Pierre-Patrick Kaltenbach

Pierre-Patrick Kaltenbach
Pierre-Patrick Kaltenbach (Auteur et magistrat à la Cour des Comptes).jpg
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Pierre Patrick Kaltenbach (« PPK »), né le à Paris et mort le , est un magistrat à la Cour des comptes et président des Associations familiales protestantes.

Famille

Le comte Jean Bérenger (1767-1850), présente au Corps législatif, avec Defermon, la Loi du 16 septembre 1807 et rédige puis dépose à l'Empereur le Décret impérial du 28 septembre 1807 sur l'organisation de la Cour des comptes.

Pierre-Patrick Kaltenbach appartient à une famille protestante. On y trouve le jeune protestant Gaubert de Lavaysse, de l'«affaire» Jean Calas[1] rendue célèbre par Voltaire ; le capitaine de La Grange, rescapé du massacre de la Saint-Barthélemy (1572) ; Jean de Bouffard-Madiane (1597-1674), qui négocia le traité de Paris du 5 février 1626 établissant la paix avec les huguenots de la Rochelle ; Gédéon Laporte[2] (1660-1702), l'un des premiers chefs camisards des Cévennes ; le pasteur Colombe et son fils, le comte Jean Bérenger, pair de France[3], un des instigateurs du Coup d'État du 18 brumaire; conseiller d'État, qui déposa à Napoléon Ier le Décret impérial du 28 septembre 1807 sur l'organisation de la Cour des comptes.

Biographie

Pierre-Patrick Kaltenbach est né le 18 juin 1936[4], avenue Pierre Ier de Serbie, dans le 16e arrondissement de Paris. Il est diplômé de la Sorbonne en histoire ancienne et en droit, ancien élève de Sciences Po, et membre de la promotion Stendhal de l'École nationale d'administration (1963-65). Il est ensuite nommé à la Cour des comptes. Il devient conseiller référendaire en 1977, conseiller maître en 1991 et conseiller maître honoraire en 2005.

Dans les années 1950, il participe au « Trocadéro Jazz Band », avec Philippe Koechlin (1938-1996), créateur de Rock & Folk et directeur artistique de L'Écho des savanes, et Jean-Louis Dumas (1938-2010), président d’Hermès.

Pierre-Patrick Kaltenbach a présidé l'Institut national d'études démographiques (INED)[5] de 1986 à 1989 et le Fonds d'action sociale pour l'insertion des immigrés (FAS) de 1986 à 1990. Il fut également, l'un des «sages» de la commission Marceau Long sur la réforme de la nationalité française en 1987, et membre de l'Observatoire de la parité[6], du Haut Conseil de la famille[7], et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)[8] auprès du Premier ministre.

Inspiré par le protestantisme auquel il a consacré une part importante de sa vie comme président des Associations familiales protestantes[9], il a publié des livres consacrés à la moralité des dépenses publiques, à la place de l'islam en France, au rôle de la famille comme contre-pouvoir à l'État et aux dérives du secteur associatif[10],[11],[12],[13],[14],[15]. Il fut aussi l'un des auteurs de La Pensée unique. Le vrai procès, ouvrage collectif paru en 1998 chez Economica.

Pierre-Patrick Kaltenbach est le mari de Jeannette Kaltenbach, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration, membre du Haut Conseil de la famille, auteure notamment de La République et l'islam, entre crainte et aveuglement (Gallimard, 2002). Il est le père de Clémentine Portier-Kaltenbach (auteure et journaliste)[16].

Positions

Pierre Bayle (1647-1706)

Adepte de Locke, Spinoza, Pierre Bayle[17], P.P. Kaltenbach[18], souhaite ressusciter en France des principes établis sur notre sol il y a 500 ans : la pratique presbytaro–synodale de 1559[19]. qui posent les principes de l’élection et de la séparation des pouvoirs et des intérêts[20]: « dès qu’il y a un pouvoir au sein d’une institution, il faut aussitôt construire un contre-pouvoir et une procédure démocratique d’évaluation, le tout pour la protéger, d’abord contre nous-même !. » Il s’agit, au-delà de l’instauration de certaines procédures démocratiques, d’une impartialité politique fondée sur la Bible selon la formule familière aux protestants : "Dieu seul est laïc, hélas l’homme est religieux"[21]. En d'autres termes, la classe publique n’a pas à se piquer de transcendance, thème qu'il développera dans « Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreurs politiques ».

Les sources françaises du 1er amendement de la Constitution des États-Unis (1791).

Cette révolution intellectuelle et politique, entamée en 1559 en France, échoua dans notre pays avec la Révocation de l'édit de Nantes. En revanche, elle fut emportée en terre de Refuge par les Huguenots, qui la traduisirent Outre-Atlantique sous la forme du Premier amendement de la Constitution des États-Unis du 15 décembre 1791 (Bill of Rights). Une grande partie de ses Pères Fondateurs des étaient en effet des Huguenots[22]. Ce premier amendement affirme que "Le Congrès ne fera aucune loi visant à l'établissement d'une religion ou interdisant le libre exercice de la religion; ou réduisant la liberté de parole ou d'impression ; ou le droit des gens de s'assembler pacifiquement et d'adresser au gouvernement des pétitions pour obtenir réparation de torts". Tout y est: le Droit naturel au-dessus du nombre, les principes au-dessus de la majorité, la séparation des pouvoirs, le lien entre liberté de pensée d’assemblée, de presse, de protestation et d’indemnisation, autant de droits et libertés naturels, consubstantiels à la liberté d’association.

Élaborés en France, consacrés et mis en œuvre aux États-Unis, ces principes retraverseront l'Atlantique 200 ans plus tard sous la forme de l'article 16 de la Constitution de 1791, première constitution écrite qui transfère la souveraineté du Roi à la Nation : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Une seconde fois cependant, cette consécration fera long feu. Cette réticence aux idées protestantes, décrite par Alain Peyrefitte, dans Le Mal français[23], est pour Kaltenbach, l'origine ancienne de la crise de défiance que traverse notre pays aujourd'hui; un constat qui le conduira à se rapprocher de Marcel Gauchet[24].

Proche de Jacques Ellul, il fera sienne, tout au long de son parcours, l'injonction du philosophe « penser globalement, agir localement »: Il s'attachera à décliner le principe de "séparation des pouvoirs et des intérêts" en propositions ou actions concrètes: contrôle des deniers publics, évaluation crédible de la représentativité de toutes institutions prétendant représenter le peuple (syndicats, partis, associations, etc.) et parler en son nom.

Pas de démocratie sans démocratie financière

Cour des Comptes à Paris.

Considéré comme l’un des spécialistes de la dépense sociale, dans son ouvrage Association Lucratives sans but, paru en 1996, préfacé par Philippe Séguin, il souhaite l’application des principes de séparation des pouvoirs et des intérêts au Monde associatif, qui représente près de la moitié de la dépense sociale (10 à 12 % du PIB). La République ne s’incarne pas seulement dans la solidarité, elle requiert aussi une exigence de transparence et de contrôle des pouvoirs et des fonds publics par les citoyens et leurs représentants.

La France n'est pas une démocratie financière : le Parlement, n’exerce pas la mission de contrôle qui lui incombe en des démocraties mieux assurées avec le Congrès des États-Unis d’Amérique ou avec la Chambre des Communes en Angleterre qui contrôle la Cour des comptes locale (National Audit Office) et l’Agence de contrôle des Associations (Charity Commission). La Cour des Comptes n’est pas une juridiction, ne certifie pas les comptes publics au sens international du concept. L’administration se moque des parlementaires, lorsque par exemple, elle leur fournit des « jaunes incomplets », faux, inutilisables qu’il s’agisse de formation professionnelle ou de subventions associatives. Dans le domaine caritatif, par exemple, une Loi de 1991 a tardivement imposé un contrôle. Mais, faute d’effectifs, les moyens consentis à cette compétence d’exception limitent pour chaque association caritative la probabilité d’être contrôlé à 3 fois par siècle. En Grande-Bretagne, pour le seul secteur associatif aidé, la Charity Commission, créée en 1853, mobilise autant de moyens financiers et humains que toute la Cour des comptes.

Il préconise par conséquent le renforcement des moyens issus de la loi no 84 442 du 3 juin 1994 qui consacrent une loi privée de contrôle. Entouré de personnalités comme Michel Lucas, Chef de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui a mis fin aux agissements de Jacques Crozemarie en 1995, Éric Molinié, futur président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) ou encore Jean-Christophe Rufin (MSF, Médecins sans frontières, ACF), il conçoit des référentiels de certification, fondés sur le strict principe de la séparation des pouvoirs et des intérêts. Ces premiers référentiels dans le domaine associatif publiés au Journal Officiel, sont développés en lien avec le bureau Veritas, BVQI, l’Afnor[25][réf. insuffisante]. S'y soumettront volontairement des associations comme l'Arc, l’Armée du salut et le Téléthon[26].

Regrettant que les présidents de la Cour des comptes soient régulièrement du même bord que la majorité en place, quinze ans avant la nomination de Didier Migaud par le président Nicolas Sarkozy, il popularise, dans Associations lucratives sans but, puis dans Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreurs politiques. 1980-2001 (Éditions de Paris), l’idée de la nomination automatique d’un membre de l’opposition à la tête de la Cour des comptes, pour faire contre-pouvoir.

« Dans les pays démocratiques, la science de l'association est la science mère ; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là ». Alexis de Tocqueville

Au début des années 2000, il lance l’Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales (OBRAL)[27][réf. insuffisante], qui a pour ambition de mettre à la disposition du plus grand nombre, de manière transparente et impartiale, un état de la dépense publique associative départementale. Cette expérience est mise en place dans le département pilote de l’Isère. À compter de 2002, des bénévoles recensent les subventions associatives distribuées aux principaux employeurs associatifs du département, en chiffrant le total des crédits et en indiquant le nom des bénéficiaires. Avant chaque élection, l’OBRAL interroge les candidats aux élections sur leur position en matière de transparence et de séparation des pouvoirs et des intérêts. Réponses et refus de répondre sont publiés sur internet.

D’une manière plus théorique, la Loi de 1901 a garanti une liberté réservée aux seuls citoyens épris de gratuité, de désintéressement et de laïcité. L'association, avant d'être un outil du social, du culturel ou une facilité de gestion, est comme l'avait affirmé Alexis de Tocqueville une liberté politique fondamentale réservée au citoyen : il faut donc protéger les associations des marchands (scandale de l’ARC), des clergés (La loi de 1905 est régulièrement violée au profit d'un détournement de la loi de 1901) et du Prince : outre toutes les associations qui ont servi à financer les partis politiques, beaucoup de galaxies associatives, véritables démembrements de services publics, ont pour seul objectif de contourner les règles de la comptabilité publique et le statut de la fonction publique. C’est le secteur de prédilection des contrôles de la Cour des comptes parce que nombre de ces structures ont multiplié les errements et les gestions de fait.

Retrouver le peuple : la crise de représentativité

Kaltenbach milite pour des procédures de décompte et de certification des effectifs des organisations « dites » représentatives. Pour lui, « Notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit. Ce «modèle» baptisé «Exception» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité ».

Les institutions, qui jadis représentaient le peuple, se sont souvent réduites à leur simple appareil et ne générant plus de représentation. Elles sont guettées par la logique sociologique des gestionnaires publics (professions, carrières, compétences, statuts…), une forme de militantisme salarial ou d’usagers subventionnaires, bien éloigné des préoccupations des populations dont elles tirent leur légitimité. Plus la société politique française se déclare Républicaine à corps et à cris, moins elle en accepte les conséquences pratiques. En témoigne le refus acharné de définir, dénombrer, évaluer, compter les effectifs, notamment la part entre les bénévoles et les salariés au sein des dites institutions.

La famille contre les pouvoirs

texte alternatif
Affiche "canular" éditée par P.P. Kaltenbach aux lendemains de la révolution joyeuse et libertaire de "1968"

Président des Associations familiales protestantes (AFP) pendant 40 ans, sa réflexion est par ailleurs alimentée par ses fonctions successives (INED, Fonds d'action sociale pour l'insertion des immigrés et de leurs familles (FAS), Observatoire de la parité, Haut Conseil de la famille).

En 1985, il publie La Famille contre les pouvoirs de Louis XIV à François Mitterrand[28], qui comprend des entretiens avec le doyen Jean Carbonnier et le philosophe Jacques Ellul. Imprégné par l'histoire des persécutions religieuses aux XVIIe et XVIIIe siècles, PP Kaltenbach voit la famille avant tout comme un contre-pouvoir. Rien à voir avec « Travail, famille, Patrie », commente Régis Debray à son propos, mais la famille comme « prophylaxie anti-consensus »: « pas d’étouffoir mais une autodéfense », poursuit l'écrivain[29]. Il défend que dans la société contemporaine, si l'adulte renonce à tout impératif de transmission, il laisse les enfants démunis, incapables de résister aux emprises affectives, idéologiques et marchandes qui le guettent aujourd'hui de toutes parts. Il suggère par conséquent que l’on cesse de construire notre politique familiale sous l’angle de la guerre de sécessions entre les femmes et les hommes, les jeunes et leurs parents. Prenons garde de promouvoir une société dans laquelle des individus juxtaposés prendront le moins de responsabilités possibles les uns envers les autres, l’homme envers la femme, la femme envers l’homme, les parents envers les enfants mais compteront de plus en plus sur l’État, pour avoir ceci ou cela. Et Jacques Ellul de conclure , « Une société libre et solidaire ne peut pas progresser et durer sans la volonté et la capacité d’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens libres et responsables. Si les individus ne se prennent plus en charge à titre privé, si les familles ne sont pas soutenues, nous obtiendrons ce que Napoléon souhaitait lorsqu’il disait : “il faut que la société soit faite en grains de sable et moi je fais le tas de sable”. C’est ce qu’on appelle une société totalitaire ».

Les Rencontres de Fontevraud

À la tête des Associations familiales protestantes, il organise pendant trente ans, les Rencontres de Fontevraud, qui réunissent des philosophes, sociologues, démographes, juristes, journalistes et responsables publics divers[30][réf. insuffisante].

Pour un islam « réformé » de France

Membre de la Commission Marceau Long de réforme du Code de la nationalité en 1987 (Il suggèrera que ses auditions soient retransmises sur la télévision publique)[31], Président de l’Institut national d'études démographiques (INED)[5], Président du Fonds d'Action Sociale pour les Travailleurs Immigrés et leurs Familles (FAS) qui finance alors toute la politique française d’intégration (notamment des mouvements comme SOS Racisme, fondé en 1984), mais aussi contrôleur de la Politique de la ville, de la politique d'intégration et d'accueil des Réfugiés, au titre de ses fonctions à la Cour des comptes, Pierre-Patrick Kaltenbach, élabore très tôt une réflexion sur ces sujets[32]..

Pour un Islam « réformé » de France

Dès les années 1980, il développe le premier scénario optimiste, quant à l’implantation de nouvelles populations musulmanes en Europe. En 1991, il publie avec son épouse Jeanne-Hélène Kaltenbach, « La France, une chance pour l’Islam »[33], présenté aujourd’hui par Daniel Pipes, figure médiatique américaine de l'antiterrorisme, comme un ouvrage important sur les conséquences des retrouvailles historiques de l'Islam avec l'Occident. Dans cet essai, les auteurs font valoir que quelles que soient, les difficultés futures, l’histoire religieuse de notre pays, sa spécificité laïque, font de la France, le pays européen qui présente le plus d’atouts pour voir s’épanouir, sur son territoire un Islam laïc et moderne : «Pour la première fois dans l'histoire, il est offert à l'islam de ‹se réveiller› dans un pays démocratique, riche, laïc et pacifique»[34].

Naturellement, la laïcité implique une relativisation à laquelle toute religion a du mal à consentir. Un musulman a chez nous, rencontre des problèmes qu'il n'a jamais eu à résoudre dans sa société d'origine[35]. L'une des spécificités de l'islam, en effet, est la priorité donnée, dès l'origine, à la réflexion juridique plutôt qu'aux considérations théologiques pures parce que, dans son essence, l'islam marie la sphère privée et la sphère publique. Plutôt que de régler ces questions subtiles, on va préférer la problématique plus payante du racisme et de l’anti-racisme. L’immigration va vite devenir un enjeu de pouvoir ».

L’interdit statistique. Président de l’Institut national d'études démographiques (INED), Kaltenbach déplore que la connaissance souffre d’un interdit. L’intégration étant un processus long terme, ne peut s’étudier que si en plus de la génération immigrée, on dispose de données sur celle née en France et donc de nationalité française. Or, la question des origines ethniques reste un tabou. « Compter c’est exclure, il n’en est donc pas question », déplore Kaltenbach. Conséquence: Nous avons abandonné le terrain aux démagogues et aux médias, sans aucun cadrage. « Comment prétendre en finir avec les discriminations si nous en ignorons la nature et l’étendue exactes ? Nous ne pouvons naviguer à vue dans un domaine aussi grave. Nous ne pouvons plus laisser les médias confondre émigrés, musulmans, maghrébins, estimer leur nombre «au doigt mouillé » à 4 millions un jour, 5 millions le lendemain, puis 6 millions deux mois plus tard. A quand les 7 millions ? »

En termes de propositions pratiques, les auteurs soutiennent entre autres, l'idée d'une faculté de théologie islamique installée à Strasbourg, sous régime concordataire, c'est-à-dire sous le contrôle et le financement direct de l'État; le recours à des aumôniers issus d’un Islam français et laïc dans les prisons de la République; un recrutement qui présenterait en outre l'avantage d'octroyer une rémunération aux imams qui en sont souvent dépourvus, la surveillance des détournements de la loi de 1905 qui prévaut dès cette époque.

Des associations familiales au sein de l’UNAF ? Une garantie de représentativité

En 1996, Kaltenbach est l’inspirateur de la première "association familiale musulmane de France" qui réunit dans son comité de parrainage Leïla Shahid, déléguée générale de l'Autorité palestinienne, André Chouraqui, penseur et homme politique franco-israélien, connu pour sa traduction de la Bible, Jacques de Bourbon Busset, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française et France Quéré, philosophe protestante, membre du Comité National d’Éthique[36]. Cette association est agréée par l’Union Départementale des Associations Familiales (U.D.A.F) en 1998 et reconnue d’intérêt général depuis 2011. Elle est la seule en France à bénéficier de ce type d’agrément[37]. Il lance « Entreprendre en France », avec Simone Veil, une institution se portant caution auprès des banques pour aider les jeunes issus de l’immigration qui souhaitent créer leur entreprise. Ils soutiendront notamment les débuts de Farid Lahouassa, Aissa Djabri et Manuel Munz, qui commencent à monter leur société Vertigo Productions, qui produira un jour le film La Vérité si je mens ![38].

Publications

  • Entre urnes et croissant : électeurs ou musulmans ? . L’Islam en France. Ouvrage collectif avec Danièle Hervieu-Léger, Gilles Kepel, Lucienne Bui-Trong, Elisabeth Badinter , Raphaël Draï, Maxime Rodinson, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, Alexandre Adler, Antoine Sfeir, Mohammed Arkoun. Collection "Quadrige" . N° d'édition : 1 . Date de parution : 29/10/2008. PUF. (ISBN 978-2-13-055727-2)
  • Islam de France, combien de divisions ? Élections musulmanes et terrorisme médiatique. mai 2003. Liberté Politique[39].
  • Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreurs politiques. 1980-2001, Éditions de Paris, 2001.
  • La Pensée unique : le vrai procès, ouvrage collectif avec Jean Foyer, Jacques Julliard, Claude Imbert,Jean-François Kahn, Philippe Tesson, Jean-Pierre Thiollet et Françoise Thom, Economica—Jean-Marc Chardon et Denis Lensel éd., 1998 (ISBN 2-7178-3745-0)..
  • La dérive associative. Septembre - octobre 1996. Revue Le Débat (no 91), Gallimard.
  • Association lucrative sans but, Éditions Denoël, préface de Philippe Séguin, Éditions Denoël, 1996
  • Faut-il respecter la différence ? Avec Jeanne-Hélène Kaltenbach, in Revue Autrement no 14 La responsabilité, la condition de notre humanité, janvier 1994
  • La France, une chance pour l'Islam, avec Jeanne-Hélène Kaltenbach, Préface de Pierre Chaunu et Bruno Étienne Éditions du Félin, 1991.
  • La Famille contre les pouvoirs. De Louis XIV à Mitterrand, avec des contributions de Jacques Ellul et Jean Carbonnier, Éditions Nouvelle Cité, 1985 (réédition Ellipses).

Notes et références

  1. https://books.google.fr/books?id=OO44AAAAIAAJ&pg=PA566&lpg=PA566&dq=%22Gaubert+de+Lavaysse%22&source=bl&ots=21k6uu8YGa&sig=HvVd4EUFATnG7k2mOlKDRJx45QY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjsxqfer4LXAhULBBoKHYFFA24Q6AEIJjAA#v=onepage&q=%20Lavaysse&f=false
  2. Biographie de Gédéon Laporte sur Camisards.net
  3. Elise Karlin, « Le musée impérial de Clémentine », sur L'Express,
  4. « Interview de Pierre-Patrick Kaltenbach par Jean Lebrun dans l'émission La marche de l'Histoire », sur franceinter.fr, .
  5. a et b Décret du 8 août 1986 portant nomination du president du conseil d'administration de l'Institut national d'etudes demographiques (INED)
  6. Décret du 25 novembre 2002 portant nomination à l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes.
  7. Arrêté du 3 juin 2009 portant nomination au Haut Conseil de la famille.
  8. Arrêté du 10 novembre 2005 relatif à la composition de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
  9. «Portrait de Pierre Patrick Kaltenbach», Regard d’espérance no 263, février 2012.
  10. Sophie Humann «Ces très «chères» associations», Le Figaro, 29 juin 2012.
  11. Christophe Dubois, « On trouve des associations mal gérées », sur leparisien.fr, .
  12. Marie Ottavi, «Associations: “La loi de 1901 a été pervertie”, Un entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach, spécialiste des associations à but non lucratif», L’Express, 4 janvier 2001.
  13. Pierre-Patrick Kaltenbach, « Sauver le bébé né en 1901 », Libération, 24 juillet 1995
  14. Ministère de la Justice, Service central de prévention de la corruption, Les dérives du monde associatif.
  15. Pierre Albertini, Rapport sur l’exercice de l’action civile par les associations, Assemblée nationale, 11 mai 1999.
  16. Il est également le père de Lorraine Kaltenbach, auteure de « Filles à papa » (Flammarion, 2017) ; La Famille Chibret - Une Saga Auvergnate - 1875-2015 (Editions Jean-Claude Lattès 2016) et des " Championnes" - Prix Féminin ":Sport et Littérature" 2016 (Editions Arthaud,  2015).
  17. [Pour Kaltenbach, ces défenseurs de la liberté - et non du libéralisme commercial - exilés en Hollande pour cause de religion, anglais comme Locke, français comme Bayle et Jurieux, de concert avec Spinoza, ont formalisé en terre de Refuge, à Amsterdam, le plus précieux héritage politique et religieux de l’Europe judéo-chrétienne: fonder sur la Bible l’éradication du religieux et de toute transcendance en politique.
  18. Libération, Les principes bibliques peuvent réformer le politique, 19 août 2000, http://www.liberation.fr/cahier-special/2000/08/19/les-religions-peuvent-elles-influer-sur-la-conduite-des-affaires-publiques-pour-les-principes-bibliq_334543
  19. Les églises réformées en France
  20. Michelet, Le synode de 1559, dans Histoire de France au XVIe siècle, édition 1856, Volume 3 - Guerres de religion - ch. 9 : “Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces, vinrent siéger en concile. Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au-dessus des autres” ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux-mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays-Bas et en Écosse, en Angleterre, bientôt en Amérique ”.
  21. [1]
  22. [Washington, Hamilton, Adams, Jay, Rivere entre autres, sont descendants de Huguenots français, tout comme Theodore & Franklin Roosevelt, Truman, Nixon…, in'Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français, Volume 148, 2005
  23. Alain Peyrefitte dans Le Mal français : "Certaines particularités de notre tempérament national nous rendirent rétif aux idées protestantes et, pour notre malheur pensait-il, assurèrent le triomphe de la Contre-Réforme, ou de la Réforme catholique comme préfèrent dire ceux qui lui reconnaissent des aspects positifs".
  24. La religion dans la démocratie, 1998 : "Il y a quelque chose de pathétique dans la situation des dirigeants actuels. Alors qu’ils se tracassent comme jamais d’écouter, de sonder, de comprendre, d’expliquer, alors qu’ils se multiplient en assises, états généraux et colloques, la distance ne cesse de croître entre la base et le sommet. Ce qui monte dans le Peuple, ce n’est pas une demande d’écoute, de sondages, d’images ou de bruit, de « comm », en un mot de démagogie médiatique, c’est une demande véhémente et désordonnée de reconnaissance, d’impartialité de probité, de légitimité et de participation, demande qui si elle n’est pas canalisée, organisée, dans le cadre de procédures précises, contractuelles, acceptées et respectées de tous ouvre grand la porte au déchaînement des rapports de force."
  25. Label Gouvernance et Gestion responsable des associations et fondations, AFNOR
  26. « Un milieu associatif opaque : entretien avec P-P. Kaltenbach », sur contrepoints.org,
  27. Exposé des Motifs et Projets sur le site de l'OBRAL
  28. P.P. Kaltenbach, La Famille contre les pouvoirs de Louis XIV à François Mitterrand, Nouvelle cité, 1985, 208 p., compte-rendu dans Population, 1987, vol. 42, n° 1, p. 185-186.
  29. Régis Debray, Dieu, un itinéraire: matériaux pour l'histoire de l'éternel en Occident, Odile Jacob, 2001.
  30. Entre autres, Jacques Ellul, le doyen Carbonnier, Régis Debray, Pierre Chaunu, Dominique Schnapper, Jean-Michel Belorgey, France Quéré, Evelyne Sullerot, Emmanuel Todd, Michel Lucas, Eric Molinié, Raphael Hadas-Lebel, Alexandre Jardin, Michel Tribalat, le professeur René Schaerer, Monette Vacquin, etc.
  31. [80 personnalités seront ainsi auditionnées en direct sur France 3, in « La Commission du code de la nationalité ». Tribune de Pierre-Patrick Kaltenbach. Autres Temps. Les cahiers du christianisme social. Année 1987. Volume 16. Numéro 16. p. 72-77. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/chris_0753-2776_1987_num_16_1_1198
  32. REF:23412 OP:SSE-Nanterre DS:1988-06-17 TY:Article AU:KALTENBACH (Pierre Patrick) AS:TARTIER (Daniel) TI:Interview de Pierre Patrick kaltenbach TP:Paroles et pratiques sociales NUM:no 23 DATE:janvier-février 1988 DP:1988 DATRI:1988-02-01 PAG:p. 11 DE:DROIT CIVIL, IMMIGRE, IMMIGRATION, VIE POLITIQUE, CODE DE LA NATIONALITE, NATIONALITE
  33. Jean Lebrun, Entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach. « La France une chance pour l’Islam », France Culture, 14 septembre 1994
  34. Le Monde, La France peut favoriser la naissance d’un islam réformé. Entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach, Robert Solé, 15 mars 1991
  35. [citation de Jacques Berque
  36. Jean-Maurice Montremy, « L'HOMME DE LA SEMAINE: PIERRE-PATRICK KALTENBACH », sur lexpress.fr`,
  37. Qui veut la mort de l’Union des Familles Musulmanes ? sur millebabords.org
  38. [Farid Lahoussa est né en France d'un couple mixte, père algérien, mère française. Aïssa Djabri, lui, a vécu sa petite enfance de bidonville en cité de transit, avec ses 11 frères et sœurs. Tous deux se sont retrouvés dans le même collège à Nanterre.
  39. [2]

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