Place Victor-Hugo (Paris)

16e arrt
Place Victor-Hugo
La place en 2013.
La place en 2013.
Situation
Arrondissement 16e arrondissement
Quartier Porte-Dauphine et Chaillot
Voies desservies
Morphologie
Forme Circulaire
Historique
Dénomination 9 décembre 1885
Ancien nom Place d'Eylau (19 août 1864) ; rond-point de la Plaine
Géocodification
Ville de Paris 9762
DGI 9762

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Place Victor-Hugo
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La place Victor-Hugo est une place du 16e arrondissement de Paris.

Situation et accès

Origine du nom

Elle porte le nom de Victor Hugo poète, dramaturge, écrivain et homme politique français.

Histoire

Elle s’appelait auparavant rond-point de la Plaine de Passy, puis place d'Eylau avant de prendre le nom de place Victor-Hugo en décembre 1885.

L'hippodrome

L'Hippodrome anéanti place d'Eylau le lendemain de l'incendie de 1869[1].

À partir de 1845 existait place de l’Étoile un très vaste et célèbre lieu de spectacles parisiens en plein air : l'Hippodrome.

Le réaménagement de la place de l’Étoile l'obligea à déménager. Et, le 10 juin 1856, l'Hippodrome rouvrit sur la future place Victor-Hugo, appelée alors rond-point de la Plaine de Passy. Son entrée se trouvait avenue de la Dauphine (aujourd'hui avenue Bugeaud). L'architecte de ce nouvel Hippodrome était Gabriel Davioud[2].

Entouré de baraques de commerçants, l'Hippodrome prospéra durant treize ans sur cet emplacement, rebaptisé entre-temps place d'Eylau. Ses spectacles attiraient des milliers de personnes. Cela dura jusqu'à la nuit du 29 au 30 septembre 1869, où l'Hippodrome, construit en bois, fut entièrement anéanti par un immense incendie. Disparurent avec les baraques alentour et quelques bâtiments[3].

Monument central

Au centre de la place s'élevait un monument rendant hommage à Hugo, inauguré en 1902 pour le centenaire de sa naissance. Ce groupe sculpté en bronze sur un socle en pierre, décoré de quatre bas-reliefs, réalisé par Louis-Ernest Barrias (1841 - 1905), a été édifié sur le monument réalisé par l'architecte Jean-Louis Pascal (1837 - 1920). La partie en bronze a été réquisitionnée et fondue pour produire des armes en 1943 sous l'Occupation. Les bas-reliefs du socle ont été sauvés, un se trouve aujourd'hui au musée des beaux-arts de Calais et les trois autres à Veules-les-Roses.

Depuis 1964, une grande fontaine a pris sa place.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Notes et références

  1. « PARIS. — Aspect général de l'incendie de l'Hippodrome. — Vue prise le lendemain de l'incendie. » Le Monde illustré, 9 octobre 1869, pp.232-233.
  2. a et b Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, 4e trimestre 1916, bulletin XCIV, tome IX, n°3, p.69, 1re colonne.
  3. Incendie de l'Hippodrome, Le Petit Journal, 1er octobre 1869, p.3, 2e et 3e colonnes. Incendie de l'Hippodrome, Le Figaro, 1er octobre 1869, p.1, 5e et 6e colonnes.