Place de la Riponne

Place de la Riponne

Place de la Riponne
Image illustrative de l’article Place de la Riponne
Vue de la place un jour de marché
Situation
Image illustrative de l’article Place de la Riponne
Carte de la place et des environs
Coordonnées 46° 31′ 25″ nord, 6° 37′ 58″ est
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
Ville Lausanne
Histoire
Monuments Palais de Rumine

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Place de la Riponne

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Place de la Riponne

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Place de la Riponne

La place de la Riponne est une place de Lausanne, située entre la Cité et la place Bel-Air.

Histoire

Ce lieu, initialement situé en dehors des remparts de la ville de Lausanne, était traversé par le vallon de la Louve[1]. Ce fut dans les différents plans d'aménagement du XIXe siècle que cette place fut créée. En effet, le marché de la place de la Palud se trouvait être trop exigu, ce qui a poussé au cours du XIXème à former cette place [2].

En 1811, Isaac-Augustin Joseph proposa de créer une place du marché à la Riponne, cependant il fallut attendre le comblement de la Louve pour que ce projet puisse être réalisé[2]. La place de la Riponne fut finalement créée en 1838[1]. Il fallut attendre 1840 pour qu'Henri Fraisse y construise la halle au blé surnommée la « Grenette ».

Si un projet d'Hermann Neukomm, visant à y construire un théâtre nommé l'Athénée, fut abandonné pour des raisons financières[3], la construction du palais de Rumine, achevé en 1904, va changer les plans de la ville. En 1933, la Grenette, de même que plusieurs bâtiments des alentours, seront ainsi détruits. Il était prévu de construire un bâtiment administratif au nord de la place, mais ce projet devra attendre 1961[2]. Transformée en parking, d'abord en plein-air, puis en sous-sol, la place devient alors progressivement piétonne[4] tout en conservant de moindre manière sa vocation de marché avec notamment le marché en plein air organisé tous les mercredis et samedis[5]. En 1993, elle se restructure par l'adjonction d'une fontaine[6].

Jusqu'en 2004, le cinéma le Romandie se trouvait sur la place avant d'être transformé en club de rock alternatif jusqu'en 2008[7]. La même année, la station de métro Riponne-Maurice Béjart, en hommage au danseur et chorégraphe Maurice Béjart, y est ouverte.

Objet de critiques urbanistiques depuis des décennies, de nos jours, la place est le sujet de nombreuses plaintes[8], notamment concernant des questions de sécurité[9] et de consommation de drogue[10].

Une mystérieuse pince métallique noyée dans un des pavés autobloquants de la place suscite toujours des interrogations[11].

Référence

  1. a et b « La ville et l'eau », sur lausanne-tourisme.ch (consulté le 5 février 2013)
  2. a b et c Etienne Corbaz, « La Riponne: une place de capitale ? », Mémoire vive,‎ (lire en ligne)
  3. « Henri Fraisse (1804-1841) », sur unil.ch (consulté le 5 février 2013)
  4. « Sous la Riponne », sur rts.ch (consulté le 5 février 2013)
  5. « Marchés lausannois », sur lausanne.ch (consulté le 6 février 2013)
  6. [PDF] « Circuit fontaines », sur lausanne.ch (consulté le 6 février 2013)
  7. Claude Béda, « Le Romandie «Riponne» verse des larmes de tristesse et de joie », 24 Heures,‎ (lire en ligne)
  8. « Lausanne : place de la Riponne », sur urbanites.rts.ch (consulté le 5 février 2013)
  9. Céline Monay, « Un «dispositif d'accueil» pour sauver la Riponne », Lausanne Cités,‎ (lire en ligne)
  10. « La drogue dicte toujours sa loi à la Riponne », sur 24heures.ch (consulté le 22 janvier 2017)
  11. « La pince de la Riponne - Notre Histoire », sur www.notrehistoire.ch (consulté le 3 mars 2017)