République de Florence

(Redirigé depuis République florentine)
République de Florence
Repubblica Fiorentina (it)

1115 – 1532

Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
La république de Florence en 1494.
Informations générales
Statut République oligarchique (1115-1494) (1498-1532), Théocratie (1494-1498)
Capitale Florence
Langue Toscan, Italien, Latin
Religion Catholicisme Romain
Monnaie Florin
Gouvernement Seigneurie de Florence
Siège Palazzo Vecchio
Démographie
Population environ 100000 hab
Gentilé Florentin
Histoire et événements
1115 Florence se constitue en commune
1378 Révolte des Ciompi
1406 Annexion de la république de Pise par Florence
1434-1494 Côme de Médicis prend le pouvoir, sa famille le conservant jusqu'en 1494. Éclosion de la Renaissance florentine
1494-1498 Proclamation de la République théocratique par le moine Savonarole
1512-1527 Les Médicis rétablis par la Couronne d'Espagne
1532 Alexandre de Médicis (1510-1537) devient duc de Florence

Entités précédentes :

  • Marche de Toscane 

Entités suivantes :

La république de Florence, aussi connue sous le nom de République florentine, est un ancien État italien, prenant place autour de la ville de Florence en Toscane. Fondée après la révolte du peuple contre la marche de Toscane après la mort de Mathilde de Toscane, en 1115, la Commune est dirigée par la seigneurie de Florence, mais est régulièrement confrontée aux guerres d'influences entre les différentes factions, clans et familles florentines cherchant à prendre le pouvoir sur la cité.

La notion de république de Florence concerne plusieurs périodes distinctes de gouvernement républicain à Florence, en Italie, commençant en 1115 et s'achevant en 1532.

Histoire

La Commune de Florence (1115-1434)

Carte de l'Italie et des côtes illyriennes en 1084.

La première période s'étale approximativement de 1115, année où la cité se constitue en commune, jusqu'en 1434, année où Cosme l'Ancien, fondateur de la maison de Médicis, assied son pouvoir effectif sur la cité, la transformant en seigneurie sans toutefois abolir formellement les institutions communales.

La lutte entre les guelfes et les gibelins

La Florence des banques : l'affirmation européenne

Carte de la péninsule italienne en 1402.
  •      République de Florence

L'arrivée des Médicis au pouvoir : de Côme l'Ancien à Pierre II (1434-1494)

Les grandes familles florentines ont, de tout temps, exercé un pouvoir d'influence sur la cité.

La dictature théocratique de Savonarole (1494-1498)

La seconde période commence en 1494, année où les Florentins chassèrent Pierre II de Médicis, accusé d'avoir cédé aux exigences du roi de France Charles VIII. La république instaurée à Florence en 1494 après la chute du régime médicéen fut inspirée par le frère dominicain Savonarole (1452-1498) qui, depuis la mort de Laurent le Magnifique en 1492, édifiait la cité par ses prêches. Le roi de France, parti à la reconquête du royaume de Naples perdu par René d'Anjou, voulait amputer le duché de Florence des cités de Pise, Sarzana et Livourne. Une révolte populaire, hostile au duc en place, instaura cette république.

Une retour à la république ? (1498-1512)

La République qui perdait son essence et son éthique politique, survécut jusqu'à la fin de 1512, quand Laurent II de Médicis, fils de Pierre II et petit-fils de Laurent le Magnifique, put rentrer dans Florence grâce au soutien du pape Jules II et de la Sainte Ligue : une armée espagnole, commandée par Raimond de Cardona, envahit le Mugello et mit à sac d'horrible façon Prato et Campi Bisenzio. Devant ces dévastations, les Florentins reculèrent et acceptèrent le retour des Médicis.

Vue de Florence (colorisée) par Hartmann Schedel, extraite de la Chronique de Nuremberg en latin (1493).
Traité d'alliance conclu entre Louis XII, roi de France et la république de Florence (Archives nationales AE-III-23).

Une seconde période médicéenne (1512-1527)

Derniers soubresauts républicains (1527-1532)

Le troisième gouvernement républicain commença le à la suite d'une très grave crise née des conflits entre le pape Clément VII (Jules de Médicis) et l'empereur Charles Quint, qui se termina par le sac de Rome (1527). Clément VII, enfermé dans le château Saint-Ange, parvient à s'enfuir, déguisé en simple moine.

À Florence, au moment où la nouvelle de la chute de la Ville sainte arriva, le peuple profita de ce moment pour chasser les Médicis et restaurer la République. Le nouveau gouvernement se rangea aux côtés des Français dans leur guerre contre la ligue de Cognac. Mais les défaites françaises au siège de Naples  et lors de la bataille de Landriano en 1529 contraignirent François Ier à signer la paix de Cambrai avec Charles Quint.

Lorsque le pape Clément VII et la république de Venise firent la paix à leur tour avec l'empereur, Florence se retrouva isolée. Charles Quint, voulant se concilier la faveur du pape, ordonna à ses armées de s'emparer de Florence pour y rétablir un Médicis, c'est-à-dire un parent du souverain pontife.

Le siège de Florence, qui débuta à l'automne 1529, est l'un des ultimes épisodes des guerres de la ligue de Cognac. Le condottiere Francesco Ferrucci et Michel-Ange, entre autres, contribuèrent à la défense de la cité. Une armée considérable du Saint-Empire romain germanique et d'Espagne commandée par Philibert de Châlon, prince d'Orange, avait encerclé la ville, et, après un siège de près de dix mois, s'en empara, renversant la République florentine pour mettre sur le trône Alexandre de Médicis en tant que duc de Florence dès 1532.

La chute de la République fut suivie de la reprise de la dynastie médicéenne avec Alexandre de Médicis, fils illégitime de Laurent II ou, comme on le suppose[1], du pape Clément VII.

Notes et références

Notes

Références

  1. Brucker 1998, p. 252.

Annexes

Bibliographie

  • G. Brucker, Florence: The Golden Age, 1138-1737, Berkeley CA, University of California Press, (ISBN 0-520-21522-2).

Articles connexes