Patrick Juvet

Patrick Juvet
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Patrick Juvet en 2008.
Informations générales
Naissance (67 ans)
Montreux, Suisse
Activité principale Chanteur
Genre musical Variété française, disco
Années actives Depuis 1971
Labels Barclay, Casablanca, Universal

Patrick Juvet, né le à Montreux[1] en Suisse, est un chanteur-compositeur suisse. Il commence par chanter de la variété française mais connaît un succès international dans le registre disco durant la seconde partie des années 1970, jusqu'en 1982[2]. Au début de sa carrière, il a été mannequin[1].

Biographie

Jeunesse et début de carrière

Son père est originaire de Fleurier au Val-de-Travers[3].

Patrick Juvet entre au conservatoire de Lausanne dès l'âge de 6 ans, dans la classe de piano où il obtient un premier prix. Il poursuit ses études à l'école des arts décoratifs jusqu'à 17 ans lorsqu'on lui propose de remplacer un mannequin pour une agence en Allemagne à Düsseldorf[4]. En 1971, il quitte son emploi et part rejoindre Pascal Maignant, son compagnon et futur agent, à Paris, où il persuade l'attachée de presse Florence Aboulker de faire reconnaitre son talent de compositeur. Elle le présente à Eddie Barclay[1] qui produit Romantiques pas morts, un premier 45 tours, en 1971, puis La musica qui sort en mai 1972, un premier succès avec un million d'exemplaires vendus. Patrick Juvet compose alors Le Lundi au soleil interprété par Claude François, qui est un immense succès. Il figure sur les couvertures de Podium, le magazine de Claude François[4]. Avec entre autres Véronique Sanson et Alain Chamfort, il fait partie d'une nouvelle génération qui compose des chansons originales contrairement aux yé-yés qui proposaient surtout des reprises de tubes américains[5].

Succès

En 1973, Patrick représente la Suisse au Concours Eurovision de la chanson, avec : Je vais me marier, Marie sur un texte de Pierre Delanoë qui termine à la 13e place. L'album, Love sorti la même année est suivi de Rappelle-toi minette, un des titres emblématiques de Juvet[4]. Il se considère alors comme un "chanteur à minettes"[6].

En décembre, il présente, lors d'un Musicorama à l'Olympia, un show d'avant-garde inspiré par les stars et la mode glam rock anglo-saxonne. Dans un nuage de fumée, il chante maquillé à la Ziggy Stardust[7]. Impressionné par la forte personnalité de son choriste Daniel Balavoine, il lui permet , en 1974, de co-signer son nouvel album Chrysalide : un premier succès pour Daniel[4]. En 1975, il traduit le Only Women Bleed d'Alice Cooper en J'ai peur de la nuit.

Patrick Juvet en 1976.

La même année, il rencontre un jeune musicien, Jean Michel Jarre, dont il a déjà enregistré quelques titres. De cette collaboration fructueuse, naissent 21 titres, dont Magic, Faut pas rêver et surtout Où sont les femmes ? (classé n°6 en France) de l'album Paris by night[4].

En 1978, Patrick s'installe à Los Angeles. À New York, il rencontre les producteurs Henri Belolo[6] et Jacques Morali. D'une conversation au Studio 54 nait une collaboration entre ces trois hommes pour trois albums sur le label Casablanca Records[8] : c'est la naissance de I Love America (co-signé par Juvet, Morali et Victor Willis, leader des Village People). Le titre se classe dans plusieurs pays, notamment en France (n°10), au Royaume-Uni (n°12), en Espagne (n°29) et en Italie (n°10). La même année, avec l'album Lady Night, un autre album disco, Patrick Juvet est à son zénith. Le réalisateur David Hamilton, lui confie la réalisation de la bande son de son film Laura, les ombres de l'été[4]. Il enregistre aussi un public, live à l'Olympia édité en double-album.

Dans les années 1980, son album rock Still Alive sera le dernier en anglais, et Rêves immoraux lui offre l'occasion de se retirer du vedettariat sur un dernier succès, mais moindre que ses précédentes réalisations alors que la fin du disco arrive[5].

Déclin et suite de carrière

Avec la baisse de ses ventes et de sa notoriété, Patrick Juvet sombre dans la drogue et l'alcool[10]. Pourtant, en 1987, Radio France diffuse son nouveau titre romantique L'Amour avec les yeux. En 1991, Baxter music produit l'album CD Solitudes, avec la contribution et le soutien de Luc Plamondon, Marc Lavoine et Françoise Hardy[4]. Gérard Louvin finance aussi un clip, et invite Patrick Juvet dans ses émissions télé. Barclay réédite une compilation CD de ses principaux succès.

En 1993, Patrick Juvet s'essaye à la techno avec Deep Dark Night et reprend une tournée en discothèque. En 1995, alors qu'il prépare des remix de ses succès, Universal met sur le marché une compilation CD plus étoffée que la précédente Master Série qui connaît un certain succès[1].

Icône française du disco, il participe à de nombreux galas et se produit dans des boîtes de nuit gay[10]. Patrick Juvet chante au Zénith lors de la soirée Disco multi artiste. Il retrouve le chemin des diffusions radio et la une des journaux.

En 2002, il écrit Je rêve pour Hélène Ségara[4],[6]. Régulièrement invité des émissions de variétés, on lui demande souvent de chanter Le Lundi au soleil.

En 2004, la chanteuse québécoise Émily Bégin, issue de la première cuvée de la Star Académie, reprend la chanson Où sont les femmes ? sur son premier album solo. En 2005, il publie Les Bleus au cœur, ses mémoires, chez Flammarion, où il raconte son succès, son déclin et sa lutte contre ses addictions.

Ses titres sont choisis pour les bandes originales de plusieurs films français. En 2007 et 2008, la publicité Castorama se fredonne sur l'air d'Où sont les femmes ?.

Certains lui reprochent de chanter I love America en playback. Pour prouver son talent, il apparaît sur scène aux côtés de Didier Wampas dont le groupe les Wampas reprend sa chanson Où sont les femmes ?.

En 2008, il fait partie d'Âge Tendre, la tournée des idoles saison 3 pour deux cents dates. Invité chez Michel Drucker, il chante en direct Une rose, un baiser et c'est tout d'Éric Charden. En mai 2008, une triple compilation Les 50 plus belles chansons de Patrick Juvet sort chez Universal. En 2008, il est invité à la soirée inauguration du nouveau Palace[11].

Il participe, en 2009, à la tournée Âge tendre et Têtes de bois (saison 4), avec notamment Sheila, Christian Delagrange et La Compagnie créole[12].

En 2011, il participe à la saison 6 de la tournée Âge Tendre et tête de bois, pour la troisième fois.

En 2014, il revient pour la tournée supplémentaire de la tournée.

A partir du 12 janvier 2018 , il participe une nouvelle fois à la tournée Age Tendre, aux côtés de nombreux artistes dont Sheila, Nicoletta, Dave, Michèle Torr et Dick Rivers[13].

Le 24 juin 2018, il est passé en scène lors du fête du Parc Pompidou à Evry, ou le député est Manuel Valls.

Il vit aujourd'hui à Barcelone en Catalogne[14].

Vie privée

Patrick Juvet est bisexuel[15]. Il a indiqué en 2012 dans une interview à ce sujet : « Je suis surpris que ce sujet reste un tabou. Depuis 40 ans, les mentalités n’ont pas évolué[16]. »

Bibliographie

  • Patrick Juvet, les bleus au cœur, Éditions Flammarion, — autobiographie

Discographie

Albums hors compilations

  • La Musica (1972)
  • Love (1973)
  • Patrick Juvet raconte son rêve : Olympia 73 (1974)
  • Chrysalide (1974)
  • Mort ou vif (1976)
  • Paris by night (1977)
  • I Love America (1978)
  • Lady night (1979)
  • Laura, les ombres de l'été (BO du film éponyme de David Hamilton, 1979)
  • Live Olympia 79 (double album, 1980)
  • Still Alive (1980)
  • Rêves immoraux (1982)
  • Solitudes (1991)

Singles

Patrick Juvet sur scène en juin 2013.
  • Romantiques pas morts (1971)
  • La Musica (1972)
  • Au même endroit à la même heure (1972)
  • Je vais me marier, Marie (1973) (Concours Eurovision de la chanson pour la Suisse, 1973)
  • Sonia (1973)
  • Toujours du cinéma (1973)
  • C'est beau la vie (1974)
  • Love / Unisex (1974)
  • Rappelle-toi minette (1974)
  • Regarde / Soleil et mer (1974 avec D.Balavoine)
  • Il est trop tard pour faire l'amour (1975)
  • Magic (1975)
  • Faut pas rêver (1976)
  • Où sont les femmes ? (1977)
  • Megalomania (1977)
  • Got a Feeling (1978)
  • I Love America (1978)
  • De plus en plus seul (1978)
  • Lady Night (1979)
  • Swiss Kiss (1979)
  • Laura (1979 BOF du film de David Hamilton)
  • Sounds like rock'n roll (1980)
  • Sans amour / C'est de moi (1981 avec P.Grillet)
  • Rêves immoraux / Du tac au tac (1982)
  • Getting to the heart of me / Change your mind (1983)
  • Je tombe amoureux / L'amour n'est pas pressé (1984)
  • Thinking With Your Body / Broken Glasses (1986)
  • L'amour avec les yeux (1987)
  • Rêve / Take it out on me (1988)
  • Solitudes (1991)
  • Cruising bar (1992)
  • Deep dark night (1993)
  • I Love America remix (1995)
  • Rester cool (1998)
  • Ça c'est Paris (2000)
  • Don't be afraid (2010)

Références

  1. a, b, c et d « Grâce à une compilation, Patrick Juvet réussit un come-back inespéré. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  2. Notice biographique de l'artiste sur rfimusique.com.
  3. Dossier « Patrick Juvet, absolument disco! » dans les archives de la Radio télévision suisse en ligne.
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Biographie sur universalmusic.fr.
  5. a et b « Patrick Juvet : « Les jeunes ont la nostalgie de mon époque, pas moi » », JSL,‎ (lire en ligne)
  6. a, b et c « Patrick Juvet : Bientôt un nouvel album - Interviews CiteGAY.com », sur www.citegay.fr (consulté le 6 janvier 2018)
  7. « Juvet, l'autre Patriiiiick », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  8. Donna Summer, Village People, Dennis Parker, Kiss...
  9. a et b « Patrick Juvet : Drogue, alcool, bisexualité, il dit tout ! - France Dimanche », sur www.francedimanche.fr (consulté le 6 janvier 2018)
  10. http://people.plurielles.fr/news-people/raphael-et-melanie-thierry-tout-va-bien-4188654-402.html
  11. « Liste des artistes de la tournée 2009 », sur agetendreettetesdebois.com (consulté le 20 avril 2010).
  12. leblogtvnews.com, « "Age Tendre, la tournée des idoles" revient sur scène en 2018 : 60 concerts au programme. - Leblogtvnews.com », Leblogtvnews.com, (lire en ligne)
  13. Prisma Média, « Vidéo – Patrick Juvet nous reçoit chez lui, à Barcelone - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne)
  14. Mathieu Lindon, Grâce à une compilation, Patrick Juvet réussit un come-back inespéré. Après de flamboyantes années 70, le chanteur qui n'aimait pas que les « minettes » a connu un éprouvant passage à vide. C'était un chanteur abandonné, Libération, 6 septembre 1995
  15. Patrick Juvet en vedette de la foire aux vins de Gellainville, L'Écho républicain, 9 septembre 2012

Liens externes