Planification d'urgence en Belgique

Collaboration entre différents services (disciplines) à Liège: VIM du service SMUR (discipline 2), en intervention lors d'un incendie avec les pompiers (discipline 1).

La planification d'urgence en Belgique régit et organise la planification d'urgence (plan catastrophe) dans ce pays, c'est-à-dire qu'elle met en place l'organisation et la prévention relative à un événement (catastrophique ou non) de grande ampleur nécessitant la collaborations de plusieurs services d’urgence différents (comme les pompiers, l'aide médicale urgente ou la police, par exemple).

Historique

La loi du modifiant la loi du à propos de la protection civile a donné obligation aux bourgmestres de chaque commune d’établir un plan général d’urgence et d’intervention qui prévoit les mesures à prendre et l’organisation des secours en cas d’évènements calamiteux, de catastrophes ou de sinistres.

Organisation

L'organisation de la planification d'urgence belge[1] est régie par une circulaire ministérielle datant du .

Disciplines

La police belge est l'une des 5 disciplines: la discipline 3.
Camion citerne de 28 000 litres d'eau de l'unité de protection civile de Crisnée.

La planification d'urgence en Belgique détermine 5 disciplines ayant chacune un rôle bien défini et étant abréviées par la lettre « D »:

Phases

Il existe 4 phases d'intervention se différenciant par l'ampleur de l'intervention, par la montée en puissance des moyens engagés, ainsi que par l'importance de sa gestion:

  • Phase 1 (phase de première intervention): action impliquant l'intervention de plusieurs services de secours mais n'étant pas déclenchée formellement.
  • Phase 2 (phase communale): phase de renfort nécessitant une coordination des secours et une gestion au niveau communal, déclenchée par l’officier des pompiers ou par le bourgmestre.
  • Phase 3: (phase provinciale): lorsque l’événement nécessite une coordination entre plusieurs communes, la phase 3 est alors engagée déclenchée par l’officier pompier, par deux ou plusieurs bourgmestres ou par le Gouverneur de la province et est gérée par le Gouverneur.
  • Phase 4 (phase nationale): dès lors que l’événement nécessite une coordination entre plusieurs provinces, ou touche à des risques nationaux (comme le nucléaire etc.). La phase est alors gérée par le Service public fédéral Intérieur.

Les différents « plans »

Article détaillé : Plans d'urgence en Belgique.

Gestion de la crise en pratique

Le camion « Poste de commandement opérationnel » (PC-OPS), des pompiers de Zaventem (zone de secours Brabant flamand ouest), où se réunissent les directeurs opérationnels (étant sur le terrain) des différentes disciplines.
Plusieurs pompiers lors d'un exercice catastrophe à l'aéroport de Bruxelles en 2013. On notera la vareuse « Adjoint DIR SI » que porte l'officier-pompier à gauche de l'image.

Lors d'une crise grande ampleur, les opérations sont gérées depuis deux postes de commandement. Un poste de commandement global et un poste de commandement opérationnel. Chaque discipline possède alors un directeur des opérations dans chacun des deux postes de commandement, le tout sous l'égide d'un directeur général, appelée « DIR-PC-OPS ».

Les abréviations des directeurs de chaque disciplines sont les suivantes:

Communication

Article détaillé : Radiocommunication de catastrophe.

Les différents services d'urgence utilisent tous le même opérateur radio: l'opérateur A.S.T.R.I.D..

Notes et références

  1. « Présentation de la planification d'urgence en Belgique », sur Site internet officiel de la commune de Schaerbeek.

Textes législatifs

Voir aussi