Patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques de 2018

Patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques de 2018
Description de l'image Short track speed skating pictogram.svg. Description de l'image Olympic rings.svg.
Généralités
Sport Patinage de vitesse sur piste courte
Organisateur(s) CIO et ISU
Édition 8e
Lieu(x) Drapeau : Corée du Sud Gangneung, Corée du Sud
Date du
au
Participants 116 (quota)
Épreuves 8
Site(s) Palais des glaces de Gangneung, Gangneung, Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Site web officiel

Navigation

Les épreuves de patinage de vitesse sur piste courte (ou short-track) aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 se déroulent au Palais des glaces de Gangneung, à Gangneung, en Corée du Sud, du 8 février 2018 au 25 février 2018. Il s'agit de la 8e apparition du short-track aux Jeux olympiques.

Préparation de l'événement

Panneau indiquant les épreuves de short-track aux Jeux olympiques de 2018

Désignation du pays hôte

Le 22 juin 2010, le Comité international olympique sélectionne trois villes candidates, qui sont les trois villes ayant demandé à organiser les Jeux olympiques. Il s'agit d'Annecy, Munich et PyeongChang[1].

Gunilla Lindberg, représentante du CIO, visite Annecy, puis Munich, puis PyeongChang en février et mars 2011. Les trois villes sont considérées comme parfaitement qualifiées pour accueillir les Jeux, le rapport du CIO de mai 2018 estimant avoir reçu « trois candidatures d'un niveau extrêmement haut »[2].

Le 6 juillet 2011, à Durban, le jury élit PyeongChang dès le premier tour du scrutin, avec 63 voix sur 95 votants[3].

Lieu de la compétition

La construction du palais des glaces de Gangneung, qui a une capacité de 12 000 places, commence en juillet 2014[4]. Le centre est inauguré le 14 décembre 2016, à l'occasion d'une manche de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur piste courte[5].

La patinoire est le seul lieu où se déroulent les épreuves de short-track, et elle accueille également les épreuves de patinage artistique[5].

Officiels

L'International Skating Union nomme quinze officiels pour la compétition, dont cinq qui officient pour la compétition masculine et la compétition féminine[6].

  • Drapeau : Suisse Roland Maillard, référent technique
  • Drapeau : Italie Hugo Herrnhof, référent technique
  • Drapeau : États-Unis Joel Shobe, responsable médical
  • Drapeau : République populaire de Chine Shen Ling, competitor steward
  • Drapeau : Autriche Hermann Filipic, competitor steward
  • Drapeau : États-Unis Alan Grefsheim, juge de la compétition féminine
  • Drapeau : Hongrie Beata Padar, première assistante juge de la compétition féminine
  • Drapeau : Japon Toshihiko Nitta, assistant juge de la compétition féminine
  • Drapeau : Pays-Bas Gialt Biesma, assistant juge vidéo de la compétition féminine
  • Drapeau : Italie Luciano Dalbard, starter de la compétition féminine
  • Drapeau : Royaume-Uni Peter Worth, juge de la compétition masculine
  • Drapeau : Canada Jacques Grégoire, premier assistant juge de la compétition masculine
  • Drapeau : Corée du Sud Lee Yun-sook, assistante juge de la compétition masculine
  • Drapeau : Hongrie Balazs Koever, assistant juge vidéo de la compétition masculine
  • Drapeau : États-Unis Brian Chartier, starter de la compétition masculine

Qualifications

Processus

Les coupes du monde de l'International Skating Union servent de qualifications aux Jeux olympiques[7].

5 femmes et 5 hommes de Corée du Sud sont qualifiés par défaut. Chaque autre pays peut qualifier au maximum 3 femmes et 3 hommes aux distances individuelles, et 5 hommes et 5 femmes (4 membres d'équipe et une personne remplaçante) en cas de qualification au relais. Au total, 110 patineurs peuvent participer à la compétition : les patineurs arrivés dans le top 32 de chaque événement individuel ou dans le top 8 des relais à la fin du circuit des coupes du monde seront qualifiés pour les Jeux olympiques et ensuite sélectionnés par leur pays de référence[7].

Les pays qui ont atteint le plafond de dix joueurs qualifiés sont le Canada, la Chine, la Hongrie, le Japon, les Pays-Bas et la Corée du Sud[8].

Quotas de participants par pays

Les quotas de participants par pays sont annoncés par l'ISU le 23 novembre 2017[9].

Pays Hommes 500 m Hommes
1 000 m
Hommes
1 500 m
Hommes
relais
Dames
500 m
Dames
1 000 m
Dames
1 500 m
Dames
relais
Total
Drapeau : Australie Australie 1 1 1 1 2
Drapeau : Biélorussie Biélorussie 1 1
Drapeau : Belgique Belgique 2 2
Drapeau : Canada Canada 2 3 3 X 3 3 3 X 10
Drapeau : République populaire de Chine Chine 3 3 3 X 3 3 3 X 10
Drapeau : République tchèque République Tchèque 1 1
Drapeau : France France 2 2 2 2 1 2 4
Drapeau : Allemagne Allemagne 1 2 2 2 3
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 2 3 3 3 5
Drapeau : Hongrie Hongrie 3 2 3 X 2 2 2 X 10
Drapeau : Israël Israël 1 1 1 1
Drapeau : Italie Italie 1 2 2 3 2 2 X 7
Drapeau : Japon Japon 2 3 3 X 1 2 3 X 10
Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 3 1 1 1 2 2 5
Drapeau : Lettonie Lettonie 1 2 1 2
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 3 3 2 X 3 3 2 X 10
Drapeau : Pologne Pologne 1 1 2 1 3
Drapeau : Athlètes olympiques indépendants Athlètes olympiques de Russie 3 3 3 X 2 2 2 X 10
Drapeau : Singapour Singapour 1 1
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 3 3 3 X 3 3 3 X 10
Drapeau : Suède Suède 1 1
Drapeau : États-Unis États-Unis 3 2 3 X 2 2 3 8
Total: 22 délégations 32 32 36 8 32 32 36 8 116
(59 hommes/57 femmes)

Qualifications par pays

Pays sans processus de sélection

La condition de la fédération allemande pour la qualification des patineurs et patineuses est la même que celle du comité olympique : il faut avoir fait partie du top 32 d'au moins une distance. C'est le cas d'Anna Seidel (au 1 500 mètres et au 1 000 mètres) et de Bianca Walter (au 500 mètres), et les deux short-trackeuses sont donc sélectionnées pour représenter l'Allemagne aux Jeux olympiques[10].

La Belgique qualifie d'office ses deux patineurs éligibles, Jens Almey et Ward Pétré, tous deux sur la distance du 1 500 mètres[11].

La Biélorussie débloque une place pour un patineur homme au 1 500 mètres[9],[12]. Il s'agit de Maksim Siarheyeu[13].

En mars 2017, l'entraîneuse nationale chinoise annonce que l'équipe de Chine aux Jeux olympiques de 2018 est la même qu'aux Championnats du monde 2017, sauf en cas de changement important de performances au cours de la saison de Coupe du monde[14]. L'équipe olympique de 2018 est constitué pour les femmes de Fan Kexin, Han Yutong, Li Jinyu, Qu Chunyu et Zhou Yang[15]. Chez les hommes, il s'agit de Chen Dequan, Han Tianyu, Ren Ziwei, Wu Dajing et Xu Hongzi[13].

Le 21 janvier 2018, le Comité International Olympique décide d'accorder deux places hors quota aux short-trackeurs de Corée du Nord. Les patineurs Jong Kwang-bom et Choe Un-song sont donc qualifiés respectivement pour le 1500 mètres et le 500 mètres[16]. Choe se blesse à l'entraînement et ne peut pas participer aux Jeux[17].

L'équipe de France est déterminée par nomination de la fédération française des sports de glace[18]. Le 20 décembre 2017, à l'issue des Championnats de France Élite 2017 et des nominations de la fédération, Tifany Huot-Marchand et Véronique Pierron sont les deux Françaises qualifiées pour représenter la France aux Jeux olympiques : Huot-Marchand participe aux trois distances, Pierron seulement au 1500 mètres et au 500 mètres[19]. Chez les hommes, Thibaut Fauconnet représente la France avec Sébastien Lepape : tous deux avaient déjà participé aux Jeux olympiques de 2014 et se représentent sur chacune des trois distances individuelles[20].

Vladislav Bykanov se qualifie pour représenter Israël sur les trois distances individuelles[21].

L'Italie qualifie l'intégralité de son équipe de relais féminine, et trois patineurs sur des distances individuelles. Chez les femmes, Arianna Fontana participe aux trois distances individuelles, Martina Valcepina au 500 mètres et au 1 500 mètres, et Lucia Peretti au 500 mètres uniquement. Cecilia Maffei et Cynthia Mascitto viennent pour le relais[15]. Du côté des hommes, Yuri Confortola et Tommaso Dotti se qualifient pour le 1 000 mètres et le 1 500 mètres[22]. Arianna Fontana est aussi la porte-drapeau italienne pendant la cérémonie d'ouverture des Jeux[23].

Le Japon qualifie ses équipes de relais féminine et masculine, soit dix patineurs au total[9]. Chez les femmes, il s'agit de Yuki Kikuchi, Shione Kaminaga, Sumire Kikuchi, Hitomi Saito et Ayuko Ito[15]. Pour les hommes, l'équipe inclut Keita Watanabe, Hiroki Yokoyama, Kazuki Yoshinaga, Kei Saito et Ryosuke Sakazume[13].

L'équipe masculine du Kazakhstan est constituée de Nurbergen Zhumagaziyev pour les trois distances individuelles et d'Abzal Azhgaliyev et Denis Nikisha au 500 mètres seulement. L'équipe de relais est complétée par Yerkebulan Shamukhanov et Mersaid Zhaxybayev[13]. Chez les femmes, Kim A Iong et Anastasia Krestova représentent le pays, respectivement sur les trois distances et sur le 1 000 mètres et 1 500 mètres[24]. Le 9 janvier 2018, le comité national olympique du Kazakhstan annonce qu'Abzal Azhgaliyev sera le porteur du drapeau olympique pendant la cérémonie d'ouverture de la compétition[25],[26].

Roberts Krūzbergs et Roberto Pukitis se qualifient pour représenter la Lettonie sur les trois distances individuelles[13],[27].

Les Pays-Bas qualifient deux équipes de relais, soit dix personnes au total. Chez les femmes, Yara van Kerkhof participe au 500 mètres et au 1 000 mètres, Jorien ter Mors participe au 1 500 mètres, Lara van Ruijven se qualifie pour le 500 mètres, Suzanne Schulting représente le pays sur les trois distances et Rianne de Vries est remplaçante des quatre précédentes au relais[15]. Du côté masculin, Daan Breeuwsma et Dennis Visser ne se qualifient que pour le relais. Dylan Hoogerwerf participe au 500 mètres, Itzhak de Laat au 1 000 mètres et au 1 500 mètres, et Sjinkie Knegt aux trois distances[13],[28].

La Pologne qualifie un homme, Bartosz Konopko, au 500 mètres uniquement[13]. Le pays est aussi représenté par deux femmes, Natalia Maliszewska et Magdalena Warakomska[15].

La République Tchèque parvient à qualifier une femme aux Jeux olympiques d'hiver de 2018, sur le 1 500 mètres[9]. Il s'agit de Michaela Sejpalova[15].

L'équipe britannique féminine est constituée d'Elise Christie, championne du monde en titre, de Charlotte Gilmartin et de Kathryn Thomson, toutes les trois qualifiées sur les trois distances individuelles[15]. Chez les hommes, Josh Cheetham et Farrell Treacy représentent le pays au 1 000 mètres[29].

En août 2017, la fédération russe sélectionne son équipe, constituée de huit femmes et huit hommes. Les hommes représentant la Russie sont Viktor Ahn, Semen Elistratov, Denis Ayrapetyan, Pavel Sitnikov, Artiom Kozlov, Alexander Shulginov, Vladimir Grigorev et Artiom Denisov. L'équipe féminine inclut Sofia Prosvirnova, Ekaterina Efremenkova, Ekaterina Konstantinova, Yulia Shishkina, Evgenia Zakharova, Emina Malagich, Tatiana Borodulina et Vera Rasskazova[30]. En 2018, Thomas Bach, président du Comité International Olympique, affirme que seuls les patineurs pour lesquels il n'y a « absolument aucune suspicion de dopage » peuvent être invités aux Jeux olympiques[31]. Finalement, les femmes envoyées aux Jeux olympiques sont Ekaterina Efremenkova, Ekaterina Konstantinova, Emina Malagich et Sofia Prosvirnova[15] ; les hommes sont Semen Elistratov, Aleksandr Shulginov et Pavel Sitnikov[13].

La patineuse Cheyenne Goh devient la première personne à représenter Singapour de l'histoire des Jeux olympiques d'hiver[32].

La Suède parvient à qualifier un homme aux Jeux olympiques d'hiver de 2018, sur le 1 500 mètres[9]. Elle n'envoie pas de représentant[13].

Sélections australiennes

L'Australie tient une compétition de sélections en décembre 2017[33]. La compétition se déroule sur deux jours. Le premier jour, Andy Jung prend la seule place accordée aux hommes australiens au terme d'une victoire au 500 mètres et au 1 500 mètres[9]. Chez les femmes, Deanna Lockett remporte toutes les épreuves et se qualifie sur le 1 500 mètres et sur le 1 000 mètres[34].

Sélections canadiennes

Les sélections canadiennes sont tenues du 12 au 20 août 2017, avant la saison de la Coupe du monde, à Montréal. Pendant cette compétition, 16 hommes et 16 femmes participent aux courses[35]. Chacune des trois distances individuelles est concourue trois fois, soit un total de neuf manches par personne participante. Des points sont accordés à la fin de chaque manche, et on ne compte que les points des deux meilleures manches des deux meilleures distances pour chaque personne participante. Le 20 août, les 3 meilleures patineuses du classement général, les 2 meilleurs patineurs du classement du 500 mètres et 1000 mètres, et les deux meilleurs patineurs du classement général derrière ces deux-là sont intégrés à l'équipe. Pendant les dix jours qui suivent, les demandes de dérogation sont examinées, et enfin, la dernière place du quota est assignée librement par la fédération[36].

Au cours de la compétition, Samuel Girard remporte sept des neufs finales masculines. En deuxième place, Charles Hamelin se qualifie pour sa quatrième édition des Jeux olympiques, dans l'objectif de devenir le Canadien le plus décoré aux Jeux olympiques de tous les temps avant de prendre sa retraite sportive[37]. Ensuite, le troisième homme qualifié pour les Jeux, à condition de réussir son circuit de Coupe du monde, est Charle Cournoyer, qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi[37]. Le 30 août, la demande de dérogation de François Hamelin est acceptée, et Pascal Dion est nommé par la fédération pour compléter la sélection masculine[38].

Du côté féminin, Kim Boutin remporte huit manches sur neuf. Après elle, les jeunes patineuses Kasandra Bradette et Jamie Macdonald sont qualifiées pour les Jeux olympiques[37]. Blessées à l'entraînement, Marianne St-Gelais et Valérie Maltais ne participent pas à la compétition[39],[40]. La demande de dérogation de Marianne St-Gelais est accordée, et Valérie Maltais est choisie par la fédération pour compléter la sélection féminine[38].

Sélections sud-coréennes

Les qualifications de l'équipe sud-coréenne aux Jeux olympiques se font en avril 2017. Le pays, grand favori de chaque compétition internationale, n'a obtenu aucune médaille aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 : aucun patineur homme de l'équipe de l'époque n'est sélectionné pour les Jeux olympiques de 2018. L'absence de Lee Jung-su, double champion olympique, et de Sin Da-woon, champion du monde au classement général en 2013 et champion du monde du 1500 mètres en 2017, est particulièrement remarquée par les médias[41].

L'équipe masculine est constituée de Seo Yi-ra, champion du monde au classement général en 2017, de Kwak Yoon-gy, participant aux Jeux olympiques de 2010 mais pas à ceux de 2014, et de trois personnes qualifiées de « parfaits inconnus » par Yonhap : Lim Hyo-JunHwang Dae-Heon et Kim Do-Kyoum[41]. Les grandes favorites de la compétition, Shim Suk-Hee et Choi Min-jeong[42], alternativement et respectivement championne et vice-championne du monde en 2014, 2015 et 2016[43], sont au coeur de l'équipe féminine aux côtés de Kim Alang. Pour compléter l'équipe, Lee Yu Bin et Kim Ye-Jin se qualifient à leurs premiers Jeux olympiques[41].

Sélections hongroises

Les sélections nationales pour les Jeux olympiques de 2018 se déroulent du 23 août au 4 septembre 2017, juste avant le début des qualifications internationales. Elles se déroulent sous la forme d'une compétition en 4 manches : deux fois le 500 mètres et une fois les deux longues distances[44].

Chez les femmes, Petra Jaszapati remporte le 1500 mètres devant Sara Luca Bacskai et Bernadett Heidum[45]. Au premier 500 mètres, c'est toujours Petra Jaszapati qui remporte la course, devant Andrea Keszler et Zsofia Konya[46], et au deuxième, l'ordre d'arrivée est exactement le même[47]. Enfin, au 1000 mètres, Andrea Kezsler bat Petra Jaszapati et Rixin Tian en finale[48]. Les cinq patineuses qualifiées sont Petra Jaszapati, Andrea Kezsler, Sara Luca Bacskai, Zsofia Konya et Rixin Tian[49].

Du côté des hommes, Shaoang Liu remporte toutes les distances, sauf le 1000 mètres, que son frère Shaolin Sandor Liu gagne. Les trois autres patineurs sélectionnés sont Alex Varnyu, Csaba Burjan et Daniel Tiborcz. Bence Olah, favori des qualifications aux côtés des frères Liu, arrive sixième et rate ses qualifications[50].

Sélections américaines

Les performances des États-Unis en Coupe du monde leur débloquent huit places pour les Jeux olympiques : cinq hommes et trois femmes[51]. Les qualifications américaines se font du 16 au 18 décembre 2017 à Kearns, dans l'Utah[52]. Chaque distance est disputée deux fois par les 16 meilleurs patineurs et les 16 meilleures patineuses du pays sur la saison 2017, et le classement de la distance se fait sur la somme des points engrangés dans les deux finales[53]. La personne avec le plus de points au classement toutes distances à la fin de chaque journée de compétition est ensuite qualifiée pour représenter les États-Unis aux Jeux olympiques[54].

Le 16 décembre 2017, Lana Gehring remporte la première finale féminine du 1500 mètres moins d'un dixième de seconde devant Jessica Kooreman, elle-même un dixième de seconde devant Kristen Santos[55]. Chez les hommes, J.R. Celski remporte la première finale masculine du 1500 mètres et John-Henry Krueger arrive en deuxième position, avec Adam Callister en troisième place[55]. Lors de la deuxième finale, une chute emporte trois patineuses sur les six participantes. La faute est imputée à Katherine Reutter-Adamek, qui reçoit une pénalité. Les cinq autres patineuses ont le droit de recommencer la course, et Lana Gehring remporte à nouveau la course devant Kristen Santos et Maame Biney[51],[55]. Jessica Kooreman, arrivée en deuxième position, reçoit une pénalité en fin de course[51]. C'est donc Lana Gehring qui se qualifie pour représenter les États-Unis aux 1500 mètres[55]. Du côté des hommes, Celski fait une chute et Krueger remporte la course devant Ryan Pivirotto et Thomas Insuk Hong[55], ce qui le rend premier du classement de la distance et le qualifie aux Jeux olympiques[51],[55]. À la fin de la journée, les deux premières personnes qualifiées aux Jeux olympiques sont donc Lana Gehring et John-Henry Krueger[51].

Le samedi 17 décembre, Maame Biney remporte le 500 mètres devant Lana Gehring, Katherine Reutter-Adamek et Jessica Kooreman. Chez les hommes, J.R. Celski chute en quarts de finale et est éliminé des qualifications[55]. C'est Aaron Tran qui remporte le 500 mètres devant Ryan Pivirotto et John-Henry Krueger, gêné par Thomas Insuk Hong qui reçoit une pénalité[55]. Pour la deuxième finale du 500 mètres, Maame Biney remporte à nouveau la distance devant Jessica Kooreman et Kristen Santos, tout en battant son record personnel du 500 mètres avec un temps de 43.161 secondes[55],[56]. À l'âge de dix-sept ans, elle devient la première femme noire à représenter les États-Unis en patinage de vitesse sur piste courte[56]. Du côté des hommes, John-Henry Krueger remporte la deuxième finale du 500 mètres devant J.R. Celski et Thomas Insuk Hong[55]. Avec cette deuxième place, Celski rattrape son retard et passe en deuxième position du classement général. Les deux personnes qualifiées le 17 décembre sont donc Maame Biney chez les femmes et J.R. Celski et Aaron Tran chez les hommes, qui ont deux places de plus que l'équipe féminine dans leur quota de qualifications[57].

Le dimanche 18 décembre est disputée la dernière distance, le 1000 mètres. La première finale féminine voit la victoire de Katherine Reutter-Adamek, devant Jessica Kooreman et Kristen Santos[55]. Chez les hommes, John-Henry Krueger remporte à nouveau la distance, devant Ryan Pivirotto et Keith Carroll, avec une disqualification de J.R. Celski[55]. Sur la deuxième finale, Lana Gehring gagne la distance devant Maame Biney et Jessica Kooreman, qui a chuté en raison d'une faute de Kristen Santos, pénalisée[55]. Sur la deuxième finale masculine, John-Henry Krueger remporte la course devant J.R. Celski, Aaron Tran et Thomas Insuk Hong[55]. Le 18 décembre, deux hommes et une femmes sont qualifiés et complètent l'équipe américaine : il s'agit de Jessica Kooreman, Thomas Insuk Hong et Ryan Pivirotto[58].

Déroulement de la compétition

Programme

Tous les événements ont lieu le soir[59].

Calendrier des épreuves
Épreuves
ou évènements
Journées de compétition
J V S D L M M J V S D L M M J V S D
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
Février 2018
Cérémonies d'ouverture
et de clôture
Hommes
500 m o o
1 000 m o o
1 500 m o
Relais 5 000 m o o
Femmes
500 m o o
1 000 m o o
1 500 m o
Relais 3 000 m o o

Compétition féminine

500 mètres

Les femmes commencent les Jeux olympiques par le 500 m, qui se déroule en quatre manches : la première manche (séries) a lieu le 9 février et les 3 suivantes le 13 février. Pendant les deux premières manches, Choi Min-jeong et Elise Christie battent à tour de rôle le record olympique deux fois chacune[60], le record final étant établi par Choi à 42,422 secondes[61].

Cinq patineuses se rencontrent en finale A : Choi Min-jeong, Arianna Fontana, Yara van Kerkhof, Elise Christie et Kim Boutin. Arianna Fontana prend la tête de la course dès le départ et n'est jamais dépassée, alors que Yara van Kerkhof profite d'une bousculade à l'avant pour se glisser en deuxième place. Kim Boutin arrive quatrième derrière Choi, qui est ensuite disqualifiée pour avoir commis une faute. Elise Christie, quant à elle, tombe pendant la course[62].

Le podium revient, dans l'ordre, à Arianna Fontana, qui égalise ainsi le record de 6 médailles olympiques jusque-là tenu par Wang Meng, Yara van Kerkhof, et Kim Boutin[63].

1000 mètres

Article détaillé : Patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques de 2018 - 1 000 mètres femmes.

1500 mètres

Le 1 500 m féminin a lieu le 17 février[64].

Les séries sont constituées de 6 courses de 6 patineuses. Dans la première série, Sara Bacskai est pénalisée tandis qu'Arianna Fontana, Jorien ter Mors et Kikuchi Sumire se qualifient en demi-finales. Dans la deuxième, Han Yutong gagne devant Marianne St-Gelais et Martina Valcepina, tandis que Jessica Kooreman est pénalisée pour avoir fait tomber Anna Seidel, qui est avancée. Dans la série suivante, Suzanne Schulting, Deanna Lockett et Charlotte Gilmartin se qualifient alors qu'Ekaterina Efremenkova est pénalisée. Ensuite, Kim Alang gagne devant Kim Boutin et Véronique Pierron ; Anastassiya Krestova et Yuki Kikuchi sont toutes les deux pénalisées. Dans l'avant-dernière série, Elise Christie, Zhou Yang et Valérie Maltais se qualifient, tandis qu'en dernier, Choi Min-jeong passe devant Petra Jaszapati et Li Jinyu[65].

Les deux premières patineuses de chaque demi-finale passent en finale A. Dans la première demi-finale, il s'agit de Kim Alang et Kim Boutin, alors que Marianne St-Gelais est pénalisée. Dans la deuxième demi-finale, Jorien ter Mors remporte la course devant Arianna Fontana. Enfin, dans la troisième demi-finale, Elise Christie tombe et doit être évacuée ; Choi Min-jeong et Petra Jaszapati passent en finale A[65].

Choi Min-jeong remporte la finale A du 1 500 m devant Li Jinyu et Kim Boutin[65].

Relais 3000 mètres

Le relais se fait en deux phases : d'abord, deux demi-finales de quatre pays chacune, dont les deux premières équipes se qualifient pour la finale. Ensuite, la finale. La demi-finale a lieu le 10 février et la finale le 20 février[64].

Dans la première demi-finale du relais, l'équipe coréenne chute à une vingtaine de tours de l'arrivée. Elle finit quand même en tête, avec un record olympique à la clé. Cependant, le record est battu dans la course suivante par l'équipe chinoise et n'est donc pas enregistré. La deuxième équipe qualifiée est l'équipe canadienne, tandis que les Hongroises et les Russes passent en finale B. Dans la deuxième course, les Chinoises battent le record olympique avec un temps de 4:05.315 : l'équipe est constituée de Han Yutong, Qu Chunyu, Fan Kexin et Zhou Yang. Les Italiennes se qualifient derrière elles, tandis que les Néerlandaises et les Japonaises passent en finale B[66].

Compétition masculine

500 mètres

Article détaillé : Patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques de 2018 - 500 mètres hommes.

1000 mètres

Le 1 000 m hommes est disputé en deux jours : le 13 février, les séries, puis 3 manches menant jusqu'à la finale le 17 février[64].

Les séries sont constituées de huit courses de quatre ou cinq patineurs, dont les deux premiers passent en quarts de finale. Dans la première course, John-Henry Krueger passe devant Farrell Treacy, tandis que Liu Shaoang fait tomber Ryosuke Sakazume, qui est avancé au tour suivant par les juges. Dans la deuxième course, Lim Hyo-jun et Kazuki Yoshinaga se qualifient. Samuel Girard et Semen Elistratov se qualifient dans la course suivante. C'est ensuite au tour de Sjinkie Knegt et Thibaut Fauconnet, alors qu'une faute de Ren Ziwei pousse à l'avancement par les juges de Robert Zvejnieks, gêné par le patineur pénalisé. Ensuite, Charles Hamelin et Wu Dajing se qualifient : Charles Hamelin bat le record olympique, désormais fixé à 1:23.407. Itzhak de Laat et Seo Yi-ra se qualifient dans la sixième course, alors que Han Tianyu reçoit une pénalité. Dans l'avant-dernière course, Vladislav Bykanov est disqualifié, Hwang Dae-heon et Yuri Confortola se qualifient. Enfin, dans la dernière course, alors que Pavel Sitnikov est disqualifié, Shaolin Sandor Liu et Roberto Pukitis se qualifient tous les deux pour le quart de finale[67].

Les quarts de finale commencent par la qualification en demi-finale de Seo Yi-ra et Lim Hyo-jun, alors que Hwang Dae-heon est pénalisé. Dans la deuxième course, Samuel Girard se qualifie devant Yuri Confortola. Dans la troisième course, les deux premiers sont Semen Elistratov et Ryosuke Sakazume ; Sjinkie Knegt reçoit une pénalité, ce qui pousse à l'avancement de John-Henry Krueger. Enfin, dans le dernier quart de finale, Wu Dajing est disqualifié : Shaolin Sandor Liu et Charles Hamelin se qualifient[67].

En demi-finale, Lim Hyo-jun et Shaolin Sandor Liu passent en finale A, alors que Yuri Confortola et Semen Elistratov passent en finale B. Dans la deuxième course, Charles Hamelin prend une pénalité qui mène à l'avancement de Samuel Girard en finale A, aux côtés de John-Henry Krueger et Seo Yi-ra, alors que Ryosuke Sakazume passe en finale B[67].

Enfin, en finale A de la compétition, Samuel Girard prend la tête de la course dès le départ, rapidement dépassé par l'Américain John-Henry Krueger, puis revient en première place. A un tour de l'arrivée, Shaolin Sandor Liu essaie de doubler les deux Coréens, mais tombe et les entraîne tous les deux dans sa chute[68]. Le podium revient, dans l'ordre, à Samuel Girard, John-Henry Krueger et Seo Yi-ra.

1500 mètres

La première épreuve masculine des Jeux olympiques est le 1 500 m, qui se déroule en trois manches. Au cours de la première manche de séries, les courses comptent 6 patineurs, dont les trois premiers se qualifient en demi-finale. Dans la première course, Farrell Treacy chute. Sandor Shaolin Liu, Samuel Girard et Semen Elistratov se qualifient en demi-finale. Dans la deuxième course, Yuri Confortola est pénalisé tandis qu'Andy Jung, gêné, et Han Tianyu, tombé, sont avancés en demi-finale par les juges. Charles Hamelin, Jens Almey et Aaron Tran passent en demi-finale. Dans la troisième course se qualifient Hwang Dae-heon, Itzhak de Laat et Wu Dajing, tandis que Pascal Dion est avancé à la suite d'une faute de Vladislav Bykanov. Dans la quatrième course, Lim Hyo-jun se qualifie devant Sébastien Lepape et Shaoang Liu ; de son côté, Kazuki Yoshinaga est pénalisé. L'avant-dernière course se solde par une qualification de Seo Yi-ra, Roberto Pukitis et J.R. Celski. Enfin, dans la dernière course, John-Henry Krueger termine devant Thibaut Fauconnet, suivi par Sjinkie Knegt, alors que Xu Hongzhi est avancé et Nurbergen Zhumagaziyev chute et ne finit pas la course[69].

En demi-finale, les deux premiers coureurs de chacune des trois courses passent en finale A, les deux suivants en finale B. Dans la première course, Semen Elistratov et Charles Hamelin se qualifient, et Samuel Girard est avancé à la suite d'une faute de l'Américain J.R. Celski. Dans la deuxième course, Sjinkie Knegt passe devant Thibaut Fauconnet, et Shaolin Sandor Liu est avancé en raison d'une faute de John-Henry Krueger. Jens Almey chute pendant la course. Dans la troisième course, Lim Hyo-jun et Hwang Dae-heon passent, et Itzhak de Laat est avancé à la suite d'une faute : Liu Shaoang et Wu Dajing sont tous deux disqualifiés[69].

Avec trois personnes victimes de fautes en demi-finales et avancées par le jury, la finale A de la distance inclut neuf patineurs. Lim Hyo-jun remporte l'or devant Sjinkie Knegt et Semen Elistratov, tandis que Charles Hamelin est disqualifié et que Hwang Dae-heon, qui a emporté Thibaut Fauconnet dans sa chute, ne finit pas la course. Lim bat le record olympique au cours de cette finale[69].

Relais 5000 mètres

Article détaillé : Patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux olympiques de 2018 - Relais 5 000 mètres.

Le relais se fait en deux phases : d'abord, deux demi-finales de quatre pays chacune, dont les deux premières équipes se qualifient pour la finale. Ensuite, la finale. La demi-finale a lieu le 13 février et la finale le 22 février[64].

Dans la première demi-finale, l'équipe néerlandaise, bien que favorite, reçoit une pénalité. L'équipe chinoise se qualifie devant l'équipe canadienne pour la finale A, tandis que l'équipe du Kazakhstan passe en finale B. Dans la deuxième course, la Corée du Sud se qualifie avec un record olympique de 6:34.510 : l'équipe est constituée de Lim Hyo-jun, Kwak Yoon-gy, Hwang Dae-heon et Kim Do-kyoum. La Hongrie se qualifie trois dixièmes de seconde plus tard. Les équipes américaine et japonaise se qualifient en finale B[70].

Controverses

Dopage

En raison du programme de dopage de la Russie aux Jeux olympiques de 2014, certains patineurs sont exclus de la compétition et en particulier le Sud-Coréen naturalisé russe Viktor Ahn, short-trackeur le plus médaillé aux Jeux olympiques à égalité avec le patineur retraité Apolo Anton Ohno[71].

Le Japonais Kei Saito, remplaçant du relais masculin, est contrôlé positif à l'acétazolamide, un agent masquant, le 4 février. Il est renvoyé des Jeux le 13 février. Il s'agit du premier cas de dopage de cette édition des Jeux olympiques d'hiver[72].

Harcèlement en ligne

La patineuse Kim Boutin, médaillée de bronze au 500 m après la faute de Choi Min-jeong, reçoit des insultes et menaces de mort de la part de supporters sud-coréens après la finale. Elle protège ses comptes sociaux le jour même[73].

Médaillés

Hommes

Épreuve Or Argent Bronze
500 m
résultats détaillés
1 000 m
résultats détaillés
Drapeau : Canada Canada Samuel Girard Drapeau : États-Unis États-Unis John-Henry Krueger Drapeau : Corée du SudCorée du Sud Seo Yi-ra
1 500 m
résultats détaillés
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud Lim Hyo-jun Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Sjinkie Knegt Drapeau : Athlètes olympiques de Russie Russie (OAR) Semen Elistratov
Relais (5 000 m)
résultats détaillés

Femmes

Épreuve Or Argent Bronze
500 m
résultats détaillés
Drapeau : Italie Italie Arianna Fontana Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Yara van Kerkhof Drapeau : Canada Canada Kim Boutin
1 000 m
résultats détaillés
1 500 m
résultats détaillés
Drapeau : Corée Corée du Sud Choi Min-jeong Drapeau : République populaire de Chine Chine Li Jinyu Drapeau : Canada Canada Kim Boutin
Relais (3 000 m)
résultats détaillés

Tableau des médailles

Rang Pays Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'argent, Jeux olympiques Médaille de bronze, Jeux olympiques Total
1 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 2 0 1 2
2 Drapeau : Canada Canada 1 0 2 3
3 Drapeau : Italie Italie 1 0 0 1
4 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 0 2 0 2
5 Drapeau : Athlètes olympiques de Russie Chine 0 1 0 1
5 Drapeau : États-Unis États-Unis 0 1 0 1
7 Drapeau : Athlètes olympiques de Russie Russie 0 0 1 1

Couverture médiatique et affluence

Couverture médiatique

Affluence

En octobre 2017, les organisateurs des Jeux olympiques constatent une demande de tickets de 3 ou 4 fois les prévisions basées sur les Jeux olympiques de 2014, malgré les difficultés commerciales dues à la tension avec la Corée du Nord[74].

Notes et références

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  74. « Olympics: Pyeongchang 2018 Games struggle with tickets and legacy », Reuters,‎ wed sep 13 21:58:27 utc 2017 (lire en ligne)

Voir aussi

Lien externe

  • (fr)/(ko)/(zh)/(en) Site officiel des Jeux