autorités, comme le silence absolu sur l'existence même d'une rébellion, démontre la grande préoccupation du régime et la crainte qu'un symbole d'insubordination ne devienne contagieux[26]. Le célèbre résistant, et ancien légionnaire, Gavrilă Ogoranu rapporte le discours tenus à des touristes par des résistants dans les années 1950 :

« Dites à tout le monde qu'il y a toujours une place dans le Royaume de Roumanie. Tant que nos têtes sont sur nos épaules, ce coin de pays sera libre. Dites aux gens de ne pas perdre la foi, pour le jour viendra où l'ensemble de la Roumanie sera libre. Priez Dieu pour elle, afin que Dieu nous aide[171]. »

Mémoire de la résistance anticommuniste

Regard de la Roumanie sur la résistance et la Securitate

La Securitate était l'organe essentiel du PCR. Elle assurait son maintien au pouvoir, au travers d'actions coordonnées de surveillance, d'espionnage interne dans toutes les couches de la population, et de répression. Cette répression fut particulièrement brutale jusqu'en 1964 et s'abattait sur toute forme de contestation ou de résistance. C'est pourquoi il n'est pas possible de dissocier la résistance roumaine avec cet organe de police politique du pouvoir. La Securitate a d'ailleurs été le fer de lance et l'outil principal[172] actionné par le pouvoir communiste pour contrer tous les mouvements de résistance armés, et dans la plupart des cas pour les annihiler. Le sujet de la résistance anticommuniste armée ou non est donc étroitement lié avec la Securitate. Le regard porté par les Roumains sur chacun de ces deux sujets doit donc être évoqué conjointement.

  • Malgré plusieurs instituts d’État[note 39] créés pour faire la lumière sur les crimes du communisme, un rapport présidentiel de 2006[note 22],[173] condamnant sans appel les crimes du régime communiste roumain, la publication de centaines de livres et d’articles documentés et circonstanciés sur la résistance et les éliminations physiques d’opposants, l’ouverture des archives de la Securitate ainsi que les exhumations scientifiques de victimes de cette police politique, il apparaît que les instances dirigeantes roumaines ne souhaitent pas aller jusqu’au bout d'une démarche de vérité sur le passé communiste du pays. Le sujet de la résistance est souvent minimisé par les autorités et la plupart des forces politiques, principalement en raison de l'influence persistante des anciens membres du système communiste et de leurs proches. La direction de ces institutions mémorielles change d’ailleurs à chaque nouveau gouvernement et fait l’objet de vives polémiques d’une part sur la probité des personnes à leur tête, et d’autre part sur le fait que ces organismes ne soient que des outils au service de l’orientation politique du moment au pouvoir[note 40]. Certains remettent en cause ouvertement l’efficacité, voire la crédibilité de ces institutions, à cause de leur dépendance politique[note 41].
Armes et munitions, saisies par la Securitate vers 1952.
Armes et munitions, saisies par la Securitate vers 1952.
  • Plus d’un quart de siècle après la chute du régime communiste et de Nicolae Ceaușescu, le faible remplacement des élites politiques, souvent issues de ce même système, et la main-mise par des ex-securistes ou communistes et leur descendants, tant sur la politique[note 42] que sur l'économie[note 43] —  On parle même en Roumanie de « privatisation du communisme »[note 44] — sont, selon de nombreux commentateurs et analystes, les clefs de compréhension des demi-mesures, voire du semblant de mesures, qui ont été prises. Ainsi, contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays de l'Est ayant subi la dictature communiste, seul un nombre très limité[note 38] de membres de la Securitate ou du PC, ou même de tortionnaires du régime, a été poursuivi en Roumanie et encore moins condamné[note 45],[note 46]. Les premières enquêtes et inculpations pour crime contre l’humanité pendant la période communiste n’ont été diligentées qu'en 2014[note 47]. Entre 1989 et 2017, seules trois procédures pour crimes contre l'humanité ont été ouvertes en Roumanie, dont deux se sont soldées par des condamnations définitives prononcées en 2016 et en 2017[note 48]. Ce chiffre est à mettre en perspective avec l'énormité des crimes et des preuves disponibles, alors qu’il ne faisait aucun doute depuis 1989 de la qualification des exactions commises par le Parti communiste roumain et son bras armé : la Securitate[note 49]. En 2017, alors que les résistants survivants libérés de prison ont toujours un casier judiciaire rempli de mentions jugées délictuelles ou criminelles par le régime communiste, à l’opposé, les officiers de la Securitate à la retraite, anciennement responsables de persécutions ou de crimes que la justice roumaine considère jusqu’à présent comme prescrits, bénéficient de pensions plus que confortables[note 50] et n’ont jamais été inquiétés par la justice. Il est significatif de constater que jusqu’en mai 2016[174], aucun monument majeur n’avait été érigé par les autorités nationales pour honorer la résistance roumaine[175].
  • Il semble qu'une majorité de Roumains, troublée par les polémiques et les luttes politiques incessantes sur l’héritage du communisme depuis 1990, désorientée par les changements économiques radicaux de la société roumaine et plus préoccupée par la crise économique actuelle (depuis 2007), se soit partiellement désintéressée du sujet[176]. La présence de faux rapports dans les archives de la Securitate, et les techniques de manipulation des informations couramment employées par cette dernière[note 51] brouillent efficacement la crédibilité de cette source d’information. Les anciens sécuristes en profitent pour tenter de discréditer les historiens, enquêteurs ou journalistes trop curieux ou trop persévérents.
  • Pour survivre dans une société sous surveillance permanente (écoutes téléphoniques, ouverture du courrier, délation généralisée) où une terreur sous-jacente assurait le maintien du régime communiste au pouvoir, les Roumains se sont enfermés dans le silence et l’oubli. Nombre d’entre eux ne veulent pas parler de leur passé ou de celui de leur proches, conformément au dicton : « Un Roumain, se regardant dans un miroir, se pose des questions : - De nous deux, lequel peut bien être le mouchard ? »[note 13]. Cette situation restreint le nombre de témoignages sur de nombreux sujets tels que la résistance ou la Securitate, et repousse un travail de mémoire sans lequel il n’y a pas de catharsis possible[note 52]
  • Enfin, cas particulier dans l’Europe de l'Est, selon différents sondages menés depuis plusieurs années en Roumanie, une part de la population semble encore considérer que le bilan du communisme est positif[note 53]. Ainsi même si les choses tendent à évoluer, une part non négligeable des Roumains regardent avec suspicion les actions des résistants et les considèrent comme des bandits, se conformant à la propagande communiste officielle de l’époque. La Roumanie est pourtant l’un des pays ex-communistes où l’épuration et les persécutions communistes ont été les plus profondes. La jeunesse de l’État (dont l’identité nationale s’est cristallisée au début XIXe siècle sur des valeurs révolutionnaires - voir histoire de la Roumanie) ajoutée à la brutalité du « nettoyage » des élites précédentes réalisé par les communistes appuyés par l’Armée rouge et le NKVD dans les années 1950, ont facilité une élimination quasi-complète de toute opposition structurée. La force de la Securitate et son imprégnation dans la société roumaine[note 54], le nombre impressionnant d'informateurs[note 55] complète le tableau d'une société verrouillée par les communistes. La renaissance démocratique et pluraliste en Roumanie depuis 1990 a ainsi été handicapée par le fait que, d’une part, les anciens dissidents encore vivants étaient peu nombreux, et d’autre part la buraucratie ex-communiste s’est rapidement muée en une classe d’entrepreneurs libéraux aussi prospères que peu scrupuleux, qui continua sous ces nouveaux habits à constituer le modèle dominant de réussite sociale du pays[178]. L’absence de loi de lustration[179], comme en Hongrie, en République tchèque, en Pologne ou bien en Allemagne de l’Est, en est un résultat significatif.

Jour de mémoire

Mémorial dit des « Trois ailes » inauguré en mai 2016 devant la Maison de la presse libre à Bucarest ; à la place de la statue de Lénine à présent entreposée au Palais de Mogoșoaia.
L’esprit de la résistance anti-totalitaire n’a pas disparu : graffiti sur un mur de Bucarest en 2013.

Il a fallu attendre 2016 pour que la Roumanie célèbre véritablement et officiellement ses résistants. Précédemment, aucune loi ou initiative parlementaire n’a pu aller à son terme pour commémorer ce mouvement. Il y a eu cependant des initiatives locales inégales pour tenter de redonner à ce mouvement sa place dans l'histoire roumaine[180]. Contrairement à la Pologne qui célèbre ses « soldats maudits » depuis 2011 ou à d’autres pays de l'ex-Bloc de l'Est qui ont voté un jour de fête nationale, en Roumanie les descendants de la bureaucratie et de la nomenklatura communiste restent crispés sur leur refus d’un devoir de mémoire[2]. Après avoir argumenté jusqu’en 2007 qu’il ne fallait pas cliver la société, et donc refusant de faire un travail de vérité sur le passé communiste, ils changèrent d'avis postérieurement à l’entrée du pays dans l’Union européenne. D'autre part, malgré une condamnation officielle du communisme en 2006[note 22], un « négationnisme néo-communisme » plane toujours en Roumanie[181] et reste d'autant plus tenace que les autorités politiques et morales ne parlent pas à l’unisson sur le sujet[note 56].

L’amalgame associant les résistants à des fascistes antisémites[note 57] est activement soutenu par les héritiers du Parti communiste roumain et des anciens sécuristes présents, en 2014, dans presque tous les partis politiques roumains[182]. Il joue un rôle important dans le blocage législatif[note 58] sur un projet de jour commémoratif, sans compter l’indemnisation des anciens résistants et détenus politiques. Même si des « légionnaires » ont bien rejoint la résistance, ils furent, de l’avis de la plupart des historiens à ce jour[183], minoritaires au sein de celle-ci (moins de 10 % des maquisards selon des statistiques de la Securitate de 1951[note 59]). En 2017, il n’est d’ailleurs pas possible de donner une évaluation précise de leur proportion dans la résistance, car ils n’y étaient pas présents en tant que mouvement constitué et n’agissaient pas à ce titre. D’autre part, de nombreux groupes étaient mixtes, ex-légionnaires et autres, parfois de toutes tendances politiques, y compris des membres idéalistes et déçus du Parti communiste roumain, souvent de la mouvance de Lucrețiu Pătrășcanu[184].

Il existe cependant depuis 2000, une forme de reconnaissance nationale : la « Croix commémorative de la résistance anticommuniste »[note 60]. Par ailleurs en mai 2016, le président Klaus Iohannis a inauguré à Bucarest un monument à leur mémoire, sis devant la maison de la presse libre, sur un emplacement où, de 1960 à 1990, se dressait une statue géante de Lénine[174]

Institutions relatives à la mémoire

  • Centrul de Investigare a Crimelor Comunismului (Centre de recherche sur les crimes du communisme de Roumanie) ou ICCR : institution privée indépendante de l’État roumain, soutenu par la Fondation Konrad Adenauer et développé dans le cadre de l'Association pour la mémoire des victimes du communisme [note 61].
  • Institutul de Investigare a Crimelor Comunismului și Memoria Exilului Românesc (Institut de recherche sur les crimes du communisme et la mémoire de l'exil roumain) ou (IICCMER) : une institution d’État dont le président est nommé par le gouvernement roumain[185].
  • Centrul de Studii asupra Comunismului și Postcomunismului (Centre de recherche sur le communisme et le postcommunisme) : institution dépend conjointement de l'IICCMER et de la faculté d'histoire de l'université Alexandru Ioan Cuza de Iași.
  • Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității (Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate) ou CNSAS : institution d’État dont le président est nommé par le gouvernement roumain.
  • Archives nationales : institution d’État dont le président est nommé par le gouvernement roumain.
  • Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (Institut national pour l’étude du Totalitarisme) ou INST : entité de l'Académie roumaine.

Organismes privés ou publics

  • (ro) Association des Anciens Détenus Politiques de Roumanie - Asociația foștilor deținuți politici din România. Fondée en janvier 1990, l’Association des Anciens Détenus Politiques défend la mémoire de la répression communiste et conserve les témoignages oraux de ses membres. L'association se bat aussi pour faire reconnaître l'ampleur de la persécution communiste et faire condamner les crimes et les abus du régime communiste.
  • (ro) Memoria Rezistenței - Mémoire de la résistance par d'anciens détenus politiques roumains.
  • (ro) (fr) (en) (de) La Fundația Academia Civică, qui administre le Mémorial des victimes du communisme et de la résistance ainsi que le Centre international d’études sur le communisme (CIEC) de Bucarest, dédié à la mémoire des victimes du communisme et à la résistance roumaine - La Fondation Academia Civică.
  • (ro) Fondation Culturelle Memoria Fundația Culturală MEMORIA. Créée juste après la révolution de 1989 par Banu Rădulescu, son fondateur, écrivain et ancien détenu politique. Elle vise à porter à la connaissance du public les crimes et des abus du communisme. La Fondation édite sur papier et sur internet mémoires de prison et de déportation ainsi que témoignages de résistants. La revue Mémoire, la revue de la pensée arrêtée a pour mission la dénonciation du communisme. Elle est dédiée aux témoignages des anciens détenus politiques, elle est éditée par la fondation sous l'égide de l'Union des Écrivains Roumains - Memoria. Le premier numéro de la revue Memoria, Revista gândirii arestate fut édité en 1990.
  • (ro) Le Procès du communisme Procesul comunismului, contrarevolutiei și tranzitiei criminale. Site rassemblant témoignages, livres et photographies en préparation pour un procès du communisme en Roumanie. L'initiative pour promouvoir un procès du communisme a permis de déposer un requête à la CEDH en 2013 pour reconnaitre le caractère criminel de ce régime.
  • (ro) Site internet le Mémorial de la Souffrance, un site consacré aux résistants qui ont survécu à la dictature communiste. Il contient de nombreux reportages et interviews d'opposants ou de résistants torturés et emprisonnés par la Securitate : Memorialul Durerii / O istorie care nu se învață la școală.
  • (ro) (en) (de) Musée Sighet - Le Mémorial des victimes du communisme et de la résistance - Le Mémorial des victimes du communisme et de la résistance de Sighet.
  • (ro) Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (C.N.S.A.S) - Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității.
  • (ro) Les Archives Nationales de Roumanie - Arhivele Naționale ale României.
  • (ro) Toma Arnăuțoiu - Les partisans anticommunistes de Nucșoara : Biographie, photographies et documents sur le lieutenant Toma Arnăuțoiu .
  • (ro) Site internet Les Héroïnes Nucșoara, un site dédié aux femmes combattantes dans la résistance anticommuniste. Le site appartient à Ioana Raluca Voicu-Arnăuțoiu - Eroine Nucșoara.
  • (ro) Site internet Memoria.ro, bibliothèque numérique d'interviews, mémoires, études et histoires orales ainsi que de livres et images de l'histoire récente de la Roumanie - Memoria.ro.
- Une initiative originale sur la mémoire de la résistance roumaine. Dédié à ceux qui ont gardé leur dignité pendant la terreur communiste, le site a pour ambition la diffusion du savoir sur cette période auprès du grand public. Le livre qui a été publié est le résultat d'essais, d'interviews de maquisards ou de leurs proches, mais aussi d'émotions et de réactions des lecteurs sur la résistance roumaine. Plusieurs pages ont été traduites en français et en anglais. Voici l'esprit du site tel qu'il est décrit sur la page Le livre de la Dignité : Qu’en savons-nous, en dehors des idées reçues ? Assez peu de choses finalement. L’une des idées les plus malheureuses est que le phénomène de la résistance anticommuniste des montagnes roumaines est unique au monde. Pourquoi s’acharner à rechercher cette originalité ? À quoi cela sert-il ? Il a déjà été prouvé, par des moyens très simples, que cette idée d'unicité est aussi grotesque qu'une autre affirmant que tous les combattants des montagnes étaient des gens d’extrême droite. C'est faux, même si, parmi eux, il y avait aussi des légionnaires.
- Le blog a été publié sous le titre : Cartea despre demnitate, Alexandru Pătrașcu, préface de Marius Ghilezan, Editura Virtuală, Bucarest, 2012, (ISBN 978-606-93389-1-9).

Sources principales

Livres

  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. I »], vol. I, Timișoara et Baia Mare, Editura Marineasa puis Editura Marist, , 2e éd. (1re éd. 1993 / 1995) (ISBN 973-95729-4-4, présentation en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. II »], vol. II, Timișoara et Baia Mare, Editura Marineasa puis Editura Marist, , 2e éd. (1re éd. 1996) (ISBN 973-91851-1-8, présentation en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu et Lucia Baki Nicoara, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. III »], vol. III, Timișoara et Făgăraș, Editura Marineasa puis Editura Mesagerul de Făgăraș, , 2e éd. (1re éd. 1999) (ISBN 973-85045-8-9, présentation en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. IV »], vol. IV, Făgăraș, Editura Mesagerul de Făgăraș, .
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc - La pas prin Frăția de Cruce [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. V »], vol. V, Madrid, Editura Mișcării Legionare, (ISBN 973-99293-2-X, présentation en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc - Episcopul Ioan Suciu în față furtunii [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. VI. L'évêque Ioan Suciu face à la tempête »], vol. VI, Cluj, Editura Viața Creștină, (présentation en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Elis Neagoe-Pleșa et Liviu Pleșa, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc - Rezistenta anticomunistă din Munții Apuseni [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol. VII - La résistance anticommuniste es Monts Apuseni. »], vol. VII, Baia Mare, Editura Marist, (ISBN 973-8935-44-X, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Adrian Brișcă et Radu Ciuceanu, Rezistența armată din Bucovina. 1944-1950 [« La Résistance armée de Bucovine. 1944-1950. »], vol. I, Bucarest, Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (INST), (ISBN 973-0-00574-5, présentation en ligne).
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Articles

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  • (ro) Dorin Dobrincu, « Rezistența armată anticomunistă în sud-estul Munților Apuseni (II) » [« La Résistance armée anticommuniste du sud-est des monts Apuseni (II) »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
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  • (ro) Theodor Bărbulescu et Liviu Țăranu, « Rezistența anticomunistă? Cazul colonelului I. Uță » [« La Résistance anticommuniste ? Le cas du Colonel I. Uță »], Memoria, Revista gândirii arestate, Bucarest, Fundația Culturală "Memoria", no 44/45,‎ (lire en ligne).
  • (ro) Camelia Ivan Duică, « Din istoria rezistenței anticomuniste din Banat. Organizația dr. Liviu Vuc (1948-1952) » [« De la Résistance anticommuniste du Banat. L'organisation du Dr Liviu Vuc (1948-1952) »], Analele Universității "Dunărea de Jos", Galați, Departamentul de Istorie, Facultatea de Istorie, Filosofie si Teologie, série Istorie, no II,‎ , p. 121-133 (ISSN 2344-472X, résumé, lire en ligne).
  • (ro) Mircea Rusnac, « Mișcarea de rezistență anticomunistă din Banat (1945-1953). Grupări principale » [« Le mouvement de résistance anticommuniste du Banat (1945-1953). Les groupes principaux. »], Banatica, Reșita, Muzeul Banatului Montan, no 16-2,‎ , p. 303-328 (résumé, lire en ligne).
  • (ro) Monica Grigore, « Grupul Arnota – un episod al rezistenței anticomuniste românești din nordul Olteniei », dans Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității / Gheorghe Onișoru (coordinateur), Mișcarea armată de rezistență anticomunistă din România, 1944-1962 [« Le groupe Arnota - Un épisode de la résistance anticommuniste roumaine du nord de l'Olténie »], Bucarest, Editura Kullusys, coll. « Studii 2 », (ISBN 978-973-86421-1-9, présentation en ligne), p. 102-103.
  • (ro) Liviu Marius Bejenaru, « Să lupți pentru a muri: Mișcarea de Rezistență Armată Anticomunistă din România. O încercare de analiză », dans Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității / Gheorghe Onișoru (coordinateur), Mișcarea armată de rezistență anticomunistă din România, 1944-1962 [« Lutter pour mourir : Le mouvement armé de résistance anticommuniste de Roumanie. Un essai d'analyse »], Bucarest, Editura Kullusys, coll. « Studii 2 », (ISBN 978-973-86421-1-9, présentation en ligne), p. 376-380.
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  • (ro) Ion Constantinescu Mărăcineanu, « Un erou de legendă: Colonelul (r) Gh. Arsenescu » [« Un héros de légende : le colonel (r) Gh. Arsenescu »], Memoria, Revista gândirii arestate, no 49,‎ (lire en ligne).
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  • (ro) Oana Ionel, « Alexandru Dejeu și Securitatea » [« Alexandru Dejeu et la Securitate »], Experimentul Pitești ? Reeducarea prin tortură. Opresiunea țărănimii române în timpul dictaturii comuniste, Pitești, Fundația Culturală "Memoria", filiala Argeș,‎ , p. 419-428. (ISBN 973-86965-4-2, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Marius Oprea (Le mercredi 29 juillet 2005, au siège du GDS (Groupe Pour le Dialogue Social), s'est déroulé une table ronde modérée par Gabriel Liiceanu dont le thème était Des intellectuels harcelés par la Securitate ? : cas de Marius Oprea. Le débat a été provoqué par une série de menaces reçues par l'historien et éditeur Marius Oprea. À l'issue du débat, une lettre ouverte a été envoyée au Président Traian Băsescu, lettre que nous reproduisons ici, ainsi que des fragments de ce débat), « Intelectuali hartuiți de Securitate? » [« Des intellectuels harcelés par la Securitate ? »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ 2005 (ISSN 1220-5761, lire en ligne)
  • (ro) Doru Radosav, « Rezistenta anticomunistă armată din România între istorie și memorie » [« La Résistance anticommuniste de Roumanie entre histoire et mémoire »], Comunism și represiune în România. Istoria tematică a unui fratricid național, Iași, Editura Polirom, vol. VIII,‎ , p. 87-107 (ISBN 973-46-0312-4, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Jipa Rotaru, « Un erou al rezistenței anticomuniste din România anilor 50: Vasile Motrescu : Grupul Mandea. Între legendă și adevăr », dans Jipa Rotaru, "Eroism și eroi la români": Prima sesiune de comunicări științifice; Maia Catargi - Ialomița; 16-17 septembrie 2005 [« Le groupe Mandea. Entre légende et vérité »], Constanța, Editura Fundației Andrei Șaguna, (ISBN 978-973-732-035-3, présentation en ligne), p. 203-210.
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  • (ro) Alina Ilinca, Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității (C.N.S.A.S), « Politica de control a regimului comunist asupra spațiului public : Studiu de caz: Jocurile Mondiale Universitare de Iarnă de la Poiana Stalin (28 ianuarie-8 februarie 1951) » [« La politique de contrôle du régime communiste sur l'espace public / Étude de cas : les Jeux Universitaires Mondiaux d'Hiver de Poiana Stalin (28 janvier-8 février 1951) »], Caietele CNSAS, Bucarest, Editura Consiliului Național pentru Studierea Arhivelor Securității, no 2,‎ , p. 237-250 (ISSN 1844-6590, lire en ligne).
  • (ro) Liviu-Marius Bejenaru, Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității (C.N.S.A.S), « Manipulare și dirijare prin observarea stării de spirit a populației : Studiu de caz: Festivalul Mondial al Tineretului și Studenților de la București (2-14 août 1953) » [« Manipulation contrôle par l'observation de l'état d'esprit de la population / Étude de cas : le Festival de la Jeunesse et des Étudiants de Bucarest (2-14 août 1953) »], Caietele CNSAS, Bucarest, Editura Consiliului Național pentru Studierea Arhivelor Securității, no 2,‎ , p. 251-263 (ISSN 1844-6590, lire en ligne).
  • (ro) IICCMER, « Acțiunea de exhumare a partizanului anticomunist Vitan Petru împușcat de securitate la 21 noiembrie 1952. » [« Exhumation du partisan Vitan Petru, abattu par la Securitate le 21 novembre 1952 »], Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), Bucarest,‎ (lire en ligne).
  • (ro) IICCMER, « O nouă acțiune de exhumare organizată de IICCR. Cazul Nicolae (Mișu) Selagea, împușcat de Securitate la 2 septembrie 1950. » [« Une nouvelle exhumation organisée par l'IICCMER. Le cas de Nicolae (Mișu) Selagea, tué par la Securitate le 2 septembre 1950 »], Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), Bucarest,‎ (lire en ligne).
  • (ro) IICCMER, « Acțiune de exhumare organizată de IICCR în septembrie 2009. Cazul Nicolae (Mișu) Selagea, împușcat de Securitate la 2 septembrie 1950 » [« Exhumation organisée par l'IICCR en septembre 2009. Le cas de Nicolae (Mișu) Selagea abattu par la Securitate le 2 septembre 1950 »], Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), Bucarest,‎ (lire en ligne).
  • (ro) Nicolae Ioniță, Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității (C.N.S.A.S), « Fișe biografice ale șefilor de direcții centrale din Securitate, în anii ’60. » [« Fiches biographiques des chefs de direction centrale de la Securitate, dans les années 60 »], Caietele CNSAS, Bucarest, Editura CNSAS, no 1(3),‎ , p. 105-106 (ISSN 1844-6590, lire en ligne).
  • (ro) Memoria, « Documente - Din arhiva Securității » [« Au sujet des archives de la Securitate »], Memoria, Revista gândirii arestate, Bucarest, Fundația Culturală "Memoria", vol. XXXII, no 68/69,‎ , p. 231 (présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Memoria, « Unde sunt cei care nu mai sunt - "Catalogul" celor uciși în temnițele comuniste » [« Où sont ceux qui ne sont plus - 'Catalogue' de ceux qui furent tués dans les geôles communistes »], Memoria, Revista gândirii arestate, Bucarest, Fundația Culturală "Memoria", vol. XXXII, no 68/69,‎ , p. 241 (lettre D) (présentation en ligne, lire en ligne).
  • Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « La Roumanie de Ceausescu ou l'espionnage généralisé », L'Express,‎ (ISSN 0245-9949, lire en ligne).
  • Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « Le système de la Securitate était pire que la Stasi », L'Express,‎ (ISSN 0245-9949, lire en ligne).
  • Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « Les Roumains sont incapables de se penser coupables », L'Express,‎ (ISSN 0245-9949, lire en ligne).
  • (en) Lavinia Stan, « Truth Commissions in Post-Communism: The Overlooked Solution? » [« Les commissions de la vérité dans le Post-communisme: La solution oubliée ? »], Open Political Science Journal, Canada, Department of Political Science, St. Francis Xavier University, no 2 (1),‎ , p. 1-13 (ISSN 1874-9496, lire en ligne).
  • (ro) Lavinia Stan et Diane Vancea, « Alegerile parlamentare din 2008: vin vechi în sticle noi » [« Les élections parlementaires de 2008: Du vieux dans un emballage neuf »], Sfera Politicii, Bucarest, Fundația Societatea Civilă, no 131-132,‎ , p. 3-13 (ISSN 1221-6720, lire en ligne).
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  • (ro) Radu Stancu, « Ideologie, represiune și pedeapsa cu moartea în deceniul dinaintea adoptării Codului penal din 1969 » [« Idéologies, répressions et peines de mort dans la décénie précédant l'adoption du code pénal de 1969 »], Revista Arhivelor, Bucarest, Arhivele Nationale ale României, no 1,‎ 2012 (lxxxix), p. 181-203 (ISSN 1453-1755, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Liviu Pleșa, « Călăul Mihail Patriciu » [« Le boucher Mihail Patriciu »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
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  • (ro) Gabriel Moisa, « Organizația condusă de Adrian Mihuț (1948-1956) » [« L'organisation anticommuniste conduite par Adrian Mihuț (1948-1956) »], Crisia, Oradea, Editura Muzeului Țării Crișurilor din Oradea, no XLIII,‎ , p. 161-179 (ISSN 1016-2798, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Gabriel Moisa et Cosmin Budeancă et Olteanu Florentin, « Adrian Mihuț - Lider al grupului de rezistență de pe Valea Crișului Alb (1948-1956) » [« Adrian Mihuț - Chef du groupe de résistance dans la vallée Crișul Alb »], Destine individuale și colective în comunism, Iași, Editura Polirom, no XLIII,‎ (ISBN 978-973-46-3432-3, présentation en ligne).
  • (ro) Marius Oprea, « Marius Oprea apara in instanta securistii. Istoricul a pledat ca martor in favorea fostului ofiter Nicolae Paraschiv » [« Marius Oprea défend en justice des sécuristes. L'historien a plaidé comme témoin en faveur de l'ancien officier Nicolae Paraschiv »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ 2013 (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
  • (ro) Liviu Pleșa, « Cum ucidea Securitatea. Cazul ofițerului Mihail Kovács » [« Comment tuait la Securitate. La case de l'officier Mihail Kovács »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
  • (ro) Mădălin Hodor (Direcția de Investigații, CNSAS), « Portret de torționar: Alexandru Vișinescu » [« Portait d'un tortionnaire »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
  • (ro) IICCMER, « Acțiunea de căutare și deshumare a lui Gheorghe Pașca și Gavrilă Rus, uciși de Securitatea comunistă la 5 februarie 1956. » [« Recherche et Exhumation de Gheorghe Pașca et Gavrilă Rus, tués par la Securitate communiste le 5 février 1956 »], Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), Bucarest,‎ (lire en ligne).

Filmographie

  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală de Lucia Hossu-Longin, 1991, 4/3 [voir en ligne], ép. 2 (« Recurs în cazul Motrescu. Rezistența armată anticomunistă în Obcinele Bucovinei a început încă de la sfârșitul războiului, când o grupare paramilitară s-a organizat împotriva Armatei Roșii. Între 1948 și 1955. ») : Le Mémorial de la Souffrance - Reportage de la TVR sur Vasile Motrescu.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală de Lucia Hossu-Longin, 1991, 4/3 [voir en ligne], ép. 3 (« Moșul. Film biografic al fostului șef al Rezistenței din Munții Făgăraș-Ion Gavrilă Ogoranu ») : Le Mémorial de la Souffrance - Reportage de la TVR sur Ion Gavrilă Ogoranu.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală, Seria Neagră de Lucia Hossu-Longin, 1991, 4/3 [voir en ligne] [présentation en ligne], « Tortionarii: Alexandru Nicolschi » : Le Mémorial de la Souffrance - Reportage et Interview d'Alexandru Nicolschi.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală de Lucia Hossu-Longin, 1991, 4/3 [voir en ligne], « O istorie a bravilor: Grupul din masivul Vlădeasa-Suferințele urmașilor. În fostul sediu al securității din Cluj, au fost anchetați, începând cu 7 decembrie 1957, toți membri grupului Capotă-Dejeu. » : Le Mémorial de la Souffrance - Reportage de la TVR sur le groupe Capotă-Dejeu.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală de Lucia Hossu-Longin, 1991, 4/3 [voir en ligne] [présentation en ligne], « O istorie a bravilor. Grupul lui Ion Paragină » : Le Mémorial de la Souffrance - Reportage de la TVR sur le groupe Ion Paragină.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală de Lucia Hossu-Longin, 1992, 4/3 [voir en ligne] [présentation en ligne], « Viteaza din Nucșoara » : Le Mémorial de la Souffrance - Le fameux reportage de la TVR sur la vie d'Elisabeta Rizea, rediffusé régulièrement. L'interview a été réalisé en 1992.
  • (ro) Mărturia lui Gavril Vatamaniuc de Ioan Roșca / Procesul comunismului, 2008, 4/3 [voir en ligne] [présentation en ligne] : Série d'interviews-témoignage / 55 vidéos.
  • (ro) Dezbatere privind sensul Procesului Comunismului / Mărturia lui Gavril Vatamaniuc de TVR Internațional / Procesul comunismului, 4 décembre 2009, 4/3 [voir en ligne] : Emissions de TV : "Débat sur le sens du Procès du communisme / le témoignage de Gavril Vatamaniuc".
  • (ro) Reportage de France 24 du 21/12/2009 sur les enquêtes archéologiques des crimes de la Securitate : Les crimes du régime communiste hantent toujours la mémoire roumaine de Mirel Bran, 21 décembre 2009, 16/9 [voir en ligne] : Vingt ans après la chute du régime communiste, les Roumains tentent de se réconcilier avec leur passé. La nouvelle génération se plonge dans l'histoire douloureuse de son pays avec un objectif avoué : tourner la page..
  • (ro) Conferință "Memoria vie a spiritualității românești cu un invitat deosebit: Gavril Vatamaniuc" de Fundația Creștină Părintele Arsenie Boca, 17 septembre 2010, 4/3 [voir en ligne] [présentation en ligne] : organisée par la "Biblioteca Academiei de Studii Economice" et la "Fundația Creștină Părintele Arsenie Boca".
  • (ro) Zilele Rezistenței Naționale Anticomuniste, Sâmbăta de Sus, 22-24 iulie 2011, Simpozion : Gavril Vatamaniuc, luptătorul în rezistența armată anticomunistă din Munții Bucovinei de Fundația Ion Gavrilă Ogoranu, 22 juillet 2011, 4/3 [voir en ligne].
  • (ro) Mărturii video. Tragica epopee a lui Toma Arnăuțoiu, eroul din munți de Laurențiu Ungureanu, 8 juin 2013 [voir en ligne] : Témoignage vidéo. La tragique épopée de Toma Arnăuțoiu, héro des montagnes. Reportage publié par le journal Adevărul.
  • (ro) Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală : Șef al Penitenciarului de pedeapsă Maior Alexandru Vișinescu a condus închisoarea tăcerii de la Râmnicu Sărat între anii 1950-1963 de Lucia Hossu-Longin, 30 novembre 2013, 4/3 [voir en ligne], « Alexandru Vișinescu » : Reportage de la TVR sur les tortionnaires communistes.
  • (ro) Elisabeta Rizea de Mihai Constantinescu, 2013, 16/9, 72 minutes [voir en ligne] [présentation en ligne] : Documentaire soutenu par Asociația pentru Promovarea filmului românesc/Romanian Film Promotion (APFR).
  • (ro) Arheologia crimelor comunismului. Cazul Gheorghe Pașca și Gavrilă Rus - Năsăud (28-29.04.2014) de Gheorghe Petrov (IICCMER), 28-29 avril 2014, 72 minutes [voir en ligne] : Reportage de l'IICCMER sur l'archéologie des crimes communistes. Le cas Gheorghe Pașca et Gavrilă Rus - Năsăud (28-29.04.2014).

Fictions et adaptations cinématographiques

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Références

Autres références

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  172. Les sécuristes et communistes ne sont pas inquiétés dans les fonctions qu'ils peuvent encore occuper officiellement :
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    • (ro) Cristina Cornilă, « S-a inaugurat monumentul partizanilor » [« Le monument des partisans a été inauguré »], 25 ans après la chute d'un régime blâmé par tout le pays, Făgăraș dispose enfin un monument de la Résistance Anticommuniste en mémoire des opposants à la dictature imposée. Il a été inauguré dimanche dernier en présence d'officiels de la ville, de prêtres des Églises de tous les cultes, d'historiens, de survivants des prisons communistes, de leur descendants, d'élèves ainsi que de simples citoyens., sur bunaziuafagaras.info (Bună Ziua Făgăraș), (consulté le 18 septembre 2017).
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    • (ro) Radu Petrescu-Muscel, « Arnăuțoii din Nucșoara și ceata lor, “Haiducii Muscelului”, imortalizați prin ansamblul monumental de la Valea Mare Pravăț » [« Les Arnăuțoiu de Nucșoara et leur groupe, "Les haïdouks de Muscel", immortalisé par un ensemble monumental de la Vallée Mare Pravăț »], sur epochtimes-romania.com (The Epoch times România), (consulté le 18 septembre 2017).
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  174. Claudia-Florentina Dobre 2011, article "Les vingt ans du postcommunisme roumain : L’espace public et les mémoires du communisme", p. 25-45.
  175. Articles de Lavinia Stan constatant l'absence de renouvellement de la classe politique roumaine, ainsi que son imprégnation par les anciennes élites communistes :
    • Lavinia Stan et Lucian Turcescu 2004, article "Intellectuals, and academic integrity in Romania", p. 12-24.
    • Lavinia Stan 2006, article "The vanishing truth? Politics and memory in post-communist Europe", p. 383-408.
    • Lavinia Stan 2006, article "Lustration in Romania: The Story of a Failure", p. 135-156.
    • Lavinia Stan 2009, article "Truth Commissions in Post-Communism: The Overlooked Solution?", p. 1-13.
    • Lavinia Stan 2009, article "Alegerile parlamentare din 2008: vin vechi în sticle noi", p. 3-13.
    • Lavinia Stan 2012, article "Witch-hunt or moral rebirth? Romanian parliamentary debates on lustration", p. 274-295.
  176. Florian Banu 2006, article "Mișcarea de rezistență armată anticomunistă din România - între negare și hiperbolizare", p. 299-314 et Georges Diener 2001, article "Résistance populaire et maquis en Roumanie (1945-1965)", p. 137.
  177. Lavinia Betea, Lucrețiu Pătrășcanu : moartea unui lider comunist, éd. Curtea Veche, Bucarest 2006 - [1].
  178. Article Le 'chasseur de la Securitate' était trop curieux, publié dans le journal le Monde du 05/03/2010 - (article in extenso).

Notes

  1. Les groupes de résistants ont survécu jusqu'en 1958, les derniers combattants isolés des montagnes étant annihilés au début des années 1960. En 1977, Ion Gavrilă Ogoranu fut capturé alors qu'il vivait clandestinement depuis 1955, dans un village de la plaine de Transylvaine. En 1978, Grigore Sandu, apprenant l’amnistie concernant les résistants, se rendit auprès des autorités, cela après 33 ans de clandestinité dans la forêt.
  2. De nombreuses données historiques précises sont désormais connues depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000 : Rezistența armată anticomunistă din România (1944 - începutul anilor '60), Dorin Dobrincu, 2006, Introducere, p. 2-23.
  3. L'ultimatum soviétique du 26 juin 1940, suite logique du Pacte germano-soviétique, somme la Roumanie d'évacuer la Bessarabie et la Bucovine septentrionale. Le Roi Carol II de Roumanie cède et les territoires sont envahis par l'armée soviétique.
  4. Écoute des conversations téléphoniques, ouverture du courrier, quadrillage territorial, institutionnel et professionnel systématique du pays, arrestations arbitraires.
  5. Des autorisations et divers visas préalables sont nécessaires pour changer d’emploi, de domicile, de résidence à l'intérieur du pays, et encore plus pour voyager hors du pays. Le passeport de chaque citoyen est conservé par la police politique.
  6. Deux lois emblématiques (parmi bien d'autres) assurent ainsi une épuration sociale et politique dans deux grandes professions libérales, les architectes et les avocats :
    • (ro) La Loi no 3 du 17 janvier 1948, proclame la dissolution du Barreau roumain et l'instauration du Collège des Avocats de Roumanie. Il s'agit du démantèlement du barreau traditionnel et de la mise en place d'un système permettant d'empêcher tout avocat indésirable d'exercer son métier dans la nouvelle république socialiste, notamment par l’établissement d'une commission intérimaire d'épuration. Cf articles 6, 7, 9, 10, 11 et 13 - LEGE nr. 3 din 17 ianuarie 1948 pentru desființarea Barourilor și înființarea Colegiilor de Avocați din România.
    • (ro) Le Décret-Loi no 627 du 31 juillet 1945 "pour la purification des cadres du Collège des architectes de Roumanie". La totalité du décret n'a qu'un objectif avoué : choisir parmi les architectes existants ceux qui pourront continuer à exercer, en appliquant des filtres de nature politique et discrétionnaires - DECRET-LEGE nr. 627 din 31 iulie 1945 pentru purificarea cadrelor Colegiului arhitecților din România.
  7. On peut ici donner des précisions sur le sort réservé aux architectes. La plupart des architectes connus ou bien d'origine sociale aisées, ainsi que les élèves "bourgeois" de l'école d'architecture de Bucarest, ont été interdits d'exercer leur profession, ou interrompus dans leurs études. Nombre d'entre-eux ont été envoyés en prison et en camps de travail (où certains mourront), sous toutes sortes de prétextes et d'accusations sans fondement, tels activités subversives, sédition ou encore trahison. Ceux qui ont été écarté de leur métier seront le plus souvent réduits à survivre, aidés par leur famille, lorsque cela était possible. Référence bibliographique : Arhitecții români și detenția politică, 1944-1964. Între destin concentraționar și vocație profesională, Vlad Mitric-Ciupe, 2013.
  8. (ro) et (de)Les chiffres avancés par l'historien allemand, Armin Heinen, sont de 34 000 nids (la cellule légionnaire) en 1937 et de 300 000 membres en 1940.
  9. Pour Traian Sandu, qui utilise les mêmes données qu'Armin Heinen, les chiffres dépassent cette estimation en raison du fait qu'il corrèle le nombre de votants de décembre 1937 (478.368 votants soit 16% du scrutin et la troisième force politique du pays) avec la sociologie et la composition du mouvement, dans lequel œuvraient de nombreuses femmes et des mineurs, une population n'ayant alors pas le droit de vote. Ainsi, il considère que le chiffre dépasse de loin de nombre de votants. Par conséquent il n'est pas improbable que qu'il y ait eu plus de 500.000 légionnaires en 1937 et très probablement beaucoup plus en 1940.
  10. Le chiffre exact est inconnu précisément. Selon certaines sources, à la fin de 1944, ils seraient entre plusieurs centaines et quelques milliers, sans compter les sympathisants.
  11. Une plaisanterie typique de l'époque raconte qu'un cuisinier, cherchant de l'embauche au début du régime communiste, passe devant les camarades du Parti communiste dirigeant l'Agence de placement et revient à son foyer tout triste d'avoir été rejeté. Son épouse le questionne : « - Que t'ont-ils demandé ? - Si j'avais travaillé pour les Légionnaires, répond-il. - Et qu'as-tu dit ? - Que oui, que pouvais-je dire ? - Mais quel empoté ! tu aurais du nier ! Peste-t-elle. - Comment aurais-je pu nier, femme ? Ils étaient tous là ! Rétorque-t-il. » - Référence : Bancurile politice în țările socialismului real: studiu demologi, Dana Maria Niculescu-Grasso, 1999.
  12. Son catéchisme était enseigné dans l'heure hebdomadaire de religion des écoles publiques.
  13. a et b Bancurile politice în țările socialismului real: studiu demologi, Dana Maria Niculescu-Grasso, 1999.
  14. Pays occidentaux, Turquie.
  15. Seconde Église de Roumanie, elle comptait 1,5 million de fidèles en 1945.
  16. En 1948, le régime communiste cherche à supprimer l’Église roumaine unie à Rome au travers de différents décrets et lois discriminatoires Silvestru Augustin Prunduș et Clemente Plaianu 1994, Chapitre 20 « Persecuția », p. 128-142.
  17. Un rapport de synthèse rédigé par la Securitate le 10 novembre 1949, décrit les relations des mouvements légionnaires avec les Anglo-américains entre 1944 et août 1949.
  18. Après 1949, Horia Sima, réfugié en Allemagne, entrera en contact avec les services secrets militaires britanniques pour préparer des groupes de volontaires.
  19. Aucun d'entre-eux ne faisait partie du mouvement légionnaire.
  20. Au C.N.S.A.S, il existe de nombreux documents sur ce sujet, comme l'acte d'accusation de 1953 : Act de acuzare no 1343, Republica Populară Română Procuratura Militară Teritorială București, 3 octobre 1953, C.N.S.A.S., fond Penal, dossier no 1335, vol. 5, f. 1-13.
  21. Ion Buda, Aurel Corlan, Ion Coman (instituteur), Gheorghe Dincă (ingénieur), Ion Golea (étudiant), Ianos Juhasz (étudiant), Gavrilă Pop, Mircea Popovici (étudiant), Ion Samoilă, Alexandru Tănase, Erich Tartler (agriculteur), Ion Tolan (ajusteur) et Vlad Minai (étudiant) non parachuté.
  22. a, b et c Comisia Prezidențială pentru Analiza Dictaturii Comuniste din România 2006, chapitre "Rezistența armată anticomunistă", p. 319-332.
  23. (ro) C.N.S.A.S - Informations récupérées grâce aux dossiers concernant son épouse Olimpia Puiu, sur lesquels figure une liste de références de dossiers liés à Gogu Puiu: Dossier no 12512, Vol 2 ; Dossier no 170 Vol 1 ; Dossier no 1532 / Constanța / Vol 1 ; Dossier no 1406 / Vols 1,2,3,4,5 ; Dossier no 12636 Vols 1,2. Une déclaration dactylographiée, enregistrée par la Securitate et datée du 24/06/1947, a été découverte dans ces dossiers. Elle donne de nombreuses informations sur son parcours - La déclaration est disponible in extenso sur le site gogupuiu.ro : Déclaration faite par Gogu Puiu, dans le cadre de l'enquête déclenchée par son retour en Roumanie en avril 1947.
  24. C.N.S.A.S - Dossier no 22.229 ; Dossier no 54217, Vol I Fond Op Puiu Gheorghe ; Dossier no 74561, Puiu Gheorghe - zis Gogu.
  25. Plus de 30 ans si l'on considère que son chef Ion Gavrilă Ogoranu (étudiant en faculté d'agronomie en 1948) a échappé aux filets de la Securitate jusqu'au milieu des années 1970.
  26. Les sept volumes : Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc (Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent), Ion Gavrilă Ogoranu, publiés entre 1993 et 2007.
  27. Portretul luptătorului la tinerețe, Constantin Popescu, 2010.
  28. Le premier fera de longues années de prison, le dernier : Ion Gavrilă sera pris en 1976 et sauvé par le Président américain Nixon qui entretenait alors de bonnes relations avec la Roumanie de Ceaușescu. Sans son intervention, le résistant aurait très certainement été abattu discrètement par la Securitate, car il était un témoin gênant de l'incapacité de cette dernière à éliminer toute la Résistance anticommuniste, les résistants bénéficiant alors d'une amnistie.
  29. Aussi appelé "Partizanii Majestății Sale Regele Mihai I" ou encore "Armata Albă" ou enfin "Garda Albă".
  30. Aussi appelé Vulturul Negru ou Bastionul Negru.
  31. La Securitate a voulu faire passer Spiru Blănaru, légionnaire et étiqueté comme "fasciste", pour le chef de ce réseau, d'où le nom que l'on retrouve souvent : groupe Spiru Blănaru. Cependant, les documents retrouvés dans les archives ne laissent aucun doute sur le fait que le véritable chef était le notaire Gheorghe Ionescu, capitaine de réserve ayant l'expérience de la guerre. Blănaru n'avait pas fait la guerre et finissait juste ses études de droit. Soldat de première classe ("Fruntaș T.R"), il était trop jeune pour coordonner tout un groupe - Source : Adrian Brișcă, Rezistența armată din Banat (1945-1949) vol. I, Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului, București, 2004, page 61 - (ISBN 973-86654-2-6) - Rezistența armată din Banat vol. 1, 1945-1949 Référence du livre sur le site le l'Institut National pour l'Étude du Totalitarisme.
  32. Diverses orthographes se retrouvent dans les documents existants : Hazmei, Harsmei, Harșmei, Hașmei, Hojmei ou encore Hojnei.
  33. Apparenté au sculpteur Constantin Brâncuși.
  34. a, b et c Statistiques tirées d'un rapport de la Direction Générale de la Sécurité du Peuple datant de 1951 : sur un échantillon de 804 personnes arrêtées comme membre ou soutien d'un des 17 groupes de résistance des montagnes :
    - Georges Diener 2001, article "Résistance populaire et maquis en Roumanie (1945-1965)", p. 137.
    - Florian Banu 2006, article "Mișcarea de rezistență armată anticomunistă din România - între negare și hiperbolizare", p. 299-314.
  35. Tous les ouvrages et articles majeurs sur le sujet de la résistance font le même constat : même si quelques réunions ont eu lieu à Bucarest et dans certaines grandes villes, aucun mouvement ne s'est implanté et développé autre-part dans dans les montagnes fortement boisées :
  36. Hormis les opérations de parachutages de résistants organisées par l'OTAN de 1951 à 1953, d'ailleurs sans résultats.
  37. La Securitate a été créée en août 1948. Précédemment la police politique avait le nom de Siguranța ou sûreté.
  38. a et b Ce n'est seulement qu'en 2013 (hormis quelques rares exceptions telles Nicolschi dans les années 1990), et sous la pression de la presse et des associations de défense des victimes du communisme, qu'ont été ouvertes des enquêtes sur un petit nombre de tortionnaires, des assassins en uniforme :
    • Florian Banu 2003, article "„Strămoșii” Securității - structuri de poliție politică din România în perioada 23 august 1944-30 august 1948".
    • (ro) Attila Biro, « Lista torționarilor care trăiesc. Radiografia completă a Gulagului românesc - 35 de torționari ai regimului comunist sunt acum anchetați » [« La liste des tortionnaires encore vivants. La radiographie complète du goulag roumain - 35 tortionnaires du régime communiste font désormais l'objet d'une enquête officielle »], sur gandul.info (Gândul), (consulté le 1er septembre 2017).
    • (ro) À la suite du reportage de l'émission Memorialul durerii sur Alexandru Nicolschi (Boris Grunberg de son vrai nom), diffusé en 1991 à la TVR (Memorialul Durerii, o istorie care nu se învață la școală / Tortionarii : Alexandru Nicolschi), et sur saisine de l'Association des Anciens Détenus Politiques de Roumanie (AFDPR), le Procureur Général ouvre une enquête pénale à l'automne de la même année sur l'ex-sécuriste. Il fut l'un des rares à être inquiété par la justice, mais le processus ne dépassa pas la date prévue de sa première audition, le sécuriste Alexandru Nicolschi décédant la veille le 16 avril 1992. Selon un article de Vladimir Tismăneanu paru dans Contributors.ro, le général Nicolschi fut l'un des pires tortionnaires du système communiste : (ro) Vladimir Tismâneanu, « Macabrul general Nicolschi : O viata dedicata crimei » [« Le macabre général Nicolchi : une vie dédiée au crime »], sur contributors.ro (Contributors.ro), (consulté le 1er septembre 2017). Le dossier complet du tortionnaire est consultable à l'IICMER ainsi d'ailleurs qu'une étude réalisée par ce même institut : IICCMER et Mihai Burcea Marius Stan.
  39. (ro) Liste non exhaustive car d'autres instituts non spécialisés sur la période communiste travaillent aussi sur ce sujet :
    - Institutul Național Pentru studiul Totalitarismului / Institut National pour l’Étude du Totalitarisme (INST), entité de l'Académie roumaine, créé en 1993.
    - Institutul de Investigare a Crimelor Comunismului și Memoria Exilului Românesc (IICCMER) / Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCR devenu IICCMER), fondé en 2006.
    - Centrul de Studii asupra Comunismului și Postcomunismului / Centre de recherche sur le communisme et le postcommunisme, créé en 2007.
    - Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității / Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (C.N.S.A.S), fondé en 2008.
  40. (ro) Révocations et nominations politiques des dirigeants des institutions roumaines liés aux études sur le communisme ainsi que les principales protestations ou polémiques sur ces dernières :
    • le 13/02/2010 : Cristian Preda considère que le scandale provoqué par l'historien Marius Oprea ces derniers jours ne concerne pas l'interprétation du communisme, mais la position institutionnelle qu'il occupe au sein d'une structure gouvernementale, et plus précisément la direction de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme : (ro) Camelia Badea, « C. Preda: Marius Oprea apară eternizarea sa într-un post creat de PNL pentru el » [« C Preda: Marius Oprea semble s'éterniser en prenant un poste créé par le PNL pour lui »], sur ziare.com (Ziare.com), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 04/03/2010 : Marius Oprea est démis de son poste à la tête de l'IICCR. Le gouvernement roumain a décidé de réorganiser l'IICCR. C'est la seconde intervention du l'exécutif roumain depuis la fusion de 2009, lorsque l'IICCR a fusionné avec l'Intsitut de la Mémoire de l'Exil Roumain (Institutul Memoriei Exilului Românesc). La décision provoque de nombreuses protestations de personnalités dans la société civile dont les associations Asociația Pro Democrația, Active Watch - Agenția pentru Monitorizarea Presei, Transparency International România et Centrul de Resurse Juridice : Observator cultural 2010, article "Marius Oprea a fost demis din fruntea IICCMER!".
    • Le 23/05/2012 : Limogeage du Président de l'IICCR Vladimir Tismaneanu du poste de Président du Conseil scientifique de l'IICCR et de Ioan Stanomir Président exécutif, par le premier ministre Victor Ponta. La présidence de l'institut est confiée par ce dernier à l'historien Dan-Andrei Muraru : (ro) Corina Ionel, « Tismaneanu și Ioan Stanomir, îndepărtați de la conducerea Institutului de Investigare a Crimelor Comunismului. Remus Cernea și Liviu Harbuz, consilieri de stat » [« Tismaneanu et Ioan Stanomir, écartés de la direction de l'IICCR. Remus Cernea et Liviu Harbuz, conseillers d’État »], sur hotnews.ro (HotNews), (consulté le 8 septembre 2017).
    • le 15/06/2012 : Le libéral Marius Oprea, nommé récemment directeur à l'Institut de recherche sur les crimes du communisme, a déclaré vendredi qu'il regrettait le changement de Dorin Dobrincu à la direction aux Archives Nationales. Pour lui, Dobrincu a dérangé parce qu'il a ouvert les archives du régime communiste : (ro) Ovidiu Albu, « Marius Oprea: Dobrincu a deranjat pentru ca a deschis arhivele regimului comunist » [« Marius Oprea : Dobrincu a dérangé parce qu'il a ouvert les archives du régime communiste »], sur ziare.com (Ziare.com), (consulté le 8 septembre 2017).
    • le 15/06/2012 : La coalition USL continue l'épuration : l'historien Dorin Dobrincu, est démis de la direction des Archives Nationales sans explications. Il y avait été nommé en 2007 par le gouvernement Tăriceanu : (ro) Ovidiu Albu, « USL continua epurările : Dobrincu, demis fara explicatii de la Arhivele Nationale » [« l'USL continue l'épurarition : Dobrincu, démis des Archives Nationales sans explications »], sur ziare.com (Ziare.com), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 18/12/2012 : Des employés de l'IICCMER se plaignent de menaces de mort et de traitements discrétionnaires de la direction de l'institution. Ils reprochent par ailleurs l'absence d'une stratégie de recherche et d'investigation à moyen et long terme, ainsi que le manque de stratégie managériale : (ro) Andreea Udrea, « Angajații IICCMER se plâng de amenințări cu moartea și tratamente discreționare din partea conducerii instituției » [« Les employés de l'IICCMER se plaignent de menaces de mort et de traitements discrétionnaires de la part de la direction de l'institution »], sur evz.ro (Evenimentul Zilei), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 26/03/2013 : Lettre ouvertes des salariés de l'IICCMER exigeant la démission de son Président qu'ils accusent de pratiques abusives et discriminatoires, en réaction à une lettre antérieur transmise à la direction par des représentants du personnel en décembre 2012. Andrei Muraru est accusé d'autoritarisme, car il semble l'initiateur de nombreuses conduites illégales dans le domaine du droit du travail. Les employés ont déposé une plainte pénale contre deux membres de la direction, accusé de faire usage de violence verbale et physique : (ro) Cezara Ionescu, « Angajații IICCMER cer DEMISIA președintelui executiv al institutului » [« Les employés de l'IICCMER demandent la démission du président exécutif de l'institution »], sur romanialibera.ro (România Liberă), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 13/06/2013 : Communiqué de protestation des employés de l'IICCMER contre son Président Andrei Muraru. Ces derniers l'accusent de violer les droits des salariés et de son syndicat, pour faire de l'IICCMER un fief personnel au service de ses ambitions politiques : (ro) Cezara Ionescu, « Despre Andrei Muraru, șeful de la IICCMER » [« Au sujet d'Andrei Muraru, chef de l'IICCMER »], sur lapunkt.ro (LaPunkt.ro), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 16/10/2013 : Étonnant retournement de situation : l'historien et directeur de l'IICCMER défend un ancien sécuriste qu'il avait dénoncé 9 ans auparavant. L'explication se trouve dans la lecture politique des évènements : Oprea est membre du PNL allié avec le PSD au sein de l'USL, formation à laquelle appartient l'ex-sécuriste : (ro) « Un caz incredibil de trist: Marius Oprea, apărătorul securistului torționar Paraschiv » [« Une situation vraiment attristante : Marius Oprea, défenseur du tortionnaire sécuriste Paraschiv »], sur brasovnews.blogspot.ie (BrasovNews), (consulté le 8 septembre 2017), ainsi que l'article dans la revue Revista 22 : Revista 22 2013, article "Marius Oprea apara in instanta securistii. Istoricul a pledat ca martor in favorea fostului ofiter Nicolae Paraschiv".
  41. (ro) Des institutions fragilisées par leur dépendance politique :
    • Le 03/04/2006 : La création de l'IICCR et la divulgation des archives de la Securitate répondent à des manœuvres politiques plus qu'à une volonté réelle de regarder son passé en face et de faire la lumière sur l'héritage communiste en Roumanie : (ro) Ion Cristoiu, « Politicianismul anticomunismului » [« La politique politicienne de l'anticommunisme »], sur jurnalul.ro (Jurnalul Național), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Le 09/03/2010 : Le remplacement, par décision gouvernementale de Marius Oprea à la tête de l'IICCMER par Vladimir Tismăneanu, ainsi que certaines modifications des statuts de l'institution ne cesse de provoquer une onde de choc dans les eaux troubles du journalisme roumain. La main mise de l’État sur ce type d'institution est une erreur, elles devraient être sous l'égide de l'Académie roumaine ou de l'université : Andrei Cornea 2010, article "Anticomuniști cu un singur ochi".
    • Le 23/10/2013 : les instituts de recherche sont manipulés par le pouvoir politique et se complaisent dans des effets d'annonces sans fondement, relayés par des médias accros au sensationnel. Le travail d'histoire et de mémoire est discrédité. En échos à une liste de 35 noms dont l'IICMER a fait la publicité mais dont il refuse de dévoiler les noms, l'auteur donne une liste précise de 35 véritables responsables sur système pénitentiaire et de répression du régime communiste roumain : (ro) Mihai Burcea, « IICCMER și politica de partid a memoriei. Memoria noastră : utilizare bună vs. utilizare rea » [« l'IICMER et l'utilisation politique de la mémoire. De la bonne ou mauvaise utilisation de notre mémoire »], Mihai Burcea est historien chercheur (Doctorant à la faculté d'histoire de l'université de Bucarest et co-auteur des volumes I et II du Dictionnaire des officiers et employés civils de la Direction Générale Pénitentiaire : l'appareil central 1948-1989), sur contributors.ro (Contributors.cro), (consulté le 8 septembre 2017).
  42. Ouvrages et articles soulignant l'absence de changement dans la socité roumaine et l'immunité dont bénéficient d'anciens membres de la Securitate, certains d'entre-eux occupant en 2004 des fonctions politiques importantes :
    • Marius Oprea 2005, article "Intelectuali hartuiți de Securitate?"
    • Ion Longin Popescu, « ROUMANIE. La révolution n’a pas eu lieu », Il a fallu la longue grève de la faim d’un homme déterminé pour qu’un coin du voile se lève sur les responsabilités dans les morts de 1989, une vérité qui effraie bon nombre de ceux qui occupent aujourd’hui encore des fonctions publiques. Ces instigateurs, complices et criminels de décembre 1989, dont certains sont toujours à des postes de décision, influencent depuis des années le cours des enquêtes. Article de Ion Longin Popescu, paru dans Formula AS et traduit du roumain, sur courrierinternational.com (Courrier international), (consulté le 8 septembre 2017).
    • (ro) Agerpres / Marius Oprea (Interview), « INTERVIU Marius Oprea: Criminalii trăiesc printre noi. Vișinescu e un peștișor într-un ocean » [« Interview de Marius Oprea: Les criminels vivent parmi nous. Vișinescu n'est que du menu fretin dans un océan »], L'historien Marius Oprea considère qu'il faut un programme national qui mènerait à bien l'investigation sur les crimes du communisme. Dans un interview accordé à AGERPRES, Oprea souligne qu'il faut que nous sachions ce qu'il s'est passé pour les morts du communisme : « Si nous ne faisons pas cela, nous sommes perdus. Nous perdrons alors toute notre identité nationale et la foi en la patrie. », sur agerpres.ro (Agenția Națională de Presă AGERPRES), (consulté le 8 septembre 2017).
    • (ro) Ovidiu Albu, « Rușinea care apasă Brașovul. Revolta de la 15 noiembrie 1987, comemorată cu un securist torționar în fruntea orașului » [« Brașov couverte de honte. La Révolte de Brașov du 15 novembre 1987, commémorée en présence d'un sécuriste tortionnaire à la tête de la ville »], sur evz.ro (Evenimentul Zilei), (consulté le 8 septembre 2017).
  43. Le recyckage des sécuristes dans la société roumaine :
  44. Articles sur la mutation des communistes et des sécurites en Roumanie :
    • (ro) Evenimentul Zilei / Marius Oprea (Interview), « Privatizarea comunismului » [« la privatisation du communisme »], L'historien Marius Oprea, en face à face avec Laurențiu Ciocazanu et Ovidiu Nahoi. L'historien spécialisé dans l'étude du communisme affirme que, du point de vue des débats concernant le passé récent, la Roumanie se trouve au niveau de la République tchèque et de la Hongrie en 1995. Les enfants des sécuristes sont désormais les grands patrons en Roumanie. Nous avons assistés à un processus de privatisation du communisme. Ils ont mis en place un transfert extrêmement ingénieux de la richesse de la nation tout entière dans vers leurs propres poches. Les choses se sont passées comme en Russie via la méthode MEBO (Management Employee Buyouts), méthode grâce à laquelle est née l'oligarchie de l'ex URSS. Iliescu n'a rien inventé., sur evz.ro (Evenimentul Zilei), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Arielle Thedrel, « La mémoire refoulée de la Roumanie », Entre une révolution en trompe-l’œil et une culture de l'impunité, le vingtième anniversaire de la chute du communisme suscite assez peu d'intérêt en Roumanie. "Il nous reste encore à faire un énorme travail de mémoire et je ne crois pas que nous y soyons prêts. Au début du XXe siècle, un Français a déclaré que la Roumanie se situait aux portes de l'Orient où tout est pris à la légère. La remarque me semble toujours d'actualité.", sur lefigaro.fr (Le Figaro), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Marius Oprea, « L’Institut pour l’investigation des crimes du régime communiste roumain, par Marius Oprea, directeur de l’Institut, historien et conseiller d’État pour les questions de Sécurité nationale roumaine », En décembre 2005, le gouvernement roumain a décidé la création d’un Institut pour l’investigation des crimes du régime communiste. Son directeur présente les conditions de la naissance de cet Institut et ses objectifs. Il essaiera par ses moyens spécifiques de faire cohabiter dans la même maison la morale et la politique. Parce qu’en 2006, dans tous les partis politiques roumains, ce sont les anciens activistes du Parti communiste et de la Securitate qui dominent. Dans la perspective de la candidature de la Roumanie à l'Union européenne, il importe de connaître les travaux de cet Institut. Ce texte est celui d’une conférence de Marius Oprea à l’Institut culturel roumain de Paris, le 25 janvier 2006. L’auteur s’est exprimé en roumain. Son intervention a été traduite en français par Radu Portocală, ministre conseiller et directeur de l’Institut culturel roumain depuis le . Le propos a été enregistré et retranscrit par Pierre Verluise, puis il a été lu et amendé par Radu Portocală et Marius Oprea., sur diploweb.com (DiploWeb.com), (consulté le 8 septembre 2017).
  45. (ro) Claudia Marcu, « Istoricul Marius Oprea: "Singurul ANCHETAT de procuratură în DOSARELE TORȚIONARILOR am fost eu" » [« L'historien Marius Oprea : 'La seule enquête qui a jamais été réalisée par le Procureur dans le cadre des dossiers des tortionnaires l'a été à mon encontre !' »], sur ziarulring.ro (Ring), (consulté le 23 novembre 2017).
  46. Mihaela Carbunaru, « Ex-tortionnaires communistes traqués », D’anciens responsables de la répression politique durant la période communiste en Roumanie pourraient être traduits en justice. Leur condamnation serait une première dans un pays qui a toujours du mal à affronter son passé, sur letemps.ch (Le Temps), (consulté le 23 novembre 2017).
  47. Articles de presses sur les premières poursuites :
  48. Alexandru Vișinescu et Ion Ficior, tortionnaires du régime communiste ont été condamnés définitivement à 20 ans de prison pour crimes contre l'humanité en 2016 et 2017 :
    • Mădălin Hodor (Direcția de Investigații, CNSAS) 2013, article "Portret de torționar: Alexandru Vișinescu".
    • Rfi / Luca Niculescu, « L’ancien chef du «goulag roumain» condamné à 20 ans de prison », Un ancien commandant de prison de l’époque de la Roumanie communiste a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal roumain. Alexandru Vișinescu, âgé de 89 ans, a été reconnu coupable de « crimes contre l’humanité ». C’est une première, dans ce pays, où 35 autres tortionnaires sont poursuivis pour des faits similaires., sur rfi.fr (Radio France International), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Lepetitjournal.com, « JUSTICE - Décision historique avec la condamnation définitive de Alexandru Vișinescu à vingt ans de prison », La décision de justice est définitive : la cour de Cassation a condamné hier l'ancien commandant en chef de la prison communiste de Râmnicu-Sărat, Alexandru Vișinescu, a vingt ans de prison pour crimes contre l'humanité., sur lepetitjournal.com (Lepetitjournal.com), (consulté le 8 septembre 2017).
    • AFP, « Roumanie: condamnation confirmée pour un ancien tortionnaire communiste », La Haute cour de justice de Roumanie a confirmé mercredi la condamnation à 20 ans de prison d'un ancien commandant de camp de travail communiste, deuxième condamnation définitive du genre depuis la chute du régime totalitaire., sur justiceinfo.net (Justiceinfo.net / Fondation hirondelle), (consulté le 8 septembre 2017).
  49. Articles significatifs disponibles dans la presse française et roumaine :
    • România Liberă, « La révolution confisquée », Il y a vingt ans, jour pour jour, Nicolae Ceaușescu était hué lors de son dernier discours. Sa chute, quelques heures plus tard, garde encore ses mystères. Une chose est sûre aujourd’hui : les événements sanglants de décembre 89 ont avant tout profité à certains communistes., sur voxeurop.eu (VoxEurop), (consulté le 8 septembre 2017).
    • Jonas Mercier, « Le difficile travail de mémoire en Roumanie », En attendant l’ouverture d’un procès, l’Institut d’investigation des crimes du communisme (IICCMER) a décidé de s’appuyer sur la presse pour faire connaître l’identité de 35 responsables de la répression politique sous le communisme, sur la-croix.com (La Croix), (consulté le 8 septembre 2017).
  50. (ro) Ziare.com, « Marius Oprea: Niciun securist nu a fost condamnat. Torționarii au pensii imense » [« Marius Oprea : Aucun sécuriste n'a été condamné. Les tortionnaires touchent des retraites énormes »], sur ziare.com, (consulté le 8 septembre 2017).
  51. Une enquête interne de la Securitate de Bucarest, menée en septembre/octobre 1950, dévoile une falsification de nombreux rapports du bureau régional de la Securitate de Cluj. Des exécutions sommaires (entre 1948 et 1950) de paysans aisés, n'ayant rien à voir avec les "bandits" recherchés, sont maquillées et présentées comme des combats dans les montagnes contre de véritables résistants : Marius Oprea et 2002 Banalitatea răului". O istorie a Securității în documente, Chapitre 10 "Raport cu privire la împuscarea chiaburilor Trifa Iosif, Pom Traian și Andreșel Ioan, din comuna Bistra, jud. Turda" (Rapport concernant la fusillade des gros propriétaires terriens Trifa Iosif, Pom Traian et Andreșel Ioan, de la commune de Bistra, județ de Turda) et chapitre 11 "Declarație Subsemnatul maior Kovacs Mihail Șeful Serviciului de Securitate Turda - 6 Octombrie 1950" (Déclaration du sous-signé Kovacs Mihail, Chef du Service de la Securitate de Turda - Le 6 octobre 1950)., p. 212-228.
  52. AFP / Le Nouvel Observateur 2013, article "« Après le silence » : quand « tuer le dictateur » ne suffit pas à effacer la dictature".
  53. La nostalgie du communisme chez les Roumains, même chez les plus jeunes :
  54. Articles de Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, publiés dans l'Express en 2009 :
  55. On considère qu'un Roumain sur trois travaillait pour la Securitate.
  56. Ainsi un sénateur PSD (sociaux-démocrates issus du PCR) provoque un scandale fin octobre 2017 en réécrivant l'histoire. Il accuse la résistance anticommuniste d'avoir "affaibli la Roumanie" et d'avoir agir "contre les intérêts du pays" : * (ro) Radu Eremia, « Şerban Nicolae, „dezlănţuit“: PSD rescrie istoria ţării după ce i-a schimbat şi geografia » [« Şerban Nicolae, « déchaîné » : Le PSD réécrit l'histoire du pays après en avoir modifié la géographie »], Les propos iconoclastes du sénateur social-démocrate déclenchent des réactions virulentes et unanimes au sein de la société civile roumaine. Les instituts de recherche historique, les historiens roumains et étrangers les plus reconnus se révoltent contre de tels discours, sur adevarul.ro (Adevărul), et (ro) Dora Vulcan, « Șerban Nicolae recidivează: insultă din nou rezistența anticomunistă. Demisia, cerută online » [« Șerban Nicolae récidive : il insulte la résistance anticommuniste. Sa démission est demandée sur une petition en ligne »], Revista 22, Bucarest, Grupul pentru Dialog Social,‎ (ISSN 1220-5761, lire en ligne).
  57. Cette confusion volontaire légionnaire-résistant a aussi été partagée à l’étranger par certains auteurs et analystes qui accusent les résistants, et aussi tous les Roumains d’être des xénophobes et des antisémites par leur identité nationale elle-même. En témoignent, entre autres, les ouvrages et articles d'Alexandra Laignel-Lavastine, Daniel Dubuisson, Michael Löwy, Marc Semo, Leon Volovici ou Michel Winock:
  58. Depuis 1990, plusieurs initiatives pour célébrer la résistance ou interdire les organisations et symboles communistes ont été rejetées par les parlementaires roumains :
    • La dernière proposition de loi proposant d'instituer une journée de la Résistance anticommuniste date de 2016. Elle a été rejetée par la majorité PSD (les plus proches héritiers du communisme) sur fond de déclarations fracassantes et scandaleuses : (ro) Procesul legislativ la Camera Deputaţilor, « Proiect de Lege privind declararea zilei de 26 octombrie - Ziua Mişcării de Rezistenţă Armată Anticomunistă din 1944-1962, ziua Partizanilor Anticomunişti » [« Projet de loi sur la déclaration du 26 octobre, jour des mouvements de résistance anticommunites entre 1944 et 1962 »], Détails de l'introduction au rejet du projet de loi, sur cdep.ro (Cămară Deputaților), (consulté le 8 décembre 2017) - (ro) IICCMER, « IICCMER reacţionează la declaraţiile lui Şerban Nicolae privind rezistenţa anticomunistă: Jignesc profund memoria unor oameni care au sperat ca România să fie cruţată de experimentul dictaturii proletariatului » [« l'IICCMER réagit aux déclaration de Șerban Nicolae sur la résistance anticommuniste : il a profondément blessé la mémoire de certaines personnes qui espéraient que la Roumanie serait épargnée par l'expérience de la dictature du prolétariat »], sur news.ro, (consulté le 8 décembre 2017) - (ro) Doru Radosav, « Despre politică, abjecții și impostură. ”Cazul Șerban Nicolae” » [« Sur la politique, les abjections et une imposture. "Le cas Șerban Nicolae" »], sur ziuadecj.realitatea.net (Ziua de Cluj), (consulté le 8 décembre 2017).
    • Rejet d'un projet de loi datant de 2015 visant à interdire les organisations politiques à caractère communiste: (ro) Procesul legislativ la Camera Deputaţilor, « Proiect de Lege pentru interzicerea organizaţiilor politice cu caracter comunist » [« Projet de loi pour l'interdiction des organisation politiques à caractère communiste »], Détails de l'introduction au rejet du projet de loi, sur cdep.ro (Cămară Deputaților), (consulté le 8 décembre 2017).
  59. Selon des statistiques de la Securitate de 1951, sur 804 personnes arrêtées comme membres ou soutiens de l'un des 17 groupes de résistance, les légionnaires représentaient 9,1% d'entre elles.
  60. Loi no 29/2000 sur les médailles commémorative roumaines. CHAPITRE II, Système de décorations, article 6 : Instauration de la Croix commémorative de la Résistance anticommuniste page 154 - Lien vers le texte de loi consolidé sur le site internet de la Chambre des députés roumains.
  61. Asociației pentru Memoria Victimelor Comunismului - page facebook de l'association. L'ICCR agit pour identifier des actes de violation des droits de l'homme en Roumanie communiste, encourage des politiques institutionnelles dans l'objectif d'une véritable condamnation des violations et des crimes commis au nom du régime communiste en Roumanie, et soutient toutes les initiatives législatives, les procédures judiciaires et les recherches scientifiques qui aboutiront à une condamnation pénale et morale de ces crimes et abus.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • (ro) Ordonanță de Urgență privind decorația Crucea Comemorativă a Rezistenței Anticomuniste - Création de la Croix commémorative de résistance anticommuniste par ordonnance d'urgence du gouvernement de Roumanie du 29 juin 2000.
  • (ro) Commission Présidentielle pour l'Analyse de la Dictature Communiste en Roumanie - Rapport Final.
  • (ekk) (en) Communistcrimes.org - Site internet estonien dédié aux crimes du communisme, page Roumanie.