Place Marlène-Dietrich (Paris)

16e arrt
Place Marlène-Dietrich
P1150731 Paris XVI place Marlène-Dietrich rwk.jpg
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Chaillot
Historique
Dénomination 2002
Géocodification
Ville de Paris 6021
DGI 6101

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Place Marlène-Dietrich
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La place Marlène-Dietrich est une voie publique située dans le 16e arrondissement de Paris.

Situation

Cette place est située à l'intersection de la rue de Lübeck, la rue de l'Amiral-Hamelin, et la rue Boissière.

Origine du nom

Elle tient son nom de l'actrice et chanteuse allemande Marlène Dietrich (1901-1992), qui vivait à Paris, au 12, avenue Montaigne.

Historique

Le nom de la place est choisi en 2002 par le Conseil de Paris. Elle est inaugurée par Bertrand Delanoë[1] (le maire de Paris), en présence notamment de Peter Riva [2], petit-fils de l'actrice qui représente la famille et de Beate Klarsfeld (en hommage à l'antinazisme de Marlène Dietrich), le 12 juin 2003[3] .

Un hommage à une amoureuse de la France

Plaque de la place

C'est à l'occasion du vernissage d'une exposition Marlène Dietrich, création d'un mythe consacrée à l'actrice en 2003 au musée Galliera[4] de Paris, que cette place est inaugurée. Le maire Bertrand Delanoé explique alors que c'est une façon de rendre « hommage à celle qui fut une des plus grandes figures du XXe siècle, et l'une des plus belles ambassadrices de la haute couture française. (...) Elle nous entraîne (...) bien sûr à Paris, que la star avait choisi au soir de sa vie, après y avoir si souvent séjourné »[1].

Le rôle de l'actrice au cours de la Seconde Guerre mondiale, qui se jeta corps et âme dans le conflit contre son pays natal, explique ce choix du conseil de Paris. Mais il est vrai aussi que Marlène Dietrich, dès les années 1930, s'habille en France, chez Lanvin, Chanel, Schiaparelli, Mainbocher, Vionnet, Piguet, Lelong, Molyneux, Dior ou encore Massaro, en devenant une des meilleurs et plus célèbres clientes de ces boutiques de luxe. Elle apparaît même dans son propre rôle dans le film deux têtes folles en 1964, sortant d'une voiture et rentrant chez le couturier Christian Dior, au n° 30 de l'avenue Montaigne. Cela montre à quelle point son statut est reconnu en tant qu'icône de la mode à cette époque-là[5]. Elle est également une cliente exigeante du couturier français Jean-Louis pour ses robes de music-hall, dès les années 1950.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Personne ne peut résider place Marlène Dietrich, les appartements ouvrant sur les rues adjacentes.

Accès

Ce site est desservi par la station de métro Iéna.

Sources

  • Feuilles parcellaires de la collection de la Ville de Paris, code 67D2.

Notes et références

  1. a et b Musée Galliera, Marlene Dietrich, création d'un mythe, éditions Paris Musées, 2003, p. 9 « Je suis donc très heureux que notre ville, où une place du 16e arrondissement porte désormais le nom de Marlene Dietrich, célèbre [...] la mémoire et l'œuvre de cette Parisienne à l'accent légendaire. »
  2. Jean-Claude Brialy, J'ai oublié de vous dire, collection pocket, éditions XO, 2004, p.  121
  3. http://www.tetu.com/actualites/culture/Une-place-Marlene-Dietrich-inauguree-a-Paris-6233
  4. http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/marlene-dietrich-creation-dun-mythe
  5. « Le réalisateur Richard Quine exploite le statut mythique de Dietrich pour cette brève apparition dans son film » in Movie Icons Marlene Dietrich, éditions Taschen, 2007, p. 174.

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