Philippe Folliot

Philippe Folliot
Philippe Folliot
Philippe Folliot
Fonctions
Député de la 3e circonscription du Tarn puis de la 1re circonscription du Tarn
En fonction depuis le
(15 ans et 14 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Groupe politique UDF (app.) (2002-2007)
NC (2007-2012)
UDI (2012-2017)
LREM(depuis 2017)
Prédécesseur Jacques Limouzy (3e circonscription du Tarn en 1997)
Jacques Valax (1re circonscription du Tarn en 2012)
Président de l'Alliance centriste
En fonction depuis le
(10 mois)
Élection
Prédécesseur Jean Arthuis
Conseiller départemental du Tarn
élu dans le canton des Hautes Terres d'Oc
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 1 jour)
Avec Brigitte Pailhé-Fernandez
Maire de Saint-Pierre-de-Trivisy

(11 ans, 11 mois et 26 jours)
Successeur Nelly Barthès

(1 an et 12 jours)
Prédécesseur Nelly Barthès
Successeur Pascal Cavaillès
Conseiller général du Tarn
élu dans le canton de Vabre

(13 ans, 11 mois et 18 jours)
Prédécesseur Jean-Marie Arnaud
Successeur Jacques Pagès
Conseiller régional de Midi-Pyrénées

(4 ans, 3 mois et 25 jours)
Conseiller municipal de Castres

(6 ans et 14 jours)
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Albi (Tarn)
Nationalité française
Parti politique UDI (2012-2017)[1]
AC (depuis 2009)
Diplômé de Institut d'études politiques de Toulouse
Université Toulouse-I-Capitole

Philippe Folliot, né le à Albi (Tarn), est un homme politique français. Président de l'Alliance centriste, il est député du Tarn.

Biographie

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse en 1984[2] et titulaire d'un DEA d'études politiques à l'université Toulouse-I-Capitole, ce gaulliste social est maire de Saint-Pierre-de-Trivisy de 1989 (plus jeune maire de France) à 2000, conseiller général du canton de Vabre de 1994 à 2008 et conseiller régional de Midi-Pyrénées de 1998 à 2002.

Élu député, il est apparenté au groupe UDF à l'Assemblée nationale de 2002 à 2007. Durant cette législature, il est rapporteur pour avis du budget de la gendarmerie. Après avoir soutenu François Bayrou pendant l'élection présidentielle française de 2007[3], il est réélu député (64,78 % au second tour[4]) et devient apparenté au groupe Nouveau Centre tout en n'adhérant pas à ce parti.

Malgré un des meilleurs scores nationaux d'une liste centriste indépendante, il échoue dans sa tentative de conquête de la municipalité de Castres lors des élections municipales françaises de 2008[5].

Il est un des rares parlementaires à voir deux de ses propositions de loi[6] adoptées par les députés, à l'unanimité[7].

Depuis 2002, il s'est rendu sur la quasi-totalité des théâtres d'opérations extérieures (Tchad, Mali, Liban, Kosovo...) et cinq fois en Afghanistan notamment pour rencontrer les hommes du régiment de sa ville de Castres, le 8e RPIMA[8]. Il est élu en 2009 vice-président de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale.

En , il adhère au parti Alliance centriste[9],[10] et en devient le porte-parole national, puis le président exécutif le . Il est aujourd'hui le Président national de cette composante fondatrice de l'UDI après avoir été élu à l'unanimité en septembre 2016.

Il est vice-président du groupe d'études sur la question du Tibet de l'Assemblée nationale[11].

Le , Philippe Folliot annonce qu'il est favorable à la candidature de François Bayrou pour la présidentielle de 2012[12],[13],[14],[15].

Réélu député de la nouvelle Première circonscription du Tarn en 2012, il est membre fondateur de l'UDI aux côtés de son président Jean-Louis Borloo et siège au comité exécutif. À partir de décembre 2014, il est désigné troisième vice-président du parti chargé des questions de défense nationale et de sécurité. À l'Assemblée nationale, il est élu secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des forces armées et devient Président du Groupe d'études Granit, pierres naturelles, carrières et matériaux de construction et du Groupe d'Amitié France-Égypte. À ce titre, il s'est rendu plusieurs fois dans ce pays pour jouer un rôle clé dans le cadre de la diplomatie parlementaire afin de renouer puis approfondir les relations entre les deux pays.

En mars 2014, il est élu maire de Saint-Pierre de Trivisy (Tarn) avant de céder son fauteuil un an plus tard à Pascal Cavaillès, qui devient le benjamin des maires du Tarn. En avril 2014, il devient Président de la Communauté de communes Val et Plateau Mont-de-Lacaune jusqu'à sa fusion avec la Communauté de communes Sidobre-Val d'Agout le 1er janvier 2017.

En mars 2015, en tandem avec Brigitte Pailhé-Fernandez dans le canton des Hautes Terres d'Oc, ils sont les deux seuls conseillers départementaux élus [16],[17] dès le premier tour[18],[19],[20].

Lors de ces élections départementales de 2015 dans le Tarn, il prend la tête d'une coalition UMP-UDI-DVD en vue de faire basculer le département. Cet objectif n'est finalement pas atteint, mais il se présente tout de même à la présidence du Conseil départemental. Il est battu par Thierry Carcenac (PS) avec 18 voix contre 28[21].

Spécialiste des questions de la mer et de l'outre-mer, auteur en 2009 de "France-sur-mer: un empire oublié", en 2015, il est le premier élu de la République française à poser le pied sur l'île de Clipperton, unique territoire français du Pacifique nord. Il soutient la valorisation de cette île inoccupée du Pacifique, notamment par l'implantation d'une base scientifique internationale. Ses propositions sont consignées dans un rapport ( « Valoriser l’île de la Passion (Clipperton) par l’implantation d’une station scientifique à caractère international ») remis à la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin en juin 2016[22]. Il fait adopter en novembre de la même année, à l’unanimité, sa proposition de loi visant à donner un statut particulier à cette île par l’Assemblée nationale.

Ayant visité la quasi-totalité des départements et collectivités d'outre-mer et étant un des rares parlementaires à s'être rendu dans les Terres australes et antarctiques françaises (l'archipel Crozet, les îles Kerguelen, île Amsterdam, les îles Eparses (île Tromelin), il est pour cette dernière à l'initiative avec ses collègues Laurent Furst (LR) et Gilbert Le Bris (PS) de la fronde parlementaire contre la ratification du traité de cogestion avec l'île Maurice. Il s'agit à ce jour de l'unique traité non ratifié par le Parlement.[réf. nécessaire]

En 2016, il est élu à l’unanimité président de l’Alliance centriste à la place de Jean Arthuis, nommé président d’honneur. Il publie un nouvel ouvrage Ma France – Chroniques des temps présents et futurs dans lequel il expose sa vision de notre société actuelle et de celle de demain. Il soutient Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre de la Primaire de la Droite et du Centre où ni l'Alliance centriste ni l'UDI n'ont présenté de candidats. Il annonce finalement, en mars 2017, son soutien à Emmanuel Macron à la prochaine élection présidentielle et s'implique pleinement dans cette campagne en étant le seul député de l'opposition à l'avoir soutenu avant le premier tour. Ainsi, dans le cadre de son dernier rassemblement de campagne, le candidat d'En marche !, élu président de la République le 7 mai 2017, se sera rendu à Albi pour visiter la Verrerie Ouvrière d'Albi et tenir une dernière réunion sur la place du Vigan.

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la première circonscription du Tarn dans le cadre de la majorité présidentielle. Avec 70,71 % des voix au 2d tour, il est le député le mieux élu de la grande région Occitanie.

Attaché à son terroir,[réf. nécessaire] il est président fondateur de l'association culturelle Marcel Guiraud qui a initié le 1er restaurant-bibliothèque de France "La Biblioteca" à Saint-Pierre-de-Trivisy et auteur, avec le photographe Max Armengaud, d'un ouvrage référence sur la Montagne Tarnaise "Nostra Montanha".

Supporteur du Castres olympique et du Sporting club albigeois, et du XV de France, il est trésorier de l'Association des parlementaires du rugby, talonneur coprésident du XV parlementaire.

Synthèse des mandats

Mandats nationaux

Député du Tarn depuis le (de la Première circonscription du Tarn depuis juin 2012).

Apparenté au groupe UDF entre 2002 et 2007, puis au groupe Nouveau Centre entre 2007 et 2012.

Se présentant comme gaulliste social, il est soutenu par l'Union des Centristes Tarnais (Alliance centriste, Nouveau Centre, MoDem, Parti radical) aux élections législatives de juin 2012. Il adhère au groupe UDI (Union des démocrates et indépendants) à l'Assemblée nationale en juillet 2012. Il se présente en se réclamant de la majorité présidentielle, sans pour autant être investi par LREM, en 2017, puis il adhère au groupe LREM, une fois réelu.

Mandats locaux

Publication

  • Philippe Folliot et Xavier Louy, France-sur-Mer : un empire oublié, Éditions du Rocher, 2009
  • Philippe Folliot et Max Armengaud, Nòstra Montanha, la montagne Tarnaise, Éditions la Bibliotèca, 2015
  • Philippe Folliot, Ma France – Chroniques des temps présents et futurs, Éditions la Bibliotèca, 2016

Notes et références

  1. http://www.europe1.fr/politique/presidentielle-ludi-excommunie-lalliance-centriste-pour-son-ralliement-a-emmanuel-macron-3195287
  2. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 3e trimestre 2009, 488 p., p. 127
  3. Le président de l'UDF compte ses soutiens, La Croix, 30 avril 2007.
  4. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 3e circonscription du Tarn sur le site du ministère de l'Intérieur
  5. Résultats des élections municipales de 2008 à Castres sur le site officiel du ministère de l'Intérieur
  6. « Emploi : garantir de justes conditions de rémunération aux salariés concernés par le reclassement », sur Assemblée nationale (consulté le 12 février 2010)
  7. Philippe Folliot a déposé cette proposition après le scandale d'offres de reclassement en Inde à des salariés de la société Carreman de Castres pour un salaire de 69 € par mois. Le Code du travail oblige en effet l'employeur à proposer, en cas de licenciement économique, à son salarié un emploi équivalent dans les autres structures ou filiales de l'entreprise, y compris à l'étranger si c'est le cas.
  8. http://www.lcp.fr/emissions/jaimerais-vous-y-voir/2736-philippe-folliot-chez-les-paras
  9. « La semaine du député », sur Philippe Folliot (consulté le 12 février 2010)
  10. « Le bureau exécutif », sur Alliance centriste (consulté le 12 février 2010)
  11. « Groupe d'études sur le problème du Tibet », sur Assemblée nationale (consulté le 12 février 2010)
  12. http://www.philippe-folliot.fr/wp-content/uploads/2011/11/semaine-du-6-au-13-novembre.pdf
  13. Les lieutenants de François Bayrou pour 2012, Le Figaro, 16 novembre 2011.
  14. Le député Philippe Folliot rejoint François Bayrou, toulouse7.com, 13 décembre 2011.
  15. À droite, de plus en plus de ralliements à François Bayrou, Le Figaro, 8 janvier 2012.
  16. http://www.tarn.fr/fr/conseil-general/institution-departementale/pages/cantons-carte.aspx
  17. http://www.tarn.fr/Fr/conseil-general/assemblee-departementale/Documents/Redecoupage-des-cantons-du-Tarn_carte.pdf
  18. http://www.tarn.fr/Fr/conseil-general/assemblee-departementale/Pages/assembleedep/conseillers-generaux.aspx
  19. http://www.tarn.fr/Fr/conseil-general/assemblee-departementale/Documents/Trombinoscope-Elus-2015-2021.pdf
  20. http://fr.calameo.com/read/001547609029185baf6f5
  21. Thierry Tchukriel, « Tarn : Thierry Carcenac réélu président par 28 voix contre 18 voix à Philippe Folliot », sur Le Tarn Libre, (consulté le 13 avril 2015)
  22. Philippe Folliot, « Valoriser l'île de La Passion (Clipperton) par l'implantation d'une station scientifique à caractère international », sur www.ladocumentationfrancaise.fr (consulté le 22 juin 2016)

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation
  • « Philippe Folliot », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  • Site officiel