Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne

Précédent 1975 Drapeau du Royaume-Uni
Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne
Type d’élection Référendum
Corps électoral et résultats
Inscrits 46 501 241
Votants 33 578 016
72,21 %
Votes valables 33 551 983
Résultat par zone de vote
Carte
Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne ?
Quitter l'Union européenne
51,89 %
Rester membre de l'Union européenne
48,11 %

Le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a lieu le .

L'éventualité d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (communément appelé « brexit ») est un débat politique récurrent depuis l'adhésion du pays à la Communauté économique européenne en 1973. Le référendum de 2016, le second du genre après celui de 1975, fait suite à une promesse électorale du Premier ministre David Cameron et du Parti conservateur.

David Cameron ainsi que le Parti travailliste, le SNP et les Libéraux-démocrates font campagne pour le maintien. L'aile eurosceptique conservatrice, menée par Boris Johnson, UKIP, et certains élus du Parti travailliste font campagne pour la sortie de l'Union européenne.

À la question « Le Royaume-Uni doit-il rester un membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne ? » (« Should the United Kingdom remain a member of the European Union or leave the European Union? »), 51,89 % des votants répondent « Quitter l'Union européenne ». C'est la première fois que la population d'un État membre se prononce en faveur de la sortie de l'Union européenne.

Le , la Première ministre Theresa May informe le Conseil européen du souhait du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, lançant formellement la procédure de retrait.

Contexte

La Communauté économique européenne (CEE) a été créée en 1957. Le Royaume-Uni a demandé à la rejoindre en 1961 mais la France y a opposé son véto. Une seconde demande a été acceptée et le Royaume-Uni a rejoint la CEE en 1973. Deux ans plus tard, un premier référendum sur le maintien du pays au sein de la CEE s'est conclu par une approbation de 67 % des électeurs. La question de l'intégration politique européenne est devenue un sujet important de débat quand le traité de Maastricht a créé l'Union européenne en 1993[1],[2].

En , le Premier ministre David Cameron promet que, si le Parti conservateur remporte une majorité aux élections de 2015, le gouvernement négocierait un arrangement plus favorable pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne avant de convoquer un référendum sur le maintien ou la sortie du pays de l'Union[3]. En , le Parti conservateur publie un pré-projet de loi sur le référendum et annonce un plan de renégociation pour après 2015[4].

Le texte est déposé en tant que proposition de loi par le député conservateur James Wharton[5] et reçoit une première lecture à la Chambre des communes le [6] avec le soutien de David Cameron[7].

La proposition de loi est adoptée en seconde lecture le par 304 voix pour et aucune contre grâce à l'abstention des députés travaillistes et libéraux-démocrates puis en troisième lecture en . Il est ensuite déposé à la Chambre des lords en mais ses membres bloquent son adoption[8].

Sous la direction d'Ed Miliband entre 2010 et 2015, le Parti travailliste exclut un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne sauf en cas de transfert de compétences vers l'Union[9]. Dans leur programme pour les élections de 2015, les Libéraux-démocrates prévoient un référendum seulement dans le cas d'un changement des traités de l'Union européenne[10]. UKIP, le BNP, le Parti vert, le DUP et le Parti du respect soutiennent le principe d'un référendum[11],[12],[13].

Lorsque le Parti conservateur remporte la majorité des sièges lors du scrutin de , David Cameron réitère la promesse du programme de son parti de tenir un référendum avant la fin 2017 mais seulement après avoir « négocié un nouvel arrangement pour le Royaume-Uni au sein de l'UE[14]. »

Législation

La question du référendum est incluse dans le discours du Trône du [15]. Il était dit à l'époque que David Cameron prévoyait d'organiser le référendum en [16] mais le European Union Referendum Act est déposé à la Chambre des communes dès le lendemain[17]. Lors de la seconde lecture le , le texte est adopté par 544 pour et 53 contre et seul le SNP s'y oppose[18]. À la différence d'Ed Miliband, la chef intérimaire du Parti travailliste Harriet Harman adopte une position favorable à l'organisation du référendum[19].

Le European Union Referendum Act 2015 reçoit la sanction royale le . Une loi est également adoptée en par le Parlement de Gibraltar afin que le référendum soit organisé au même moment dans ce territoire.

La loi prévoit seulement l'organisation du référendum et pas la procédure de sortie de l'Union européenne et si l'option « Quitter l'Union européenne » l'emporte il reviendra au gouvernement de lancer la procédure[20].

Négociations avec l'Union européenne

Début 2014, le Premier ministre David Cameron annonce les changements qu'il souhaite voir dans la relation du Royaume-Uni avec l'Union européenne. Ils incluent un contrôle accru du gouvernement britannique sur l'immigration, notamment pour les nouveaux États membres de l'UE, des règles plus strictes pour l'immigration des actuels citoyens de l'UE, de nouveaux pouvoirs pour les parlements nationaux afin de s'opposer aux lois européennes, de nouveaux accords de libre échange, une réduction de l'administration pour les entreprises, une réduction de l'influence de la Cour européenne des droits de l'homme sur la police et les tribunaux britanniques, plus de pouvoirs pour les États membres et l'abandon de la notion d'« union toujours plus étroite »[21].

En , Cameron donne plus de détails sur ses objectifs, notamment la reconnaissance officielle que tous les États membres n'ont pas à rejoindre la zone euro ou à aider les économies en difficultés de la zone euro, l'élargissement du marché unique et des objectifs de simplification administrative pour les entreprises, l'exemption du Royaume-Uni de la clause sur l'« union toujours plus étroite », la possibilité pour les parlements nationaux d'opposer leur véto aux lois européennes et le fait de pouvoir interdire aux immigrants européens certains bénéfices sociaux au Royaume-Uni avant quatre années de travail[22],[23].

Le résultat des négociations est annoncé en . Il n'entraîne pas de changement fondamental dans la relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Des limitations sont introduites aux indemnités dont peuvent bénéficier les immigrés européens au Royaume-Uni mais uniquement les nouveaux immigrés et avec l'autorisation du Conseil européen. Le Royaume-Uni est assuré qu'il ne serait pas requis de participer à une « union toujours plus étroite ». La demande d'accorder un véto aux parlements nationaux est modifiée pour autoriser les parlements nationaux collectivement à s'opposer à un projet de texte européen et, dans ce cas, le Conseil européen se saisirait de la question afin de trancher. Les ressortissants de pays tiers qui ne sont pas résidents d'un État membre avant d'épouser un citoyen européen sont exclus de la liberté de mouvement et il devient plus facile pour un État d'expulser un citoyen d'un autre État membre pour des raisons de politique publique ou de sécurité publique[24],[25],[26],[27].

L'application légale du résultat des négociations est complexe car aucun traité de l'Union n'est modifié mais certaines parties de l'accord sont applicables en droit international[28].

Le , quelques heures après la conclusion de l'accord, David Cameron tient une réunion du cabinet à l'issue de laquelle il annonce que le référendum aura lieu le et qu'il recommande au peuple britannique de voter pour le maintien[29].

Organisation du scrutin

Date

Le , le Premier ministre David Cameron annonce que le référendum aura lieu le [29].

La campagne officielle commence le [30],[31].

Les bureaux de vote sont ouverts le de h 22 (BST)[32].

Question

Bulletin de vote.

La formulation de la question référendaire a été proposée par la Commission électorale après des études et des consultations[33] avant d'être acceptée par le gouvernement en [34]. La question est la suivante[35] :

« Should the United Kingdom remain a member of the European Union or leave the European Union? »

« Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne ? »

Les deux réponses possibles sont :

  • « Remain a member of the European Union » (« Rester membre de l'Union européenne »)
  • « Leave the European Union » (« Quitter l'Union européenne »)

Au pays de Galles, la question est également indiquée en gallois : « A ddylai’r Deyrnas Unedig aros yn aelod o’r Undeb Ewropeaidd neu adael yr Undeb Ewropeaidd? ». Les réponses possibles sont « Aros yn aelod o’r Undeb Ewropeaidd » ou « Gadael yr Undeb Ewropeaidd ».

Corps électoral

Le European Union Referendum Act 2015 prévoit que seuls les citoyens britanniques, irlandais et du Commonwealth de plus de 18 ans qui sont résidents au Royaume-Uni ou à Gibraltar ont le droit de vote au référendum[36]. Les citoyens britanniques résidant à l'étranger mais qui ont été inscrits sur les listes électorales au Royaume-Uni au cours des 15 dernières années peuvent également voter[36].

Dépouillement et résultats

Le résultat global est annoncé le à l'Hôtel de ville de Manchester.

Le scrutin est organisé au niveau local et le dépouillement a lieu dans chacune des 382 zones de vote (voting areas) qui sont les districts en Angleterre et les gouvernements locaux en Écosse et au pays de Galles. L'Irlande du Nord et Gibraltar constituent chacun une zone de vote[37].

Les résultats sont proclamés dans chacune des régions anglaises, en Écosse, au pays de Galles et en Irlande du Nord puis le résultat global du référendum est officiellement proclamé le à l'Hôtel de ville de Manchester par la présidente de la Commission électorale[37].

Campagne

Organisations référendaires

Brochure du gouvernement argumentant pour le maintien dans l'Union européenne.

Le groupe formel menant la campagne pour le maintien est Britain Stronger in Europe (« La Grande-Bretagne plus forte dans Europe »). Il y a deux groupes faisant campagne pour la sortie de l'Union : Leave.EU (avec le soutien de la majorité du UKIP dont Nigel Farage)[38] et Vote Leave (soutenu par les conservateurs eurosceptiques)[38],[39]. La Commission électorale a annoncé le que Vote Leave était la campagne officielle pour la sortie.

Chacune des deux organisations officielles a le droit de dépenser jusqu'à 7 millions de livres, d'envoyer gratuitement un courrier aux électeurs, à des diffusions télévisées et à une subvention de 600 000 £[40].

En février 2017, les comptes de campagne ont été publiés permettant de connaitre les mécanismes sous-jacents[41].

Cette campagne a eu la particularité de donner plus d'argent à AggregateIQ qu'à aucune autres société lors d'aucune autre élection[41]. D'autre sociétés comme Cambridge Analytica et SCL Election ont également joué un rôle clé dans ces élections[41].

Des plans pour contourner les règles de financement de campagne électorale ont vraisemblablement existé[41]. Toutefois, les responsables ds différentes campagnes démentent ces contournements[41].

Toutefois, l'enquête de financement électoral ne peut pas interroger AggregateIQ qui se situe dans le commonwealth, mais en dehors de la juridiction britannique[41].

Il est ainsi possible q'un milliardaire étranger puisse influencer les élections britanniques en mettant à mal l'entièreté du processus démocratique britannique[41].

Toutefois, les avocats de Cambridge Analytica et de SCL Elections considèrent que leur clients n'ont rien fait d'illégal[41].

Position du gouvernement

La position officielle du gouvernement est de soutenir le maintien dans l'Union européenne. Une campagne officielle en ce sens a été lancée en [42].

En rupture avec la règle habituelle de solidarité ministérielle, les membres du cabinet sont autorisés à prendre une position différente de celle du gouvernement[29]. À l'annonce de la date du référendum, 23 des 30 ministres du cabinet soutiennent le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne[43].

Une brochure présentant la position du gouvernement a été distribuée afin de détailler l'argumentaire du maintien. Cela a été critiqué comme un avantage injuste pour la campagne du maintien et du gaspillage d'argent public[44].

Partis politiques

Position Partis
Maintien Travailliste[45]
SNP[46]
Libéraux-démocrates[47]
Sinn Féin[48]
Plaid Cymru[49]
SDLP[50]
UUP[51]
Vert[52]
Vert écossais[53]
Vert d'Irlande du Nord[54]
Alliance[14]
Sortie DUP[55]
UKIP[56]
TUV[14]
Neutre Conservateur[57]
Militants de Britain Stronger in Europe à Londres.
Panneaux incitant au vote en faveur de la sortie de l'Union européenne.

Le Parti conservateur, traditionnellement très divisé sur la question européenne, a officiellement une position neutre[58]. Son chef, le Premier ministre David Cameron, ainsi que les principaux membres de son gouvernement tels que le chancelier de l'Échiquier George Osborne, soutiennent le maintien dans l'Union européenne. À l'inverse, l'aile eurosceptique du parti soutient le brexit appuyé notamment par l'ancien maire de Londres, Boris Johnson[59].

Le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, bien que souvent critique vis-à-vis de l'Union européenne et ayant voté « non » au référendum de 1975, soutient le maintien tout comme la grande majorité du Parti travailliste. Corbyn déclare que l'UE a protégé les « travailleurs, consommateurs et l’environnement » et « a apporté emplois, investissement et protection aux travailleurs, aux consommateurs et à l’environnement »[60].

L'UKIP de Nigel Farage, très eurosceptique, milite pour une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne[61].

Les Libéraux-démocrates, le SNP, le Plaid Cymru et les partis verts, traditionnellement pro-européens, soutiennent le maintien.

Groupes d'intérêt

Les principaux syndicats britanniques ont appelé leurs adhérents à voter pour le maintien, notamment en raison de l'amélioration de la protection des droits des travailleurs rendu progressivement possible au niveau européen[62] : « Après de nombreux débats et délibérations, nous pensons que les avantages sociaux et culturels d’un maintien dans l’UE l’emportent largement sur les avantages d’une sortie », écrivent les secrétaires généraux des syndicats, parmi lesquels figurent les importants UNITE et UNISON.

Divers multinationales basées au Royaume-Uni tels que Shell[63], BT[64] ou Vodafone[65], préfèrent le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne et craignent l'instabilité que créerait une sortie. Le secteur bancaire en particulier s'est fortement prononcé contre une sortie de l'Union européenne en citant de potentiels dommages à l'économie britannique voire une relocalisation des sièges sociaux des grandes banques en dehors du Royaume-Uni[66],[67],[68],[69].

Suspension de la campagne

Le , toutes les organisations de la campagne annoncent suspendre leurs activités jusqu'au à la suite de l'assassinat de la députée travailliste Jo Cox[70].

Sondages

Sondages en vue du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne depuis 2013.

Résultats

Résultat du référendum

  •      Quitter (51,9%)
  •      Rester (48,1%)
Résultats du référendum[71]
Inscrits 46 501 241 100 %
Votants 33 578 016 72,2 %
Blancs ou nuls 26 033 0,08 %
Nations Exprimés
Quitter Rester
Voix % Voix %
Drapeau de l'Angleterre Angleterre[72] 28 455 402 15 188 406 53,4 % 13 266 996 46,6 %
Drapeau de l'Écosse Écosse 2 679 513 1 018 322 38,0 % 1 661 191 62,0 %
Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 1 626 719 854 572 52,5 % 772 347 47,5 %
 Irlande du Nord 790 149 349 442 44,2 % 440 437 55,8 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 33 551 983 17 410 742 51,9 % 16 141 241 48,1 %

Le scrutin laisse apparaître que, de manière générale, les électeurs plus âgés ont préféré voter « Leave » et les plus jeunes « Remain » (66 % des 18-24 ans ont voté pour le maintien dans l'Union européenne et 52 % chez les 25-49 ans et à l'inverse, 58 % des 50-64 ans ont opté pour la sortie de l'UE et 62 % des plus de 65 ans[73]. Une corrélation existe également avec la classe sociale et les niveaux d'éducation : les classes populaires ou les électeurs non diplômés ayant préféré la sortie alors que les classes supérieures ou plus diplômées le maintien[74],[75]. D'après un sondage mené par Michael Ashcroft , le premier argument invoqué par les électeurs en faveur du retrait est le principe selon lequel les décisions concernant le Royaume-Uni doivent être prises au Royaume-Uni ; le deuxième est qu'il s'agit de la meilleure chance pour le Royaume-Uni de reprendre le contrôle sur ses propres frontières et son immigration ; le troisième est que le maintien laisse peu de choix, voire aucun, quant à la manière dont l'UE étend son adhésion ou ses pouvoirs[76].

Géographiquement, la plus importante fracture se situe entre l'Écosse, qui a voté « Remain » à 62 %, et le reste de la Grande-Bretagne, qui a favorisé la sortie de l'Union européenne. En Angleterre même, les grandes villes et les zones à l'immigration importante ont voté « Remain »[74],[75]. Des bastions ouvriers du Parti travailliste, comme Birmingham, Doncaster ou Sheffield ont voté « Leave »[77]. Plus globalement, le politologue Thomas Guénolé analyse ce vote comme une fracture entre les gagnants (« les territoires ayant voté Remain, ce sont la grande mégalopole londonienne dominée par les CSP+ et les riches patrimoines ; son cœur battant de la City, connecté à la finance globalisée ; l'Irlande du Nord, qui dépend du commerce de l'économie frontalière ; et l'Écosse, qui jouit de sa rente pétrolière dans les échanges internationaux ») et les perdants (« les territoires ayant voté Leave, ce sont des régions désindustrialisées, paupérisées, reléguées ») de la mondialisation, ne voyant pas de pertinence à évoquer une montée de la xénophobie ou de rejet de l'immigration chez les électeurs ayant voté pour quitter l'Union européenne[78].

Pour Andrew McGill, en dépit des sondages des sorties des urnes et de l'insistance des médias à souligner un vote pour le brexit des classes les plus âgées et à faibles revenus et pour le Remain des classes plus jeunes et à revenus plus élevés, il existe des corrélations plus pertinentes. Il montre que le rapport avec l'âge est ténu. En revanche, il constate une forte corrélation entre le niveau d'éducation, la taille des agglomération, la présence d'immigrés et le vote pour le Remain. Il fait apparaître également que les couples mariés ayant des enfants ont eu tendance à voter beaucoup plus fortement pour le brexit que les célibataires[79].

Pour Joseph E. Stiglitz, le brexit est une partie d'un phénomène occidental plus large suite à la profonde crise des marchés financiers de 2008. Les caractéristiques communes en Europe et aux États-Unis sont : le rejet de la mondialisation, l'élargissement considérable des écarts de revenus, et la montée du populisme liée aux craintes d'afflux massives de migrants et de réfugiés[80],[81].


Contestations

Le résultat du référendum est controversé dans la mesure où d'une part tous les citoyen britanniques n'ont pas pu voter et où d'autre part la différence du nombre de voix est faible[82].

Conséquences

Partis politiques

Le , après l'annonce des résultats, le Premier ministre et chef du Parti conservateur David Cameron annonce qu'il démissionnera d'ici à [83]. Il reviendra au nouveau Premier ministre d'entamer les négociations de retrait avec l'Union européenne. Le , Theresa May est nommée Première ministre. Elle devient ainsi la deuxième femme à diriger le gouvernement britannique, après Margaret Thatcher (1979-1990)[84].

Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste déjà fortement contesté par les députés du parti avant le référendum, fait face à une motion de défiance interne. Plusieurs membres du parti, dont d'importants ministres fantômes estiment Corbyn responsable de l'importance du vote « Leave » parmi l'électorat travailliste et qu'il est incapable de remporter la prochaine élection générale qui pourrait être convoquée de manière anticipée[85].

Le , Nigel Farage, le chef du UKIP, annonce sa volonté de démissionner de la direction du parti. Il explique considérer que sa carrière politique, fondée sur son rejet de l'Union européenne, doit prendre fin à présent que sa « mission » est accomplie[86]. Diane James, députée européenne, était élue à la tête du UKIP le au congrès de Bournemouth[87]. Elle s'était engagée à veiller au respect par le gouvernement des conditions d'un « hard brexit », avec libéralisation du commerce et renforcement des contrôles en matière d'immigration, voulu par les membres de l'UKIP, et non pas d'un divorce « au rabais » avec l'Union européenne, mais a démissionné 18 jours seulement après avoir succédé à Nigel Farage[88].

En du côté politique, quelques députés conservateurs frondeurs continuent à militer auprès de la Première ministre Theresa May contre le brexit, même si celle-ci, forte d'une bonne popularité et d'une image d'autorité inflexible, semble privilégier un brexit « dur », a contrario d'une solution médiane négociée. Le Parti travailliste, mené par Jeremy Corbyn, semble pour sa part se désintéresser du sujet alors que les Libéraux-démocrates, lourdement défaits lors des dernières élections de 2015, espèrent revenir sur la scène politique en portant une voix pro-européenne[89],[90].

Union européenne

Le résultat du référendum est salué par les eurosceptiques. Pour l'ancien président tchèque Václav Klaus, le jour du référendum « est une journée merveilleuse, le brexit nous sauve du monstre bruxellois[91]. » Geert Wilders (PVV, Pays-Bas), Marine Le Pen (FN, France) appellent à de semblables référendums dans leurs pays[92]. Pour Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, le référendum souligne la nécessité pour l'Union européenne d'écouter la voix populaire[93].

À l'inverse, la plupart des dirigeants de l'Union européenne font part de leur déception à l'issue du vote mais, alors que David Cameron et le Parti conservateur indiquent vouloir attendre le mois d' pour effectivement le processus de sortie de l'Union européenne, les gouvernements des six pays fondateurs de l'UE ainsi que Jean-Claude Juncker (président de la Commission européenne) invitent le Royaume-Uni à quitter l'Union aussi vite que possible[94].

Le , le commissaire européen britannique Jonathan Hill annonce sa démission[95].

Un sommet européen est prévu les et .

Le chercheur Fabien Escalona considère que, « sauf à prendre en compte le retrait du Groenland de la CEE en 1985, c’est bien la première fois que le processus d’intégration européenne connaît non pas un arrêt, mais une involution »[96].

Écosse et Irlande du Nord

En Écosse, où le vote « rester » est largement majoritaire, la Première ministre indépendantiste Nicola Sturgeon déclare qu'il est « clair que le peuple d'Écosse voit son avenir au sein de l'Union européenne »[97]. Elle annonce que son gouvernement préparera une loi pour l'organisation d'un second référendum sur l'indépendance souhaitant « assurer la place continue [de l'Écosse] au sein de l'UE et du marché commun »[98]. Le Parti travailliste écossais, précédemment opposé à l'indépendance ou à un autre référendum, indique « considérer toutes les options »[99]. Nicola Sturgeon annonce le 13 mars 2017 qu'elle va demander l'autorisation d'organiser un référendum pour la fin 2018 ou début 2019, avant la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne[100].

En Irlande du Nord, où le vote « rester » est également majoritaire, le Sinn Féin souhaite un référendum sur la réunification de l'île[101].

Économie

À la publication des résultats du référendum, le taux de change de la livre sterling diminue fortement face à l'euro (passant de 1,31 € à 1,22 € en quelques heures dans la nuit du 23 au 24 juin 2016) et au dollar, alors que les marchés financiers en Europe connaissent de fortes baisses[102]. L'agence de notation Moody's abaisse la perspective de la note de la dette souveraine du Royaume-Uni qui passe de perspective stable à perspective négative[103].

Cependant, en , les marchés financiers européens ont retrouvé leurs niveaux d'avant le référendum. En outre, même si la livre sterling a chuté à 1,122 € le , suite à un assouplissement marqué de la politique monétaire[104], l'impact immédiat du référendum sur l'économie du Royaume-Uni a été moins grave que ce qui avait été précédemment redouté ; en partie à cause de la transformation du Royaume-Uni à une économie fondée sur les services, avec de solides liens non-UE[105],[106]. Le , l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre admet les erreurs en prévision des effets négatifs du brexit en précisant que les modèles étroits ignoraient le « comportement irrationnel »[107].

Néanmoins, une grande incertitude demeure concernant les conditions ultimes du retrait du Royaume-Uni de l'UE, en particulier en ce qui concerne le secteur financier, qui pourrait affaiblir la croissance future[108].

Début 2017, le FMI annonce que l'économie britannique a connu la croissance la plus rapide en 2016 en dépit du brexit devant admettre que ses prévisions sur les effets du brexit étaient beaucoup trop négatives. L'économie britannique a connu une progression de 2 % en 2016 se révèlant plus rapide que n'importe quel autre pays du G7[109].

En février 2017, Boeing annonce vouloir implanter à Sheffield, dans le nord de l'Angleterre, sa première usine en Europe, une décision présentée comme pouvant servir les intérêts des partisans du brexit, car elle montre que les investisseurs étrangers n'hésitent pas à investir dans le pays[110]. La même semaine, Carlos Tavares, chef de PSA, qui projette le rachat d'Opel et Vauxhall, a affirmé vouloir augmenter la production locale, plutôt que de fermer les deux usines qui emploient 4 600 personnes dans le pays[110].

Aspect juridique

La complexité juridique et constitutionnelle de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sont importantes. Selon des chercheurs du King's College de Londres, le brexit est un défi si complexe qu'il mettra à l'épreuve les cadres constitutionnels et juridiques à leurs limites et peut-être au-delà[111] et il semble que l'administration ait du mal à faire face aux complexités juridiques[112].

Ainsi, la Première ministre Theresa May décide d'attendre avant de déclencher formellement la procédure de retrait et prévoit l'adoption à la même date d'une « grande loi d'abrogation » du droit européen au Royaume-Uni devant prendre effet après le retrait effectif de l'Union européenne[113].

Le , la Chambre des communes adopte la loi autorisant le gouvernement à déclencher le processus de sortie de l'Union européenne[114], ce qui est fait le [115].

Références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « United Kingdom European Union membership referendum, 2016 » (voir la liste des auteurs).
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Compléments

Articles connexes

Lien externe

  • (en) « Guide de la Commission électorale sur le référendum », sur aboutmyvote.co.uk