Ponthion

Ponthion
L'église Saint-Symphorien et son porche roman.
L'église Saint-Symphorien et son porche roman.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Vitry-le-François
Canton Sermaize-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx
Maire
Mandat
Jean-Claude Gérard
2014-2020
Code postal 51300
Code commune 51441
Démographie
Population
municipale
115 hab. (2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 33″ Nord, 4° 42′ 44″ Est
Altitude Min. 102 m – Max. 119 m
Superficie 7,26 km2
Localisation

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Ponthion est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie

Toponymie

Histoire

Panneau indicateur du palais de Pépin le Bref.

Haut lieu de l'époque carolingienne, Ponthion abritait un palais qui fut souvent occupé par les souverains carolingiens. C'est là que, le 6 janvier 754, Pépin le Bref, proclamé roi des Francs en 751, accueillit le pape Étienne II venu chercher l'alliance des Francs contre les Lombards qui menaçaient le pouvoir pontifical en Italie. Le sacre de Pépin par le pape, la même année, à Saint-Denis, préfigure celui de Charlemagne comme empereur en l'an 800. L'accord de Ponthion est à l'origine de l'ascension de la dynastie carolingienne.

Le au palais de Ponthion, les grands du royaume franc jurent fidélité au roi Louis le Germanique à qui ils ont fait appel devant l'incapacité de Charles le Chauve à combattre l'envahisseur viking.

C'est dans ce même palais que Charles III le Gros, appelé pour assurer la régence du royaume lors de la minorité du futur Charles III le Simple, reçoit en juin 885 le serment d'allégeance des grands vassaux du royaume franc.

Un des évènements le plus marquant pour l'histoire de Ponthion est le concile de 876 qui dura près d'un mois avec la présence de 50 évêques, 7 archevêques et 4 légats du pape. Charles le Chauve s'y fit reconnaître empereur par les grands du royaume.

Ponthion, nommé alors Pontgoin, fut offert en avril 907 à Frédérune lors de son mariage[1] avec Charles le Simple.

En 952 le palais royal fut détruit lors des conflits qui opposaient Louis IV d'outremer et Hugues le Grand père de Hugues Capet.

Politique et administration

Intercommunalité

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de Champagne et Saulx, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 15 décembre 2011[2], les quatre petites intercommunalités :
- communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion,
- communauté de communes des Côtes de Champagne,
- communauté de communes des Trois Rivières
- communauté de communes de Champagne et Saulx
ont fusionné le 1er janvier 2014, en intégrant la commune isolée de Merlaut, pour former la nouvelle communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx[3].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Lonclas[4]    
1995 2001 Jean-Claude Gérard    
2001 2014 Jean-Marie Chrétien[5]    
2014[6] en cours
(au 4 juillet 2014)
Jean-Claude Gérard    

Démographie

En 2013, la commune comptait 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361 290 303 306 335 306 285 296 272
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296 270 257 248 261 268 252 224 228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
232 222 210 170 168 154 147 150 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
132 122 118 109 117 114 110 115 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

Église Saint-Symphorien

Le chevet de l'église Saint-Symphorien.

L'église Saint-Symphorien est classée monument historique. Une église primitive fut construite au XIe siècle. Le porche roman est édifié au XIIe siècle. Elle est rénovée au XVe siècle, son chœur est reconstruit dans le style gothique[9]. Elle est classée monument historique depuis le 23 décembre 1924 et est propriété de la commune[10]. Rénovée depuis peu, elle a été rouverte au public lors de l'inauguration des travaux de rénovation le 30 avril 2011[11] après une longue période de fermeture d'une quinzaine d'années.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Ponthion, histoire d'un palais royal au temps des carolingiens, Comité des fêtes de Ponthion, 2011

Articles connexes

Liens externes

  • Ponthion sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. François Bougard, Laurent Feller et Régine Le Jan, Dots et douaires dans le haut Moyen Âge, (lire en ligne), p. 473
  2. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP),‎ (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  3. « Arrêté préfectoral du 29 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes Champagne et Saulx, de la Communauté de communes des Côtes de Champagne, de la Communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion et de la Communauté de communes des Trois Rivières en y incluant la commune isolée de Merlaut », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 8-14 (lire en ligne).
  4. Almanach historique administratif et commercial...Matot-Braine, Reims, 1879, p236.
  5. « Liste des maires au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  6. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne,‎ (consulté le 19 juillet 2015).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  9. « Tout a commencé dans la moitié du XIe siècle », sur L'Union,‎ (consulté le 1er avril 2013).
  10. « Notice no PA00078769 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 1er avril 2013.
  11. « Réouverture de l'église Saint-Symphorien », L'Union,‎ (lire en ligne)