Politique dans la Corrèze

Épouse de Jacques Chirac (sept fois élu député de Corrèze à partir de 1967), Bernadette Chirac, conseillère générale du canton de Corrèze depuis 1979 et ayant notamment siégé sous la présidence de François Hollande entre 2008 et 2012, est une figure politique marquante du département.

Le département de la Corrèze est traditionnellement un fief de la gauche modérée (notamment incarnée par la figure du radical-socialiste Henri Queuille). Son histoire politique récente a été marquée par l'implantation électorale locale de deux présidents de la République, Jacques Chirac (dont l'influence a, durant quatre décennies, à partir des fiefs de Sarran, Ussel ou Meymac, orienté le département à droite en en faisant ce qu'on a appelé la « Chiraquie ») puis François Hollande, dont le parcours national a sans doute favorisé le ré-ancrage temporaire de la Corrèze à gauche. Le département balance depuis lors entre les deux camps au gré des contextes nationaux.

Géographie électorale

Globalement, la Haute-Corrèze et le bassin de Brive sont plutôt orientés à droite, tandis que la région de Tulle vote plutôt socialiste. La gauche radicale effectue toutefois de bons scores sur le plateau de Millevaches (« communisme rural » limousin), ainsi que dans l'ancien bassin ouvrier de Tulle.

État des lieux

En lien avec l'impopularité de François Hollande à partir de 2013, le vote en faveur du Parti socialiste a fortement chuté à l'occasion des scrutins en 2014. Lors des élections municipales, le PS perd ainsi Brive (gagnée par Frédéric Soulier), Ussel (gagnée par Christophe Arfeuillère), mais aussi Argentat, Beaulieu-sur-Dordogne, Malemort-sur-Corrèze ou Naves, parvenant à peine à se consoler en conservant Tulle et en gagnant Meymac et Treignac. Les élections européennes, et surtout les élections sénatoriales confirment les difficultés de la gauche : les deux sénateurs jusqu'alors socialistes sont désormais étiquetés UMP, en les personnes de Claude Nougein et Daniel Chasseing.

Lors de l'élection présidentielle de 2017, c'est Emmanuel Macron qui est en tête dans le département au premier et au deuxième tour, lors du premier tour c'est Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise qui est deuxième, le candidat socialiste arrive en cinquième position, au second tour Marine Le Pen obtient 29% des suffrages. Les difficultés de la gauche continue lors des élections législatives de 2017, en effet, les deux circonscriptions alors jusqu'ici à gauche bascule à droite et au centre.

Élection / collectivités Droite Centre Gauche
Députés 1 1 0
Sénateurs 1 1 0
Chefs-lieux d'arrondissement 2 0 1
Conseillers départementaux 25 1 12

Collectivités

Le conseil départemental

Le conseil départemental est dirigé par une majorité de droite, qui est présidée par Pascal Coste depuis 2015. Le conseil comprend 38 conseillers départementaux issus des 19 cantons de la Corrèze.

Parti Sigle Élus
Majorité (26 sièges)
Les Républicains LR 18
Divers droite DVD 7
Mouvement radical MRad 1
Opposition (12 sièges)
Parti socialiste PS 11
Divers gauche DVG 1
Président du Conseil départemental
Pascal Coste (LR)


Élus régionaux

Liste des conseillers régionaux de Corrèze[1] :
Parti socialiste et apparentés Philippe Nauche PS
Nathalie Delcouderc-Julliard PS
Pascal Cavitte PS
Laurent Lenoir PS
Groupe écologiste et citoyen - EELV Mümine Ozsöy EELV
Les Républicains - CPNT Christophe Patier LR
Françoise Béziat LR
Front national - Rassemblement bleu marine José Dinucci FN puis RN

Les parlementaires

Députés

Article détaillé : Liste des députés de la Corrèze.
Carte des circonscriptions législatives de la Corrèze.

La Corrèze est divisée en 2 circonscriptions depuis 2012. Jusqu'alors, et depuis 1981, elle comptait 3 circonscriptions.

Circonscriptions Député Parti
1re Christophe Jerretie LaREM
2e Frédérique Meunier LR

Sénateurs

Sénateur Parti
Claude Nougein LR
Daniel Chasseing MRad


Les municipalités

Principales villes de la Corrèze Maire Parti
Brive-la-Gaillarde Frédéric Soulier LR
Tulle Bernard Combes PS
Ussel Christophe Arfeuillère LR

Élections

Notes et références

  1. Contrairement aux élections de 1998, c'est désormais la région et non plus le département qui conduit une liste. Toutefois, afin de permettre aux électeurs d'identifier facilement les candidats de leur département, les listes comporteront des sections départementales.

Voir aussi

Bibliographie

  • Marie-France Houdart, Corrèze, quelle histoire !, Petra, Paris, 2012.

Articles connexes

Liens