Potin

Potin


Le potin est un alliage de cuivre, d'étain et parfois de plomb (avec parfois des traces d'autres métaux) largement utilisé par les peuples gaulois pour fabriquer leurs monnaies[1]. Les pièces de monnaie en potin étaient le plus souvent coulées et non frappées. Cette monnaie gauloise était principalement utilisée dans le nord des Gaules.

L'alliage traditionnellement utilisé en France pour la fonte de cloches et composé de 78 % de cuivre et 22 % d'étain est appelé familièrement « potin » par les fondeurs de cloches, mais le pourcentage "officiel" est de 91 % d'étain et de 9 % de cuivre.

Fin XVIIIe siècle terme de fontainerie, « le potin est un métal factice composé de l'excrément du cuivre jaune (le laiton) et de quelque mélange de plomb, d'étain et de calamine; il est aigre, cassant, et ne peut souffrir les coups du marteau. » C'était un des matériaux employé pour les pompes[2].

Notes et références

  1. Un exemple de pièce et sa notice sur la base Joconde.
  2. Morisot J.M., Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment (fontainerie), Carilian, 1814

Bibliographie

  • Katherine Gruel (dir.) et al., « Les potins gaulois : typologie, diffusion, chronologie », Gallia, vol. 52,‎ , p. 1-144 (lire en ligne)
  • Katherine Gruel, « La guerre du potin n'aura pas lieu ! », Gallia, vol. 52,‎ , p. 3-9 (lire en ligne)
  • Katherine Gruel, « Les potins gaulois que cachent-ils ? », Gallia, vol. 52,‎ , p. 137-141 (lire en ligne)
  • Katherine Gruel et Colin Haselgrove, « Le développement de l’usage monétaire à l’âge du Fer en Gaule et dans les régions voisines », dans Colin Haselgrove (dir.), Celtes et Gaulois, l’Archéologie face à l’Histoire, 4 : les mutations de la fin de l’âge du Fer, Glux-en-Glenne : Bibracte, Centre archéologique européen, (lire en ligne), p. 117-138
  • Bernward Ziegaus, « Inventaire des potins de Manching, de Bavière et de Bohême », Gallia, vol. 52,‎ , p. 95-100 (lire en ligne)

Voir aussi