Peter Pellegrini

Peter Pellegrini
Illustration.
Peter Pellegrini en 2018.
Fonctions
Président du gouvernement slovaque
En fonction depuis le
(3 mois et 20 jours)
Président Andrej Kiska
Gouvernement Pellegrini
Législature VIIe
Coalition SMER-SD-SNS-MOST-HÍD
Prédécesseur Robert Fico
Ministre slovaque de l'Intérieur
(intérim)

(9 jours)
Président du gouvernement Lui-même
Gouvernement Pellegrini
Prédécesseur Tomáš Drucker
Successeur Denisa Saková
Ministre slovaque de la Culture
(intérim)

(15 jours)
Président du gouvernement Robert Fico
Gouvernement Fico III
Prédécesseur Marek Maďarič
Successeur Ľubica Laššáková
Vice-président du gouvernement
chargé des Investissements et du Numérique

(1 an, 11 mois et 27 jours)
Président du gouvernement Robert Fico
Gouvernement Fico III
Prédécesseur Ľubomír Vážny
Successeur Richard Raši
Président du Conseil national

(1 an, 3 mois et 27 jours)
Législature VIe
Prédécesseur Pavol Paška
Successeur Andrej Danko
Ministre de l'Éducation, de la Science, de la Recherche et des Sports

(4 mois et 22 jours)
Président du gouvernement Robert Fico
Gouvernement Fico II
Prédécesseur Dušan Čaplovič
Successeur Juraj Draxler
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Banská Bystrica (Tchécoslovaquie)
Parti politique SMER-SD
Diplômé de université Matej Bel
université technique
de Košice
Profession travailleur indépendant

Peter Pellegrini
Présidents du gouvernement slovaque

Peter Pellegrini, né le à Banská Bystrica, est un homme d'État slovaque membre de SMER - social-démocratie (SMER-SD) et président du gouvernement depuis 2018.

Né dans le centre de la Slovaquie et issu d'une famille d'origine italienne, il est diplômé en économie et commence à travailler comme travailleur indépendant avant de devenir assistant parlementaire en . En , il est élu député au Conseil national.

Il est nommé secrétaire d'État du ministère des Finances en . Deux ans plus tard, il est désigné ministre de l'Éducation et des Sports avant d'être porté à la présidence de l'assemblée parlementaire. Il n'est pas reconduit en car il revient au gouvernement, en tant que vice-président chargé des Investissements.

À la suite de la crise déclenchée en par l'assassinat de Ján Kuciak, il est chargé par le président de la république Andrej Kiska de former un nouveau cabinet du fait de la démission de Robert Fico.

Biographie

Formation et vie professionnelle

Il naît le à Banská Bystrica, dans le centre de la République socialiste slovaque. Fils d'un mécanicien et d'une enseignante, une partie de ses ancêtres sont Italiens, venus pour construire des rails de chemin de fer et son arrière-grand-père s'était installé à Žiar nad Hronom — située à une trentaine de kilomètres de Banská Bystrica — à la fin du XIXe siècle[1].

Il étudie à la faculté d'économie à l'université Matej Bel, dans sa ville natale, puis à l'université technique de Košice. Il devient alors travailleur indépendant[2].

Vie politique

Débuts

Il s'engage en politique en , lorsqu'il est recruté comme assistant parlementaire par Ľubomír Vážny, député du parti social-démocrate SMER - social-démocratie (SMER-SD) de Robert Fico[3].

Aux élections législatives du , il est élu à 30 ans député au Conseil national de la République slovaque. Membre de la commission des Affaires économiques, il y préside la sous-commission des Transports, des Services postaux, des Communications et de la Numérisation de la société[2].

À la suite des élections législatives anticipées du , il devient secrétaire d'État du ministère des Finances[2].

Ministre puis président du Parlement

Il est nommé le ministre de l'Éducation, de la Science, de la Recherche et des Sports dans le deuxième gouvernement de Robert Fico en remplacement de Dušan Čaplovič[3].

Toutefois le suivant, il est élu président du Conseil national en remplacement de Pavol Paška, par 120 voix favorables sur 136 députés présents, alors que les observateurs s'attendaient à la candidature du ministre de la Culture Marek Maďarič. Après son entrée en fonction, il dit qu'il sera guidé par la tolérance, le respect, l'ouverture et la coopération[4].

Retour au gouvernement

Il fait son retour au gouvernement après les élections du . Il devient effectivement premier vice-président du gouvernement, chargé des Investissements et du Numérique[5] le .

À ce poste, il joue un rôle majeur dans la décision de Jaguar Land Rover d'ouvrir une usine en Slovaquie en , et non en Pologne, pour un total d'investissements de 1,4 milliard d'euros[1].

Président du gouvernement

Le mandat du chef de l'État

Le , le président de la République Andrej Kiska annonce qu'il a l'intention de demander à Peter Pellegrini de constituer un nouveau gouvernement « dès [qu'il aura] reçu la lettre de démission » de Robert Fico, qui avait annoncé la veille son départ du pouvoir en raison de la crise politique provoquée par l'assassinat du journaliste Ján Kuciak[6]. Contrairement à Fico, Pellegrini refuse de considérer que les manifestations sont une tentative de coup d'État. Il se dit « profondément touché par ce meurtre » et affirme que « la Slovaquie n'a jamais été ni ne doit être un pays où les conflits avec les journalistes sont résolus par une arme à feu »[1].

Lors de leur entretien préalable à sa désignation, il présente au chef de l'État les parrainages de 79 députés, garantissant ainsi au chef de l'État qu'il dispose d'une majorité absolue au sein du Conseil national, et se trouve ainsi chargé de former le nouvel exécutif slovaque[7].

Le rejet d'une première liste de ministres

Il dévoile le la composition de son cabinet, qui compte 14 ministres, dont un nouveau ministre de l'Intérieur et un nouveau ministre de la Justice. À l'exception de ce dernier, issu de Most-Híd, tous les changements réalisés concernent des ministères relevant de la SMER-SD. Après que le ministre de la Santé Tomáš Drucker a refusé de succéder à Robert Kaliňák, Pellegrini propose de confier le ministère de l'Intérieur à Jozef Ráž, un indépendant proche de Drucker[8]. Le lendemain, le chef de l'État indique qu'il a annoncé à Pellegrini qu'il refuse de nommer le gouvernement tel qu'il lui est proposé et lui laisse un délai de trois jours pour soumettre une nouvelle liste de ministres[9]. Disant apprécier « l'approche constructive » de Pellegrini, qu'il considère comme « un changement bienvenu », Kiska explique souhaiter « un gouvernement capable de sécuriser une enquête indépendante et impartiale de l'assassinat de Kuciak et Martina Kušnírová, et sur les suspicions de crime organisé sur lesquelles [Kuciak] écrivaient »[10].

Désignation

Le , le chef de l'État accepte une deuxième liste — dans laquelle Tomáš Drucker deviendrait ministre de l'Intérieur — et annonce la nomination de Pellegrini pour le lendemain[11].

Notes et références

  • (sk) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en slovaque intitulé « Peter Pellegrini » (voir la liste des auteurs).
  1. a, b et c Laszlo Juhasz avec Jan Marchal, « Slovaquie: le Premier ministre pressenti, un hommme politique cultivé et ouvert au compromis », TV5 Monde,‎ (lire en ligne).
  2. a, b et c (en) Gouvernement slovaque, « Deputy Prime Minister », sur vicepremier.gov.sk, (consulté le 18 mars 2018).
  3. a et b (en) « Deputy prime minister for investments: Peter Pellegrini (Smer) », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  4. (en) « Smer’s Pellegrini takes up speaker role », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  5. (en) « Meet Slovakia's new cabinet », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  6. « Slovaquie: le vice-Premier Peter Pellegrini pressenti pour former le nouveau gouvernement », Radio-télévision belge de la Communauté française,‎ (lire en ligne).
  7. (en) « Pellegrini is the new PM », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Michaela Terenzani, « Pellegrini’s cabinet bets on a non-partisan interior minister », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  9. « Slovaquie: le président refuse de nommer le gouvernement », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Michaela Terenzani, « President will not appoint Pellegrini cabinet as proposed », The Slovak Spectator,‎ (lire en ligne).
  11. « Slovaquie: le président approuve le nouveau gouvernement », sur FIGARO (consulté le 21 mars 2018)

Voir aussi

Articles connexes