Puy-de-Dôme

Puy-de-Dôme
Drapeau de Puy-de-Dôme
Puy-de-Dôme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau du Auvergne-Rhône-AlpesAuvergne-Rhône-Alpes
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Clermont-Ferrand
Sous-préfectures Ambert
Issoire
Riom
Thiers
Président du
conseil départemental
Jean-Yves Gouttebel
Préfet Jacques Billant
Code Insee 63
Code ISO 3166-2 FR-63
Démographie
Gentilé Puydômois
Population 647 501 hab. (2015)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Superficie 7 970 km2
Subdivisions
Arrondissements 5
Circonscriptions législatives 5
Cantons 31
Intercommunalités 14
Communes 467

Le Puy-de-Dôme (prononcé /pɥi.də.dom/) est un département du centre de la France situé dans la région administrative Auvergne-Rhône-Alpes. Son nom lui vient du volcan endormi : le puy de Dôme[Note 1].

Il correspond de façon assez éloignée à l'ancien Bas-Pays d'Auvergne, une subdivision administrative de la province d'Auvergne sous l'Ancien Régime.

Puy-de-Dôme vue de la route.

Ses habitants s'appelaient les Puydomois, appellation entérinée par le conseil général en décembre 2005, puis modifiée, au printemps 2006, à la suite de nombreux courriers reçus au siège du conseil général. L'appellation officielle aujourd'hui, reproduite sur tous les documents, est Puydômois.

L'Insee et la Poste attribuent au département le code 63.

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française, le 5 mars 1790 en application de la loi du , à partir d'une partie de la province d'Auvergne.

À sa création en 1790, le département devait s'appeler Mont-d'Or, mais le député de Clermont-Ferrand, Gaultier de Biauzat intervint car il pensait que ce nom attirerait l'attention de l'administration fiscale sur ses concitoyens ; il fut écouté et le département s'appela finalement Puy-de-Dôme.

Le département actuel correspond à une partie seulement de l'ancienne subdivision administrative appelée « Basse-Auvergne », à laquelle ressortissaient aussi une partie de l'actuel département de l'Allier (Combrailles, Nord de la Limagne entre Aigueperse et Saint-Pourçain, la ville de Cusset et la montagne bourbonnaise) et le Brivadois (région de Brioude) actuellement dans la Haute-Loire, sans oublier la frange nord-est du Cantal (jusqu'à la Rhue), comprenant le Cézallier.

Au la région Auvergne, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Rhône-Alpes pour devenir la nouvelle région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.

Héraldique

Puy-de-Dôme

Blasonnement : d’or au gonfanon de gueules frangé de sinople, sur le tout aussi d’or au griffon coupé de gueules et de sinople.

Ce blason n'est toutefois qu'une proposition de Robert Louis et n'a rien d'officiel, le département n'ayant pas officiellement adopté de blason.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Puy-de-Dôme.

Le Puy-de-Dôme fait partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est limitrophe des départements de l'Allier, de la Loire, de la Haute-Loire, du Cantal, de la Corrèze et de la Creuse. Dans le département se trouvent plusieurs chaînes de montagnes :

La plaine de la Limagne, vallée de l'Allier et de la Dore, est située au nord et au centre du département.

Climat

Article détaillé : Climat du Puy-de-Dôme.
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Coucher de Soleil en Auvergne, depuis le Puy-de-Dôme, France.

Par sa position sur le continent et sa topographie accidentée, transversale au flux humide dominant d'ouest, c'est un territoire de vives transitions climatiques, de la montagne à la plaine et de l'océanique au continental, générant diversité et paradoxes.

Ainsi, la pluviométrie varie de un à quatre des lieux les plus secs aux plus humides. Les montagnes du Sud-Ouest (Sancy, Cézallier) sont abondamment arrosées et enneigées, tandis que les Limagnes au centre sont protégées par un puissant effet de foehn et voient augmenter la part des orages dans le total des précipitations. À l'est, le foehn s'estompe à l'approche de l'autre barrière formée par les monts de Livradois et Forez.

Le Puy-de-Dôme est l'un des départements les plus orageux de France : les orages diurnes sont très fréquents, parfois violents. Ceci s'explique par le relief du département, plateaux, collines, dômes, volcans attirant la foudre. La géologie des plateaux auvergnats, plateaux ferreux et volcaniques du département jouent également un rôle[réf. souhaitée], ainsi que l'influence des masses d'air : air humide et continental de l'Auvergne, air chaud en provenance du sud du Massif central, air frais et légèrement humide en provenance de l'Atlantique[réf. souhaitée].

L'écart thermique moyen entre les lieux les plus chauds et les plus froids est de 8 °C au profit des plaines. Mais en hiver un phénomène d'inversion de températures les rend régulièrement plus froides que les montagnes.

Économie

Article détaillé : Économie du Puy-de-Dôme.

Jusqu'à l'aube de la révolution industrielle, le département était à vocation quasiment purement agricole. Les zones de montagne produisaient du fromage, les coteaux étaient plantés de 45 000 hectares de vigne à la fin du XIXe siècle. La plaine fertile de la Limagne, exploitée depuis près de 3 000 ans (découverte de plus de 20 villas gallo-romaines)[1] était majoritairement ensemencée de céréales et accompagnée d'élevage bovin.

Agriculture

Si les zones de montagne produisent toujours du fromage, dont cinq bénéficient de la protection AOP (Bleu d'Auvergne, Cantal, Fourme d'Ambert, Salers, et Saint-nectaire), l'élevage s'est diversifié et produit aujourd'hui également de la viande en élevage extensif, salers sur les hauts plateaux du Sancy et broutards charolais destinés à l'exportation dans les collines des Combrailles.

À contrario, le vignoble a quasiment disparu. Victime du phylloxera à la fin du XIXe siècle, il ne fut pas replanté car ce fut l'époque où de gros industriels en phase de développement très rapide avaient justement besoin de beaucoup de bras. Comme ces vignobles fournissaient seulement du vin de table à bas prix, les paysans vignerons préférèrent aller travailler dans les usines aux revenus beaucoup plus sûrs. Beaucoup de ces coteaux sont encore aujourd'hui des friches à l'abandon.

Dans la plaine, les zones de cultures se sont étendues (en remplaçant l'arboriculture et les prairies) et les champs de blé côtoient aujourd'hui ceux de tabac, de maïs, ou encore de betterave sucrière.

Agroalimentaire

Le secteur agroalimentaire, avec ses PME ou grosses sociétés dans le domaine des céréales (Limagrain), des eaux minérales, produits laitiers, produits carnés, sylviculture, miels, confitures et fruits confits emploie plus de 20 000 salariés, appuyés par l'une des plus fortes implantations de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Volvic, Limagrain, ou la Société laitière des volcans d'Auvergne sont les sociétés les plus connues.

Le secteur des eaux minérales est également représenté par Chateldon, Rozana, Sainte-Marguerite, Châteauneuf, Saint-Diéry, Arvie, Mont-Dore, Aquamark, etc.

Industrie

Affiche Michelin de 1898.

À la fin du XIXe siècle et pendant tout le XXe siècle, le Puy-de-Dôme s'est industrialisé. La principale industrie est aujourd'hui le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social est situé depuis l'origine place des Carmes Déchaux à Clermont-Ferrand.

D'autres villes industrielles sont aussi actives dans le département, notamment Issoire, Thiers, Riom (St-Beauzire) et Ambert.

Mais le tissu industriel s'est largement diversifié : industries métallurgiques (Aubert et Duval, Alcan), mécaniques (Valeo), industries agro-alimentaires, avec Limagrain, Socopa, fruits confits, laiteries, technologie des élastomères (Trelleborg Industrie), pharmaceutiques (MSD-Chibret).

Thermalisme

Le Puy-de-Dôme compte six des dix stations thermales auvergnates (La Bourboule, Châteauneuf-les-Bains, Châtel-Guyon, Mont-Dore, Royat-Chamalières et Saint-Nectaire), dont les plus actives sont Le Mont-Dore et Royat-Chamalières avec près de 10 000 curistes chacune[2].

La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, créée en 1875 à la suite de la découverte des eaux thermales, a été un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui plus faible, mais en renouveau avec 3 048 curistes en 2015.

Tourisme

Randonnée équestre dans le Puy-de-Dôme.

Le département du Puy-de-Dôme se caractérise tout d'abord par ses 80 volcans, parmi lesquels le puy de Dôme, dont le sommet culmine à plus de 1 465 mètres , le Grand Sarcouy, le Puy Pariou, le Puy de Côme et le Puy Clerziou, équipés de sentiers balisés et parfaits pour les randonnées en pleine nature. Le Puy de Dôme est le point culminant de la chaîne des Puys.

Aussi, depuis 2002, Vulcania, parc européen du volcanisme, a dépassé 5 millions de visiteurs[3] et permet de mieux comprendre l'histoire et le fonctionnement des volcans, avec des films et animations autour des dinosaures, des geysers et mouvements terrestres, mais aussi la création d'une 'Cité des enfants' en partenariat avec la Cité des Sciences de Paris[4].

Le parc régional des volcans d'Auvergne et le relief volcanique offrent aussi de nombreux lacs pour la pêche, le nautisme ou la baignade, tels que le Gour de Tazenat, les lacs Pavin, Chambon, Chauvet, Servières, de Lastioulles, de la Crégut, de la Landie et de Guéry.

Le lac d'Aydat quant à lui est plus le lieu de villégiature dominicale des Clermontois en raison de sa proximité avec la préfecture départementale. Mais c'est aussi un lieu de pratique de sports nautiques.

On peut également citer les gorges de la Sioule, de Courgoul, de la Monne, de Chouvigny, d'Enval, de Montfermy et d'Avèze, les réserves naturelles de la vallée de Chaudefour, des Sagnes de La Godivelle, les nombreuses cascades, et ses deux parcs naturels régionaux des volcans d'Auvergne et du Livradois-Forez..

  • des villages : Usson, bourgade où logea la reine Margot durant son exil en Auvergne, Saint-Floret sur les bords de la Couze, Montpeyroux accroché à une colline dominant l'Allier, Nonette bâti sur un promontoire volcanique, la Bourboule pour son patrimoine thermal, etc.
  • la basilique romane Notre-Dame-des-Fers d'Orcival et sa vierge noire, dont on a célébré le 120e anniversaire du couronnement en 2016[5]et dont le pèlerinage annuel est célèbre.
  • des églises de style roman (environ 250) notamment Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, Saint-Austremoine d'Issoire, l'abbaye de Mozac avec ses chapiteaux historiés, Saint-Genès de Thiers avec la plus grande coupole d'Auvergne, Notre-Dame de Saint-Saturnin, Saint-Nectaire, Saint-Martin de Courpière, Colamine-sous-Vodable, Saint-Léger de Royat, Saint-André de Besse, Saint-Cerneuf de Billom, etc.
    • la cathédrale gothique Notre-Dame-de-l'Assomption de Clermont-Ferrand, seule au monde à être bâtie en lave noire de Volvic, la Sainte-Chapelle gothique de Vic-le-Comte et celle de Riom, l'église Saint-Jean d'Ambert.
  • des châteaux de la période médiévale : Chazeron, Murol, Tournoël, château de Busséol, château de Saint-Saturnin, château Dauphin à Pontgibaud, château de Villemont à Vensat, château de Cordes, etc., et d'autres châteaux comme ceux d'Effiat, de Parentignat, de Villeneuve-Lembron, de Ravel, de Mauzun, le château royal de Saint-Saturnin, le domaine royal de Randan, la tour de l'Horloge renaissance d'Issoire, la tour de l'Horloge et la maison des Consuls de Riom, l'hôtel du Pirou et la maison de l'Homme des bois de Thiers.
  • du troisième plus grand viaduc ferroviaire au monde, le viaduc des Fades.
  • des musées : l'Aventure Michelin (nouvel espace patrimonial de la marque depuis janvier 2009) , le musée d'art Roger-Quillot (MARQ), le musée Bargoin et le muséum d'histoire naturelle Henri-Lecoq à Clermont-Ferrand, le musée régional d'Auvergne et le musée Mandet de Riom, le musée des peintres de l'école de Murol, le musée des Métiers et Traditions du château d'Olliergues, le musée départemental de la Céramique de Lezoux, le musée de la coutellerie de Thiers, le Creux de l'enfer (centre d'art contemporain de Thiers), Usine du May (Thiers), la vallée des Rouets de Château-Gaillard, le scénomusée de Murat-le-Quaire, le musée historique du papier Richard-de-Bas et le musée de la Machine agricole et à vapeur à Ambert, le musée de la Mine et le musée Peynet à Brassac-les-Mines, etc.
  • des stations thermales et de remise en forme : Royat, Saint-Nectaire, Châtel-Guyon, Le Mont-Dore, La Bourboule, Châteauneuf-les-Bains.
  • des stations de sports d'hiver et d'été : Super-Besse, Le Mont-Dore, Chastreix-Sancy, Prabouré-Saint-Anthème, le plateau de Charlannes à La Bourboule, le domaine nordique de Guéry , le domaine nordique des Crêtes du Forez, La Tour-d'Auvergne et Parrot.
    • des plans d'eau aménagés : lac d'Aubusson-d'Auvergne (à proximité de Courpière), lac d'Aydat, lac Chambon, base de loisirs d'Iloa à Thiers, du lac des Prades de Saint-Rémy-sur-Durolle , du lac des Marins de La Peyrouse, des lacs des Hermines et Pavin de Besse-et-Saint-Anastaise, le plan d'eau des Fades-Besserve.
  • des parcs : parc zoologique du Rouy, parc animalier du Cézallier à Ardes.
  • des routes historiques et touristiques: Route historique des châteaux d'Auvergne, Route des forts villageois d'Auvergne, Route des métiers en Livradois-Forez, Route des villes d'eaux, Route des fromages d'Auvergne.
  • le train touristique: Train de découverte Livradois-Forez.
  • le tourisme aérien: avion de tourisme, planeur, hélicoptère, montgolfière, ULM, vol libre, parapente, aile delta.
  • les sports et loisirs de printemps, d'été et d'automne, comme le vélo, le cyclotourisme, le VTT, la randonnée pédestre, la randonnée équestre, l'escalade, le golf, la pêche, la chasse, la baignade, l'aviron, le canoë-kayak, les sports mécaniques, les parcours accrobranches, dans les arbres.
  • des manifestations internationales et nationales : festivals, foire internationale de Clermont à Cournon-d'Auvergne, La Pamparina et Coutellia à Thiers.

Résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du , 10,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Puy-de-Dôme dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Démographie

           Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-507 128542 834553 410566 573573 106589 438591 458601 594
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
596 897590 062576 409571 690566 463570 207566 064570 964564 266
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
555 078544 194535 419525 916490 560515 399500 590486 130478 903
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
481 380508 928547 743580 033594 365598 213604 266623 463626 639
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 - -
628 485629 416632 311635 469638 092640 999644 216--
Les données proposées pour les années antérieures à 2004 sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 8 mars 1999.
(Sources : Insee, Population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962 puis population sans doubles comptes à partir de 1962 puis population municipale à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Villes de plus de 10 000 habitants du Puy-de-Dôme (2015)[9] :

Populations dites « municipales », issues du Recensement de la Population 2015 (INSEE).

Culture

Langue

D'après Abel Hugo, en 1835, l'auvergnat était le seul idiome en usage dans les campagnes. Alors que dans les villes, on parlait français, mais avec un accent lourd et trainant[10].

Cinéma

Festivals

  • à Clermont-Ferrand, festival international cinématographique du court-métrage, festival du Cercle des Amis du Cinéma, festival du film documentaire Traces de vie, Vidéoformes: festival international des arts vidéo et multimédias, festivals musicaux Europavox , Jazz en tête, Jazz Auvergne festival, festival artistique Les Contre-plongées
  • Festival de spectacles pour jeune public à Cournon d'Auvergne
  • Festival Etincelles, les arts de la marionnette à Billom
  • Jazz aux Sources à Châtel-Guyon
  • Plein la bobine: festival de cinéma jeune public à La Bourboule
  • Festival international de danses et musiques du monde , Musicales et Festival d'art roman à Issoire
  • Festivalmusiques et danses du monde à Ambert
  • Festival de piano et festival Balades d'Automne à Riom
  • Festival musical La Pamparina à Thiers
  • Festival musical Bach en Combrailles à Pontaumur
  • Les Concerts de Vollore, festival de musique classique et Jazz, dans plusieurs communes autour de Thiers, et Les Nuits Classiques de Thiers
  • Festival lyrique Volcadiva[11] à Royat-Chamalières
  • Festival pyrotechnique Pyromélodie et festival de magie à Royat
  • Festival musical Sancy Snow Jazz , Mont-Dore Volcanic Blues et Festival d'été du Sancy dans plusieurs villes des Monts Dore
  • Festival de la coutellerie Coutellia à Thiers
  • Fourmiliers à Ambert
  • Festival du Haut-Livradois à Saint-Germain-l'Herm
  • Festival de rock, Saint Jean de Rock dans la commune de Saint-Jean-d'Heurs.
  • Festival des Soirées de Chazeron à Loubeyrat

Politique

Article détaillé : Politique dans le Puy-de-Dôme.

Département de tradition ouvrière (Michelin à Clermont-Ferrand, la coutellerie à Thiers…), le Puy-de-Dôme est un fief du Parti socialiste. Les principales villes du département (Clermont-Ferrand, Cournon-d'Auvergne, Thiers) sont actuellement dirigées par une municipalité de gauche alors que seules Issoire et Riom résistent à droite. Les zones rurales ont également plutôt tendance à donner leurs suffrages aux candidats de gauche, à l'exception de l'Ouest du département (circonscription législative de Clermont-Montagne).

Sur cinq députés, trois appartiennent au La République en Marche, un au Parti communiste et un au Parti socialiste.

Lors de la dernière élection présidentielle, François Hollande a réalisé dans le Puy-de-Dôme un score de 60,47 % des voix contre 39,53 % pour Nicolas Sarkozy[12].

Le Puy-de-Dôme est donc un département fortement ancré à gauche. Quelques secteurs échappent à cette prédominance : des cantons ruraux du nord-ouest et de l'ouest du département, des communes de la Limagne (secteur de Lezoux notamment), et de l'ouest de l'agglomération clermontoise : Royat et Chamalières, fief de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing (son fils Louis Giscard d'Estaing est maire actuel de la commune).

Le conseil général (puis départemental) du Puy-de-Dôme est dirigé depuis 2004 par le Clermontois Jean-Yves Gouttebel (membre du Parti socialiste jusqu'à son exclusion le 15 avril 2008)[Note 2]. Ce dernier avait succédé au Riomois Pierre-Joël Bonté, élu à la région.

Le siège de l'instance départementale se situe dans l'hyper-centre de la préfecture, rue Saint-Esprit. Les conseillers généraux siégeaient jadis dans la chapelle des Cordeliers.

Administration

Bâtiment du conseil départemental du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand.
Article détaillé : Administration du Puy-de-Dôme.

Divers

La mascotte du département est la loutre[15].

Notes et références

Notes

  1. lou Put de Doùma ou lou Puèch de Doumo selon la nuance dialectale.
  2. Malgré une contestation de son propre camp, Jean-Yves Gouttebel a été réélu en mars 2008 à la présidence du conseil général. Les militants du PS du Puy-de-Dôme avaient demandé à une majorité de 50,74 % des voix à J.-Y. Gouttebel de laisser la place à Michèle André[13],[14].

Références

  1. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00129343/document
  2. « Rhône-Alpes Tourisme - Thermalisme 2015 Auvergne - Rhône-Alpes », sur pro.rhonealpes-tourisme.com (consulté le 13 décembre 2016)
  3. Audrey Morellato, « 5 millions de visiteurs à Vulcania », France Inter,‎ (lire en ligne)
  4. « Cité des enfants : attraction ludique en Auvergne - Vulcania », sur vulcania.com (consulté le 13 décembre 2016)
  5. « Fête du couronnement de la Vierge de Notre-Dame d'Orcival », sur Diocèse de Clermont-Ferrand (consulté le 13 décembre 2016)
  6. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années [ 2006], [ 2014]
  7. « Populations légales du département du Puy-De-Dôme en 2015 » [PDF], INSEE, .
  8. Abel Hugo, France pittoresque, 1835.
  9. Volcadiva
  10. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », Ministère de l'Intérieur (consulté le 12 avril 2016).
  11. « Conseil général, le président sortant bat Michèle André 40 voix contre 18 avec l'aide de la droite », La Montagne (édition Clermont-Volcans), 21 mars 2008.
  12. « Michel Charasse suspendu du PS » « Copie archivée » (version du 11 juin 2008 sur l'Internet Archive), dépêche de l'Agence France-Presse datée du 15 avril 2008.
  13. site du Conseil Général

Voir aussi

Bibliographie

  • Charles-Laurent Salch et Roland Pont, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications du Puy-de-Dôme (63), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe, (ISSN 1253-6008), p. 210
    Atlas nos 49/50/51/52, 2009, réalisé en collaboration avec Danielle Fèvre et Jérôme-M. Michel.
  • Antoine Tillion, Le Puy-de-Dôme. Ses ruines gallo-romaines et son observatoire, Clermont-Ferrand, Ducros-Paris, .
  • Claude Miramand, Touch touch, le petit train du Puy de Dôme, Éditions Créer.

Articles connexes

Liens externes