Région wallonne

Région wallonne
(nl) Waals Gewest(de) Wallonische Region
Drapeau de Région wallonne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Capitale Namur
Gouvernement wallon 1980
Parlement Parlement de Wallonie
ISO 3166-2 BE-WAL
Code INS 03000
Hymne Le Chant des Wallons
Démographie
Population 3 610 089 hab. (01/01/2017[1])
Densité 214 hab./km2
Langue officielle Français[N 1], allemand[N 2].
Des facilités linguistiques sont en outre accordées aux habitants néerlandophones des communes wallonnes citées à l'article 8 de la loi sur l'emploi des langues en matière administrative du 18 juillet 1966.
Géographie
Superficie 1 684 400 ha = 16 844 km2
Économie
PIB 73,8 Md. € (2006)[2]
(par habitant) 21 559  (2006)[2]
Localisation
Image illustrative de l'article Région wallonne
Liens
Site web www.wallonie.be

La Région wallonne, communément appelée Wallonie, est l'une des trois régions de la Belgique. Elle est constituée, comme le dispose l'article 5 de la Constitution belge, des provinces du Brabant wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur. Au , la Région couvre une superficie de 16 844 km2 pour 3 610 089 habitants[1], ce qui représente 55,18 % de la superficie belge, 31,94 % de la population belge et une densité de population de 214,32 habitants au km².

Créée en 1970 à la suite des revendications du Mouvement wallon pour une reconnaissance politique de la Wallonie, elle acquiert un pouvoir décrétal et un pouvoir exécutif avec la loi spéciale du , pouvoirs respectivement exercés par le Conseil régional wallon et l'Exécutif de la Région wallonne, renommés depuis le en « Parlement wallon » et « gouvernement wallon »[3]. Elle se dote d'une capitale avec Namur le [4],[5],[6].

Sur le territoire de la Région wallonne se trouvent également deux régions linguistiques de Belgique : la région de langue française, aussi appelée communément Wallonie, et la région de langue allemande. La Région wallonne ne recouvre que partiellement le territoire de la communauté française de Belgique (qui inclut aussi la population francophone de la Région de Bruxelles-Capitale) mais entièrement celui de la communauté germanophone.

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Région wallonne.

Définition du territoire et situation

Les provinces définissant la Région wallonne :
1 : Brabant wallon, 2 : Hainaut, 3 : Liège,
4 : Luxembourg, 5 : Namur

Le territoire de la Région wallonne est défini par la Constitution belge de la manière suivante :

« Art 5. La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. […] »

La Région wallonne est donc un territoire sans accès direct à la mer dans la partie sud de la Belgique.

Elle s'étend entre 50°48' et 49°30' de latitude nord, et entre 2°50' et 6°24' de longitude est. D'une surface de 16 844 km2, la Région wallonne est la 1re Région de Belgique par la taille. Sa largeur maximale d'est en ouest est d'environ 215 km mais se prolonge à l'ouest par la commune de Comines-Warneton, une exclave entre la Région flamande et la France. Elle est située dans le fuseau horaire de l'Europe centrale (UTC+1 en hiver et UTC+2 en été).

La Région wallonne est bordée au Nord par la Région flamande et les Pays-Bas, au sud et l'ouest par la France et à l'est par l'Allemagne et le Grand-Duché du Luxembourg.

Géographie physique

De dimension modeste, avec un relief modéré, la Région wallonne occupe la partie la plus élevée de la Belgique. On retrouve sur son territoire les trois principales zones de relief belges. La basse Belgique située principalement à l'ouest dans le Tournaisis avec le début de la plaine limoneuse flamande. La moyenne Belgique qui s'élève progressivement vers les vallées de la Sambre et de la Meuse est composée des bas-plateaux hennuyer, brabançon et hesbignon. La haute Belgique commence au sud du sillon Sambre-et-Meuse par le haut-plateau de l'Ardenne avec son point culminant est à 694 m au lieu-dit « signal de Botrange » et se termine par la Lorraine belge tout au sud.

Malgré son territoire restreint, la Région wallonne offre un ensemble topographique et de paysages naturels varié. D'ouest en est et du nord au sud, on retrouve la plaine flamande au Nord de Tournai, les bas-plateaux hennuyer et brabançon, la Hesbaye, le plateau du Condroz et l'Entre-Vesdre-et-Meuse, la Fagne-Famenne, l'Ardenne et la Lorraine belge.

Hydrographie

Le réseau hydrographique wallon est dense, avec les canaux qui s'ajoutent aux cours d'eaux. Deux grands fleuves traversent la Région wallonne, la Meuse et l'Escaut qui se jettent tous deux dans la Mer du Nord aux Pays-Bas. La Meuse est le bassin hydrographique principal, avec 12 276,3 km2 (72,8 % du territoire)[7], suivi de l'Escaut avec 3 775,7 km2 (22,4 %)[8] et l'on trouve également sur le territoire le sous-bassin de la Moselle appartenant au Bassin versant du Rhin dans sa partie extrême-orientale avec 767,4 km2 (4,5 %)[9], ainsi que le sous-bassin de l’Oise appartenant au bassin de la Seine au sud de la botte du Hainaut dans la région de Momignies avec 80,1 km2 (0,4 %)[7]. Cette partie du Hainaut est la seule partie faisant partie du bassin maritime de la Manche, le reste de la Région est de celui de la Mer du Nord.

Géologie

Au niveau géologique, le sous-sol wallon est en grande partie formé de couches sédimentaires marines, avec peu de sédiments continentaux et quelques intrusions magmatiques relativement mineures. Les formations géologiques présentes sur le territoire s'étagent du Cambrien au Quaternaire « avec seulement quelques brefs hiatus » selon le professeur Frédéric Boulvain[10]. Le même scientifique dans son ouvrage Pierres et marbres en Wallonie considère le sous-sol riche géologiquement mais également d'« une fabuleuse richesse archéologique et patrimoniale dans l'utilisation exceptionnellement variée qui en a été faite, depuis l'époque romaine jusqu'à nos jours»[11].

Climat

Le climat de la Région wallonne comme dans le reste du pays est océanique, c'est à dire qu'il est influencé par le voisinage de la mer, et en raison de sa latitude (50e parallèle) est dans la zone tempérée. Il est également influencé par la prédominance des vents d'Ouest et Sud-Ouest et dans une moindre mesure par son relief ce qui donne en moyenne des précipitations plus élevées et des températures plus basses, notamment dues à l'éloignement par rapport à la mer et à l'altitude plus élevée[12]. Le climat de la Belgique est fortement influencé par l’anticyclone des Açores, mais également par le Gulf stream comme le reste de l’Europe de l'Ouest[13]. Le réchauffement climatique global que connaît la Terre est perceptible en Région wallonne, notamment de par l'augmentation des précipitations[14].

Géographie humaine

Découpage territorial

La Région wallonne est administrativement découpée en 5 provinces, qui définissent son territoire selon la Constitution belge. Ces provinces sont pratiquement un décalque des anciens départements créés durant l'occupation française le 14 fructidor an III[15] () mais à l'époque du Royaume-Uni des Pays-Bas ont pris un nom qui correspond plus ou moins aux territoires d’anciennes principautés ou d’anciennes provinces précédant la Révolution française. Les provinces sont divisées en arrondissements administratifs. Ces arrondissements administratifs, vingt au total, sont eux-mêmes divisés en communes. On compte 262 communes en Région wallonne, dont 65 portent le titre de Ville.

Répartition spatiale des hommes et des activités

Occupation du sol de la Wallonie.

Le taux d'urbanisation en Région wallonne est important, selon le Rapport sur l'état de l'environnement wallon en 2014, les zones urbanisables inscrite aux Plans de Secteur représentent en 2012 15 % du territoire, soit 253 878 ha. La même source donne ensuite pour les principales zones qui ont vocation à être non artificialisées 836 779 ha de zones agricoles (49,5 % du territoire) ; 492 544 ha de zones forestières (29,1 %) et 60 533 ha de zone d'espaces verts et zones naturelles (4,9 %)[16]. Le niveau de fragmentation sur base de l’indice de Jaeger[N 3] est très élevé, avec une valeur moyenne de l’indice de 85 ha et une valeur médiane de 15 ha. Le territoire est particulièrement fragmenté dans les régions limoneuses et sable-limoneuses avec une moyenne respective de 8 ha et 10 ha[17].

Selon les dernières études sur la hiérarchie urbaine belge faites en 1997, la Région wallonne a 2 grandes villes, Charleroi et Liège, sur les cinq que compte le pays et 6 villes régionales sur les 17 villes régionales de Belgique : Namur, Mons, Tournai, Verviers, La Louvière et Arlon[18]. En plus de la hiérarchie urbaine, la Région wallonne dispose de régions urbaines (agglomération + banlieue)[N 4]. Elles sont au nombre de six régions urbaines — Liège, Charleroi, Mons, Namur, Verviers et Tournai — auxquelles il faut ajouter la région urbaine bruxelloise qui s'étend largement au Brabant wallon[19]. Charleroi est la commune wallonne la plus peuplée mais en terme d'agglomérations c'est Liège qui est largement la plus peuplée avec près de 500 000 habitants. La région urbaine de cette ville englobe pas moins de 35 communes[20]. Au premier janvier 2017, ces régions urbaines accueillent 54 % de la population de la Région wallonne mais leur poids en terme de population va en diminuant depuis au moins les années 1980 (à l'époque 56,9 %) au profit des territoires hors régions urbaines qui connaissent une croissance plus poussée.

Commune Agglomération
opérationnelle
Région urbaine
Population Population Nombre de
communes
Population Nombre de
communes
Bruxelles - 69 324 2 274 803 15
Charleroi 202 182 291 295 5 411 067 13
Liège 196 970 498 020 13 668 187 35
Namur 110 632 110 632 1 161 626 7
Mons 96 964 192 964 6 239 889 10
Tournai 69 471 69 471 1 90 530 4
Verviers 55 177 80 004 3 100 662 5

Axes de communication et transports

Le réseau de transport terrestre en Région wallonne est un des plus denses d'Europe, avec 502 km de routes principales (autoroutes, routes régionales) et 99 km de voies ferrées pour 1 000 km2. Même si 85 % des routes recouvertes sont communales et à vocation locale, le gros du trafic routier se fait sur le réseau à destination de la grande circulation qui est de plus en plus forte. Entre 1990 et 2010, la grande circulation a augmenté de 95 %, alors que la longueur de son réseau n'a augmenté que d'environ 15 %[21].

L'infrastructure du réseau ferroviaire est gérée par Infrabel, une entreprise publique autonome détenue par l'État belge. Le transport intérieur de voyageurs et le transport de marchandise est géré dans l'ensemble du pays par la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) tandis qu'en territoire wallon le transport international de voyageurs par trains classiques ou par trains à grande vitesse est aussi géré par la SNCB mais en partenariat avec la Société nationale des chemins de fer français vers la France et avec la Deutsche Bahn vers l'Allemagne. Les lignes à grande vitesse présentes sur le territoire wallon sont trois : la LGV 1 entre la frontière française à Tournai et Bruxelles, la LGV 2 entre Louvain et Ans, et la LGV 3 entre Chênée à Liège et Walhorn.

La Région wallonne possède la Société régionale wallonne du transport, connue commercialement sous le nom de TEC, qui gère les transports en commun. Il s'agit principalement d'un réseau d'autobus sur l'ensemble de la Région et d'un métro léger à Charleroi, le seul de la Région. La SRWT projette de créer un réseau de tramway à Liège pour 2022. Il existe aussi trois lignes de tramway touristique en Région wallonne et qui sont gérées par le privé : le tramway touristique de l'Aisne, le tramway de Han et le tramway Lobbes Thuin.

Du côté du transport aérien, deux aéroports sont importants avec deux vocation différentes — l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud destiné au transport de passagers et l'aéroport de Liège pour le fret aérien — et qui connaissent depuis de nombreuses années une forte croissance. Le transport de passagers à Charleroi a été multiplié par 30 entre 1998 et 2013, dont une augmentation de 129 % entre 2008 et 2013[22]. Sur la même période, le fret aérien à Liège a augmenté de 242 %, ce qui met l'aéroport de Liège en 8ème position au niveau européen pour le transport de marchandises en 2012[23].

Les voies navigables en Région wallonne représentent un réseau de 450 km de voies utilisés couramment pour la navigation commerciale, avec 4 ports autonomes : port autonome de Liège, le port autonome de Namur, le port autonome de Charleroi et le port autonome du Centre et de l'Ouest. Le port de Liège avec un trafic annuel de plus de 21 millions de tonnes est le troisième port intérieur d'Europe[24]. La densité du réseau des voies navigables exploitées est d'environ 27 km pour 1 000 km2, un peu plus de la moitié de la moyenne nationale (50 km) mais trois fois plus que la moyenne européenne (9 km)[21]. Le réseau des voies navigables est également ouvert à la navigation de plaisance.

En 2011, le transport de marchandises hors fret aérien représente 24,9 milliards de t/km, avec 82 % de transport routier, 11 % de transport ferroviaire et 7 % de transport fluvial[25].

Histoire

Genèse

La Région wallonne apparaît dans la constitution belge le avec l'article 107 quater qui stipule dans son premier alinéa que la Belgique compte « trois régions : la région wallonne, la région flamande et la région bruxelloise » mais il faut attendre la « loi spéciale de réformes institutionnelles » du pour que cet article soit appliqué. Néanmoins la Région wallonne est précédée par des organismes, à la fois propres au mouvement wallon mais aussi par la suite dans un cadre institutionnel.

Le premier est le Conseil économique wallon, créé juste avant la Seconde Guerre mondiale en 1938. Copié sur le Vlaams Economisch Verbond, organisation patronale flamande elle-même créée en 1926 comme contrepoids au Comité Central Industriel considéré comme trop francophone et libéral[26], l'association a « la défense de la région wallonne au point de vue économique » dans ses statuts élaborés par la Ligue d'action wallonne de Liège[27]. Passé dans la clandestinité durant la guerre, il obtient une reconnaissance en 1945 quand le gouvernement lui confie la mission d'analyser les causes du déclin de l'économie wallonne.

Le rapport est déposé au gouvernement le , il met en évidence un déséquilibre croissant entre les économies du Nord et du Sud du pays et recommande à la fois de décentraliser et « d'établir un plan d'ensemble de redressement de l'économie wallonne ». Si ce rapport reste « lettre morte » selon Paul Delforge[28], Charles Bricman considère qu'il a donné une dynamique nouvelle au mouvement wallon en y ajoutant une dimension socio-économique et que cette dernière prend avec l'impulsion de l'extrême-gauche d'André Renard le parti du keynesianisme et de l'économie planifiée[29].

Création

Politique et administration

Article détaillé : Politique en Wallonie.

Le , la Belgique est devenue un État fédéral qui se compose de trois entités territoriales (appelées régions dans la constitution belge et qui ont les attributs d'une entité fédérée) : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale. D'autre part, la Belgique est également composée de trois communautés (française, flamande et germanophone)[30].

La Région wallonne possède son parlement, composé de 75 députés élus directement au suffrage universel. Le Parlement de Wallonie est établi à Namur. Son rôle est de débattre des thèmes pour lesquels la Région est compétente et de contrôler le Gouvernement wallon. Les 75 députés wallons[N 5] forment également, avec 19 députés francophones du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française de Belgique, établi à Bruxelles. La Communauté française est l'entité fédérée qui a autorité sur la partie francophone de la Région wallonne en matière d'enseignement, de culture, de sport et de contrôle des médias publics. La Communauté germanophone exerce la même autorité sur la partie germanophone de la Région wallonne (2 % de la population, 5 % du territoire).

Le , le Ministère de la Région wallonne MRW et le Ministère de l'Équipement et des Transports MET ont fusionné pour créer le Service public de Wallonie SPW, l'administration de la Région wallonne.

Comme le Québec, la Catalogne, la Flandre, la Californie ou la Bavière, elle bénéficie en matière de politique internationale, « de plus de ressources que de nombreux pays souverains »[31].

L'habitude des juristes belges de langue française est d'utiliser le terme « entités » pour désigner les différentes communautés et régions. Cependant, certains experts plaident pour que l'on utilise le terme « État » comme le militant wallon Jean-Marie Klinkenberg, membre du Conseil supérieur de la langue française, le faisait déjà en 1992 dans la revue Toudi[32], toutes ces suggestions ayant été finalement acceptées sauf celle-là. C'est aussi le cas de Jean Beaufays[33].

Proposition de constitution wallonne

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (septembre 2017)

Une proposition de décret spécial instituant une constitution wallonne a été déposé le au Parlement de Wallonie. Son article Ier affirme que la Wallonie est une communauté d’hommes et de femmes dotée d’une histoire, d’une identité et d’une conscience collective. Le projet a été déposé par huit députés wallons du groupe parlementaire PS (34 sièges sur 75) et est discuté en Commission. Sur l'article Ier, qui peut représenter la vision du Mouvement wallon, certaines réserves peuvent s'exprimer (notamment de la part des Belges germanophones, qui représentent environ 2 % de la population wallonne). Les deux grands quotidiens wallons y sont favorables[réf. nécessaire], la presse bruxelloise est plus réticente[réf. nécessaire] de même que d'autres députés wallons[réf. nécessaire].

Emblèmes, symboles et logos

L'emblème de la Région wallonne est le même que celui adopté par le Mouvement wallon : coq hardi (au combat) de gueules (rouge) sur fond d'or (jaune), et cela dès 1913, lorsqu'il fut considéré par un Congrès wallon regroupant la majorité des parlementaires wallons comme l'emblème national de la Wallonie.

Le , le Gouvernement wallon a concrétisé les principes spécifiés dans une note[34], écrite par le ministre-président Rudy Demotte, pour le développement d'une conscience wallonne et a consacré le terme « Wallonie » à la place du terme « Région wallonne »[35]. Par ce communiqué, le gouvernement wallon marque sa volonté de promouvoir, dans un souci de développement d’une conscience collective wallonne décomplexée, et dans les limites permises par la constitution, l’usage du terme Wallonie de préférence au terme Région wallonne.

Dans une optique de visibilité renforcée, le Gouvernement a décidé d’unifier ses visuels et de « rationaliser la visibilité des institutions régionales wallonnes autour d’un logo unique consacrant le coq, emblème le plus identifiant de la Wallonie ». Désormais, ce logo sera utilisé pour les actes officiels du Gouvernement wallon et la « papeterie » de ses membres, remplacera le W fléché « Région wallonne » par un logo coq avec le terme « Wallonie » comme logo officiel unique de la Région et constituera le logo de communication unique pour le Gouvernement, ses membres et l’administration régionale. Ce communiqué officialise ainsi l’intégration du coq, symbole de la Wallonie, dans le logo des administrations de la Région wallonne. Le , le Parlement wallon définit que « l’emblème floral de la Région wallonne est la gaillarde ou gaillardia, rouge et jaune »[36].

Population et société

Économie

Article détaillé : Économie de la Région wallonne.

Tourisme

Sport

En Wallonie comme dans toute la Belgique, le football est le sport qui est de loin le plus populaire. Les Wallons possèdent quatre clubs évoluant en Jupiler Pro League : le Standard de Liège, qui a remporté dix fois le championnat, le R Charleroi SC, le Royal Excel Mouscron et le KAS Eupen. En deuxième division de football professionnel, la Wallonie compte 1 club actif, l'AFC Tubize.

En sports collectifs, les principales équipes de la région wallonne sont :

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Standard de Liège football Jupiler Pro League Stade de Sclessin 1898
R Charleroi SC football Jupiler Pro League Stade du Pays de Charleroi 1904
RAEC Mons football Jupiler Pro League Stade Charles Tondreau 1910
Royal Excel Mouscron football Jupiler Pro League Le Canonnier 1921
KAS Eupen football Jupiler Pro League Stade du Kehrweg 1945
AFC Tubize football Proximus League Stade Leburton 1918
Proximus Spirou Basket Basket-ball Scooore League RTL Spiroudome 1989
Belfius Mons-Hainaut Basket-ball Scooore League Mons Arena 1959
Liège Basket Basket-ball Scooore League Country Hall Ethias 1967
HC Visé BM handball Division 1 Hall Omnisports de Visé 1988
Union beynoise handball Division 1 Hall Omnisports Edmond Rigo 1921
HC Eynatten-Raeren handball Division 1 Sporthalle Eynatten 1972
EHC Tournai handball Division 1 Hall des Sports de la C.E.T. 1974

Wallons célèbres et personnalités

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Les Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon 2014, Jambes, Service Public de Wallonie, , 205 p. (lire en ligne)

Notes et références

Note

  1. Dans la région de langue française.
  2. Dans la région de langue allemande.
  3. Indice qui tient compte de la probabilité que deux points, choisis au hasard dans une région, soient connectés, c’est-à-dire non séparés par une « barrière écologique »
  4. Une région urbaine est une « entité spatiale élargie où sont déployées la plupart des activités de base de la communauté urbaine, c’est-à-dire : habiter, travailler, éduquer, faire des courses, participer aux activités culturelles, se divertir. Il existe entre ces activités des relations intenses créant un ensemble fonctionnel qui, toutefois, reste orienté dans une large mesure vers la ville centrale traditionnelle ».
  5. Les députés ayant d'abord prêté serment en allemand sont alors remplacés par un suppléant francophone.

Références

  1. a et b Chiffres de population par province et par commune à la date du 1er janvier 2016, consulté le 6 mai 2017.
  2. a et b belgostat
  3. 8 août 1980 - Loi spéciale de réformes institutionnelles.
  4. Décret du 11 décembre 1986 instituant Namur capitale de la Région wallonne.
  5. Décret du 21 octobre 2010 instituant Namur comme capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales.
  6. « Portail de la Wallonie - La capitale » (consulté le 19 juillet 2013).
  7. a et b Parties wallonnes des Districts Hydrographiques Internationaux de la Meuse et de la Seine, Jambes, Service Public de Wallonie, , 176 p. (ISBN 978-2-8056-0205-4, lire en ligne), p. 9
  8. Partie wallonne du District Hydrographique International de l'Escaut, Jambes, Service Public de Wallonie, , 112 p. (ISBN 978-2-8056-0207-8, lire en ligne), p. 9
  9. Partie wallonne du District Hydrographique International du Rhin, Jambes, Service Public de Wallonie, , 86 p. (ISBN 978-2-8056-0208-5, lire en ligne), p. 9
  10. Frédéric Boulvain, « Une introduction à la géologie de la Wallonie », sur Département de Géologie de l'Université de Liège (consulté le 25 octobre 2017)
  11. Frédéric Boulvain et Francis Tourneur, Pierres et marbres en Wallonie : Reconnaissance et genèse, Académie royale de Belgique, coll. « L'Académie en poche » (no 69), , 112 p., 17,8 × 10,9 cm (ISBN 9782803105175), p. 60
  12. « Climat général en Belgique - Atlas climatique - température de l'air », sur Institut royal météorologique (consulté le 29 septembre 2017)
  13. F. Gullentops, M. Goosens et S. Van Turenhoudt, La Belgique dans la Communauté européenne, De Nederlandsche Boekhandel, coll. « A la découverte du monde, manuels de géographie pour l'enseignement moyen » (no 6), , 265 p., p. 40.
  14. « Observations en Belgique », sur Service fédéral Changements climatiques (consulté le 29 septembre 2017)
  15. Isidore Plaisant, Pasinomie, ou Collection complète des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique de 1788 à 1832, t. 7, Bruxelles,
  16. ICEW 2014, p. 19.
  17. ICEW 2014, p. 21.
  18. Etienne Van Hecke, « Actualisation de la hiérarchie urbaine en Belgique », Bulletin du Crédit Communal, no 205,‎ , p. 45-76 cité dans « Hiérarchie urbaine », sur Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (consulté le 31 octobre 2017)
  19. Sarah Luyten et Etienne Van Hecke, « Les régions urbaines belges en 2001 », dans Noyaux d’habitat et Régions urbaines dans une Belgique urbanisée, SPF Economie, , 201 p. (lire en ligne)
  20. « Régions urbaines », sur Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (consulté le 31 octobre 2017)
  21. a et b ICEW 2014, p. 34.
  22. ICEW 2014, p. 37.
  23. ICEW 2014, p. 35.
  24. « Le port autonome de Liège », sur Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques (consulté le 4 novembre 2017)
  25. ICEW 2014, p. 36.
  26. Michel Dumoulin, « Milieux patronaux belges et construction européenne », dans Éric Bussière, Michel Dumoulin & Sylvain Schirmann (dir.), Europe organisée, Europe du libre-échange? : fin XIXe siècle-années 1960, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, coll. « Euroclio » (no 34), (1re éd. 2006), 257 p. (ISBN 9789052013862), p. 150
  27. Paul Delforge, « Conseil économique wallon (1938-1971) », dans Encyclopédie du Mouvement wallon, vol. 1, Charleroi, Institut Jules Destrée, (lire en ligne), p. 359
  28. Paul Delforge, « Politique économique wallonne », dans Mark Van den Wijngaert, D'une Belgique unitaire à une Belgique fédérale : 40 ans d'évolution politique des communautés et des régions (1971-2011), Bruxelles, Asp sa, , 242 p. (ISBN 9789054879480), p. 156
  29. Charles Bricman, Comment peut-on être belge ?, Paris, Flammarion, coll. « Café Voltaire », , 130 p. (ISBN 9782081255739).
  30. Article 2 de la Constitution.
  31. Stéphane Paquin, « Les actions extérieures des entités subétatiques : quelle signification pour la politique comparée et les relations internationales ? » dans Revue internationale de politique comparée, 2005/2, Volume 12, p. 129 à 142, p. 136.
  32. Citoyenneté des mots pour la dire.
  33. de théorie politique.
  34. La note d’orientation est adoptée.
  35. La « Région wallonne » fait place à la « Wallonie ».
  36. Décret modifiant le décret du 23 juillet 1998 déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Région wallonne en vue d’officialiser l’emblème floral de la Wallonie.