Pierre-Charles Dusillion

Pierre-Charles Dusillion
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activité
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Maîtres

Pierre-Charles Dusillion, né à Paris le et mort dans sa ville natale le , est un architecte français.

Biographie

Pierre-Charles Dusillion est issu d'une famille lilloise originaire de Savoie dont l'un des membres les plus connus est le peintre Jean-Baptiste Dusillion (vers 1748-1788)[1]. Le père de Pierre-Charles, César-Auguste Dusillion (1769-vers 1835), est un collaborateur de l'architecte Antoine Vaudoyer, qui parraine l'admission du jeune homme à l’École des Beaux-Arts en 1823[2].

Élève de Vaudoyer et de Lebas, Pierre-Charles Dusillion est employé comme inspecteur-architecte sur plusieurs grands chantiers publics parisiens avant de devenir l'assistant de Joseph-Antoine Froelicher lors de la construction du gymnase (ou collège latin) de Neuchâtel (vers 1828-1835)[2].

Suivant l'exemple de Froelicher, Dusillion travaillera principalement pour l’aristocratie légitimiste du faubourg Saint-Germain après s'être établi à son compte vers 1835. À cette époque, il contribue à lancer le style néo-Renaissance à Paris en concevant l'immeuble du no 8 (aujourd'hui 14) de la rue Vaneau pour l'entrepreneur Genaille[3]. En 1842, il s'installe non loin de cette première grande réalisation après s'être édifié une maison au no 9 de la rue de Chanaleilles[4].

Au milieu du siècle, Dusillion travaille aussi bien à l'étranger qu'en province, où il construit et remanie plusieurs châteaux. Celui d'Azay-le-Rideau lui doit son achèvement ainsi que son aspect actuel[5]. Auteur de projets pour l'église et le temple Saint-Étienne de Mulhouse (finalement abandonnés au profit de ceux de Jean-Baptiste Schacre), il établit dans cette ville une succursale de son agence, dont il confie la direction à son collaborateur et associé, le suisse Frédéric-Louis de Rutté. On doit notamment à cette agence mulhousienne la villa Vaucher (plus tard Vaucher-Lacroix), construite en 1866[6].

Œuvre

Paris et environs

no 14 de la rue Vaneau (1835).

Province

Etranger

Château de Schadau (1846-1852).
Hôtel Hope, Londres (1848-1850).
  • Château de Schadau à Thoune, pour Alfred de Pourtalès, en collaboration avec James-Victor Colin (1846-1852)[10].
  • Hôtel Hope à Londres (1848 : projet ; 1849-1851 : construction sous la direction de Thomas Leverton Donaldson)[10].

Projets

Attributions incertaines

Notes et références

  1. Specklin, p. 89.
  2. a et b Specklin, p. 90.
  3. a et b Specklin, p. 91-96.
  4. a et b Specklin, p. 96-99.
  5. a, b et c Specklin, p. 102.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Specklin, p. 104.
  7. a, b et c Specklin, p. 87.
  8. a, b, c et d Specklin, p. 96.
  9. Le Constitutionnel, 14 avril 1855, p. 3.
  10. a et b Specklin, p. 97.
  11. Specklin, p. 103.
  12. a et b Specklin, p. 101.
  13. a et b Specklin, p. 94.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes