Réserve naturelle nationale de la Trinité

Réserve naturelle nationale de la Trinité
Carte RNN Trinité Guyane.png

Localisation

Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
147303
Adresse
Coordonnées
4° 35′ N, 53° 18′ O
Superficie
76 903 ha[1]
Création
Administration
Site web
Site officiel

La réserve naturelle nationale de la Trinité (RNN129) est une réserve naturelle nationale de Guyane. Classée en 1996, elle s´étend sur 76 903 ha, ce qui en fait la troisième réserve naturelle terrestre de France. En plein cœur de la forêt guyanaise, elle protège de la forêt tropicale humide primaire.

Localisation

Périmètre de la réserve naturelle.

Le territoire de la réserve naturelle concerne les communes de Mana et Saint-Élie. Isolé au centre de la Guyane, il s'étend sur 76 903 ha (contre 76 000 ha recensés dans le décret), ce qui en fait la troisième plus grand réserve naturelle terrestre de France après celle des Nouragues et des Marais de Kaw-Roura[2]. Il se trouve au sud-ouest du barrage de Petit-Saut, à une centaine de kilomètres de la côte et occupe la partie amont des bassins des fleuves Mana et Sinnamary sous la forme des monts de la Trinité. Cette chaîne comprend des inselbergs comme Roche Bénitier ou le Mont Tabulaire, qui dépasse 600 mètres d’altitude.

Histoire du site et de la réserve

Les premiers relevés géologiques datent de 1947 et une carte géologique du secteur est levée en 1958. En 1975 apparaît le premier projet de classement en réserve naturelle à la suite de travaux de botanique de l'ORSTOM[3].

Dans les années 1990 ont lieu des prospections et correspondent à l'implantation d'une station de recherche. Un premier classement en ZNIEFF de type 1 a lieu en 1992 suivi en 1996 par la création de la réserve naturelle[3].

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)

Rivière Mana
Rivière Mana

La réserve naturelle préserve des habitats de grand intérêt patrimonial qui sont en majorité liés aux reliefs (forêts de moyenne altitude, savanes roches, etc.). On considère qu'elle héberge plus de 35 % des espèces de flore et de faune vertébrée de Guyane, avec une forte proportion d’espèces déterminantes et protégées[4]. Elle abrite également des vestiges archéologiques (abri sous roche).

Milieux

Les milieux rencontrés sont marqués par la proximité des reliefs et par la présence de l'eau. Ils sont constitués principalement de forêts denses humides de basse et moyenne altitude, de forêts basses de moyenne altitude sur les pentes des inselbergs, de forêts marécageuses et ripicoles et de savanes roches[5].

Flore

La flore de la réserve naturelle compte plus de 1800 espèces, ce qui représente environ 30 % de la flore connue de Guyane alors qu'une petite partie seulement du territoire a été inventoriée[6].

Faune

La faune connue compte environ 3378 espèces. Les inventaires indiquent plus de 700 espèces de vertébrés soit 40 % des taxons connus de Guyane. On compte sur le site 357 espèces d'oiseaux, 94 de poissons, 67 d'amphibiens, 72 de reptiles et 75 de chauves-souris[7].

Parmi les 32 grands mammifères présents, on compte le Jaguar, le Puma, le Grand tamanoir, le Pécari à lèvre blanche et le Tapir.

L'avifaune compte 64 espèces déterminantes et 37 protégées. Elle est assez proche de celle de la RNN des Nouragues.

Les invertébrés représentent plus de 2660 espèces dont plus de 1750 sont des lépidoptères.

Intérêt touristique et pédagogique

Les premières infrastructures routières se situent à plus de 50 km à vol d'oiseau de la réserve. La localisation de la réserve et les difficultés d'accès ne permettent pas d'accueil du public. Les liaisons utilisent principalement l'hélicoptère et le gestionnaire dispose de 5 hélisurfaces sur le site.

La station de recherche Aya construite en 2011 et située à la limite ouest du site constitue le principal camp de la réserve[8].

Administration, plan de gestion, règlement

La réserve naturelle est gérée par l'Office national des forêts Guyane depuis 1997. Une nouvelle convention de gestion est en place depuis 2011[9].

Le premier plan de gestion a couvert la période 2001-2006, le second porte sur la période 2007-2011. Le troisième plan de gestion 2012-2017 a été validé le 8 juin 2012[3],[9].

Le décret de création précise que l’accès à la réserve est règlementé et que l’exercice de la chasse et de la pêche sont interdits.

Outils et statut juridique

La réserve naturelle a été créée par un décret du [10].

Le site fait également partie d'autres zonages réglementaires :

  • ZNIEFF de type 1 no 030030024 « Inselberg et mont tabulaire de la Trinité »[11].
  • ZNIEFF de type 2 no 030120033 « Montagnes de la Trinité »[12].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. a, b, c et d Muséum national d'Histoire naturelle, « La Trinité (FR3600129) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel, 2003+ (consulté le 2 mars 2014)
  2. « La Trinité », sur Réserves naturelles de France
  3. a, b et c « Historique », sur reserve-trinite.fr
  4. « Présentation », sur reserve-trinite.fr
  5. « Habitats », sur reserve-trinite.fr
  6. « Flore », sur reserve-trinite.fr
  7. « Faune », sur reserve-trinite.fr
  8. « Station et équipement », sur reserve-trinite.fr
  9. a et b « Gestion », sur reserve-trinite.fr
  10. « Décret n°96-491 du 6 juin 1996 portant création de la réserve naturelle de La Trinité (Guyane) », Légifrance, (consulté le 13 novembre 2012)
  11. « ZNIEFF 030030024 », sur INPN
  12. « ZNIEFF 030120033 », sur INPN