Préhistoire de Taïwan

La Préhistoire de Taïwan ne s'achève qu'avec l'arrivée de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en 1624. Elle reste encore peu connue. Seules les découvertes archéologiques effectuées dans cette île peuvent nous renseigner sur cette période. Les premières traces d'occupation humaine remontent à 30 00020 000 ans avant le présent, lorsque le détroit de Taïwan était une terre émergée en raison du niveau de la mer très inférieur à ce que l'on connait aujourd'hui. Ce détroit pouvait alors servir de pont terrestre avec le continent actuel. Il y a environ 5 000 ans, des populations néolithiques de la côte sud-est de la Chine se sont installées sur l'île. On suppose que ces populations parlaient des langues austronésiennes, lesquelles langues se sont dispersées de Taïwan à travers les îles du Pacifique et l'océan Indien. Les actuels aborigènes taïwanais sont considérés comme leurs descendants.

Contexte géologique et géographique

Le relief de Taïwan dans son contexte

Taiwan est séparée du continent par les eaux peu profondes du détroit de Taïwan.

L'île de Taïwan s'est formée il y a environ 4 à 5 millions d'années au cours d'un mouvement complexe de convergence entre la partie continentale de la plaque eurasiatique et la plaque océanique de la mer des Philippines. Cette convergence se poursuit vers le Sud dans la fosse de Manille et l'arc volcanique de Luçon, une chaîne d'îles entre l'île de Luçon aux Philippines et Taïwan, et comprenant deux îles taïwanaises, l'île Verte et Lanyu, l'« île des Orchidées ». Depuis le nord de l'île cet arc volcanique se poursuit vers l'Est jusqu'à la chaîne d'îles volcaniques des Ryukyu [1].

L'île est séparée de la côte du Fujian à l'Ouest par le détroit de Taïwan, qui est de 130 km de large en son point le plus étroit. Les îles les plus importantes dans le détroit sont les îles Pescadores (îles Penghu) à 45 km de la côte sud-ouest de Taïwan et à 140 km de la terre ferme. Faisant partie du plateau continental, le détroit n'a pas plus de 100 m de profondeur[2].

Taïwan est un bloc faillé basculé, avec des chaînes de montagnes escarpées sur toute la longueur de l'île et qui composent quasiment les deux-tiers de l'île, situés côté Est. Ces montagnes ont plus de deux cents sommets ayant une altitude de plus de 3 000 m (9,843 pieds). Le côté ouest de l'île descend vers les plaines côtières fertiles. L'île chevauche le Tropique du Cancer et a un climat subtropical humide[3]. La végétation originelle allait de la forêt tropicale humide dans les basses terres jusqu'à des forêts tempérées, puis une forêt boréale et des plantes alpines plus on progresse en altitude[4].

Paléolithique supérieur

Au cours de la dernière glaciation du Pléistocène, le niveau de la mer dans la région étaient d'environ 140150 m plus bas que dans nos jours. En conséquence, le détroit de Taïwan, en raison de sa faible profondeur, était à l'air libre et permettait à la faune du continent et de Taïwan d'y circuler pendant les périodes glaciaire et jusqu'au début de l'Holocène, il y a 10 000 ans[2]. Une grande concentration de vertébrés fossiles a été trouvée dans l'espace entre les îles Penghu et Taïwan, y compris une mâchoire partielle nommée « Penghu 1 », appartenant apparemment à une espèce jusqu'alors inconnue du genre Homo[5].

En 1972, les restes fossiles fragmentaires d'hommes anatomiquement modernes ont été trouvés à Chouqu et Gangzilin dans le village de Zuozhen (d'où sa dénomination : « Homme de Zuozhen »), dans la ville de Taïnan et dans des niveaux où les fossiles étaient mis à nus par l'érosion de la rivière Cailiao. Aucun artéfact associé n'a été trouvé sur le site[6]. En comptant tous les sites actuels, les plus anciens restes qui ont été datés par le carbone 14 en 2016 se situent entre 22 000 et 27 000 avant le présent.

La culture de Changbin (22 000 - 5 000 av. le présent)

Les plus anciens artefacts se présentent sous la forme de galets aménagés et de lames dans la culture de Changbin (長濱文化, ou Changpin, 22 000 - 5 000). Ils ont été découverts sur les sites rupestres de la côte sud-est. Ces sites, datés entre 15 000 et 5 000 ans, sont semblables à des sites contemporains dans le Fujian. Ceci permettrait de supposer que les populations de Changbin semblent originaires du continent, du sud de la Chine actuelle, le Fujian et le Guangdong Le site principal de Baxiandong (八仙洞), de la culture de Changbin , ville de Taitung , a été fouillé en 1968. La même culture a été découverte sur les sites de O-luan-pi II et Lung-K'eng dans la pointe sud de Taïwan, sites qui ont perduré jusqu'à il y a 5 000 ans. Les couches les plus anciennes comportent de grands outils de pierre, ce qui suppose la pratique de la chasse et de la cueillette. Les couches les plus récentes présentent de petits outils de pierre en quartz, ainsi que des outils en os, en corne et en coquillage, ce qui suppose un changement dans le style de vie avec une pratique de collecte de coquillages et la pêche de poissons[7].

La culture de Wangxing (網形) a été découverte dans le comté de Miaoli au nord-ouest de Taïwan dans les années 1980. L'assemblage se compose d'outils sur éclats, devenant plus petits et plus normalisés dans le temps, et indiquant le passage de la cueillette à la chasse[8].

Détérioration climatique globale

Carte des cultures du Néolithique moyen dans la région
Carte des cultures du Néolithique moyen dans la région[9]

La troisième détérioration majeure du climat post-glacial, vers 5 200 cal. BP (cal. av. le présent), 3200-3000 av. n. ère, un épisode froid et sec, correspond à de brusques changements en termes culturels, que ce soit en Mésopotamie (constitution des proto-états) ou en Chine, comme avec le déclin de la culture de Yangshao et l'émergence des cultures de Longshan et de ses conflits. La mousson qui recouvrait tout le cours inférieur du Yangzi vers 6 000 cal. BP régresse vers le Sud, à la hauteur de Taïwan, vers 3 000 cal. BP[10]. Dans cette région du cours inférieur du Yangzi, la culture de Hemudu ancienne a été précédée par les cultures de Xiaohuangshan (v. 7000-6000) - Kuahuqiao (v. 6000-5000)[11]. Dans ces populations touchées par les variations climatiques la culture du riz, initialement sauvage et domestiqué[12], s'y est établie sur une longue durée jusqu'à sa domestication généralisée. Et sa culture s'est répandue vers le Sud, ponctuellement, sur les côtes (culture de Keqiutou) face à Taïwan.

Néolithique

Article détaillé : Culture de Dapenkeng.
L'expansion des langues austronésiennes et des cultures archéologiques associées

Entre 4000 et 3000 avant notre ère, la culture de Dapenkeng (site éponyme dans le comté de Taipei) est apparue soudainement et s'est propagée rapidement tout autour de l'île, sur la côte et sur les îles Pescadores. Les sites Dapenkeng sont relativement homogènes, caractérisés par la céramique à décor cordé, et des cailloux percés, ayant jusqu'à 20 cm de diamètre, qui ont été probablement utilisés comme lests de filets de pêche, la ressource principale étant la pêche côtière[13]. Ils pratiquaient la chasse, mais étaient également fortement tributaires des coquillages marins et autres fruits de mer, en fonction des saisons. Ces populations avaient leurs jardins, et cultivèrent, ensuite, le riz et le millet, qui sont néanmoins présents sur les plus anciens sites.

La plupart des chercheurs sont persuadés que cette culture ne provient pas de la culture de Changbin[14], mais provient d'une migration à travers le détroit par les ancêtres des actuels aborigènes taïwanais, locuteurs des anciennes langues austronésiennes, qui seraient arrivés avec leur connaissance de la culture du riz, et du millet. Mais ces habitants des côtes du sud-est et des îles côtières étaient essentiellement des pêcheurs, habitués à la navigation et à pêche en haute mer[15]. Bien qu'ils connaissaient le riz, originaire du centre de la Chine (delta du Yangzi), ils auraient adapté leurs stratégies de subsistance à ce milieu côtier. Leur déplacement pourrait avoir été causé par la surpopulation, ou des normes sociales nouvelles. Après leur traversée, en complément de leur régime tourné vers la côte, ils ont pu développer la culture du riz dans les plaines alluviales[15].

En ce qui concerne la culture de Dapenkeng et le continent, un certain nombre de caractéristiques communes avec les sites de la côte du Fujian permettent aussi de supposer le passage, vers l'île, de ces populations venues du continent[16]. Le contact aurait été maintenu[17] jusqu'à la disparition des cultures néolithiques du continent, avec l'apparition des bronzes vers 3000 AEC.


Monolithe de la Culture de Beinan (aka Puyuma Culture)[18]. Ancien site du Beinan Cultural Park. Taitung city
Les cultures de la fin du Néolithique

Au cours du millénaire suivant, ces technologies sont apparues sur la côte nord de l'île philippine de Luçon (à 250 km au sud de Taiwan), où elles ont été adoptées par la population locale ( et vraisemblablement les langues austronésiennes aussi ). Cette migration a créé une branche des langues austronésiennes, les langues malayo-polynésiennes , qui se sont dispersées, depuis, sur une vaste zone allant de Madagascar à Hawaï, et de l' île de Pâques à la Nouvelle - Zélande. Toutes les autres premières branches austronésiennes ne se trouvent que sur Taiwan, lieu originel de cette famille de langues[19]

Les populations de culture Dapenkeng se sont différenciées selon les sites.

  • La culture de Fengpitou (鳳 鼻頭) (1500-0 av.n. ère), ou Fengbitou (site éponyme au sud-ouest de l'île), caractérisée par une céramique rouge au fin décor cordé, a été découverte dans les îles Penghu et dans les parties centrales et méridionales de la côte ouest de l'île de Taïwan ; une culture à la céramique semblable occupait les zones côtières orientales.

Elles se sont différenciés plus tard en formant :

  • les cultures Niumatou (v. 2500-1500 av.n. ère) et Yingpu (v. 1500 av. - 500 de notre ère[20]) dans le centre de Taïwan,
  • les cultures Niuchouzi (牛稠子) (2700-1500 av.n. ère) et Dahu (v. 1500-0 ) dans le Sud - ouest,
  • la culture de Beinan dans le Sud - est,
  • la culture de Qilin (麒麟) dans le Centre - est.
  • La culture de Yuanshan (圓山) (1300 av. - 300 de notre ère) dans le Nord ne semble pas être étroitement liées aux précédentes, avec des herminettes sectionnées, des herminettes à épaulement de pierre et une céramique sans impression cordée. Certains chercheurs suggèrent qu'elle représente une autre vague d'immigration en provenance de la partie continentale, mais aucune culture similaire n'est connue non plus qui aurait pu être partie du continent[21].

Âge du fer

La culture de Shisanhang est bien représentative de l'Âge du fer à Taïwan. On a découvert sur ce site, peu éloigné des eaux du détroit de Taïwan, les traces d'installations comportant des puits, des fours à céramique et d'autres pour le fer, mais aussi diverses pierres mises en forme par usure ou polissage : des pierres à affûter, et plusieurs fusaïoles pour filer certaines fibres locales, des poids pour lester les filets de pêcheurs et des supports pour maintenir le plat à cuire à distance des flammes, enfin des pierres mises en forme de sphères aplaties et présentant une « cupule » produite, soit par l'écrasement de roches mises en poudre, soit par le battage des clous ((en) : [nails]) ou plus généralement pour avoir servi d'outil de forge. On y a découvert des pièces chinoises de bronze, obtenues probablement, par le commerce. Mais les pièces étaient détournées de leur fonction initiale et servaient de bijoux, percées près du bord, elles devaient être suspendues. Des couteaux à lame de fer il ne reste que les manches de bronze. Leurs motifs n'ont encore jamais été retrouvés ailleurs, mais on en ignore l'origine, on n'est pas assuré qu'ils ont été produits sur place. Des manches similaires ont été transmis jusqu'à l'époque moderne par les ancêtres des Paiwans. La population de Shisanhang a pu acquérir aussi des petits objets d'or et d'argent, ainsi que des perles de verre provenant de Chine et du Sud-est asiatique[22],[23].

Les artefacts de fer et autres métaux sont apparus sur Taïwan vers le début de l'ère commune. Au début, ceux-ci étaient des objets de commerce, mais à partir des environs de 400 de notre ère le fer forgé était produit localement à l'aide d'un four à loupes[26] , une technologie qui a peut-être été mise au point à partir des Philippines. Des cultures distinctes de l' âge du fer ont été identifiées dans différentes parties de l'île :

Fragments de poterie à décor figuratif gravé, incisé et impressions. Site de Shisanghan. Âge du fer, IIe – Ve siècle
  • la culture de Shisanhang (十三行文化), v. 200-1500 de notre ère, dans le Nord,
  • la culture de Fanzaiyuan (番仔園) (番仔園文化), v. 0-1600, dans le Nord - ouest,
  • la culture de Daqiuyuan (大邱園) (大邱園文化), v. 0-1000, dans les collines du sud-ouest, vers Nantou,
  • la culture de Kanding dans le Centre - ouest ,
  • la culture de Niaosung (蔦松文化), v. 400-1500, dans le Sud-ouest,
  • la culture de Guishan (龜山) (龜山文化), v. 400-700, à la pointe sud de l'île,
  • la culture de Jingpu (靜浦) (靜浦文化), v. 500-1800, sur la côte Est[20].

Cependant il est difficile d'établir des liens directs entre ces cultures et les groupes aborigènes actuels..

Les populations autochtones et les autres jusqu'à l'époque actuelle

Articles détaillés : Histoire de Taïwan et Autochtones de Taïwan.

Les premiers produits commercialisés en provenance de Chine qui ont été trouvés sur l'île datent de la dynastie Tang (618-907)[27]. Les premiers contacts avec les Européens ont lieu en 1542 avec un vaisseau portugais. Les Portugais ne font aucune tentative de colonisation. Seul le Japon s’intéresse à Taïwan à la fin du XVIe siècle et début XVIIe siècle. Toyotomi Hideyoshi premièrement en 1593 puis le Shogunat Tokugawa essayent par deux fois de mener des expéditions vers Taïwan en 1609 et 1616, ces expéditions sont des échecs dus à la résistance des aborigènes. Les Hollandais, cherchant à établir un poste avancé pour commercer avec la Chine et le Japon et ainsi mettre fin au monopole qu’entretiennent Portugais et Espagnols [28], établissent une base dans les îles Pescadores en 1622. La colonisation hollandaise aura un certain impact sur les populations aborigènes qui vécurent à leur contact, surtout dans le Sud-Ouest et notamment sur les Siraya. L’arrivée de Koxinga et des chinois aura beaucoup plus d’impact sur la vie des populations aborigènes.

En avril 1661 une flotte menée par Zheng Chenggong (Koxinga), un loyaliste Ming, débarque sur l’île de Taïwan avec 25 000 hommes pour en expulser les Hollandais, en faire une base arrière et ainsi repartir à la reconquête de la Chine et en chasser les Mandchous. Après 9 mois de siège en 1662, les Hollandais capitulent et quittent Taïwan[29]. Koxinga meurt 4 mois après, le 23 juin 1662, et son fils Zheng Jing lui succéde. Les Zheng incitent à la mise en valeur des terres: Zheng Jing (鄭經) continuera la politique de son père de défrichement des terres. Le gouvernement établi par les Zheng est extrêmement sévère et très militarisé et de lourdes taxes sont imposées, la mainmise sur la population chinoise est totale. Cette dernière ne se révolte pas, seul les aborigènes se révoltent à quelques reprises. La migration de population chinoise continue malgré l’interdiction faite par les Mandchous. En juin 1683, les Qing envoient une force militaire contre les Zheng, leur victoire est rapide. Cette expédition n’avait pas pour but de coloniser ou d’annexer Taïwan mais de faire chuter la dynastie des Zheng. Malgré les interdictions, la migration ne cesse jamais et les migrants, en grande majorité des hommes seuls, continuent à traverser le détroit dans l’espoir d’une vie meilleure. Le gouvernement d'occupation chinois tenta de pratiquer une politique spécifique à l'égard des aborigènes. En effet, l’arrivée de plus en plus nombreuse de population chinoise met de plus en plus de pression sur les populations autochtones qui doivent migrer ou s’assimiler[30]. Le gouvernement met d'abord en place un système de location des terres aborigènes par les paysans chinois qui finissent néanmoins par entrer en conflit avec les « aborigènes des montagnes ». En 1739 il est interdit aux Chinois de traverser une « frontière », située entre eux deux. Cette interdiction est maintenue jusqu’en 1875. Le 12 octobre 1885 Taïwan devient une province chinoise et Liu Mingchuan (劉銘傳) le premier gouverneur de Taïwan. Par la signature du traité de Shimonoseki qui met fin à la guerre sino-japonaise de 1894-1895, la dynastie Qing cède l'île au Japon. Les autochtones sont alors soumis à la politique d'intégration japonaise qui fait le tri parmi les traditions encore en vie. Le 2 septembre 1945 c'est la capitulation japonaise, et le 25 octobre le Parti nationaliste chinois (Kuomintang, ou KMT) obtient la possession de l'île : une nouvelle période pour les autochtones.

Actuellement on dénombre plus de 13 populations autochtones, dont les Amis, Atayal, Bunun, Kavalan, Paiwan, Puyuma, Rukai, Saisiyat, Sakizaya, Tao, Thao, Truku et Tsou[32].

Voir aussi

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Prehistory of Taiwan » (voir la liste des auteurs).. Il a été considérablement augmenté et actualisé depuis. (novembre 2016)

  1. The Geology of Taiwan
  2. a et b Chang, 1989
  3. Geography, 2011
  4. Tsukada, Matsuo, 1966
  5. The first archaic Homo from Taiwan, 2015 et Taïwan : Enquête sur une identité, 2003, p. 42-43 (en ligne sur Google-livres)
  6. The Palaeolithic in Southern China Perspectives, 1992 et Taïwan : Enquête sur une identité, 2003, p. 42-43
  7. The Neolithic of Southeast China : Cultural Transformation and Regional Interaction on the Coast, 2007
  8. Liu, Yichang (2009). Wangxing Culture. Encyclopedia of Taiwan.
  9. Li Liu and Xingcan Chen 2012, p. 170.
  10. Li Liu and Xingcan Chen, 2012, p. 30-33
  11. Li Liu and Xingcan Chen 2012, p. 158.
  12. Li Liu and Xingcan Chen, 2012, p. 160
  13. Li, 2013, p. 627
  14. (en) « Changbin Culture Site », sur National Museum of Taiwan History, (consulté le 30 octobre 2016).
  15. a et b Li, 2013, p. 628
  16. Li, 2013, p. 616-619
  17. Jiao, 2007, p. 91-94 et Huang, Shihchiang (2009). Tapenkeng Site. Encyclopedia of Taiwan.
  18. [1] Prehistoric Culture, East Coast National Scenic Area.
  19. Robert Blust, 1999 , Taiwan's gift to the world, 2000 , Mijares, 2006
  20. a et b Ces datations approximatives sont déduites de la page : (en) « Lexique bilingue », sur Ministère de la Culture de Taïwan (consulté le 26 avril 2017)
  21. Jiao, 2007, p. 94-103
  22. Références : notices consultées au Shisanhang Museum of Archaeology en 2017.
  23. Longtemps avant le début de notre ère les perles de verre, elles-mêmes, ont été importées par la Route de la soie depuis l'Asie et le Moyen-Orient avant d'être produites en Chine et en Asie du Sud-est. Des perles typiquement chinoises, vert-jade, opaques, sont produites dès le VIe – Ve siècle av.n. ère. Par contre une coupe d'inspiration romaine, en verre transparent, est produite en Chine au VIe siècle de notre ère. : Susan Whitfield (dir.), La route de la soie : un voyage à travers la vie et la mort, Bruxelles, Fonds Mercator - Europalia international, (ISBN 978-90-6153-892-9), p. 81.
  24. Les 11 couteaux découverts sur le site avaient ce type de manche, avec des figures humaines debout dans des poses semblables. Les lames ayant totalement rouillé. « À l'heure actuelle, il n'y a aucun moyen de déterminer la source de ces poignées en bronze, mais des artefacts similaires ont été transmis par les ancêtres Paiwan dans le sud de Taiwan » (Cartel du musée, en mars 2017).
  25. SSH Museum of Archaeology. Bali, New Taipei City. : (en) C. Tsang, « Recent advances in the iron age archaeology of Taiwan », Bulletin of the Indo-Pacific Prehistory Association, vol. Vol 20: The Melaka Papers (Volume 4),‎ (lire en ligne [PDF]).
  26. En anglais : bloomery 
  27. Tsang, 2000 et Chen, Kwangtzuu (2009). "Iron Artifact". Encyclopedia of Taiwan.
  28. John Robert Shepherd, Statecraft and Political Economy on the Taiwan Frontier 1600-1800, SMC Publishing inc, p. 47
  29. Traité entre Zheng Chenggong et le gouverneur hollandais [lire en ligne]
  30. Wang I-Shou, Cultural contact and the migration of Taiwan's Aborigenes : A historical perspective, China's island frontier, Ronald G.Knapp, SMC publishing inc. p. 39
  31. Page dédiée aux Tsou sur : (en) « Tsou », sur Digital Museum of Taiwan Indigenous People, (consulté le 14 avril 2017).
  32. (en) « Taiwan Indigenous Peoples », sur Digital Museum of Taiwan Indigenous People, (consulté le 14 avril 2017).

Bibliographie

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Articles connexes

Liens externes