Régiment de Noé cavalerie

Régiment de Noé cavalerie
Image illustrative de l’article Régiment de Noé cavalerie
Étendard du régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie, revers

Création 1665
Dissolution 1761
Pays France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Type régiment
Rôle cavalerie
Devise Ardet et Audes
Batailles Dettingen (1743) Fontenoy (1745), Hastenbeck (1757)

Le régiment de Noé cavalerie est un régiment de cavalerie du Royaume de France créé en 1665.

Création et différentes dénominations

  •  : création du régiment de Foucault cavalerie
  •  : renommé[note 1] régiment de Quinson cavalerie
  •  : renommé régiment de Châlons cavalerie
  •  : renommé régiment de Gouffier cavalerie
  • 1699 : renommé régiment d’Egmont cavalerie
  •  : renommé régiment de Desmarets cavalerie
  •  : renommé régiment de Gesvres cavalerie
  •  : renommé régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie
  • 1758 : renommé régiment de Noé cavalerie
  • 1761 : réformé par incorporation au régiment de Bourbon cavalerie

Équipement

Étendards

6 étendards de « soye citron, Soleil au milieu brodé en or d’un côté, & de l’autre un Lion regardant le Soleil, & ces mots ardet & audes, & frangez d’or »[1]. La devise Ardet et Audes signifie « ardent et audacieux ».

Habillement

L’uniforme est habit et manteau gris-blanc, paremens et doublure rouge, boutons d’étain d’Allemagne sur bois des deux côtés jusqu’à la poche, la patte rouge pour la bandoulière jaune, busie bordé de blanc, à boutons de cuivre, bandoulière jaune, culotte de peau, et chapeau bordé d’argent fin ; l’équipage du cheval est rouge brodé.

Historique

Affiche de recrutement pour le régiment de Clermont-Tonnerre.jpg

Colonels et mestres de camps

Les mestres de camp furent successivement[2] :

  • Foucault
  •  : Jean Raymond de Villardis, comte de Quinson, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † le
  •  : Châlons
  •  : Charles Antoine de Gouffier d’Heilly, marquis de Gouffier, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , †
  • 1699 : d’Egmont
  • 1704 : Desmarets
  • 1709 : François Joachim Potier, marquis de Gesvres, † 1757
  •  : Léon Louis Potier de Gesvres, comte puis duc de Tresmes, frère du précédent, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † 1774
  • 1740 : comte de Clermont-Tonnerre
  • 1758 : Jacques Roger, marquis de Noé, brigadier en 1761
  •  : Louis, vicomte de Noé, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le

Autres officiers

Lieutenant-colonels

  • Louis de Faguier, marquis de Luigné[3]
  • Felix Jean Louis de La Garde de Saignes[4]

Capitaines

  • Jacques Balthazar de Durat (1701-?)[5]
  • Philippe Claude de Montboissier-Beaufort-Canillac IIe du nom, nommé, le , capitaine au régiment de Clermont cavalerie[6],[7],[8]
  • François Amable de La Garde de Saignes (fils de Felix-Jean-Louis)[9]
  • Jacques Louis, marquis de Saint-Blimond[10]

Lieutenants

  • Le sieur de Mametz-Matringhem Davroux

Cornettes

  • Henri, marquis de Brassac (1686-?)[12]

Campagnes et batailles

Ce régiment était composé de trois escadrons et fut créé en 1666[13].

Notons qu'en en 1649, Roger de Clermont monte un régiment de cavalerie de son nom qu'il commande de 1649 à 1650[14]. Le régiment dont il est question ici serait une recréation ?

Si à l'origine il était composé de 3 escadrons, il en a compté jusqu'à 4[15].

En 1741, lors de la campagne de Bohême, le régiment fait partie des troupes envoyées au-delà du Rhin. Le , il arrive à Pilsen et le 13 du même mois il est à Beraun. Le régiment, avec ceux de Mestre-de-Camp, Grammont, d'Andlau, Chabrillant, Brissac, Fouquet et Asfeld, était alors sous les ordres du marquis de Clermont-Tonnerre, commandant de la cavalerie. Le maréchal de Broglie envoya Felix Jean Louis de La Garde de Saignes, lieutenant-colonel du régiment près de Piseck, mais il se fit attaqué et les pertes furent conséquentes[16].

En 1746, M. d'Argenson écrit au marquis d'Avaray et dans ses instructions il lui précise que les régiments de Clermont-Tonnerre, Royal-Étranger, Chabrillant et Maugiron doivent se rendre à Calais pour rejoindre le duc de Richelieu en vue d'un débarquement en Angleterre[17]. En , la compagnie du chevalier de Villefrance, du régiment de Clermont-Tonnerre est stationné à Gand.Du au il est en garnison au château de Boussu[19]. En 1750 il semble être stationné à Bleurville dans les Vosges[20].

En 1761 il est incorporé, sous le nom de Noé, au régiment de Bourbon cavalerie[21] qui deviendra le régiment de Bourbon dragons.

Il fut présent à la bataille de Fontenoy :

Quartiers

Notes et références

Notes

  1. ou création, d’après Pinard, tome 4, p. 390

Références

  1. a et b Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer, Lemau de la Jaisse, Paris, 1739
  2. État militaire de la France pour l'année 1760, p. 341.
  3. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique (...), La Chensnay des Bois, Tome II, 1757
  4. Issu de la Famille de La Garde en Limousin
  5. Armorial général, Louis-Pierre d'Hozier, Registre V, 2nd Partie, 1764
  6. Élément sujet à discussion Discussion:Régiment de Clermont-Tonnerre
  7. Histoire genealogique et heraldique des Pairs de France, des grands (...), Jean-Baptiste-Pierre-Jullien Courcelles (chevalier de)
  8. Généalogie des Mousquetaires Noirs
  9. Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, M. Lainé, Tome VI, 1839
  10. Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique (...), La Chensnay des Bois, Tome VI, 1761
  11. Justice et religion en Languedoc au temps de l’Édit de Nantes, Stéphane Capot, 1998
  12. Dictionnaire géographique historique et politique des Gaules et de la France, Abbé Expilly, T.III, 1764, p. 247
  13. Histoire et généalogie de la Maison de Clermont-Tonnerre, Georges Martin, 2004
  14. Lettres et mémoires choisis parmi les papiers originaux du Maréchal de Saxe, T.II, 1794, p. 169
  15. Histoire de Maurice de Saxe, Baron d'Espagnac, Tome I, 1765
  16. Lettres et mémoires choisis parmi les papiers originaux du Maréchal de Saxe, T.II, 1794, p. 22
  17. Histoire du château de Boussu
  18. Notice sur Bleurville
  19. Archives généalogiques et historique de la noblesse de France, M. Lainé, T.VII, 1841

Annexes

Bibliographie

  • Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer - Depuis jusqu’en , Pierre Lemau de La Jaisse, Paris 1739
  • État militaire de France pour l’année 1760, par les sieurs de Montandre-Longchamps, troisième édition, chez Guyllin, Paris 1760
  • Chronique historique-militaire, Pinard, tomes 4, 5, 6 et 7, Paris 1761, 1762, 1763 et 1764

Articles connexes

Lien externe