Régiments français d'Ancien Régime

La Bannière de Saint Michel, utilisée comme drapeau militaire de la France à partir du XIVe siècle. La croix blanche fut reprise sur les étendards de presque tous les régiments français.

Les régiments français sous l’Ancien Régime constituaient la composante principale de ce que l'on appelait déjà à l'époque l'Armée française ou les « Armées du Roi de France ». Ils portaient les noms de leur propriétaire puis par la suite les noms de leur province ou ville de recrutement.

Comme les brigades aujourd'hui, chaque régiment avait sa spécialité (infanterie, cavalerie, etc.) et était appelé à servir sur les champs de bataille selon les exigences militaires. Comme pour la Marine, tout Français avait le droit de s'y engager, mais les offices de commandement des régiments et les hauts grades étaient réservés à la noblesse militaire (noblesse d'épée) et inaccessible au tiers-état.

Dans l'organisation territoriale de l'Ancien Régime, chaque régiment avait également le rôle d'assurer la sécurité de sa province. Il était alors placé sous l'autorité d'un gouvernement militaire.

Aujourd'hui, certains régiments existent toujours et ont conservé leur emblème et leur spécialité d'origine. Le 8e régiment d'infanterie par exemple est l'héritier de l'ancien régiment d'Austrasie, formé lui-même à partir du vieux régiment de Champagne. Les régiments font partie des plus anciennes institutions françaises qui ont persisté jusqu'à nos jours.

Infanterie

Les premières troupes

En 1448, par Charles VII créé le corps des francs-archers.

Article détaillé : Franc-archer.

En 1480, Louis XI réunit en Picardie 10 000 aventuriers et 2 500 pionniers, destinés à remplacer la milice des francs-archers et à être entretenus d'une manière permanente en créant les Bandes françaises copiées sur les Bandes suisses. Ces bandes formeront les noyaux des futurs régiments français d'Ancien Régime.

Articles détaillés : Bandes françaises et Bandes suisses.

Régiments

Lorsque Henri IV monte sur le trône, il n'y a que 4 régiments d'infanterie[1] connus sous le nom de Vieux Corps et célèbres par leurs divers exploits. ce sont les

En 1620, le nombre de régiments était porté à dix. Outre les 4 vieux corps initiaux un cinquième avait pris rang, le

5 autres régiments avaient reçu le nom de Petits Vieux[1]

5 nouveaux régiments sont ensuite créés, puis d'autres successivement si bien qu'à la mort de Louis XIII, en 1643, on compte 33 régiments.
En 1701, il y a 138 régiments d'infanterie, en 1702 il y en a 176 puis 235 en 1705, 259 en 1706 et 260 en 1712 dont 2 régiments de la Garde[1].
Toutefois à l'exception des vieux corps, des petits vieux et de quelques autres régiments qui comptaient 4 bataillons, la grande majorité n'en avait que 2 et certains ne comportaient qu'un seul bataillon.
En 1715 après le traité de Rastadt le nombre de régiments d'infanterie est réduit à 117.
Toutefois après de nouvelles guerres, plusieurs corps sont créés et l'on compte 137 régiments en 1747.
À l'avènement de Louis XVI, il n'y a plus que 91 régiments dont le régiment des Grenadiers de France formé des compagnies d'élites des régiments supprimés en 1749.
En 1776 il y a 103 régiments[1].
En 1790, ils changèrent tous de dénomination, avec leur numéro d’ordre dans leur arme (selon la classification d’Ancien Régime) et leur arme spécifique.

Cavalerie

Le plus ancien corps de cavalerie était celui des dragons dont la première formation remonte à 1541[1]. Cette troupe chargée de combattre aussi bien à cheval qu'à pied, formait une liaison entre l'infanterie et la cavalerie.
La grosse cavalerie se composait de régiments de cuirassiers créés en 1665 et de carabiniers créés en 1693.
La cavalerie légère se composait de régiments de hussards créés en 1692, de chasseurs à cheval créés en 1758 et de chevau-légers créés en 1779.
Le maréchal de Saxe avait créé un régiment de uhlans, armés de lances, qui fut licencié à sa mort en 1750.

Régiments de cavalerie légère

Régiments de chasseurs à cheval

Régiments de chevau-légers

Régiments de dragons

Régiments de hussards

Autres corps de cavalerie

Liste des régiments d'infanterie et d'artillerie

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  • Régiment de Ziegler
  • Régiment de Zillard

Notes, sources et références

  1. a b c d et e France Militaire, histoire des armées Françaises par Abel Hugo 1833
  2. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 341.
  3. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 453.
  4. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 287.
  5. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 1, p. 437.
  6. a et b de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 285.
  7. a b c d e f et g de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 30.
  8. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af et ag de Gosnac et Pontal, Mémoires du marquis de Sourches, tome 6, 1886, p. 99.
  9. Également, plus simplement régiment Colonel-Général
  10. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 447.
  11. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 212.
  12. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 166.
  13. a b c et d de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 442.
  14. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 211.
  15. de Philippe de Torcy, marquis de La Tour
  16. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 485.
  17. Également Régiment Royal-Cravattes
  18. RÉGIMENT ROYAL-NAVARRE
  19. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 206.
  20. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 219.
  21. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 285.
  22. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 168.
  23. a b et c de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 19.
  24. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 437.
  25. Dumoulin, Recueil des campagnes de divers maréchaux de France : Mr. de Marsin à Mr. de Chamillart, à Ausbourg, le 15 avril 1704., Marc Micher Rey, (lire en ligne), p. 159
  26. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 150.
  27. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 1, p. 170.
  28. Isaac-Arnaud de Corbeville
  29. a b et c de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 1, p. 161.
  30. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 348.
  31. a et b de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 88.
  32. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 89.
  33. a et b de Gosnac et Pontal, Mémoires du marquis de Sourches, tome 6, 1886, p. 144.
  34. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 376.
  35. de Courcelles, Dictionnaire des généraux français, tome 2, p. 385.
  36. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 158.
  37. a et b de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 128.
  38. Également écrit régiment de Castel-Bayard
  39. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 3, 1891, p. 399.
  40. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 220.
  41. Également orthographié Hainaut
  42. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886, p. 96.
  43. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 6, 1886.
  44. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 339.
  45. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 3, 1891, p. 412.
  46. Également régiment de Nivernais
  47. Deux régiments portèrent ce nom, ils sont tous deux mentionnés dans l'article
  48. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 460.
  49. Également Régiment de Piémont
  50. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 3, 1891, p. 207.
  51. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 1, p. 8
  52. Également écrit Tresnel
  53. de Gosnac et Pontal, « Mémoires du marquis de Sourches », tome 3, 1891, p. 359.
  54. de Courcelles, « Dictionnaire des généraux français », tome 2, p. 53.

Annexes

Bibliographie

  • de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, vol. 1, (Paris), , 487 p..
  • de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, vol. 2, (Paris), , 487 p..
  • Gabriel-Jules de Gosnac et Edouard Pontal, Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, vol. 3, Librairie Hachette (Paris), .
  • Gabriel-Jules de Gosnac et Edouard Pontal, Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, vol. 6, Librairie Hachette (Paris), .
  • Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, J. Corréard, 1851, tome 3 Digitalisat en 8 volumes
  • Adrien Pascal, Histoire de l'armée et de tous les régiments, depuis les premiers temps de la monarchie française, A. Barbier, 1850 Digitalisat
    • Tableaux voir [1]
  • André Pierre Staub, Histoire de tous les régiments de hussards, Robuchon, 1867 Digitalisat
  • Jean Baptiste Gaspard Roux du Rochelle, Histoire du régiment de Champagne, F. Didot frères, 1839 Digitalisat
  • Stéphane Thion : Les Armées françaises de la guerre de Trente Ans

Articles connexes

Liens externes