Quilombo (esclavage)

Un quilombo (du kimbundu, une des langues langues bantoues parlées en Angola) désigne au Brésil une communauté organisée d'esclaves marrons ou de réfugiés.

Histoire

Au cœur du Brésil, des esclaves en fuite ont créé des sociétés cachées, les quilombos. Une des plus grandes communautés créées fut construite à l'ouest de Pernambouc. Environ 20 000 habitants s'y trouvaient organisés en villages dont le principal était Macaco avec un total de 11 000 habitants. Mais il fut détruit en 1694 après une lutte politique avec les autorités. Au total, des milliers de communautés furent érigées. Aujourd'hui elles obtiennent des droits sur leurs terres et contribuent à les protéger.

Depuis 2004 sont reconnues au Brésil 3212 communautés quilombolas. Début 2019, 230 territoires sont en attente de reconnaissance[1].

Étymologie

Un quilombo (prononciation portugaise: [kilõbu]; du mot kimbundu kilombo) est une terre de l'arrière-pays brésilien et est fondé par des personnes d'origine africaine.

La plupart des habitants de quilombos (appelés quilombolas) étaient des esclaves fuyant les plantations et qui dans certains cas aideront plus tard d'autres esclaves africains en fuite, des Portugais, des autochtones brésiliens, Juifs et Arabes ou d'autres non-Brésiliens noirs, non-esclaves qui ont vécu l'oppression pendant la colonisation.

Toutefois, la documentation sur les communautés descendantes d'esclaves fugitifs utilise généralement le terme mocambo pour décrire les colonies. « Mocambo » est un mot ambundu qui signifie « cachette », et est généralement beaucoup plus petit qu'un quilombo. Quilombo n'a pas été utilisé jusqu'à ce que dans les années 1670, avant de l'être dans les régions australes du Brésil.

Organisation

Le terecô est l'une des multiples religions des quilombos mêlant croyances africaines et chrétiennes, et pratiques indigènes.

Économie

Notes et références

  1. (pt-br) De Olho nos Ruralistas De Olho nos Ruralistas é um observatório jornalístico sobre o agronegócio no Brasil Em foco, « 230 territórios de quilombolas têm reconhecimento ameaçado pelo governo; cunhado de Bolsonaro invadiu quilombo em SP », sur De Olho nos Ruralistas, (consulté le 12 janvier 2019)