Pete Buttigieg

Pete Buttigieg
Illustration.
Pete Buttigieg en 2019.
Fonctions
32e maire de South Bend

(8 ans)
Élection 8 novembre 2011
Réélection 3 novembre 2015
Prédécesseur Steve Luecke
Successeur James Mueller
Biographie
Nom de naissance Peter Paul Montgomery Buttigieg
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance South Bend
(Indiana, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Université Harvard
Pembroke College
Profession Consultant
Militaire
Religion Épiscopalisme[1],[2]

Pete Buttigieg /pit ˈbutəˌd͡ʒɛd͡ʒ/[3], né le à South Bend (Indiana), est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate, il est maire de South Bend de 2012 à 2020. Il se présente aux primaires de son parti pour l'élection présidentielle de 2020.

Situation personnelle

Jeunesse et formation

Peter Paul Montgomery Buttigieg naît le à South Bend, dans l'État d'Indiana, aux États-Unis. Il est le fils de Joseph Buttigieg, originaire de l'île de Malte (Hamrun), et de Jennifer Ann (née Montgomery).

Diplômé de l'école secondaire St-Joseph de South Bend en 2000, dont il sort major de sa promotion[4], il étudie ensuite à l'université Harvard de 2000 à 2004 (baccalauréat en arts, histoire et lettres). Il est alors président du comité consultatif étudiant au Harvard Institute of Politics[5],[6]. Buttigieg est aussi membre de la fraternité Phi Beta Kappa[7]. Durant ses études, il effectue un stage chez NBC News (2003) et travaille pour la campagne présidentielle de John Kerry (2004)[8]. De 2005 à 2007, il étudie à l'université d'Oxford (baccalauréat en arts, philosophie, politique et économie) grâce à une bourse Rhodes[8].

Carrière professionnelle et militaire

Il commence sa carrière en 2007 en tant que consultant au cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Company[8]. Il y reste jusqu'en 2010.

Buttigieg fait partie de l'United States Navy Reserve en 2009. Il sert pendant 7 mois en 2013 en Afghanistan[9],[10]. Il reste lieutenant dans la Navy Reserve[2].

Vie privée

Le , Buttigieg annonce dans une publication qu'il est homosexuel[11]. Il est le premier homme politique ouvertement gay de l'Indiana[12]. Le , Buttigieg annonce ses fiançailles avec Chasten Glezman[13] (né en 1989), professeur de pédagogie Montessori dans un collège privé de l'Indiana. Le couple se marie le lors d'une cérémonie à la cathédrale de Saint-James de South Bend [2],[14] et fait en 2019 la couverture du magazine Time[15],[16].

En plus de l'anglais, Pete Buttigieg parle le norvégien, le français, l'espagnol, l'italien, le maltais, l'arabe et le dari, soit un total de huit langues[17].

Buttigieg est chrétien et a déclaré que sa foi avait fortement influencé sa vie[1],[2].

Parcours politique

Débuts

Buttigieg se lance en politique à l'occasion des élections de mi-mandat de 2010, à l'âge de 27 ans. Il se présente au poste de trésorier de l'Indiana, détenu par les Républicains depuis 1979. Durant la campagne, il critique notamment le trésorier sortant républicain Richard Mourdock pour son opposition au plan de soutien à l'industrie automobile. Il est largement battu par Mourdock, ne rassemblant que 38 % des suffrages[18].

Maire de South Bend

Pete Buttigieg en 2010.

Le , Pete Buttigieg est élu maire de South Bend avec 74 % des voix[19] et prend ses fonctions le  ; il est alors le plus jeune maire d'une ville des États-Unis d'au moins 100 000 habitants[19].

Photographie de l'immeuble abritant le bureau du maire et divers services municipaux dans le centre de South Bend.
Immeuble de South Bend abritant le bureau du maire.

La même année, Buttigieg renvoie Darryl Boykins, le chef de la police de South Bend, après qu'une enquête fédérale a révélé que le département de police avait enregistré illégalement les appels de plusieurs officiers[20]. Buttigieg a également renvoyé le directeur de la communication de la police qui avait découvert les enregistrements et a continué à enregistrer la ligne téléphonique, suivant ainsi l'instruction de Boykins[20]. Le directeur de la communication déclare que les bandes contiennent les enregistrements de quatre policiers faisant des déclarations racistes[21].

Buttigieg décide par la suite de demander la démission de Boykins[22]. Boykins accepte mais demande rapidement à récupérer son poste, soutenu dans sa démarche par des habitants de South Bend et un conseiller juridique. Buttigieg décline la demande de Boykins qui poursuit ensuite la ville pour discrimination raciale[22]. Buttigieg règle par la suite l'affaire hors des tribunaux par un accord avec la partie adverse pour plus de 800 000 dollars[23]. Buttigieg est appelé par ses opposants politiques à publier les bandes accusées de contenir la preuve du racisme de certains des officiers de la police de South Bend mais il refuse[21]. Un tribunal de l'Indiana s'est saisi de l'affaire pour décider de la potentielle divulgation des enregistrements[24].

Il est réélu en , obtenant plus de 80 % des voix[25]. En , il annonce qu'il ne se représentera pas pour un troisième mandat[26],[27].

Le , Buttigieg annonce sa candidature pour le poste de président du Comité national démocrate[28]. Sa candidature est décrite du fait qu'il a construit une stature nationale en tant que candidat surprise dans la course à la présidence[29]. Il fait campagne sur l'idée que le Parti démocrate est vieillissant et que sa direction doit être donnée à une nouvelle génération[29]. Il a le soutien d'un ancien président du Comité national démocrate, Howard Dean[29]. Il retire finalement sa candidature le jour de l'élection[29]. Il est alors mentionné comme un candidat possible pour l'élection présidentielle américaine de 2020[30].

Primaires démocrates de 2020

Le , Buttigieg forme un comité exploratoire pour se présenter à l'élection présidentielle de 2020[27]. Le , il participe à une réunion publique organisée par la chaîne CNN. Sa prestation est remarquée, notamment lorsqu'il critique le vice-président Mike Pence, également originaire de l'Indiana, pour être devenu la pom-pom girl de la présidence des vedettes pornos (the cheerleader of the porn star presidency), ajoutant : A-t-il arrêté de croire aux saintes écritures lorsqu'il a commencé à croire en Donald Trump ? (Is it that he stopped believing in Scripture when he started believing in Donald Trump?)[31]. Dans les 24 heures qui suivent l'émission, sa campagne lève plus de 600 000 dollars auprès de 22 000 donateurs[32]. Quelques jours plus tard, il atteint les 65 000 donateurs nécessaires pour participer aux débats organisés par le Comité national démocrate[31].

Pete Buttigieg en campagne en Iowa en janvier 2020.

Le , il annonce officiellement, depuis l'ancienne usine Studebaker de South Bend, qu'il est candidat aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2020[33]. Malgré son jeune âge, Pete Buttigieg prétend qu’en ayant effectué deux mandats de maire, il a « davantage d’années d’expérience en matière de gouvernance que Donald Trump »[34].

Au deuxième trimestre de l'année 2019, il est le candidat qui reçoit le plus de fonds pour sa campagne, avec 24,8 millions de dollars[35], soit le triple de ce qu'il avait réussi à réunir entre janvier et avril.

Les intentions de vote en sa faveur dans les sondages augmentent progressivement à partir de l'automne 2019[36], en particulier dans l'Iowa, premier État à organiser son scrutin pour les primaires présidentielles[37]. Dans cet État du Midwest réputé proche de son État d'origine, l'Indiana, il rattrape les favoris de la campagne, notamment Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders, à partir du mois de novembre, et certaines enquêtes d'opinion le désignent premier choix des électeurs démocrates[38],[39],[40]. Il réalise également une percée dans le New Hampshire, deuxième État à tenir son scrutin[41]. La presse et ses adversaires démocrates soulignent toutefois que ces bons scores se limitent à deux États où l'électorat démocrate est à la fois plus âgé, plus éduqué et davantage peuplé de populations blanches que dans le reste du pays, ajoutant que les sondages lui sont nettement moins favorables dans les États suivants, la Caroline du Sud et le Nevada, où les minorités ethniques sont numériquement plus importantes. Il semble souffrir d'une popularité moindre parmi les Hispaniques ou les Afro-Américains[42],[43],[44], chez qui « des préoccupations concernant son expérience et son orientation sexuelle » semblent contribuer à ces mauvais résultats selon The Washington Post[45].

Le , il remporte de justesse le caucus de l'Iowa en nombre de délégués, obtenant 26,2 % des délégués d’État, juste devant Bernie Sanders (26,1 %)[46],[47],[48]. Il arrive en deuxième position lors de la primaire du New Hampshire du , recueillant 24 % des voix contre 26 % pour Bernie Sanders[49]. Lors du caucus du Nevada et de la primaire de Caroline du Sud des 22 et , il arrive respectivement en troisième et en quatrième position[50],[51].

Il suspend sa campagne le , deux jours avant le Super Tuesday[52]. Notre objectif a toujours été d’aider à rassembler les Américains pour battre Donald Trump (…) la meilleure façon de rester fidèle à ces objectifs est de se retirer et d’aider à rassembler notre parti et notre pays, déclare-t-il[53]. Il se rallie dès le lendemain à Joe Biden[54].

Prises de position

Pete Buttigieg s'identifie lui-même en tant que progressiste et partisan du capitalisme démocratique[55]. Il est généralement considéré dans la presse comme un modéré du Parti démocrate[56]. Il est favorable à une couverture santé universelle ; un meilleur dialogue et plus de coopération entre le Parti démocrate et les syndicats ; la vérification universelle des antécédents pour l'achat d'arme à feu ; des politiques environnementales qui s'attaquent à la pollution et luttent contre le réchauffement climatique, qu'il considère comme « une menace de sécurité nationale ». Il soutient également la législation fédérale interdisant la discrimination à l'égard des personnes LGBT et le programme d'action différé (DACA) pour les enfants immigrants, qui arrivent aux États-Unis[57],[55]. Il se prononce pour l'abolition du Collège électoral pour l'élection du président des États-Unis[58].

Publications

  • (en) Shortest Way Home: One Mayor's Challenge and a Model for America's Future, New York, Liveright, (ISBN 9781631494376 et 1631494376, OCLC 1085565890).

Historique électoral

Résultats aux élections municipales
de South Bend
Année Pete Buttigieg Républicain Libertarien
2011 73,85 % 19,38 % 6,77 %
2015 80,41 % 19,59 %

Notes et références

  1. a et b « Evangelicals helped get Trump into the White House. Pete Buttigieg believes the religious left will get him out. », sur www.washingtonpost.com (consulté le 16 avril 2019)
  2. a b c et d (en) Frank Bruni, « Opinion | The First Gay President ? », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  3. Prononciation en anglais américain retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  4. (en) « Indiana State Treasurer Name: Pete Buttigieg », South Bend Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 14 avril 2019)
  5. (en) Harvard Institute of Politics, « Public Service Fast Track Former IOP Student Advisory Committee member Peter Buttigieg ’04 elected mayor of South Bend », harvard.edu,
  6. (en) « Américain Rhodes Scholars-Elect for 2005 » [PDF], Americanrhodes.org (consulté le 18 juin 2015)
  7. (en) Harvard University Gazette, « Phi Beta Kappa elects 92 seniors to Harvard chapter », harvard.edu,‎ (lire en ligne)
  8. a b et c (en) « Pete Buttigieg's Biography », sur Vote Smart (consulté le 4 avril 2019)
  9. Erin Blasko, « Navy Reserve to deploy Buttigieg to Afghanistan », South Bend Tribune,‎ (lire en ligne)
  10. « South Bend mayor back from Afghanistan deployment », Navy Times,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « 'South Bend Mayor: Why coming out matters' », South Bend Tribune,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « 'Pete Butigieg's announcement creates a buzz' », South Bend Tribune,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « South Bend Mayor Pete Buttigieg announces engagement », WNDU,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Jason Lemon, « Mayor Pete Buttigieg explains why he can become America's first millennial president », sur Newsweek, (consulté le 11 mars 2019)
  15. « Le couple gay qui pourrait changer la face de la Maison Blanche et de l'Amérique », sur www.7sur7.be, (consulté le 31 mai 2019)
  16. (en) « Mayor Pete Buttigieg's Unprecedented Presidential Campaign », sur Time (consulté le 31 mai 2019)
  17. (en) Tara McKelvey, « Why would an American learn Norwegian? », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2019)
  18. (en) Stephanie Akin, « Pete Buttigieg, youngest of 2020 hopefuls, was unwilling to wait his turn in 2010 too », sur rollcall.com, (consulté le 22 novembre 2019)
  19. a et b (en) Jaime Fuller, « The most interesting mayor you’ve never heard of », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  20. a et b (en) « From youngest mayor to Smart Streets: A timeline of Pete Buttigieg's political career », sur South Bend Tribune, (consulté le 5 décembre 2019).
  21. a et b (en) Lincoln Wright et Madeline Buckley, « Judge's ruling on police wiretap tapes leaves questions unanswered », sur South Bend Tribune (consulté le 5 décembre 2019).
  22. a et b (en) « Years-old controversy surrounding secret police tapes is newly relevant amid Pete Buttigieg's rise », sur m.cnn.com, (consulté le 5 décembre 2019).
  23. (en) Mark Peterson, « Largest settlement yet on SB police tapes case », sur www.wndu.com (consulté le 5 décembre 2019).
  24. (en) Ian Swanson, « Secret tapes linger over Buttigieg's meteoric rise », sur TheHill, (consulté le 5 décembre 2019)
  25. (en) Mark Peterson, « South Bend Mayor Pete Buttigieg wins re-election », sur www.wndu.com (consulté le 26 mars 2019)
  26. (en) Jeff Parrott, « Pete Buttigieg will not seek a third term as South Bend mayor », sur South Bend Tribune (consulté le 26 mars 2019)
  27. a et b (en) Sara Burnett, « Indiana Mayor Pete Buttigieg Exploring 2020 Presidential Bid », sur nbcboston.com, (consulté le 16 avril 2019)
  28. (en) Jonathan Martin, « Indiana Mayor Running for D.N.C. Chairman », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  29. a b c et d (en) Alex Seitz-Wald et Phil McCausland, « DNC Race: Tom Perez Becomes DNC Chair in Close Election Victory », NBC News,‎ (lire en ligne)
  30. (en) Elizabeth Brown-Kaiser, « Why Obama could think Pete Buttigieg is a possible 2020 contender?: Powerhouse Politics », ABC News,‎ (lire en ligne)
  31. a et b (en) Chelsea Janes et Michael Scherer, « Pete Buttigieg, the young and openly gay Midwest mayor, finds a voice in crowded Democratic presidential field », sur washingtonpost.com, (consulté le 16 avril 2019)
  32. (en) Dan Merica, « Buttigieg feels momentum after CNN town hall, with $600K raised in 24 hours », sur edition.cnn.com, (consulté le 16 avril 2019)
  33. (en) Trip Gabriel, « Pete Buttigieg Announces Official Start to 2020 Campaign », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 15 avril 2019)
  34. « Présidentielle américaine: Pete Buttigieg, le millenial qui monte », sur Libération.fr, (consulté le 24 octobre 2019)
  35. « Election présidentielle américaine - Dix choses à savoir sur Pete Buttigieg », sur parismatch.com (consulté le 23 septembre 2019)
  36. « L'irrésistible ascension de Pete Buttigieg, candidat gay à la primaire démocrate », sur KOMITID, (consulté le 20 novembre 2019)
  37. (en) Quint Forgey, « Buttigieg surges in Iowa poll », sur POLITICO (consulté le 17 novembre 2019)
  38. « Buttigieg en tête des démocrates dans l’Iowa, une première », sur Journal Métro, (consulté le 17 novembre 2019)
  39. « USA 2020-Un sondage place Buttigieg devant Warren et Biden dans l'Iowa », sur www.zonebourse.com (consulté le 17 novembre 2019)
  40. (en) « CBS News Battleground Tracker: Buttigieg rises in Iowa and New Hampshire, Biden back atop delegate hunt », sur www.cbsnews.com (consulté le 17 novembre 2019)
  41. (en) Marc Fortier, « Pete Buttigieg Vaults Into 1st Place in Latest New Hampshire Primary Poll », sur nbcboston.com, (consulté le 20 novembre 2019).
  42. (en) Nathaniel Rakich, « What Happens If Buttigieg Wins Iowa? », sur fivethirtyeight.com, (consulté le 20 novembre 2019).
  43. (en) Elena Schneider, « ‘Everyone’s going to come for Pete’: Buttigieg faces debate spotlight », sur politico.com, (consulté le 20 novembre 2019).
  44. Primaires démocrates : Pete Buttigieg jette l'éponge, lepoint.fr, 2 mars 2020
  45. (en) Scott Clement, Cleve R. Wootson Jr., Dan Balz et Emily Guskin, « Biden holds wide lead among black voters in Democratic presidential race, Post-Ipsos poll finds », sur washingtonpost.com, (consulté le 10 février 2020).
  46. (en) « Live election results: Iowa caucuses 2020 », sur www.politico.com (consulté le 7 février 2020)
  47. (en) Zach Montellaro, « Buttigieg, Sanders separated by thousandths of a point after Iowa recanvass », sur POLITICO (consulté le 25 février 2020)
  48. (en) « Buttigieg still leads Sanders after Iowa caucus recount », sur POLITICO (consulté le 28 février 2020)
  49. (en) « Live election results: New Hampshire primaries 2020 », sur www.politico.com (consulté le 22 février 2020)
  50. (en) « Live election results: Nevada caucuses 2020 », sur www.politico.com (consulté le 24 février 2020)
  51. (en) « Live election results: South Carolina primaries 2020 », sur www.politico.com (consulté le 1er mars 2020)
  52. (en) Elena Schneider, « Buttigieg drops out of presidential race », sur POLITICO (consulté le 2 mars 2020)
  53. Gilles Paris, « Primaires démocrates américaines : Pete Buttigieg se retire et prend date », sur lemonde.fr,
  54. Valérie Samson, « Joe Biden engrange les soutiens au centre du parti démocrate », sur Le Figaro.fr, (consulté le 3 mars 2020)
  55. a et b Zack Beauchamp, « Pete Buttigieg explains why millenials have a dim view of capitalism », sur Vox, (consulté le 18 avril 2019)
  56. « Primaire démocrate: Warren en vedette, les centristes donnent de la voix », sur Le Point, (consulté le 26 octobre 2019)
  57. (en) « What does Pete Buttigieg believe? Where the candidate stands on 7 issues », sur PBS NewsHour, (consulté le 18 avril 2019)
  58. « Primaires démocrates : Pete Buttigieg, le millenial qui monte », sur Libération.fr, (consulté le 26 octobre 2019)

Liens externes