Réseau viaire de Paris

Pavement de Paris. Photographie d'Eugène Atget.

Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau viaire de Paris, en France. À ne pas confondre avec les voiries de Paris.

Désignation et numérotation

Le nombre des rues progressant (309 au XIIIe siècle, 789 sous Louis XV)[1], l'ordonnance du du lieutenant de police René Hérault fait poser une plaque portant le nom de la rue sur chaque première et dernière maison de celle-ci. L'année suivante, l'obligation s'applique aux angles des rues.

Le numérotage des rues est institué en 1805 par Nicolas Frochot, préfet de la Seine, qui classe les rues selon leur orientation par rapport à la Seine :

  • si elles sont parallèles à la Seine, les immeubles sont numérotés de l'amont vers l'aval du fleuve,
  • si elles sont perpendiculaires à la Seine, les immeubles sont numérotés depuis la Seine vers les faubourgs.

En 1844, l'utilisation de plaques émaillées à fond bleu et lettres blanches est prescrite par Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau, préfet de la Seine.

Éclairage des voies

Article détaillé : Éclairage des rues à Paris.

La première tentative d'Étienne Boileau, prévôt de Paris, d'imposer en 1258 un éclairage sur chaque façade échoue.

Le premier éclairage urbain remonte à l'initiative de Philippe V qui, pour des raisons de sécurité, fait éclairer (en 1318) par des lanternes les abords du palais du tribunal du Châtelet. Par la suite, Paris connait l'éclairage à l'huile, puis au gaz .

Après deux expériences ponctuelles en 1841, quai de Conti et en 1844, place de la Concorde, l'exposition universelle de 1878 amène l'éclairage électrique dans Paris : le , la SGE (Société Générale Électrique) installe 32 « foyers » avenue de l'Opéra et place du Théâtre-Français[2].

Aujourd'hui, la maîtrise d'ouvrage des éclairages est assurée par la direction de la voirie et des déplacements et son service du patrimoine de voirie. La ville de Paris est propriétaire de ses installations d'éclairage et en gère le budget[3].

Statistiques

La voirie parisienne consacre 60% de son espace aux chaussées et 40% aux trottoirs[4].

En 2012, Paris compte 6 290 voies publiques ou privées[5]. En dehors des bois de Boulogne et Vincennes, du boulevard périphérique et des voies express, la ville totalise 5 064 voies publiques et 180 voies privées ouvertes à la circulation, et 875 voies privées fermées[5], totalisant 1 700 km et recouvrant 26,5 km2, soit le quart de la superficie de la ville. Le boulevard périphérique et les voies express regroupent 171 voies et bretelles d'accès. 479 sont des places.

Le nombre total des voies n'est pas fixe et varie au fil du temps[6].

Particularités

Selon la mairie de Paris :

  • La rue la plus étroite serait la rue du Chat-qui-Pêche (5e) avec une largeur maximale de 1,80 m[6]. Toutefois, la nomenclature officielle des voies de Paris mentionne de nombreuses voies moins larges. En particulier, le sentier des Merisiers, dans le 12e, mesure moins d'un mètre avec un minimum attesté à 87 centimètres[11] et le passage de la Duée dans le 20e, bien que sa partie droite soit aujourd'hui détruite et réaménagée, mesurait 80 cm de largeur[12].
  • Pendant de nombreuses années, les rues se sont distinguées des avenues et des boulevards par l'absence d'arbres. Il y a de nombreuses exceptions, par exemple la ceinture des arrondissements extérieurs, formée en particulier par la rue Ordener, la rue des Pyrénées, la rue de Tolbiac, la rue d'Alésia et la rue de la Convention, mais elles sont de plus en plus nombreuses avec la politique d'extension des espaces verts dans Paris depuis 1981 [réf. nécessaire]. À l'inverse, l'avenue de l'Opéra n'est pas plantée d'arbres[13] afin de préserver la vue sur le bâtiment de Charles Garnier[réf. nécessaire].
  • Les villas sont en principe des voies privées[réf. nécessaire].

Liste

Par arrondissement

Les articles suivants détaillent les voies par arrondissement :

Bois

Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes sont traversés par plusieurs voies de circulation :

Voies provisoirement dénommées

Article détaillé : Voies sans nom de Paris.

Certaines voies ne possèdent aucune dénomination traditionnelle, mais une dénomination systématique qui se veut provisoire[14]. Il s'agit principalement de bretelles d'accès au boulevard périphérique.

Rues disparues

Voir catégorie:Voie à Paris disparue et catégorie:Ancien nom de voie parisienne.

Thématique

Notes et références

  1. le Dictionnaire des inventions par Pierre Germa, Berger Levrault, Paris, 1982
  2. Pierre Germa, déjà cité
  3. Éclairage public à Paris sur le site paris.fr
  4. Julien Demade, Les embarras de Paris : ou l'illusion techniciste de la politique parisienne des déplacements, Paris, L'Harmattan, , 271 p. (ISBN 978-2-343-06517-5, lire en ligne), p. 151.
  5. a et b « Voies de circulation », Mairie de Paris (consulté le 8 avril 2014)
  6. a, b, c, d, e et f « Voirie : chiffres clés », Mairie de Paris (consulté le 8 avril 2014)
  7. « Boulevard Périphérique », Mairie de Paris, nomenclature des voies
  8. « Voie Georges Pompidou », Mairie de Paris, nomenclature des voies
  9. « Avenue Daumesnil », Mairie de Paris, nomenclature des voies
  10. « Avenue Georges-Risler », Mairie de Paris, nomenclature des voies
  11. a et b Histoire et mémoire du nom des rues de Paris, Alfred Fierro, éditions Parigramme, 1999, (ISBN 9782840961161), p.365.
  12. Nomenclature des voies de Paris
  13. Le saviez vous ? Avenue de l’Opéra
  14. Nomenclature officielle des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Mairie de Paris, 9e édition, mars 1997, XXIV pages + 670 pages, préface de Jean Tiberi, maire de Paris (ISBN 2-9511599-0-0) : les Voies provisoirement dénommées sont répertoriées à part, de la page 533 à la page 559.

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis et Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844, 1855 ; réimpr. avec une préface de Michel Fleury, Paris, Maisonneuve et Larose, 1994, 796 p., ill. (Paris avant Haussmann).
  • Nomenclature des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Ville de Paris sous l’administration de Jean Verdier, préfet de Paris, sous la direction d’André Herzog et d’André Roussilhe, par les soins de Maurice Dauphin, 8e édition, août 1972, XI pages + 836 pages
  • Nomenclature officielle des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Mairie de Paris, 9e édition, mars 1997, XXIV pages + 670 pages, préface de Jean Tiberi, maire de Paris (ISBN 2-9511599-0-0)
  • Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne)
  • Alfred Fierro, Histoire et mémoire du nom des rues de Paris, 430 pages, 23 × 12 centimètres, éditeur : Parigramme, 1999 (ISBN 2-84096-116-4). Le sujet est abordé sous trois angles : historique : la nomenclature actuelle est héritière de 1.000 ans d'histoire ; thématique : analyse des rues aux noms de métiers, campagne, armée, lettres et arts... ; géographique : la répartition arrondissement par arrondissement.

Articles connexes

Liens externes