Pinacle

Pinacle
Quelques termes d'architecture.

Le pinacle (du latin pinnaculum, « faîte », de pinna, « créneau ») est la partie la plus élevée d'un édifice (synonyme de faîte). Par exemple, dans la Bible, le « pinacle du Temple » est le faîte du Temple de Jérusalem.

En architecture gothique le pinacle est un ouvrage en plomb ou en pierre, de forme pyramidale ou conique (forme de clocheton plus ou moins ouvragé), souvent ajouré et orné de fleurons, servant de couronnement à un contrefort, un pilier, un pignon, un fronton, un gable. Décoratif, il contribue aussi à la stabilité structurelle générale. Il ajoute ainsi son poids à celui du contrefort qui retient la poussée de l'arc-boutant et permet d'éviter le glissement des pierres à cet endroit précis. Enfin, c'est également un élément d'amortissement.

En peinture gothique, les retables, usant des arguments décoratifs architectoniques, placent des pinacles (triangulaires), espaces peints au-dessus du panneau central.

Au figuré, le pinacle est le sommet. « Porter quelqu'un au pinacle » signifie « le porter aux nues ».

Par extension de sens, un pinacle est un terme général utilisé pour désigner un piton rocheux en forme de pilier ou d'aiguille[1].

Notes et références

  1. Magdeleine Moureau, Gerald Brace, Dictionnaire des Sciences de la Terre, éditions TECHNIP, (lire en ligne), p. 386.

Annexes

Expressions françaises 'monter au pinacle', 'tomber du pinacle' :

Le pinacle était le faîte du temple de Jerusalem où Jésus aurait été transporté lorsqu'il fut tenté par le démon.

Mettre quelqu'un ou le porter au pinacle, c'est le considérer comme supérieur, le couvrir d'éloges.

Inversement, 'Tomber du pinacle', c'est être déchu ou rétrogradé.

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