Régis Faucon

Régis Faucon est un journaliste français né le à Avignon.

Biographie

Spécialiste des questions internationales, Régis Faucon a été pendant de longues années le responsable de la politique étrangère à TF1[1].

Après avoir passé une partie de sa jeunesse en Algérie et poursuivi des études supérieures d’anglais en France et en Angleterre, il part en 1966 au Liberia comme speaker à la Voix de l’Amérique et deux ans plus tard, il est nommé à Washington (États-Unis). Pendant quatre années, il travaille au service français de l’organe officiel du gouvernement américain avant de rentrer en France en 1970 et de poursuivre sa carrière dans différentes stations de radio (France Culture, Europe 1 et France Inter)[1].

En 1974, Régis Faucon présente le journal national de FR3 puis en 1975, il fait partie de l'équipe de la toute nouvelle première chaîne de télévision, TF1. Il intègre le service de politique étrangère, devenant successivement grand reporter, correspondant à New York, chef de service, éditorialiste et rédacteur en chef[1].

En désaccord avec la ligne éditoriale du journal télévisé consacrant de moins en moins de place à la politique étrangère, il démissionne de TF1 en 2000 puis travaille en indépendant. En 2005, il participe notamment à un documentaire sur le prince Albert de Monaco, "Albert II, le prince méconnu", réalisé et produit par son fils Thibaut.

Régis Faucon se consacre également à sa passion pour la photographie. Il est l'auteur (parfois en collaboration avec son épouse) d'une dizaine de livres d'art et de tourisme sur les Antilles, l'Afrique et l'Inde ainsi que sur l'architecture de sa région d'origine, la Normandie[2]. L'un de ces ouvrages, "Les manoirs du Pays d'Auge", publié également en anglais et en allemand, a été sélectionné parmi les dix plus beaux livres de l'année 1995. Enfin, il s'investit dans la défense et la protection des animaux.

Reportages

Pendant 25 années à TF1, Régis Faucon couvre les principaux événements de politique internationale sur tous les continents. On peut citer la révolution des œillets au Portugal, le renversement d’Isabel Perón et le coup d’État militaire en Argentine, les disparitions de Franco en Espagne et de Tito en Yougoslavie, la chute du Shah d'Iran, l’entraînement des Bérets verts à Fort Bragg, le débarquement des "Marines" américains à Guantanamo, la guerre en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe), l’apartheid en Afrique du Sud , l’offensive sud-africaine en Angola, la présence militaire cubaine en Éthiopie, la révolution socialiste à Madagascar, l’indépendance du Mozambique, le génocide au Rwanda, l’entrée des Syriens au Liban, les élections en Israël, les campagnes électorales, conventions et élections américaines, la signature de l’accord de paix Rabin-Arafat à la Maison-Blanche, la campagne anti-française dans le Pacifique Sud, l’arrivée des boat-people vietnamiens en Australie, les manœuvres de la flotte française dans l’Océan Indien, la présence militaire française au Gabon et en 2000, il est le premier journaliste occidental depuis 15 ans à obtenir un visa pour la Corée du Nord, alors le pays le plus fermé de la planète.

Interviews

Régis Faucon a couvert de nombreux voyages officiels à l’étranger de trois présidents de la République, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, de 1975 à 2000. Il a aussi suivi les visites en France des chefs d'État étrangers et rencontré la plupart des dirigeants de l'époque, Richard Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan, George Bush Père, Bill Clinton, Henry Kissinger, Ted Kennedy, Vladimir Poutine, Willy Brandt, Gerhard Schröder, Tony Blair, Juan Carlos Ier, Hassan II du Maroc, Abdallah de Jordanie, Indira Gandhi, Norodom Sihanouk, Menahem Begin, Yitzhak Shamir, Shimon Peres, Yasser Arafat, Khadafi, Khomeini, le Shah d’Iran -qu'il est l'un des derniers journalistes à interviewer-, Nelson Mandela, Léopold Senghor, Félix Houphouët-Boigny, Omar Bongo, Mobutu, Sékou Touré, Bokassa, Hissène Habré, Amin Dada, Jean-Claude Duvalier, etc.

Régis Faucon et Patrick Poivre d'Arvor sont accusés d'avoir monté une interview truquée de Fidel Castro en 1991, les deux hommes ayant rejoué les questions en studio, et les ont insérées après coup dans le film de la conférence de presse[3]. Selon le documentariste Pierre Carles, les deux journalistes n'ont en réalité jamais posé de questions à Fidel Castro[4].

Distinctions

Site officiel

  • Site officiel

Sources et références

  1. a, b et c "Who's Who in France", Laffite, Paris
  2. Notice BnF http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12091667g
  3. Christian Delporte, Presse à scandale, scandale de presse, L'Harmattan, , p. 166
  4. « Les casseroles de PPDA », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

  • Pierre Péan et Christophe Nick, "TF1, un pouvoir", Fayard
  • Hélène Risser, "L'audimat à mort", Le Seuil
  • Patrick Poivre d'Arvor "L'homme d'image", Flammarion
  • Patrick Poivre d'Arvor"Confessions", Fayard
  • Patrick Poivre d'Arvor"A demain! En chemin vers ma liberté", Fayard
  • Bernard Violet "PPDA", Flammarion
  • Serge Raffy, "Castro l'infidèle", Fayard
  • Jacques Asline, "Présentateur vedette", Alphée
  • Jean-Pierre Pernaut, "Pour tout vous dire", Michel Lafon
  • François Bazin et Joseph Macé-Scarron, "Le rendez-vous manqué", Grasset
  • Bernard Brigoulex, "Histoire indiscrète des années Balladur", Albin Michel
  • Jacques Derogy et Jean-Marie Pontaut, "Enquête sur un carrefour dangereux", Fayard
  • Ignacio Ramonet, "La tyrannie de la communication", Folio
  • Lionel Arnaud et Christine Guionnet, "Les frontières du politique", Res Publica
  • Pierre Belfond, "Scènes de la vie d'un éditeur", Fayard
  • Vincent hugeux, "Les sorciers blancs", Fayard
  • Stephen Smith et Antoine Glaser, "Ces messieurs Afrique", Calmann Levy
  • Philippe Madelin, "L'or des dictatures", Fayard
  • "Afrique : les chefs parlent, les grands entretiens", Favre
  • Pedro Nguyen Long et Georges Walter, "La montagne des parfums, une saga indochinoise", Robert Laffont
  • Philippe Grangereau, "Au pays du grand mensonge, Voyage en Corée du Nord", Le Serpent de Mer

Liens externes