Personnalités de Nouvelle-Calédonie

L'article sur les Personnalités de Nouvelle-Calédonie est une liste des personnages ayant ou ayant eu une importance politique, culturelle, économique, sportive ou sociale en Nouvelle-Calédonie.

Personnalités de Nouvelle-Calédonie

Sommaire

Les représentants du pouvoir métropolitain

Cette liste est ici non-exhaustive, ne sont recensés que certains commandants, gouverneurs ou hauts-commissaires.

Exemples de commandants pour la Nouvelle-Calédonie (1853-1860)

Exemples de gouverneurs coloniaux (1860-1946)

Exemples de gouverneurs du territoire d'outre-mer (1946-1981)

  • Aimé Grimald (1903-2000) : 1956-1958, qui organise la mise en place de la loi-cadre Defferre,
  • Laurent Péchoux (1904-2000) : 1958-1963, qui opère une centralisation et gère la limitation de l'autonomie néo-calédonienne voulue par le gouvernement central,
  • Gabriel Ériau (né en 1914) : 1974-1978, qui met en place un nouveau statut d'autonomie.

Hauts-commissaires (depuis 1981)

Les représentants nationaux ou européens du territoire

Députés de la Nouvelle-Calédonie (depuis 1945)

Sénateurs de Nouvelle-Calédonie (depuis 1947)

La Constitution de 1946 attribue à la Nouvelle-Calédonie un siège au Conseil de la République, l'équivalent du Sénat des IIIe et Ve Républiques[3].

Membres du Conseil économique, social et environnemental

La Nouvelle-Calédonie a un représentant qui fait partie du groupe de l’Outre-Mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE), autrefois appelé et jusqu'en 2008 Conseil économique et social (CES). Comme les autres représentants de collectivités ultramarines, il est nommé par le gouvernement français sur proposition du ministre de l’Outre-Mer, après consultation des organisations professionnelles du territoire.

À partir de 2004, le CES puis le CESE a toujours compté parmi ses membres et au sein du groupe de l’Outre-Mer un deuxième membre néo-calédonien, non pas désigné pour représenter cette collectivité mais parmi les 15 personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique et culturel nommées par décret du conseil des ministres pris sur le rapport du Premier ministre. Il s'agit successivement de :

Députés européens

Les électeurs néo-calédoniens participent aux élections du Parlement européen, comme tout citoyen français, depuis 1979. Toutefois, la Nouvelle-Calédonie a toujours fait partie de circonscriptions plus larges et n'a donc pas de député européen qui la représente strictement : l'ensemble de la France jusqu'en 2004, puis la circonscription Outre-Mer de 2004 à 2009 et finalement la section Pacifique de cette circonscription Outre-mer depuis 2009. Il n'y a alors eu que deux députés européens originaires de Nouvelle-Calédonie :

Les principaux élus locaux

Les présidents du conseil général, de l'Assemblée territoriale puis du Congrès (depuis 1885)

Une première assemblée délibérante élue a été créée en 1885 sous le nom de conseil général, qui s'est ensuite appelée Assemblée territoriale à partir de 1957, puis Congrès du Territoire à partir de 1984 et finalement Congrès de la Nouvelle-Calédonie depuis 1999.

La liste ci-dessous ne tient pas compte des réélections annuelles (celles-ci sont indiquées sur la page Assemblée de la Polynésie française).

Les vice-présidents du conseil de gouvernement puis les présidents du gouvernement ou du conseil exécutif (depuis 1957)

Si le gouverneur puis le Haut-commissaire a officiellement été le « chef du Territoire » jusqu'en 1999, un exécutif local a existé à partir de 1957. Il a pris le nom de Conseil de gouvernement de 1957 à 1984, avec l'existence d'un vice-président qui en était le chef politique effectif de 1956 à 1964 et de 1977 à 1984, puis de Gouvernement du territoire (avec un président et un vice-président nommé par ce dernier) de 1984 à 1985, de Conseil exécutif (avec un président qui est aussi celui du Congrès jusqu'en 1988) de 1985 à 1989 et finalement de Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (avec un président et un vice-président, tous deux élus par leurs pairs, le gouvernement étant collégial) depuis 1999.

Les vice-présidents du conseil de gouvernement de 1957 à 1964 puis de 1977 à 1984, puis les personnalités ayant porté le titre de président de l'exécutif de 1984 à 1989 et depuis 1999 ont ainsi été :

Certains de ces exécutifs dirigés par un président ont également compté un numéro deux appelé « vice-président » de 1984 à 1985 et depuis 1999 :

Les présidents du Conseil consultatif coutumier puis du Sénat coutumier (depuis 1990)

Les accords de Matignon-Oudinot ont créé un Conseil consultatif coutumier, mis en place en 1990 et transformé en 1999, suite à l'accord de Nouméa, en un Sénat coutumier. Les présidents de cette instance ont été :

Les présidents du Comité puis Conseil économique et social puis du Conseil économique, social et environnemental

Les accords de Matignon prévoient la création d'un Comité économique et social territorial de la Nouvelle-Calédonie, effective en 1991. Il prend ensuite le nom de Conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie (CES-NC) en 1999 et finalement de Conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie (CESE-NC) en 2013. Les présidents successifs ont été :

Les présidents d'Assemblée de Province (depuis 1989)

Province Sud

Province Nord

Province des îles Loyauté

Les maires

Les maires de Nouméa (depuis 1874)

Article détaillé : Liste des maires de Nouméa.

Le statut de commune est accordé à Nouméa en 1874, ce qui en fait la plus ancienne municipalité (et assemblée élue) de Nouvelle-Calédonie ainsi que de l'ensemble de l'Océanie française. La liste des maires n'est pas exhaustive ici (se reporter à l'article dédié), étant donné le grand nombre de premiers magistrats qui se sont succédé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1943, il s'agit de :

Les 33 maires actuels (depuis 2014)

Les signataires des accords

Accords de Matignon (26 juin 1988)

Accords d'Oudinot (20 août 1988)

Accord de Nouméa (5 mai 1998)

Familles notables de Nouvelle-Calédonie

La famille Ballande

Article connexe : Établissements Ballande.

Famille de négociants armateurs bordelais ayant concentré une grande partie de leurs activités commerciales avec le Pacifique et notamment la Nouvelle-Calédonie, où une partie d'entre eux ont fait souche, les Ballande ont marqué la vie politique (en parrainant activement la carrière politique de personnalités liées professionnellement ou maritalement à la famille, comme Roger Laroque), économique (import-export surtout alimentaire et de vin, grande et petite distribution, élevage, viticulture, mine) et culturelle (par un mécénat actif) de cet archipel dès la fin du XIXe siècle. La principale « station » ou propriété Ballande se trouve au nord de Tomo et au sud-est du territoire de la commune de Boulouparis.

La famille Cornaille

Descendante d'un colon-éleveur lorrain installé avec sa famille en 1881 à Ouaco, la famille Cornaille est rapidement devenue nombreuse et s'est réparti dans l'ensemble de la Grande Terre, en donnant de nombreuses personnalités actives dans la vie publique de l'archipel.

  • Gustave Cornaille (1873-1947), fils du pionnier, stockman, pêcheur, chef de chantier sur mine puis ouvrier puis responsable de l'entretien du premier barrage de Yaté à partir de 1924, a donné son nom à un lieu de pêche à Bourail (trou ou fosse Cornaille) et à un lieu-dit de Ouégoa.
  • Gustave Cornaille fils (1911-?), fils du précédent, prospecteur minier, maire de Thio (1961-1967), président du comité des fêtes de Thio en 1966.
  • Francis Cornaille (1921-1994), frère du précédent et fils de Gustave Cornaille père, Special Air Service et caporal des Forces aériennes françaises libres (FAFL) durant la Seconde Guerre mondiale, a donné son nom à une rue du Val Plaisance à Nouméa.
  • Daniel Cornaille (né en 1948), fils du précédent et petit-fils de Gustave Cornaille père, ancien cycliste puis dirigeant sportif, premier néo-calédonien victorieux du Tour de Nouvelle-Calédonie en 1968, sextuple médaille d'or aux Jeux du Pacifique, fondateur de la première école de cyclisme de Nouvelle-Calédonie, ancien président du Comité cycliste de la Province Sud (1988-1992), du Comité régional de cyclisme de Nouvelle-Calédonie (1992-2000) et du Comité territorial olympique et sportif ou CTOS (2003-2008), président du CESE-NC depuis 2016.
  • Kareen Cornaille (née en 1968), fille du précédent et arrière-petite-fille de Gustave Cornaille père, juriste, fonctionnaire, docteure en droit public de l'université de la Nouvelle-Calédonie (2006), diplômée d'études approfondies (DEA) d'histoire contemporaine, ancienne vacataire en histoire et géographie à l'université de la Nouvelle-Calédonie (2003-2006), conseillère municipale (2008-2014) puis 2e adjointe au maire de Nouméa Sonia Lagarde chargée de l’administration générale, des ressources humaines, des affaires juridiques et de l’informatique (depuis 2014), militante fondatrice de Calédonie ensemble.
  • Kathleen Cornaille-Pralong (née en 1979), demi-sœur de la précédente, fille de Daniel Cornaille et arrière-petite-fille de Gustave Cornaille père, journaliste et présentatrice du journal télévisé sur Canal 9 en Suisse.
  • Claude Cornaille (1926-1992), grand-oncle des deux précédentes et fils de Gustave Cornaille père, gérant de la cantine de la société du barrage de Yaté, employé de la Société Le Nickel et d'Enercal à Yaté, gérant de commerce dans ce village jusqu'à 1985, 1er adjoint au maire de Yaté (fin des années 1970).
  • Guy Mennesson (né en 1936) : neveu du précédent et petit-fils de Gustave Cornaille père, docker syndicaliste à Nouméa, secrétaire général de l'Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (USOENC) de 1978 à 1992, fondateur du Parti socialiste calédonien (PSC) en 1976, conseiller économique et social pour la Nouvelle-Calédonie (1984-1989).
  • Thierry Cornaille (né en 1955), arrière-petit-fils de Gustave Cornaille père (petit-fils d'Ernest Cornaille, fils de Roger Cornaille), haut-fonctionnaire, administrateur de sociétés et homme politique, directeur de l'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) à Paris (2002-2006), directeur général de la Société immobilière de la Nouvelle-Calédonie (SIC, bailleur de logements sociaux) et membre du CESE-NC (2006-2014), membre Calédonie ensemble du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargé du Budget, du Logement, du Développement numérique, du Suivi des Questions monétaires, du Crédit et des Relations avec le Congrès (2014-2016).
  • Martine Cornaille (née Cervera en 1955), épouse du précédent, enseignante en SVT à la retraite, présidente fondatrice de l'association écologiste « Ensemble pour la planète » (EPLP), présidente de l'Observatoire de l'environnement en Nouvelle-Calédonie (Œil, 2015-2017), membre du CESE-NC depuis 2016
  • Frédéric Angleviel, autre arrière-petit-fils de Gustave Cornaille père (petit-fils d'Estelle Cornaille, mariée à Joseph Mariotti, historien et écrivain. Professeur à l'école normale puis directeur du Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogique et enfin professeur des universités. Chevalier des palmes académiques et des arts et des lettres. Il a publié plus de vingt ouvrages dont les Missions à Wallis et Futuna (prix Auguste Pavie 1995), Ouvéa. Un drame de la colonisation (prix sciences du festival du livre insulaire d'Ouessant 2015), et une Histoire de la Nouvelle-Calédonie en 2018.

La famille Daly

Famille de la diaspora irlandaise originaire de Limerick, descendant d'un beau-frère de Tom Clarke et frère du révolutionnaire John Daly (1845-1916), les Daly (se prononce « Délé ») sont installés en Nouvelle-Calédonie depuis 1862. D'abord colons-éleveurs dans les plaines de la Tontouta puis à Naniouni, entre Païta et Tiaré, la famille Daly s'est ensuite lancée dans les affaires au travers de la maison de commerce Barrau.

  • James Daly (1864-1932), neveu des républicains irlandais Tom Clarke et John Daly, homme d'affaires et propriétaire éleveur, actionnaire et directeur de la société d'import-export Barrau à partir de 1900.
  • James-Louis « Jim » Daly (1898-1963), fils du précédent, directeur administratif de la compagnie Barrau, engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale, conseiller général (1930-1936) puis vice-président du conseil général (1936-1940), directeur du quotidien nationaliste, populaire et républicain La France australe, juge au tribunal, membre de la Chambre d'agriculture, une rue du Ouen-Toro à Nouméa porte son nom.
  • Numa Daly (1906-1992), frère du précédent et fils de James Daly, directeur puis membre du conseil de surveillance de la maison Barrau, conseiller municipal de Nouméa (1953-1957), juge au tribunal de commerce, membre de la Société des études historiques, fondateur en 1930 du club de football de l'Olympique de Nouméa mais aussi des ligues d'athlétisme, de water-polo, de basket-ball et de football ainsi que du Comité territorial des sports (devenu ensuite CTOS), investisseur dans la construction du vélodrome de Magenta puis du stade attenant qui porte ensuite son nom, a également contribué à créer la Croix-Rouge, le Rotary Club, l'Office du tourisme et le centre Raoul-Follereau.
  • Henri Daly (1918-2007), frère des deux précédents et fils de James Daly, chef de sociétés, fondateur en 1963 du Cercle des nageurs calédoniens (CNC) puis de la ligue de natation en 1966 dont il est le premier président, a donné son nom à la piscine municipale de Rivière-Salée.
  • Arnold Daly (né en 1921), fils de Jim Daly et neveu des deux précédents, conseiller de gouvernement gaulliste (UNR puis UD, 1967-1972), président de la Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie en 1976, à l'origine de la rénovation de l'aéroport international de Nouméa-La Tontouta et le début de la construction de la voie de dégagement ouest, le nom de la rue principale du quartier de Ouémo à l'est de Nouméa porte son nom.
  • Robert « Bob » Daly (né en 1931), attaché de direction de la société Barrau, a donné son nom à un mur d'escalade du quartier de Magenta.
  • Nathalie Daly (née en 1960), fille du précédent, journaliste de télévision et de radio, responsable d'émissions à RFO puis Nouvelle-Calédonie 1re, notamment présentatrice régulière du journal télévisé.
  • Valérie Laroque-Daly, sœur de la précédente et fille de Bob Daly, conseillère municipale « Avec nous, ça va changer » de Nouméa (depuis 2014).
  • Pascale Daly (née en 1963), sœur des deux précédentes et fille de Bob Daly, conseillère municipale « Changer, c'est capital » de Nouméa (2008-2014).
  • Mickaël « Mike » Daly (né en 1951), fils de Henri Daly, directeur de sociétés (magasin Marlène).
  • Dominique Daly (née Lecourtier en 1951), épouse du précédent, diététicienne, directrice de sociétés (La Restauration française), cadre du MEDEF en Nouvelle-Calédonie, président du Fonds social de l'habitat (2003-2005), élue Rassemblement-UMP au Congrès et à l'assemblée de la Province Sud (2009-2014).
  • Jacques Daly (né en 1952), fils de Henri Daly et frère de Mickaël Daly, directeur de sociétés d'import-export, médaillé aux Jeux du Pacifique en natation.

La famille De Greslan

Une des principales représentantes de la « colonisation bourbonnaise » (venue de La Réunion et arrivée en Nouvelle-Calédonie dans les années 1860), elle est initialement originaire de Nantes avec une tradition pour les métiers de droit depuis le XVIIe siècle. La famille De Greslan néo-calédonienne est ainsi l'une des branches descendant de Prosper de Greslan, procureur du roi puis député de La Réunion de 1849 à 1852. Si ses premiers membres ont fait souche en tant que planteurs et entrepreneurs, plusieurs personnalités issues de cette famille ont marqué la vie politique ou ont embrassé une carrière juridique.

  • Évenor de Greslan (1839-1900), fils de Prosper de Greslan, comte, arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1863, propriétaire et gérant d'une exploitation sucrière à Dumbéa, conseiller général (1885-1889), franc-maçon fondateur de la loge locale « Union calédonienne ».
  • Prosper de Greslan (1875-1930), fils du précédent, chef d'entreprise, gérant d'une briqueterie.
  • Guy de Greslan (1903-1975), fils du précédent, chef d'entreprise, gérant d'une scierie.
  • Frederick de Greslan (1879-1945), oncle du précédent et fils d'Évenor de Greslan, prospecteur minier.
  • Évenor de Greslan (1908-1981), fils du précédent, employé de la Société Le Nickel, syndicaliste (délégué du personnel, fondateur du Syndicat autonome des mines et de l'industrie), conseiller territorial UC (1957-1972) puis MLC (1974-1977), fondateur en 1979 de la Fédération socialiste calédonienne (FSC).
  • Michèle Fournier (née de Greslan en 1937), fille du précédent, peintre sur porcelaine, fonctionnaire, militante associative (présidente du foyer Bethany pour les femmes en grande difficulté sociale, permanente auprès du Secours catholique et de la Croix Rouge), adjointe RPCR au maire de Nouméa Jean Lèques chargée des affaires sociales.
  • Claude Fournier (né en 1937), époux de la précédente, conseiller territorial MPC puis PSC (1972-1979), fondateur en 1979 de la FSC, secrétaire général du Congrès (1985-1995), président du club de football de L'Olympique de Nouméa et de la Fédération calédonienne de football.
  • Frédéric de Greslan (né en 1964), petit-fils de Guy de Greslan, avocat engagé dans de nombreuses affaires médiatiques et souvent en opposition au RPCR, membre Calédonie ensemble du Congrès et de l'Assemblée de la Province Sud (2009-2012 et 2014-2015), membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (2012-2014), chef de l'opposition municipale à Païta (depuis 2014), ancien conseiller municipal d'opposition de Nouméa (2008-2014).
  • Pascale Taurua (née en 1961), arrière-petite-fille de Frederick de Greslan et petite-nièce d'Évenor de Greslan, Miss Calédonie 1977 et Miss France 1978, artiste-peintre.

La famille Iekawé

Famille kanake de Tiga, la plus petite des quatre îles Loyauté, elle a donné plusieurs acteurs de la vie politique et administrative de la Nouvelle-Calédonie.

La famille Jeandot

Cette famille d'origine bourguignonne et lyonnaise arrivée dans les années 1980 gère en commun depuis 1988 la holding et le groupe Jeandot[5], devenu dominant dans le secteur de la concession automobile (pour les marques Kia, Suzuki, Ford, Land Rover, Jaguar, Audi, Volkswagen, Porsche, Renault, Dacia, Jeep, Ram Trucks, Opel, Fiat et Alfa Rome) en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, mais aussi dans la finance (avec la banque de crédit Nouméa Crédit créée en 1999), l'immobilier et l'imprimerie (Nouméa rotative). Le chef de la famille, Jacques Jeandot, fait de plus figure de véritable magnat des médias néo-calédoniens depuis le rachat en 2013 d'une majorité des parts de l'ensemble des filiales du groupe Hersant Média dans l'archipel (soit le seul quotidien de la collectivité Les Nouvelles calédoniennes, la radio NRJ Nouvelle-Calédonie et le journal gratuit de petites annonces ParuVendu s'ajoutant à Le Gratuit déjà imprimé par le groupe Jeandot[6]). La famille détient également une propriété sur les bords du canal Woodin, en face de l'île Ouen à l'extrémité sud-est du Mont-Dore et de la Grande Terre.

  • Jacques Jeandot (né en 1945), chef de la famille, président de la Holding Groupe Jeandot, également P-DG des activités bancaires, d'imprimerie et des médias, pilote amateur d'hélicoptère.
  • Gilbert Jeandot (né en 1946), frère du précédent, dirigeant de sociétés immobilières, ancien gérant de l'une des concessions automobiles.
  • Pascal Jeandot (né en 1958), frère des deux précédents, dirigeant de concessions automobiles (Autocal, Parking Bir Hakeim, US Auto).
  • Laurent Jeandot (né en 1970), fils de Jacques Jeandot, dirigeant de concessions automobiles (Sodauto, Johnston & Cie).
  • Johanna Jeandot (née en 1976), sœur du précédent et fille de Jacques Jeandot, administratrice de la Holding Groupe Jeandot et vice-présidente de la Melchior SAS qui regroupe l'ensemble des activités médias et imprimerie depuis 2013 (auparavant gérante de l'imprimerie Nouméa rotative publiant Le Gratuit), ancienne présidente du Comité Miss Nouvelle-Calédonie (2007-2012).
  • Claudia Töbelmann-Jeandot (née en 1975), épouse de Laurent Jeandot, mannequin, animatrice de télévision et radio (Piment Papaye, Tranches de vie), institutrice, directrice d'école privée (« À tout bout d'chou »), écrivain de livres pour enfants et éditrice de jeux.

La famille Kurtovitch

Les Kurtovitch de Nouvelle-Calédonie sont d'origines bosniaques, bavaroises, languedociennes et auvergnates, et ont particulièrement marqué l'histoire culturelle mais aussi politique de l'archipel depuis les années 1970.

  • Yasmina Metzdorf (née Kurtovitch en 1953), institutrice, directrice de l'école publique Marcel-Carliez de Poya, maire Calédonie ensemble de Poya (depuis 2014).
  • Ismet Kurtovitch (né en 1954), frère de la précédente, historien, archiviste, dramaturge et homme politique, docteur en histoire contemporaine spécialisé dans l'histoire politique de la Nouvelle-Calédonie durant la Seconde Guerre mondiale et le direct après-guerre, directeur du lycée agricole privé protestant Do Neva à Houaïlou (années 1980), militant de l'UC et du FLNKS, fondateur des « Éditions populaires » (Edipop, maison d'édition visant à publier des ouvrages défendant la cause du nationalisme kanak), directeur des archives de Nouvelle-Calédonie (2000-2009).
  • Nicolas Kurtovitch (né en 1955), frère des deux précédents, écrivain néo-calédonien le plus prolifique, le plus primé (prix de la prose narrative du Salon du livre insulaire d'Ouessant en 2001), le plus lu et le plus étudié en dehors de l'archipel de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, poète, romancier, dramaturge, ancien professeur de géographie au collège privé protestant de Havila à Lifou (1981-1985) puis directeur du lycée privé protestant Do Kamo à Nouméa (1985-2010), chargé de mission pour la culture et les dispositifs jeunesses auprès du président de l'Assemblée de la Province Sud (2011-2014), délégué à la culture du Rassemblement-UMP (2013-2015).
  • Nicole Kurtovitch (née Jean en 1958), épouse du précédent, professeur d'espagnol au lycée privé catholique Blaise-Pascal de Nouméa, comédienne de théâtre (compagnie Kalachakra).
  • Linda Kurtovitch (née en 1983), fille des deux précédents, danseuse, comédienne, chorégraphe et art-thérapeute, coordinatrice du projet « Le Pont des arts » en Nouvelle-Calédonie.
  • Nicolas Metzdorf (né en 1988), ingénieur agronome et homme politique, fondateur du Collectif pour un drapeau commun en 2010, président Calédonie ensemble de la commission rurale de l'Assemblée de la Province Sud et élu du Congrès (depuis 2014), membre élu du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (depuis 2017).

La famille Lafleur

Article détaillé : Famille Lafleur.

Les Lafleur sont une famille d'origine française (Lorraine) et italienne (Sicile), arrivée avec la colonisation pénale dans les années 1880, qui fait ainsi partie de la communauté « calédonienne européenne » ou « caldoche ». Elle a marqué la vie politique (surtout dans le camp anti-indépendantiste), économique (mine, industrie plastique, cimenterie, hôtellerie, restauration rapide, immobilier, équipement paramédical) et médiatique (Nouvelles Hebdo, Demain en Nouvelle-Calédonie dit DNC, Îliennes, Dimanche Matin, Radio Rythme Bleu dite RRB) de la Nouvelle-Calédonie du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Les principales propriétés foncières liées à cette famille sont Ouaco à Kaala-Gomen, Timbia à Païta et sur le versant nord du Ouen Toro à Nouméa.

Parmi les principaux acteurs de la scène publique néo-calédonienne figurent :

  • Henri Lafleur (1902-1974) : chef d'entreprise, sénateur RI (1947-1955 et 1959-1974), élu territorial entre 1947 et 1971 où il est l'un des chefs de l'opposition à l'UC, a donné son nom à une avenue du centre-ville de Nouméa et à une rue du quartier d'Auteuil à Dumbéa.
  • Jacques Lafleur (1932-2010) : fils du précédent, chef d'entreprise, député RPR puis UMP (1978-2007), président de la Région Sud puis de la Province Sud (1988-2004), président fondateur du RPCR (1977-2005) puis du RPC (2006-2010), principale figure de la politique néo-calédonienne entre 1977 et 2004.
  • Isabelle Lafleur (née en 1954) : fille du précédent, chef d'entreprise (industrie plastique, imprimerie, presse), présidente du RPC depuis 2010, conseillère municipale de Nouméa et élue au Congrès et à la Province Sud depuis 2014.
  • Pascal Lafleur (né en 1961) : frère de la précédente et fils de Jacques Lafleur, chef d'entreprise (hôtellerie), suppléant du député Jacques Lafleur de 1993 à 1997.
  • Maurice Lafleur (1898-1973) : frère de Henri Lafleur, propriétaire de mines et homme d'affaires.
  • Patrick Lafleur : petit-fils du précédent, chef d'entreprise (restauration rapide, équipement paramédical).
  • Claude Lafleur (né en 1930) : frère de Jacques Lafleur, éleveur de chevaux de course.
  • Henri Lafleur (né en 1957) : neveu de Jacques et Claude Lafleur, ingénieur, chef d'entreprise (immobilier), ancien 1er adjoint au maire de Nouméa jusqu'en 2001.
  • Coralie André (née en 1980) : fille d'Isabelle Lafleur, actrice (Plaisir de Nuire, Joie de Décevoir, Louise Michel, Dialogue avec mon jardinier).

La famille Lavoix

Originaire de Dordogne et de Guyane, la famille Lavoix s'installe dans les années 1870 dans les environs de Moindou et La Foa, contribuant à la fondation de ce dernier village. Par la suite, à partir des années 1940, ils vont durablement s'implanter dans le monde économique néo-calédonien autant que dans la culture horticole et les études botaniques dans leur propriété des monts Koghis, dans les hauteurs au nord de Nouméa. C'est surtout Charles Lavoix qui va développer les affaires familiales à partir des années 1980, dans l'immobilier, la presse, le transport aérien international et surtout la grande distribution, le groupe familial possédant l'ensemble des enseignes de proximité, supermarchés et hypermarchés Casino, Géant et Leader Price de Nouvelle-Calédonie à partir de 1995, représentant en 2006 44 % de la surface de distribution dans l'archipel[7]. En 2011, les activités de grande distribution du groupe Lavoix ont été vendues au groupe martiniquais Bernard Hayot (GBH), et la même année Charles Lavoix abandonne sa fonction de président du conseil d'administration et d'administrateur d'Aircalin. En revanche, en 2013, il se porte acquéreur de 20 % des activités médiatiques du groupe Hersant en Nouvelle-Calédonie (Les Nouvelles calédoniennes, NRJ Nouvelle-Calédonie, ParuVendu).

  • Georges Lavoix (1855-1909) : premier instituteur d'abord de Téremba pour les enfants de militaires et des colons alentours (surtout de Moindou) puis du village de La Foa à partir de 1880, il en est également le premier officier d'état-civil et préposé du bureau de poste.
  • Charles Lavoix (1876-1929) : propriétaire d'une plantation de café à La Foa puis commerçant à Nouméa.
  • Lucien Lavoix (1906-1993) : directeur d'une compagnie d'import-export et de commerce, botaniste amateur, fondateur en 1957 d'un jardin botanique privé sur la propriété Lavoix des Koghis, membre de la Société des océanistes.
  • Charles Lavoix (né en 1946) : fils du précédent, chef d'entreprise et homme d'affaires avec ses frères Paul et Raymond(grande distribution Géant-Casino-Leader Price jusqu'en 2011, actionnaire du groupe de médias Les Nouvelles calédoniennes-NRJ Nouvelle-Calédonie depuis 2013, président d'Aircalin de 1994 à 2011, immobilier), membre fondateur du RPCR, ministre de l'Équipement, du Tourisme, des Transports et des Communications du gouvernement du territoire de Dick Ukeiwé (1984-1985), conseiller régional du Sud (1985-1989), conseiller exécutif (1988-1989), membre du Congrès et de l'Assemblée de la Province Sud (1989-1995).

La famille Magnin

Avec des origines normandes et bordelaises, la famille Magnin a marqué l'histoire économique et de la santé en Nouvelle-Calédonie en donnant le nom à une clinique (toujours gérée par la famille), à la pointe sud de la presqu'île de Nouméa (où se trouve toujours les résidences de plusieurs membres de la famille), tout en détenant une importante propriété, Karenga, en face de l'aéroport international de Nouméa-La Tontouta au nord-ouest de Païta.

  • Arthur Magnin (1872-1954), arrivé en 1898 en Nouvelle-Calédonie comme chef mécanicien sur des bateaux de la compagnie Ballande, puis chef d'entreprise (fonderie, mécanique) et propriétaire éleveur.
  • Raymond Magnin (1901-1985), fils du précédent, premier chirurgien de Nouvelle-Calédonie, fondateur et directeur de la Clinique Magnin.
  • Robert Pierson (né en 1922), beau-frère du précédent, chirurgien et obstétricien à la Clinique Magnin (1956-1982), importateur et cultivateur de palmiers à Karenga.
  • Jean-Jacques Magnin (né en 1951), fils de Raymond Magnin, directeur de la Clinique Magnin et de la future clinique île Nou-Magnin.
  • Robert Peguilhan (né en 1963), beau-frère du précédent, administrateur de la Clinique Magnin.
  • Nino Ferrer (1934-1998), neveu de Raymond Magnin et petit-fils d'Arthur Magnin, chanteur, compositeur et auteur.

Les familles Marillier et Caillard

Liées par une alliance matrimoniale dès la fin du XIXe siècle, les familles Marillier (d'origine bourguignonne) et Caillard (d'origine normande) ont donné plusieurs hommes politiques à la Nouvelle-Calédonie.

La famille Mariotti

Les Mariotti sont originaires de Campile en Corse, installés en Nouvelle-Calédonie du fait de la transportation pénale et fortement liés à la petite commune de Farino dans la Chaîne centrale. Plusieurs d'entre eux ont joué un rôle de premier plan dans la vie culturelle ou politique de l'archipel.

  • Paul Louis Mariotti (1858-1927), exploitant-propriétaire agricole et commerçant, transporté au bagne en 1878, premier président de la commission municipale de Farino (1910-1927).
  • Pierre Mariotti (1862-?), frère du précédent, rejoint ce dernier en Nouvelle-Calédonie en 1893, exploitant agricole à La Foa, président de la commission municipale de La Foa durant la Première Guerre mondiale.
  • Félix Mariotti (1890-1980), neveu du précédent et fils de Paul Louis Mariotti, engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale, président de la commission municipale de Farino (1940-1961).
  • Joseph Mariotti (1894-1992), frère du précédent qui reprend l'exploitation et le commerce paternel, ainsi que gendre de Gustave Cornaille père, engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale (Croix de Guerre), président de la commission municipale de Farino (1927-1940).
  • Faustine Bernut (née Mariotti, 1900-2000), demi-sœur des deux précédents, soutien financier et moral de la carrière littéraire de son frère Jean Mariotti, de facto chef de la famille Mariotti à la mort de son frère Joseph, une rue du quartier de Normandie à Nouméa porte son nom.
  • Jean Mariotti (1901-1975), demi-frère ou frère des trois précédents, employé d'Hachette à Paris, l'un des écrivains les plus célèbres de l'histoire littéraire néo-calédonienne, romancier, conteur, essayiste, poète, engagé volontaire, fait prisonnier sur la ligne Maginot, évadé puis résistant à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, réalisateur et animateur d'émissions radiophoniques sur la littérature, vice-président de la Société des gens de lettres (1963-1975), le collège public situé entre les quartiers de l'Anse-Vata, du Receiving, du Motor-Pool et du Val-Plaisance ainsi qu'une rue du Motor-Pool à Nouméa portent son nom.
  • Pierre Mariotti (1908-?), frère du précédent, officier de marine, contre-amiral, engagé dans la Seconde Guerre mondiale (campagne de Norvège, retraite de Dunkerque, deuxième bureau et FNFL), commandant de la base navale de Nouméa (1945), candidat gaulliste aux élections à l'Assemblée constituante de 1946, conseiller général (1947-1953).
  • Henri « Riquet » Mariotti (1930-2014), neveu des trois précédents et fils de Félix Mariotti, propriétaire éleveur et exploitant agricole à Farino, maire gaulliste et nationaliste de Farino (1961-2001), membre fondateur de l'UD puis du Front calédonien durant les Événements puis du FN dans les années 1990.
  • Pierre Mariotti (né en 1962), fils du précédent, membre FN du Congrès (1999-2004) et de l'Assemblée de la Province Sud (1999-2009), conseiller municipal de Farino (1995-2014).
  • Antoine-Joseph « Tony » Mariotti (né en 1960), cousin germain du précédent et neveu de Riquet Mariotti, employé municipal à Nouméa, membre RCF du Congrès (et de l'Assemblée de la Province Sud (1995-1999).
  • Réginald Bernut (né en 1937), cousins des précédents, fils adoptif de Faustine Bernut-Mariotti et de Félix Bernut (propriétaire éleveur et exploitant agricole à Robinson au Mont-Dore et à Pierrat à La Foa), neveu de Jean Mariotti, colporteur et homme politique, maire RPCR du Mont-Dore (2001-2003), conseiller provincial du Sud et élu Avenir ensemble puis Calédonie ensemble du Congrès (2004-2009).
  • Alain Bernut (né en 1938), cousin germain du précédent par ses deux parents (son père, Victor Bernut, mort à Bir Hakeim en 1942, et sa mère, Olga Mariotti, étant respectivement le frère de Félix Bernut et la sœur de Faustine Mariotti), neveu de Jean Mariotti, journaliste, pamphlétaire et homme politique, fondateur de l'hebdomadaire illustré Le Journal Calédonien et du satyrique et polémique La Voix du Cagou (équivalent local du Canard enchaîné) en 1964, dirigeant de plusieurs mouvements autonomistes (mais anti-indépendantistes) de centre-gauche populistes, ouvriéristes et sociaux-démocrates (Calédonie nouvelle en 1967, MPC en 1972, le PSC en 1976, le MSC en 1979) avant de rejoindre le RPCR en 1981, conseiller territorial (1967-1979), candidat aux élections législatives de 1968.
  • Grégoire Bernut (né en 1972), neveu du précédent, chargé d'affaires au sein du groupe Riz de Saint-Vincent et homme politique, conseiller provincial Avenir ensemble puis FPU-Rassemblement puis Les Républicains puis Les Républicains calédoniens du Sud (depuis 2012), élu du Congrès (depuis 2014).
  • Frédéric Angleviel (né en 1961), cousins des précédents, petit-fils de Joseph Mariotti, historien et universitaire, maître de conférences puis professeur des universités à l'Université française du Pacifique puis à l'Université de la Nouvelle-Calédonie (1988-2008), chargé de mission à la Province Sud (depuis 2009), conseiller municipal RPCR de Nouméa (2001-2008), spécialiste de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna.

La famille Martin

Considérée comme la plus ancienne famille européenne à avoir fait souche en Nouvelle-Calédonie, d'origine anglaise, elle descend des huit neveux et héritiers de James Paddon, marin, beachcomber et négociant anglais tour à tour installé à Tanna, sur l'île Nou dans la rade de ce qui devient Port-de-France (future Nouméa) vers 1843 puis fondateur de la colonie de peuplement de « Paddonville » en 1859 (l'actuelle Païta, où se trouve toujours la propriété Martin à la baie Papaye). Les Martin (dont le nom se prononce toujours localement à l'anglaise, « Martine ») ont ainsi marqué l'histoire agricole, sociale et politique de l'archipel depuis la fin du XIXe siècle.

  • Frederick James Martin (1884-1968), petit-neveu de James Paddon, héritier de la propriété de ce dernier, éleveur, arbitre de boxe, participe à la Première Guerre mondiale dans l'armée australienne.
  • Ronald Martin (né en 1934), fils du précédent, de la première génération de la famille à prendre la nationalité française, éleveur, maire RPCR de Païta (1983-1995), candidat malheureux à cette même fonction et avec la même étiquette contre son cousin Harold Martin en 2001.
  • Albert-John « Bert » Martin (1881-1973), petit-neveu de James Paddon et cousin germain de Frederick James Martin dont il a épousé la sœur Ruby Ada Martin, directeur de la société chimique du chrome.
  • Harold Martin (né en 1954), petit-fils du précédent et petit-neveu de Frederick James Martin, entrepreneur en BTP, administrateur d'organismes agricoles et surtout homme politique, signataire de l'accord de Nouméa, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (2007-2009 et 2011-2014), président du Congrès (1997-1998, 2004-2007 et 2009-2011), maire de Païta (depuis 1995), président de la Région Ouest et Conseiller exécutif (1988-1989), conseiller territorial puis du Congrès (depuis 1984), ancien du RPCR (1977-2001) où il a longtemps fait figure de dauphin potentiel pour Jacques Lafleur, président fondateur de L'Avenir ensemble (2004-2008 et depuis 2009), militant du RPR, de l'UMP puis des Républicains, candidat divers droite aux élections législatives de 2007 et 2017 dans la 2e circonscription (battu les deux fois dès le premier tour).
  • Raymond Martin (1910-2000), cousin des précédents, éleveur de chevaux, membre de la Société sportive en 1928 (vice-président en 1990), co-fondateur le 24 août 1947 du club hippique de l’Étrier à Nouméa, un Prix hippique porte son nom.

La famille Naisseline

La dynastie des Naisseline dirige la grande chefferie maréenne de Guahma (Hnaisilin) depuis le XVIIIe siècle, depuis la tribu de Nétché, et ont sous leur influence une grande partie des autres grandes chefferies de cette île. Elle a fourni plusieurs personnalités engagées dans la vie politique de l'archipel.

  • Yeiw, ancêtre semi-légendaire des Naisseline, fondateur de la chefferie de Guahma à Thuamijoce au sud-ouest, puis à Dégéné au centre-ouest et finalement à Nétché au nord-ouest.
  • Naisseline Nidoïsh (mort en 1880), fils du précédent, grand-chef de Guahma (avant 1841-1880) au moment de l'arrivée des premiers teachers samoans protestants de la Société missionnaire de Londres (London Missionary Society dite LMS) en 1841, converti puis protecteur des missions protestantes, couronné « roi de Maré » avec le soutien de la LMS en 1863, engagé dans les « guerres de religion » contre les missionnaires catholiques soutenus par les troupes françaises (1864, 1869-1880), exilé à Yahoué près de Nouméa (1876-1877) avant de reprendre en main l'île (reconnue comme « réserve indigène intégrale ») en échange de la reconnaissance de la prise de possession par la France. Son nom devient le patronyme de la famille à l'état-civil.
  • Yeiwéné Dokucas Naisseline (1846-1916), fils du précédent, grand-chef de Guahma (1880-1916), doit accepter plusieurs remaniements des chefferies et districts maréens par l'administration coloniale et décide de l'envoi de soldats maréens pour combattre en Europe pendant la Première Guerre mondiale.
  • Nawossé Naisseline (mort en 1925), frère du précédent, sert de régent pour la chefferie de son petit-neveu Henri Nawossé Naisseline (1918-1925).
  • Henri Naisseline (1874-1918), neveu du précédent et fils de Yeiwéné Dokucas Naisseline, adjoint de son père (1901-1916) puis grand-chef de Guahma (1916-1918), épouse la fille d'un beachcomber anglais (Bettina Wright).
  • Jean Jebez (mort en 1967), gendre du précédent, moniteur kanak et premier maire de Maré (1961-1957).
  • Henri Nawossé Naisseline (1911-1973), beau-frère du précédent et fils de Henri Naisseline, coutumier et homme politique, grand-chef de Guahma (1918-1973) d'abord sous régence (1918-1936) puis de façon individuelle (1936-1973), un des premiers Mélanésiens à suivre une scolarité au Collège Lapérouse de Nouméa, premier responsable coutumier kanak à se rallier à la France Libre en 1940, lance un appel radiophonique le aux autres grands-chefs à faire de même, envoi des volontaires maréens combattre dans les FFL durant la Seconde Guerre mondiale, défenseur de la fin de l'indigénat et de la reconnaissance de la culture kanake, fondateur de l'éphémère Parti communiste calédonien en 1946 puis figure de l'opposition gaulliste à l'UC jusqu'à sa mort, conseiller territorial (1957-1967), une rue du quartier de Kaméré à Nouméa porte son nom.
  • Sophie Polane Waia (née Naisseline, 1937-2013), fille du précédent, première personne d'origine kanak à avoir obtenu le baccalauréat en 1958, fondatrice et gérante du magasin « Chez Sophie » de la tribu de Nétché à Maré.
  • Willy Némia (né en 1938), beau-frère de la précédente et gendre d'Henri Nawossé Naisseline, conseiller pédagogique, linguiste nengone, chef d'entreprise et homme politique, militant de l'UC avant 1972, conseiller territorial UMNC puis UK (1972-1977), conseiller de gouvernement RPC (1977-1978), quitte le RPCR pour fonder le Rassemblement populaire calédonien et métropolitain (RPCM) en 1979, dirigeant et fondateur de la société « Nengone Transports », académicien pour le nengone de l'Académie des langues kanak (ALK) depuis sa création en 2007.
  • Nidoïsh Naisseline (1945-2015), beau-frère du précédent et fils d'Henri Nawossé Naisseline, coutumier et homme politique, grand-chef de Guahma (1973-2007), un des premiers diplômés universitaires kanaks en France (maître en sociologie), participe au mouvement étudiant de Mai 68, dirigeant fondateur du groupe révolutionnaire marxiste et identitaire kanak des « Foulards rouges » (1969-1975), membre fondateur du Palika (1975-1981) et du Front indépendantiste (1979-1984), dirigeant fondateur du LKS (1981-2015), conseiller territorial (1977-1985) puis élu du Congrès (1985-1988 et 1989-2014), conseiller régional puis provincial des îles Loyauté (1985-1988 et 1989-2014), signataire des accords de Matignon en 1988, président de l'Assemblée de la Province des îles Loyauté (1995-1999), 2e vice-président de l'Assemblée de la Province des îles Loyauté (2004-2014), président de l'office touristique provincial « Destination Îles Loyauté » (2004-2014) et de la compagnie domestique Air Calédonie (2004-2012), candidat aux législatives de 1978 et 1981 dans la 1re circonscription dite « Est » (qualifié au second tour dans une triangulaire en 1981).
  • Dokucas Henri Naisseline (né en 1974), fils du précédent, coutumier, grand-chef de Guahma (depuis 2007).
  • Jean-Marie « Pa Jeannot » Gambey (v. 1925-2006), neveu par sa mère de Henri Nawossé Naisseline et cousin germain de Nidoïsh Naisseline, colporteur, commerçant, propriétaire-planteur de café, gérant de coopérative agricole, commercial d'Air Calédonie et homme politique, maire LKS de Maré (1977-1995), directeur de l'antenne de la Province des îles Loyauté à Maré (1995-1999).
  • Christiane Gambey (née en 1968), nièce du précédent, femme politique, militante du LKS, participe à la création de L'Avenir ensemble en 2004, 3e vice-présidente Avenir ensemble puis « Union pour un destin commun » (UDC) de l'Assemblée de la Province Sud, membre du Congrès et présidente du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud (2004-2009), rejoint l'UC et le FLNKS en 2009.

La famille Ohlen

Arrivés depuis l'Australie (où ils vivaient depuis 1854) en 1859 avec les « colons Paddon » installés à Païta, les allemands Heinrich Ohlen (1809-1869, du Holstein) et Maria Dohrn (de Hambourg et descendante de Huguenots, 1820-1897) sont les ancêtres d'une famille influente dans la vie publique néo-calédonienne.

  • Jean Ohlen (1882-1968), petit-fils des pionniers Heinrich et Maria Ohlen, cultivateur à Ouaco, mineur, ingénieur chimiste au nickel puis percepteur à Nouméa, botaniste amateur, fondateur d'un jardin qui porte son nom désormais dans le quartier de la Vallée des Colons dans le chef-lieu, a donné également son nom à une rue de la Vallée des Colons.
  • Armand Ohlen (1913-1993), fils du précédent, chef de poste du service radioélectrique local, conseiller général puis conseiller territorial UC (1954-1972), président de l'Assemblée territoriale (1957-1960 et 1966-1970), conseiller de la République IOM (sénateur, 1955-1959).
  • Renée Célières (1906-1995), cousine germaine du précédent, nièce de Jean Ohlen et arrière-petite-fille des pionniers Heinrich et Maria Ohlen, dernière propriétaire privée légitime de la Maison Célières au Faubourg-Blanchot, fondatrice et bénévole au comité territorial de la Croix-Rouge.
  • Charles-Hermann Ohlen (1856-v. 1930), fils des pionniers et oncle de Jean Ohlen, propriétaire à Koutio (Dumbéa) puis à Bourail, puis hôtelier à Port-Vila (Nouvelles-Hébrides).
  • Frédéric Ohlen (né en 1959), arrière-petit-fils du précédent, écrivain (poète, romancier) et éditeur (fondateur des éditions L'Herbier de feu).
  • Isabelle Ohlen (née en 1960), arrière-arrière-petite-fille de Charles-Hermann Ohlen, institutrice à Poindimié (1983-1995) puis femme politique, conseillère municipale « Génération calédonienne », UNCT, « Renouveau », « Citoyens pour construire », « Tous d'ici » puis Avenir ensemble de Nouméa (1995-2008), élue Avenir ensemble au Congrès et à l'Assemblée de la Province Sud (2004-2014), 1re vice-présidente du Congrès (2004-2008).

La famille Ollivaud

Descendants d'une lignée de marins au long-cours de Loire-Atlantique, les Ollivaud sont installés en Nouvelle-Calédonie en 1875. Plusieurs d'entre eux ont marqué la vie économique (en étant actionnaires et dirigeants de la maison Barrau, aux côtés des Daly), culturelle et politique de l'archipel.

  • Jules Ollivaud (1831-1891), marin puis capitaine au long-cours, formateur de marins à Nouméa, installé à Païta puis à Nouméa.
  • Généreux Ollivaud (1860-1926), fils du précédent, capitaine de cabotage pour le « Tour de côte », formateur de futurs marins puis homme d'affaires, actionnaire et dirigeant de la maison de commerce Barrau à partir de 1900.
  • Gaëtan Ollivaud (1902-1972), fils du précédent, diplômé d'HEC, homme d'affaires, actionnaire et dirigeant de la maison Barrau, footballeur.
  • Jacques Ollivaud (1923-2014), fils du précédent, homme d'affaires, actionnaire et dirigeant de la maison Barrau.
  • Patrick Ollivaud (né en 1949), fils du précédent, chef d'entreprises et collaborateur politique, militant fondateur du RPCR, gérant du Prisunic de Nouméa puis attaché au cabinet du président de l'Assemblée de la Province Sud Jacques Lafleur (1989-2004), P-DG du groupe de la Société des hôtels de Nouméa (SHN, détenu en majorité par la Province Sud, gérant les complexes hôteliers Méridien de Nouméa et de l'île des Pins ainsi que du Sheraton de Deva ainsi que des casinos de l'archipel) depuis 2014, conseiller municipal de Nouméa (2001-2008), membre du CESE-NC (depuis 2016).
  • Jean-Yves Ollivaud (né en 1950), frère du précédent, haut-fonctionnaire et administrateur d'établissements publics, champion local de tennis, président de la ligue de tennis et de la Commission Sydney 2000, éleveur de cerfs à Bourail, directeur du Service des méthodes administratives et de l'informatique (SMAI) du Territoire puis directeur général de l'OPT (2003-2013, suspendu à partir de 2009).
  • Jules Ollivaud (1912-1958), petit-fils du pionnier Jules Ollivaud et neveu de Généreux Ollivaud, camionneur-livreur de glace puis directeur de la Grande Glacière de Nouvelle-Calédonie, chef du détachement de la police militaire durant la Seconde Guerre mondiale, metteur en scène de théâtre (surtout Le Barbier de Séville à la Jeune-Scène en 1955), cofondateur de la FOL.
  • François Ollivaud (né en 1936), fils du précédent, professeur de mathématiques à Poindimié et Bourail puis chef d'établissement scolaire public à Nouméa (principal adjoint du collège de Rivière-Salée 1976-1981 puis du collège Jean-Mariotti 1981-1988), musicien, chansonnier, imitateur et humoriste.

La famille Païta

Le patronyme à l'état-civil de Païta, qui a donné son nom à un village et à une commune, vient d'un surnom, Pweyta, porté par le grand-chef du pays N'Umea ou Drubea (correspondant à une partie du sud-ouest de la Grande Terre, entre Païta et Nouméa voire une partie du Mont-Dore actuels), du clan dominant de la région depuis le XVIe siècle selon la tradition orale, les Kambwa Ouetcho. D'après l'ethnologue Jean Guiart, « Pweyta est un terme de respect » désignant le chef[8]. Une autre étymologie, jugée « fantaisiste » par Jean Guiart, est invoquée au XIXe siècle par le voyageur, géographe et naturaliste Charles Lemire, mais est reprise à la fin du XXe siècle par l'un des représentants de la chefferie traditionnelle Kambwa et dirigeant indépendantiste Gabriel Païta. L'appellation ferait alors référence à une altération de l'anglais « fight » en faïta, qui aurait été pris (ou donné) comme surnom par Kuindo. Gabriel Païta, un des descendants de ce dernier, cite ainsi les origines possibles suivantes pour ce nom : « Le nom de Païta serait une simple altération de pota (ou poïta), le mot qui désigne la rivière, et qu'on peut faire précéder, en signe de respect, de Tche, l'équivalent kanak du Tui de la noblesse tongienne ou d'autres particules Ti et Si ailleurs en Océanie. Pourtant [...] il pourrait également s'agir d'une prononciation déformée du verbe anglais to fight, puisque Paddon avait affublé Kwindo, l'ancêtre belliqueux, du sobriquet de "Jack fight". Le titre était sans doute mérité, car on ne capturait pas aisément Kwindo - littéralement "la sauterelle des joncs" -, un guerrier réputé insaisissable... »[9]. Aujourd'hui, les Païta détiennent toujours la fonction de grand-chef (bien que celle-ci ne soit pas techniquement héréditaire) du district coutumier de Païta qu'ils dirigent depuis le col de la Pirogue, et certains de ses membres revendiquent régulièrement la souveraineté sur l'ensemble du pays Drubea, contestée par d'autres clans du Sud.

  • Kuindo « Jack » Pweyta (mort en 1858), prend la chefferie à son frère aîné renversé en raison de son attitude violente et dont les enfants sont exilés (ancêtres des Wamytan de Saint-Louis), vend l'île Nou à James Paddon en 1851, « chef de la tribu de Numéa » reconnu en 1854 par les autorités coloniales en échange de la reconnaissance par le grand-chef de la prise de possession par la France de l'archipel et de la fondation de Port-de-France, mène une révolte contre les Français (1856-1857) avant de se soumettre, tué par des membres de son clan hostiles à sa capitulation.
  • Jacques Kamadwa Païta (mort vers 1900), frère du précédent, grand-chef des Kambwa Ouetcho Pweyta (1858-v. 1900).
  • Marc Nékwen Païta (1904-1951), petit-fils du précédent, grand-chef de Païta (v. 1930-1951), fondateur de l'UICALO en 1946.
  • Gabriel Païta (1929-2011), neveu du précédent, instituteur et homme politique, conseiller territorial UC (1957-1984), président de la commission permanente de l'Assemblée territoriale (1977 et 1982-1984), secrétaire général adjoint de l'UC (1971-1977), suppléant du député UC apparenté PS de la 1re circonscription dite Est (1981-1986), conseiller territorial « Union pour la liberté dans l'ordre »-PFK (allié à la FNSC, 1985), candidat sur la liste « Union des indépendantistes » aux élections législatives de 1986, candidat « Mouvement chiraquien des démocrates-chrétiens (MCDC) » se réclamant de l'UMP et soutenu par les Vers aux élections législatives de 2002 dans la 2e circonscription, sénateur coutumier de l'aire Djubéa-Kaponé (2005-2010), président du Sénat coutumier (2005-2006), conseiller municipal de Païta, le collège de Païta-Nord porte son nom.
  • Clément Wéhou Païta, cousin du précédent, grand-chef de Païta (depuis 1980), président du conseil coutumier de l'aire Djubéa-Kaponé (1999-2002).
  • Ignace Djumwâ Païta, cousin des précédents, se revendique comme grand-chef du « pays N'Umea ».

La famille Pentecost

La famille Pentecost a des origines à la fois européennes (allemandes en lien avec la famille Hagen et anglaises en descendant d'un beachcomber installé à Maré en 1887) et kanakes (des grands-chefs Naisseline de Maré, voir ci-dessus). Elle a joué ou joue un rôle de premier plan dans la vie économique - surtout dans la grande distribution (enseignes Carrefour, Champion et Magenta Discount soit 35 % de la surface totale de distribution en Nouvelle-Calédonie en 2006[7]), mais aussi la concession automobile (en actionnaires minoritaires depuis 2010 d'une coentreprise formée avec le groupe métropolitain CFAO, pour les marques Citroën, Nissan, Mercedes-Benz, Subaru, Peugeot, Isuzu, Chevrolet), la mine (à Kouaoua, jusqu'en 1998, date de la vente après liquidation judiciaire de toutes les concessions familiales à la SMSP), la librairie, l'immobilier et l'import-export -, politique, sportive, sociale et culturelle de la Nouvelle-Calédonie. La propriété emblématique de la famille reste la résidence du Rocher à la Voile, qui domine la baie des citrons, l'Anse Vata, l'ancien hôtel Surf-Novotel et l'aquarium des lagons au sud-est de la presqu'île de Nouméa.

  • Édouard Pentecost (1909-1971), métis mélanésien et européen de Maré, fils illégitime d'un notable de la colonie d'origine allemande (Tiby Hagen) et d'une métis kanak (Émely Pentecost), fondateur avec son épouse de l'empire familial (librairie, commerce, mines, concessions automobiles, brasserie), conseiller au Commerce extérieur du Territoire (1962-1967), candidat d'« Entente » de la droite libérale-conservatrice et anti-UC aux élections législatives de 1962 et 1964 (élection partielle), conseiller territorial Rascal puis Union démocratique (1967-1971), fondateur du club de football L'Indépendante, a donné son nom à un stade et à une rue de Nouméa.
  • Henriette Pentecost (née Leyraud, 1916-2017), épouse du précédent, fille du maire de Nouméa Paul Leyraud (maire de 1912 à 1919), commerçante (magasin Blanc et couleurs) et femme d'affaires, codirigeante avec son époux de la librairie puis du groupe Pentecost, active dans la vie mondaine, sociale et culturelle de l'archipel[10], présidente d'honneur de l'Association de soutien au droit de mourir dans la dignité.
  • Michel Pentecost (1933-2005), fils des deux précédents, homme d'affaires, P-DG du groupe familial jusque dans les années 1990, surtout actif dans la mine jusqu'en 1998, dans les travaux sur mine et dans le transport par hélicoptère, a donné son nom à la tour qui accueille le siège du groupe en centre-ville de Nouméa.
  • Philippe Pentecost (1944-2015), fils d'Édouard et Henriette Pentecost et frère du précédent, homme d'affaires et homme politique qui a élargi les activités familiales vers la grande distribution, candidat divers droite (mais soutenu par les formations indépendantistes du Palika et de l'USTKE) aux élections législatives de 1997 dans la 2e circonscription (qualifié pour le second tour face à Pierre Frogier), membre RPCR du Congrès et de la Province Sud (1999-2007), pilote d'avion amateur.
  • Denyse-Anne Pentecost (née Gubbay en 1949), épouse du précédent, écrivain notamment autour de l'histoire familiale (L'Appel du Pacifique, Wanachor), ancienne Miss Nouméa 1968.
  • Frédérique Pentecost (née en 1972), fille des deux précédents, femme d'affaires, P-DG de la holding familiale, secrétaire du bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie.
  • Édouard Pentecost (né en 1975), frère de la précédente et fils de Philippe et Denyse-Anne Pentecost, chef d'entreprise, gérant du groupe de distribution.

La famille Pidjot

Article détaillé : Famille Pidjot.

Lignage kanak originaire du nord-est de la Grande Terre (région de Pouébo, lignée Tée Bwahnu de la chefferie traditionnelle Tijin Maa ou Teê Melebeng d’Uvanu) déplacé en 1855 vers la mission de La Conception au Mont-Dore, la famille Pidjot est devenu une des dynasties les plus influentes dans la vie coutumière du Sud et dans l'échiquier politique néo-calédonien, son histoire étant tout particulièrement liée à celle de l'Union calédonienne.

La famille Ponga

Famille kanake de Kouaoua, plusieurs de ses membres ont marqué la vie économique, associative et politique de ce village minier, de la côte Est et plus largement de la Nouvelle-Calédonie.

Les familles Porcheron et Vergès

Toutes ces familles descendent d'un républicain parisien d'origine bourguignonne, Eugène Porcheron, obligé de fuir la répression des journées de Juin 1848, installé à Sydney en 1852 puis définitivement en Nouvelle-Calédonie sur les conseils d'un ami rencontré en Australie, Jean Vergès, à partir de 1856, avant de se faire rejoindre par sa femme et ses enfants en 1860. Comptant des propriétaires-éleveurs, des fonctionnaires, des commerçants et plusieurs personnalités ayant fait carrière dans les professions libérales, ces familles ont eu régulièrement une importance dans la vie publique locale. Elles ont des origines bourguignonnes (Porcheron), pyrénéennes (Vergès) et irlandaises (descendants d'Arthur Porcheron et de Jean Édouard Vergès).

Famille Porcheron
  • Eugène Porcheron (1816-1883), courtier, commissionnaire, colon-éleveur au Port-Despoints à l'est de la presqu'île de Port-de-France (devenue Nouméa en 1866), premier maire élu de Nouméa (1882-1883), créateur de la loge maçonnique locale Union calédonienne, du premier corps de pompier de la ville et président fondateur de La Fraternelle (1867-1883, seule société de secours mutuelle de l'archipel jusque dans les années 1940), une rue du Quartier-Latin de Nouméa porte son nom.
  • Arthur Eugène Porcheron (1846-1916), fils du précédent, mineur, colon-éleveur à la Ouaménie (Boulouparis), membre du comité consultatif des mines et du comité de l'instruction publique, maire Républicain anticlérical et anti-Feillet de Nouméa (en 1896 et vice-président d'une délégation spéciale municipale en 1899), conseiller général (1898-1904).
  • Armand Porcheron (1850-1909), frère du précédent et fils du pionnier Eugène Porcheron, mineur puis colon-éleveur à Nouméa, membre du comité consultatif des mines et du conseil privé du gouverneur, président de La Fraternelle (1883-1909), Vénérable de la Loge Union calédonienne, fondateur de la société de mutualité scolaire militant pour l'instruction publique et laïque la Petite Cavé calédonienne et de la section néo-calédonienne des Prévoyants de l'avenir (pour les retraités), membre de la Libre pensée calédonienne, conseiller municipal Républicain anticlérical et anti-Feillet de Nouméa (1892-1895 et 1902-1909), 2e puis 1er adjoint aux maires de Nouméa Charles Loupias (1902-1907) puis Louis-Alexandre Gex (1908-1909).
  • John Armand Porcheron (1896-1956), fils du précédent, secrétaire général de la mairie de Nouméa, fondateur et directeur de la Fanfare (Harmonie municipale, 1927-1956).
  • Charles Porcheron (1917-1944), petit-fils d'Arthur Eugène Porcheron, footballeur, engagé volontaire du Bataillon du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale, tué à Toulon en 1944, compagnon de la Libération à titre posthume.
  • Willi Porcheron (1918-1980), frère du précédent, footballeur, basketteur, engagé volontaire du Bataillon du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale, gérant du sanatorium du col de la Pirogue.
  • Willy Porcheron (né en 1950), fils du précédent, architecte et maître d'œuvre (immeubles, villas) à Nouméa depuis 1976, fondateur dans les années 1970 du mouvement centriste et autonomiste « Avenir Jeune Calédonie » (AJC) puis de la FNSC en 1979.
  • Ernest Porcheron (1911-1987), exploitant minier à Saint-Louis.
  • Monique Dunoyer (née Porcheron, née en 1939), fille du précédent, chef du personnel à RFO, consule honoraire de Suisse à Nouméa.
  • Philippe Dunoyer (né en 1968), fils de la précédente, fonctionnaire et homme politique, porte-parole de Calédonie ensemble (depuis 2008), député UDI de la 1re circonscription (depuis 2017), porte-parole du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (2009-2011 et 2016-2017), membre du gouvernement (2011-2014), président de la commission permanente du Congrès et conseiller provincial du Sud (2014-2016), 3e adjoint au maire de Nouméa Sonia Lagarde (2014-2017).
Famille Vergès
  • Jean (Marie) « John » Vergès (1832-1905), gendre d'Eugène Porcheron qu'il a fait venir en Nouvelle-Calédonie, un des premiers Français à avoir fait souche car lui-même installé dans l'archipel en 1854 ou 1855, originaire des Hautes-Pyrénées, chercheur d'or en Australie, colon-éleveur à la « Vallée des Colons » (actuel Magenta) à l'est de Port-de-France puis Nouméa ainsi qu'à Boulouparis, propriétaire et conducteur de la malle-poste et diligence dite « Patache à Vergès » reliant Nouméa à La Foa à partir de 1873, propriétaire d'une laiterie à Nouméa, membre du premier conseil municipal de Port-de-France en 1859, a donné son nom à une rue de la Vallée des Colons.
  • Jean (Édouard) Vergès (1865-1903), fils du précédent, stockman sur la propriété de son beau-père Pierre Soulard à La Tamoa, entrepreneur d'un service de calèche à Nouméa, président du Champ de Course de Nouméa, conseiller général (1895-1898).
  • Louise Vergès (née Soulard, 1873-1963), épouse du précédent et fille du colon-éleveur de La Tamoa Pierre Soulard (ancien soldat originaire de Maine-et-Loire) ainsi que de l'irlandaise Ann-Jane Timmins, institutrice, directrice des internats catholiques de Fonwhary puis de Nouméa, une des pionnières de l'enseignement en Nouvelle-Calédonie, une école de Tindu (Ducos) à Nouméa porte son nom.
  • Jean (Pierre) Vergès (1899-1964), fils des deux précédents, vétérinaire, créateur du premier service vétérinaire local en 1927, chargé du Service de l'Agriculture de la Nouvelle-Calédonie (1942-1958, à ce poste il sauve le cheptel néo-calédonien d'une invasion de tique et organise un service de collecte des viandes appelé Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique ou OCEF), président du syndicat des éleveurs, conseiller privé du gouverneur, éleveur et entraîneur de chevaux de course, la quarantaine de Nouvelle-Calédonie porte son nom.
  • Jean (Édouard) « Petit Jean » Vergès (1928-1990), fils du précédent, chirurgien-dentiste, initiateur des premières campagnes de prévention et de sensibilisation à la santé buccodentaire dans l'intérieur et les îles, P-DG de la Société des bains de mer qui assure la gestion du premier Casino de l'archipel à l'Anse Vata, membre fondateur du Rotary Club de Nouvelle-Calédonie, éleveur au Mont-Mou.
  • Michel Vergès (1898-1964), petit-fils du pionnier Jean (Marie) Vergès, notaire, engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale, un des meneurs de l'insurrection qui a provoqué le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre en 1940, candidat gaulliste aux élections législatives de 1945.

Les familles Tjibaou et Wetta

Les familles Tjibaou, des chefs coutumiers catholiques des tribus de Wérap (district de Hienghène) ou de Tiendanite (district de Tendo) à Hienghène dans l'aire Hoot ma Whaap, et Wetta, protestants de la tribu de Tchamba-Naweta dans la commune et le district coutumier de Ponérihouen au pays Paicî, sont liées par le mariage de Jean-Marie Tjibaou et de Marie-Claude Wetta. Elles ont donné plusieurs personnalités de premier plan à la vie politique et culturelle de la Nouvelle-Calédonie, actives dans la reconnaissance d'une identité, d'une culture et finalement d'une nation kanakes.

Famille Wetta
Famille Tjibaou

La famille Ukeiwé

La famille Ukeiwé appartient au clan des Api Angajoxu (littéralement « petits-fils du grand-chef »), apparentés au grand-chef de Loessi à Lifou, dans les îles Loyauté. Elle est fortement impliquée dans la vie politique de l'archipel, dans le camp gaulliste et anti-indépendantiste.

La famille Vendégou

Selon la tradition kanak, cette dynastie coutumière kanak remonterait à une famille de migrants venus de Lifou, à la fois d'origines mélanésiennes et polynésiennes, les Ti Téré, qui auraient unifié les huit tribus jusqu'alors indépendante de l'île des Pins au XVIIIe siècle. Détenteurs de la fonction de grands-chef des Kunié (nom kanak de l'île des Pins et de ses habitants) et installés à Vao, plusieurs personnalités issues de cette famille ont également été investies dans la vie politique.

  • Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét (v. 1775-1845), 5e grand-chef des Kunié selon la tradition orale (jusqu'en 1845), exilé par son père à Lifou avant qu'il ne le fasse tuer, fait la guerre aux clans du Sud de la Grande Terre, demande la venue de deux teachers protestants samoans, Noa et Taniela, en 1840, avant de les expulser en 1842, a des relations difficiles avec les santaliers européens. Son nom Vâdëku va servir ensuite de patronyme à l'état-civil pour ses descendants.
  • Philippo Apikaoua (mort vers 1870), neveu du précédent, régent du grand-chef (1855-1870).
  • Wêeji Jérôme Yenuhmu Apikaoua (mort vers 1870), cousin germain du précédent et neveu de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét, régent du grand-chef (1855-1870).
  • Wacumé Vâdëku (mort en 1850), cousin germain des deux précédents et fils de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét, régent du grand-chef (1845-1850).
  • Jean-Philippe « Jimmy » Këëwa Vâdëku (v. 1821-1855), neveu du précédent et petit-fils de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét, grand-chef des Kunié (1845-1855), d'abord sous la régence de son oncle (1845-1850) puis seul (1850-1855), converti au catholicisme en 1848, autorise l'installation définitive des missionnaires maristes et reconnaît la prise de possession de l'île des Pins par la France en 1853.
  • Corona Hortense Kanejö Vendégou surnommée « la reine Hortense » (v. 1848-1900), fille du précédent, première Mélanésienne à savoir lire et écrire le français, fait office de grand-chef des Kunié sous régence (1855-1870) puis sans en avoir le titre (1870-1883), doit faire face à un important conflit de succession menés par deux de ses grands-oncles non convertis au christianisme (1855-1856) puis s'oppose aux autorités coloniales qui veulent installer un bagne à l'île des Pins en expulsant l'ensemble des Kuniés (obtient finalement le partage de l'île avec l'administration pénitentiaire), la grotte d’Oumagni au centre de l'île où elle s'était réfugiée en 1855-1856 porte son nom.
  • Samuel Kwaneye Vendégou (mort en 1882), cousin et époux de la précédente, cousin germain de Jean-Philippe Këëwa Vâdëku et petit-fils de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét, grand-chef des Kunié (1870-1882).
  • Kwaneye Paca Vâdëku (mort après 1856), oncle du précédent, grand-oncle d'Hortense Vendégou et fils de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét, un des chefs du parti non-catholique révolté contre Hortense et le régent Jérôme en 1855-1856, se soumet.
  • Abel Vendégou (v. 1840-1926), fils du précédent, adopté par sa cousine Hortense Vendégou, grand-chef des Kunié (1883-1926).
  • Cotthi Vâdëku (mort en 1856), oncle du précédent, grand-oncle d'Hortense Vendégou et fils légitimé de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét (fils métis d'une des épouses de ce dernier avec un beachcomber européen), un des chefs du parti non-catholique révolté contre Hortense et le régent Jérôme en 1855-1856, tué par soldat français durant la révolte.
  • Samuel Trouru Vendégou (mort après 1927), petit-fils du précédent et fils adoptif du grand-chef Abel Vendégou, grand-chef des Kunié (1926-1927).
  • Guillaume Këëwa Vendégou (mort en 1968), fils du précédent et prétendant à la fonction de grand-chef des Kunié (1927-1968), premier maire UC de l'île des Pins (1961-1968).
  • Jean-Marie Trouru Vendégou (mort en mer en 1976), fils du précédent et prétendant à la fonction de grand-chef des Kunié (1974-1976), soutenu par l'UC.
  • Barthélémy Kwaneye Vendégou (1903-1974), cousin du précédent, arrière-petit-fils de Trouru Vâdëku Kwattè Micüwaét et petit-neveu de Kwaneye Paca et Cotthi Vâdëku, adjoint au grand-chef (1926-1927) puis grand-chef des Kunié (1927-1974).
  • Hilarion Vendégou (né en 1941), fils du précédent, coutumier, enseignant (instituteur à Moindou, Hienghène et Koné) et homme politique, grand-chef des Kunié (depuis 1974, officiellement intronisé en 1979), président du conseil coutumier de l'aire Djubéa-Kaponé (2002-2008), conseiller municipal UC de Koné (1970-1974), conseiller municipal RPCR puis Rassemblement-UMP puis Rassemblement-Les Républicains de l'île des Pins (depuis 1983), maire de l'île des Pins (1989-2014 et depuis 2015), conseiller provincial du Sud et 3e h Ven-président du Congrès (2009-2011), sénateur UMP puis Les Républicains (2011-2017).
  • Samuel Vendégou, cousin du précédent, issu d'une branche installée à Goro (Yaté), secrétaire de la mairie de l'île des Pins puis de Païta, soutien de Jean-Marie Trouru Vendégou contre Hilarion Vendégou, maire UC de l'île des Pins (1983-1989).
  • Sarah Vendégou (née en 1960), cousine des précédents, enseignante (institutrice à Yaté et Nouméa), conseiller municipale UC de l'île des Pins (1983-1989), maire UC-FLNKS (2014-2015).

Personnalités religieuses

Personnalités catholiques

Vicaires apostoliques puis archevêques de Nouméa 
Article détaillé : Archidiocèse de Nouméa.
Évêques ayant servi en Nouvelle-Calédonie 
Missionnaires et prêtres 

Personnalités protestantes

Teachers océaniens de la LMS (Natas et Hna'miatr) 
Pasteurs de la SMEP 

Personnalités du monde culturel, intellectuel et médiatique

Sciences humaines et sociales

Sciences naturelles et physiques

Littérature

Arts plastiques et visuels

  • Marcel Pétron (1927-1998), artiste-peintre, décorateur, aquarelliste, héraldiste (auteur du blason de la ville de Nouméa), publicitaire (auteur de l'affiche du festival Mélanésia 2000) et militant associatif pour la défense du patrimoine néo-calédonien (notamment des maisons coloniales), a donné son nom à une rue de Nouméa (quartier de Kaméré).
  • Gemmanick (née Gemma Annick Edmonde Harbulot en 1937), artiste-peintre symboliste.
  • Lucien Adjé (né en 1952), ou simplement Adjé, sculpteur d'origine franco-palestinienne, installé à Nouméa depuis 1969.
  • René Boutin (né en 1958), artiste-plasticien et sculpteur contemporain.
  • Ito Waïa (né en 1959), sculpteur, artiste-peintre, plasticiens et photographe.
  • Mathieu Venon (né en 1970), artiste-peintre et affichiste, installé en Nouvelle-Calédonie depuis 1995.
  • Jean-Philippe Thii Tjibaou (né en 1975), fils de Jean-Marie Tjibaou, sculpteur traditionnel, président des CEMEA en Nouvelle-Calédonie Pwärä Wäro. Voir plus haut : « La Famille Tjibaou ».
  • Vladimir Violette, sculpteur, originaire de Moindou.
  • Jean-Marie Ganeval, sculpteur, ancien élève des beaux-arts à Paris, installé en Nouvelle-Calédonie (2003-2016).

Musique, chant, danse

  • François Ollivaud (né en 1936), musicien, chansonnier, imitateur et humoriste, également professeur de mathématiques à Poindimié et Bourail puis chef d'établissement scolaire public à Nouméa (principal adjoint du collège de Rivière-Salée 1976-1981 puis du collège Jean-Mariotti 1981-1988). Voir plus haut : « La Famille Ollivaud ».
  • Gurejele, groupe de kaneka originaire de Maré, formé en 1991 par Dick et Hnatr Buama.
  • Edou (né Édouard Wamai), auteur-compositeur-interprète (kanéka, world music, reggae) originaire de Lifou, meneur du groupe Mexem, un temps rattaché au groupe de Lucky Dube.
  • Tim Sameke (né en 1964), auteur-compositeur-interprète (kanéka, world music) originaire de Lifou, danseur, chorégraphe, organisateur de festival, animateur radio, longtemps attaché à la troupe de danse traditionnelle We Ce Ca.
  • Sthan Kabar-Louët (né en 1979), danseur et chorégraphe, ancien membre de la compagnie de Maurice Béjart, fondateur de la compagnie Karbal Nouméa Ballet, chorégraphie de cérémonies officielles (jubilé de Christian Karembeu, cérémonie de clôture des Jeux du Pacifique de 2011).
  • Tyssia (née Tyssia Gatuhau en 1980), auteur-compositeur-interprète (world music, variété, soul, jazz, folk), lauréate pour la Nouvelle-Calédonie du concours « 9 semaines et un jour » organisé par France Ô en 2008, interprète de la chanson officielle des Jeux du Pacifique de 2001 lors de la cérémonie d'ouverture.
  • Paul Wamo (né en 1981), auteur-compositeur-interprète (slam, rap, Kanéka), également poète. Voir plus haut : « Littérature ».
  • Linda Kurtovitch (née en 1983), fille de Nicolas Kurtovitch, danseuse, comédienne, chorégraphe et art-thérapeute, coordinatrice du projet « Le Pont des arts » en Nouvelle-Calédonie. Voir plus haut : « La Famille Kurtovitch ».
  • Romain Dumas (né en 1985), chef d'orchestre et compositeur natif de Nouméa, chef associé des Orchestres de Jeunes Alfred Loewenguth à Paris.
  • Simane (Né Simane Wenethem), slameur, danseur.

Cinéma, télévision, radio, spectacle

  • François Ollivaud (né en 1936), musicien, chansonnier, imitateur et humoriste, également professeur de mathématiques à Poindimié et Bourail puis chef d'établissement scolaire public à Nouméa (principal adjoint du collège de Rivière-Salée 1976-1981 puis du collège Jean-Mariotti 1981-1988). Voir plus haut : « La Famille Ollivaud ».
  • Éliane Fogliani (née Obry en 1939), plus connue sous le nom de Mamie Fogliani, considérée comme une autorité concernant la cuisine locale, restauratrice à Farino, ancienne présentatrice d'émissions de cuisine à la télévision locale et auteur de plusieurs livres de recette.
  • Marie-France Cubadda (née en 1947), reporter, animatrice de télévision et de radio, présentatrice en semaine du Journal de 20 heures de TF1 en alternance avec Bruno Masure (1986-1987), puis du 20h de La Cinq en semaine en alternance avec Guillaume Durand puis le week-end (1987-1990), journaliste à RFO Nouvelle-Calédonie puis Nouvelle-Calédonie 1re (2004-2012).
  • Octave Togna (né en 1947) : ouvrier syndicaliste puis militant indépendantiste de l'Union calédonienne, journaliste de radio et administrateur d'institutions culturelles, fondateur et premier directeur de Radio Djiido (1985-1998), directeur général de l'ADCK (1989-2006), membre du CES puis CESE-NC (2005-2015) puis du CESE national (depuis 2015), sénateur coutumier pour l'aire Djubéa-Kaponé (2010-2015).
  • Sonia Boyer (née en 1948, plus connue aujourd'hui sous son nom d'épouse, Lagarde), speakerine de la télévision locale dans les années 1970, puis commerçante et femme politique non-indépendantiste, maire de Nouméa (depuis 2014).
  • Georgette Pidjot (1949-2010) : speakerine puis cadre de production à la télévision locale de 1966 à 2010. Voir plus haut : « La Famille Pidjot ».
  • Joseph Caihe (né en 1950), animateur du festival Mélanésia 2000 en 1975, journaliste, animateur et cadre à la télévision locale (1976-2015), premier présentateur kanak du journal télévisé de la chaîne, également connu pour avoir été l'un des principaux commentateurs sportifs du Tour de Nouvelle-Calédonie, directeur régional de RFO Wallis-et-Futuna (2002-2005), engagé auprès du parti non-indépendantiste Calédonie ensemble en 2017, membre du CESE-NC (depuis 2016).
  • Nicole Waïa (1953-2013) : journaliste et animatrice sur la station radiophonique indépendantiste Radio Djiido (1987-1999), puis femme politique indépendantiste à l'Union calédonienne.
  • Wallès Kotra (né en 1956), journaliste audiovisuel à RFO puis Outre-Mer première, directeur régional de RFO Nouvelle-Calédonie (1995-1998) puis de Nouvelle-Calédonie 1re (depuis 2011), ancien directeur régional de RFO Polynésie (2002-2004), ancien directeur de l'antenne de France Ô (2007-2011), auteur de plusieurs documentaires et ouvrages d'entretiens, président du conseil d'administration de l'ADCK (depuis 2012).
  • Nicole Kurtovitch (née Jean en 1958), épouse de Nicolas Kurtovitch, professeur d'espagnol au lycée privé catholique Blaise-Pascal de Nouméa, comédienne de théâtre (compagnie Kalachakra). Voir plus haut : « La Famille Kurtovitch ».
  • Sabine « Sam » Kagy, actrice (Chez Nadette, Foudre), metteur en scène, directrice de casting, également conseillère municipale de la majorité du maire Sonia Lagarde à Nouméa (depuis 2014).
  • Claudia Töbelmann-Jeandot (née en 1975), mannequin, animatrice de télévision et radio (Piment Papaye, Tranches de vie), institutrice, directrice d'école privée (« À tout bout d'chou »), écrivain de livres pour enfants et éditrice de jeux. Voir plus haut : « La Famille Jeandot ».
  • Marithé Siwene (née en 1980), humoriste, comédienne (Chez Nadette, compagnie de théâtre « Pacifique et Compagnie »), danseuse.
  • Kingtäz (né Quentin Joubert en 1990), humoriste, vidéaste et ingénieur du son.
  • Armagz - Esteban (né Esteban Gardes en 2000), humoriste, chroniqueur de télévision et vidéaste.
  • Dany Banreu, humoriste, vidéaste.

Personnalités du sport

Chefs d'entreprise et hommes d'affaires

  • André Ballande, Henry Loste, Hervé Loste, Louis Ballande et Armand Ballande : voir plus haut, « La Famille Ballande ».
  • Henri Lafleur, Jacques Lafleur, Isabelle Lafleur, Pascal Lafleur, Patrick Lafleur : voir plus haut, « La Famille Lafleur ».
  • Édouard Pentecost, Henriette Pentecost, Philippe Pentecost : voir plus haut, « La Famille Pentecost ».
  • Jacques Jeandot : voir plus haut, « La Famille Jeandot ».
  • Charles Lavoix : voir plus haut, « La Famille Lavoix ».
  • André Dang Van Nha (né en 1936), administrateur d'entreprises et homme d'affaires, P-DG de la SMSP (depuis 2000).
  • Didier Leroux (né en 1946), chef d'entreprises, Office calédonien de distribution pharmaceutique (OCDP, répartiteur pharmaceutique), Nouméa Gros SA (grossiste pharmaceutique), Société française de Navigation Nouvelle-Calédonie (Sofrana NC, agent maritime, consignataire de navire et manutentionnaire portuaire du port autonome de Nouméa), groupe Saint-Vincent (entreprise agroalimentaire, riz, farine, aliments pour animaux), également homme politique non-indépendantiste (fondateur de l'UNCT, d'Alliance, de L'Avenir ensemble, de la fédération locale du MoDem, des Républicains calédoniens).
  • Louis Kotra Uregei (né en 1951) dit LKU ou Loulou, chef d'entreprises (aconage, manutention portuaire, transport maritime), syndicaliste (fondateur de l'USTKE) et homme politique indépendantiste (président fondateur du Parti travailliste).
  • Wilfried Maï, rouleur sur mine, « petit mineur » et chef d'entreprise (Mai Kouaoua Mines MKM), également militant indépendantiste de l'UC.
  • Raphaël Pidjot (1960-2000), neveu du député Rock Pidjot, chef d'entreprise, P-DG de la SMSP (1990-2000), également militant de l'UC et du FLNKS, signataire des accords d'Oudinot (1988), une rue du quartier de Kaméré à Nouméa porte son nom. Voir plus haut : « La Famille Pidjot ».
  • Dominique Katrawa (né en 1962), administrateur de sociétés, président de la SLN (depuis 2017).

Notes et références