Portet-de-Luchon

Portet-de-Luchon
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises
Maire
Mandat
Léon Peyre
2014-2020
Code postal 31110
Code commune 31432
Démographie
Gentilé Portetois(e)
Population
municipale
38 hab. (2014)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 48″ nord, 0° 29′ 10″ est
Altitude Min. 1 229 m
Max. 1 928 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

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Portet-de-Luchon

Portet-de-Luchon est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Portetois.

Géographie

Le village vu depuis la route départementale 618.

La commune est située en plein cœur des Pyrénées, dans le Comminges, à 55 km au sud-ouest de Saint-Gaudens. C'est la première commune de la Haute-Garonne en venant des Hautes-Pyrénées après avoir franchi le col de Peyresourde. Elle est située sur les bords de la vallée du Larboust. Cette large vallée est formée de nombreux vals et vallons s'étendant au sud-ouest de Bagnères-de-Luchon. Portet-de-Luchon se trouve à l'entrée du vallon qui porte son nom et se termine au pied du col de Peyresourde. Le village bénéficie d'une remarquable exposition, construit sur une terrasse morainique, au soulan, c'est-à-dire sur le versant exposé au soleil, il fait face aux sommets du Luchonnais. Son altitude, entre 1 229 et 1 928 m, en fait une commune de haute montagne où la rigueur des hivers et la beauté des paysages donnent du caractère à ses habitants.

Climat et géologie

La commune de Portet-de-Luchon possède des gisements de manganèse qui ont fait l'objet d'une exploitation minière de 1866 à 1899[1]. Des vestiges de puits de mines existent encore au nord du village.

Flore et faune

Articles détaillés : Flore des Pyrénées et Faune des Pyrénées.

Communes limitrophes

Portet-de-Luchon est limitrophe de cinq autres communes, dont deux dans le département des Hautes-Pyrénées.

Communes limitrophes de Portet-de-Luchon
Jurvielle
Mont
(Hautes-Pyrénées)
Portet-de-Luchon Poubeau
Loudervielle
(Hautes-Pyrénées)
Garin

Histoire

Monographie de la commune de Portet-de-Luchon, datée du 1er juin 1886 :

« D'après certains écrits, la vallée du Larboust faisait partie de la Gaule et était habitée par les Celtes. La contrée correspondante du versant méridional était habitée par les Ibères. Les Ibères peuple nomade, repoussèrent les Celtes vers le centre de la Gaule et occupèrent les vallées de Luchon. Plus tard ces vallées firent partie de l'Aquitaine ; le peuple qui occupait la vallée du Larboust prit le nom de Garumni, mot dérivé de Garonne. Quelque temps après les Liguriens vinrent aussi peupler ces hautes vallées. Ces divers peuples se faisaient toujours la guerre et vivaient sans ordre et sans discipline. Cependant certaines tribus comprenant l'utilité des règlements étaient parvenues à se réunir et à confier l'autorité à des magistrats. Ces représentants des tribus prenaient le nom de Décuriones, ils formaient leur curio, pouvoir administratif qui offre beaucoup de ressemblance avec le conseil actuel de nos communes.

Sous la domination romaine, une grande prospérité se fit sentir dans ces vallées. Pompée ayant soumis l'Espagne, passa dans les vallées de Luchon et les réunit en une seule tribu connue sous le nom de Convènes. Les Convènes établirent leur centre de réunion à Lugdunum aujourd'hui Saint-Bertrand-de-Comminges ; ils se confondirent avec les Garumnis et se gouvernèrent par leurs propres lois quoique soumis au grand peuple.

Sous la féodalité ces vallées appartenaient au comte de Comminges et étaient par conséquent gouvernées par lui. Les habitants réunis en divers groupes étaient entièrement assujettis à leur seigneur.

Mais sous le règne de Louis VI les paysans du Larboust, comme les paysans du nord, réclamèrent au comte de Comminges des droits et des libertés. Ils voulaient avoir le droit de se réunir et de discuter les affaires intéressant leur commune ; ils voulaient une mairie, une église avec son beffroi. Sur le refus du seigneur, les paysans se révoltèrent et le comte fut enfin obligé de leur faire quelques concessions. C'est là le premier progrès du peuple dans la voie de la liberté. Dès lors les rois accordèrent peu à peu de nombreuses concessions et les communes acquirent plus de droits, de liberté et d'influence.

Mais au XVIIIe siècle l'esprit humain déploya une remarquable activité. Le tiers-état réclamait vivement la réforme d'une organisation politique et sociale dont souffrait le pays tout entier. La nation déclara ouvertement ses vœux et ses volontés qui se résument ainsi : la liberté et l'égalité de tous les citoyens, la souveraineté du peuple, l'admissibilité de tous les citoyens aux emplois publics, la liberté de la presse, du commerce et de l'industrie. C'est sur de tels principes que la Révolution de 1789 établit les bases de notre société contemporaine. C'est depuis cette époque de rénovation que les communes possèdent les droits et les libertés dont elles jouissent aujourd'hui[2]. »

L'ancien presbytère (1781)

Le presbytère, en haut à droite de l'image (2008).

Le presbytère est construit sur une éminence de 1781 à 1786, pour le curé du village. En 1942, la bâtisse est transformée en auberge de jeunesse, puis abrite des réfugiés belges[3].

De 1965 à 1980, le presbytère est loué aux Francs et franches camarades du Tarn, qui le transforment en colonie de vacances pour une cinquantaine d'enfants et adolescents de 7 à 14 ans. Il est ensuite loué par le comité d'entreprise de la Société générale[3], puis laissé vacant.

En 2014, le presbytère a été reconverti en quatre logements sociaux[4].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 (réélu en mars 2014) en cours Léon Peyre PS Retraité

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 38 habitants, en augmentation de 35,71 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
168 150 151 112 149 149 164 181 164
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
142 149 137 139 135 128 121 133 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
109 121 100 72 63 71 66 80 63
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
64 40 45 35 40 32 27 37 38
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Troupeau de vaches lors de l'estive.

L'installation récente[Quand ?] d'un jeune agriculteur a permis de sauvegarder l'activité principale du village qui est le pastoralisme. Le tourisme a fait son apparition vers les années 1980 avec la transformation des granges et bâtiments d'élevage en gîtes ruraux. Aujourd'hui, l'économie du village est orientée vers ces deux secteurs. Les résidents à l'année sont en majorité des retraités, un moniteur de parapente est installé sur la commune. De nombreuses résidences secondaires font leur apparition et le village prend de l'ampleur. Afin de lui redonner vie, la municipalité en place souhaite développer les locations à l'année, il y en a trois en 2011.

Lieux et monuments

Le chemin de la Seigue dit aussi chemin de l'estive va du village au col de Peyresourde. Ce chemin est mentionné par des panneaux situés au fond du village près de l'abreuvoir de Garlet et sur la D 76 à proximité de l'embranchement avec la route du col, on peut y pénétrer des deux côtés. Ce chemin est en fait un ancien chemin d'intérêt commun allant de Portet-de-Luchon à Arreau. Il a été récemment réhabilité du village jusqu'à l'intersection avec la D 76 par la commune de Portet. Il est aujourd'hui principalement utilisé par les agriculteurs et permet de conduire les troupeaux jusqu'à l'estive au moment de la transhumance. Accessoirement, il sert aussi de chemin de randonnée. Son parcours est ombragé et fort agréable, il longe un ruisseau et à mi-chemin on fait la rencontre surprenante avec des cabanes en bois, construites à la manière des trappeurs canadiens par un habitant du village passionné de nature.

Les deux moulins au bord du ruisseau de Labach.
L'église de Portet-de-Luchon.

À l'entrée du village, le site des moulins, sur les bords du ruisseau de Labach est un lieu frais, reposant et tranquille. Les deux moulins, à proximité du pont aux cinq arches qui marque l'entrée du village, étaient encore en service au XIXe siècle et sont à peu près bien conservés. Ils sont l'objet de toutes les attentions de la part de la municipalité en place qui envisage la restauration de l'un d'eux. La pachère, sorte de bief alimentant en eau le moulin d'en bas a été refaite. Ce lieu a aussi bénéficié de quelques aménagements au cours des dernières années : installation d'une table de pique-nique, élargissement du virage du pont avec enrochement et plus récemment renforcement par empierrement des berges du ruisseau pour protéger la route des crues du torrent avec aménagement d'un parking destiné aux randonneurs et utilisateurs des gîtes. Le projet d'aménagement de ce site prévoit la réhabilitation du sentier permettant l'accès piétonnier au village, le dégagement et la restauration des murs de pierre, l'entretien des espaces verts et la création d'un nouveau sentier. Ce sentier passera sous une arche du pont, longera le ruisseau et après le franchissement d'une échelle ou escalier, débouchera derrière l'église et rejoindra les différents sentiers de randonnée traversant le village : la Passéjade, le tour d'Oueil-Larboust et le GR 10 menant au col du Lion et passant par la cabane de Conques.

L'église comporte une cloche en bronze datée de 1469, objet classé monument historique le 11 juillet 1942[9]. Un calice, une patène et un ciboire en argent du XVIIe siècle, objets également classés en 1963[10],[11], ont été volés[12].

Personnalités liées à la commune

Vie pratique

Service public

Enseignement

Groupe d'élèves sur le perron de l'école en 1949.

L'école du village a fermé ses portes vers les années 1960 faute d'effectif suffisant. Les enfants sont d'abord allés à l'école du village voisin, ensuite il n'y en eut plus aucun. Lorsque quelques enfants ont à nouveau fait leur apparition dans le village, on a pensé pouvoir rouvrir l'école mais le phénomène n'était pas durable. Un regroupement pédagogique intercommunal a vu le jour dans la vallée du Larboust. Grâce à lui, deux communes ont pu préserver leur école. Il compte aujourd'hui trois classes, dont une maternelle, et une cinquantaine d'élèves. Son avenir est incertain car l'effectif est voisin du seuil minimum de fermeture d'une classe.

Culture

Activités sportives

Écologie et recyclage

Pour approfondir

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Lire le rapport Ressources minières françaises, Tome 10 : les gisements de manganèse - Bureau de recherches géologiques et minières, 1984
  2. P. Fourment instituteur,
  3. a et b Jean-Paul Rouquier, « Portet-de-Luchon. Quatre logements HLM avec vue imprenable sur les Pyrénées », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 5 novembre 2015)
  4. « Inauguration à Portet de Luchon », sur oph31.fr, (consulté le 5 novembre 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no PM31000497, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 9 juin 2010.
  10. Notice no PM31000499, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 9 juin 2010.
  11. Notice no PM31000498, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 9 juin 2010.
  12. Les objets volés en Haute-Garonne. Consulté le 8 juin 2010.

Liens externes

  • Portet-de-Luchon sur le site de l'Institut géographique national (archive)