Pascal Blanchard (historien)

Pascal Blanchard
Portrait de Pascal Blanchard

Pascal Blanchard à Grenoble en 2013.

Biographie
Naissance
Nationalité Française

Pascal Blanchard (né le ), est un historien, documentariste et co-directeur d'agence de communication français. Il est spécialiste de l'Empire colonial français, des enjeux de diversité et des histoires de l'immigration.

Biographie

Pascal Blanchard est docteur en histoire à l'université Panthéon-Sorbonne, il a fait ses études doctorales au Centre de recherches africaines de la rue Mahler. Ancien chercheur au GDR 2322 du CNRS Anthropologie des représentations du corps. Il est depuis 2011 chercheur au Laboratoire Communication et Politique du CNRS[1]. Il est spécialiste du "fait colonial", des immigrations des "Suds" en France, de l'imaginaire colonial, de l'histoire des présences combattantes et sportives en France et de l'histoire du corps. Il intervient régulièrement dans les débats et dans les médias, pour promouvoir un autre rapport du présent au passé colonial, aux questions de l'identité et à la relation à l'histoire des immigrations « des Suds » (coloniales et post-coloniales) en France.

En 1989, il crée avec Nicolas Bancel et des historiens le Groupe de Recherche Achac. Ce collectif regroupe aujourd’hui 600 chercheurs et universitaires travaillant sur « les champs liés à la question coloniale et postcoloniale (idéologies politiques de la colonisation, développement des cultures coloniales et postcoloniales ; zoos humains et spectacles ethniques, représentations de l’altérité ; histoire militaire et troupes coloniales), mais aussi à l’histoire des immigrations des suds à travers différents programmes[2]. »

Pascal Blanchard a réalisé plusieurs expositions sur le thème de la colonisation et de l'immigration, dont Images d'empire (1996), L'appel à l'empire (1997) et Images et Colonies (1993). En 2012, il a été le co-commissaire d'exposition avec Nanette Snoep et Lilian Thuram[3] de Exhibitions. L'invention du sauvage[4]au Musée du quai Branly[5], prix de la meilleur exposition 2011 aux Globes de cristal Art et Culture[6]. En 2014, il a réalisé trois expositions itinérantes en lien avec les commémorations du Centenaire de la Grande Guerre (1914-1918) et du 70e anniversaire de la Libération de la France (1943-1945), sous le titre Ensemble. Présences maghrébines et orientales dans l'armée française et Présences des Afriques, des Caraïbes et de l'océan Indien dans l'armée française et Ensemble. Près de trois siècles de présences asiatiques et du Pacifique dans l'armée française.

Il a publié ou codirigé une quarantaine d'ouvrages et revues sur ces thèmes et plusieurs séries d’articles, réalisé plusieurs documentaires télévisés (Les Zoos humains, Arte, 2002 ; Paris couleurs[7], France 3, 2005 ; Des noirs en couleur. L’histoire des joueurs afro-antillais et néo-calédoniens en équipe de France de football[8], Canal +, 2008, Noirs de France (en trois parties), France 5, 2012, qui a reçu de nombreux prix dont une étoile à la scam et le prix du meilleur documentaire télévisuel[9]) et a collaboré à plus d'une dizaine de films de fiction ou documentaires. En 2014, avec Rachid Bouchareb, il co-réalise une série de 50 films Frères d'armes. Ils se sont battus pour la France depuis plus d'un siècle[11], suivi de la série de 45 films Champions de France en 2015-2016.

Pascal Blanchard assure une expertise dans le domaine des médias (il est et a été chroniqueur dans plusieurs émissions, comme 28 minutes sur Arte ou la Grande table sur France culture), de la production audiovisuelle et de la communication en tant que concepteur-réalisateur de musées/expositions aussi bien en France qu’à l'étranger. Au carrefour de son métier d'historien (doctorat d'histoire à l'université Panthéon-Sorbonne en 1994, sa thèse porte sur « Nationalisme et colonialisme ») et de sa formation en génie civil (EBTP), il conduit la réalisation de projets muséaux (en France et à l'étranger) autour de la conception de lieux ouverts au public fondés sur l'histoire et les imaginaires publicitaires ou culturels.

Son travail de recherche s'est attaché dans un premier temps aux notions de stéréotypes et d’imaginaires. À travers plusieurs programmes et ouvrages (L'Appel à l'Afrique, Zoos Humains, L'Autre et Nous, Corps & Couleurs…), il a cherché à analyser les prolongements contemporains de la représentation coloniale, mais aussi l'impact des représentations pendant la période coloniale. Il a cherché à suivre les mécanismes qui structurent la relation entre colonisé et colonisateur et fut l'un des premiers chercheurs en France (Images et colonies, 1993[12]) à souligner l'importance des imaginaires dans l'élaboration d'une pensée coloniale[13].

En parallèle, il a travaillé sur la notion de « culture coloniale » en s’attachant aux conséquences, dans les métropoles, des enjeux coloniaux et ses influences idéologiques dans les domaines de la culture, de la politique, des expositions et de la littérature, publiant de nombreux ouvrages et études dans cette perspective (notamment Images et colonies, Miroirs d’Empire, Culture coloniale, Culture impériale, Culture post-coloniale). Le dernier volet de ce travail a été publié aux CNRS Éditions (2008), dans le cadre d’un ouvrage collectif, sous le titre : Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours (codirigé avec Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel).

Idéologie et fracture coloniale

En même temps, il s'est attaché à la notion d'« idéologie coloniale » et à celle des héritages post-coloniaux, autour de la notion de « mémoire coloniale » afin de mesurer l'impact de ces questions dans les enjeux de citoyenneté contemporains dont l'ouvrage La Fracture coloniale. La société française au prisme des héritages coloniaux (2005) propose une première synthèse[14]. Les ouvrages La République coloniale (2003) et La colonisation française (2007) ont également souligné les relations complexes et paradoxales entre la société française et l’entreprise coloniale. Enfin, dans le prolongement de ces problématiques, deux ouvrages collectifs mettent en perspective ces questionnements : Les Guerres de mémoires. La France face à son histoire (La Découverte, 2008, sous la direction d’Isabelle Veyrat-Masson et Pascal Blanchard)[15] et, dans le cadre de la revue Hermès (2008, no 52), Les Guerres de mémoires dans le Monde (sous la direction d'Isabelle Veyrat-Masson, Marc Ferro et Pascal Blanchard).

Enfin, en clôture de ce cycle d'ouvrages, il a publié en 2010 Ruptures postcoloniales, les nouveaux visages de la société française[16], a co-dirigé Le Grand Repli en 2015 puis Vers la Guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale en 2016.

L'ouvrage collectif La Fracture coloniale. La société française au prisme des héritages coloniaux (2005) qui regroupe les contributions de 23 historiens, sociologues, politologues et ethnologues, est celui qui a eu le plus d'impact à sa sortie en France. Édité deux mois avant les révoltes dans les banlieues, il traitait de la complexité des héritages coloniaux en France, au cœur des discussions sur la notion " d'identité nationale".

Pour l'historien Michel Renard, les thèses de la "fracture coloniale" et de la "postcolonialité" qui expliqueraient le vécu et le langage de secteurs de la population française stigmatisés, ethnicisés, déréalisés, etc., ne s'appuient sur aucun travail historique. Il soutient que Pascal Blanchard « utilise une image militante du passé colonial qui altère gravement la réalité historique de la colonialité. En la schématisant à l'extrême. ». Pour Jean-Pierre Chrétien, « la thèse nous paraît réductrice à plus d’un titre », mais « la question est importante et mérite d'être discutée ». Selon l'anthropologue Jean Copans, l'ouvrage est d'une lecture « bénéfique » mais fait « l’impasse sur les dynamiques sociales et les configurations économiques et politiques de l’évolution postcoloniale de la société française »[18]. L'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch relève quant à elle les débats suscités par le livre : « l'accueil brutal parfois réservé par les spécialistes au présent ouvrage confirme un choc frontal entre « visions idéologiques obstinées et concurrentes » de la colonisation, des traites négrières ou des guerres coloniales (...) c'est un phénomène nouveau, né d'un amalgame de mémoires travaillées par des affrontements politiques qui refusent de reconnaître la complexité inhérente aux processus historiques. »[18]

En 2015, la journaliste Sonya Faure écrit: «Il y a dix ans tout juste, Nicolas Bancel et Pascal Blanchard (avec Sandrine Lemaire) publiaient un autre essai: la Fracture coloniale. Le livre, qui voulait déjà comprendre comment la colonie "faisait retour" en métropole, avait agité le monde universitaire et le débat public. Dix ans après, le sillon du postcolonialisme est mieux connu, il nourrit des recherches, structure la pensée d'une partie du monde militant. Mais les espoirs des auteurs, qui pensaient encore que l'histoire des immigrations entrerait peu à peu «dans le récit de la nation », ont été douchés. « De la fracture coloniale, écrivent-ils aujourd'hui, nous sommes passés à la fracture identitaire »[19].

Dans le même mouvement, avec le programme Un siècle d’immigration des Suds en France (XIXe-XXe siècles)[20], il co-anime depuis 2000 une équipe de 150 chercheurs et historiens, en partenariat avec de nombreuses institutions, collectivités territoriales, des associations, groupes de recherches et universités, pour proposer une histoire des migrations coloniales sur le territoire hexagonal (Le Paris noir ; Le Paris Asie ; Le Paris arabe[21] ; Marseille, Porte sud; Sud-Ouest, Porte des outre-mer[22] ; Lyon, Capitale des outre-mers ; Frontière d’empire du Nord à l’Est ; Grand-Ouest, mémoire des outre-mers...).

En 2009, il a coordonné l'édition de ces huit ouvrages dans un coffret rassemblant 4500 documents iconographiques, près de 150 contributeurs et une anthologie complète de l'histoire de l'immigration des Suds en France[23]. Dans le prolongement de ce coffret, il a dirigé la réalisation d’une quinzaine d'expositions itinérantes (spécifiquement régionales) qui retracent dans chaque région un siècle de présence migratoire. En 2010, il a coordonné deux travaux de recherche : l'édition de l'ouvrage La France noire[24] (2011 aux éditions La Découverte) avec une exposition associée, et en 2013 La France arabo-orientale[25] (aux éditions La Découverte).

En 2014, il publie avec les journalistes Claude Askolovitch, Renaud Dély et Yvan Gastaut Les années 30 sont de retour[26].

En 2015, il participe à l'ouvrage collectif Le Grand Repli, qui décrit le mécanisme d'intégration / expulsion des immigrés dans la société française puis co-dirige en 2016, avec les historiens Nicolas Bancel et Dominic Thomas, Vers la guerre des identités? De la fracture coloniale à la révolution ultracoloniale, un ouvrage collectif rassemblant les contributions de 22 chercheurs et universitaires[27].

Agence en communication historique

Pascal Blanchard qui recommande depuis plusieurs années la création d'un musée des histoires coloniales en France[28],[29] codirige également depuis 1999 une agence en communication et muséographie historique « Les Bâtisseurs de mémoire[30] ». Son objet est de travailler à destination des grandes entreprises et marques pour concevoir des musées.

Selon certaines critiques cependant, ce double profil d'historien et de co-directeur d'agence est à l'origine d'une production historienne qui doit davantage à une appréhension forte des médias au «,marketing », plus qu'à la démarche habituelle des sciences sociales et des sciences humaines[31], peu habituées aux questions postcoloniales. Ce mélange de préoccupations est notamment critiqué dans un article de délation signé du pseudonyme de Camille Trabendi[32] qui présente Pascal Blanchard en « free lance researcher ». En réponse à cet article, Gilles Boëtsch, président du Conseil scientifique du CNRS et directeur de recherches en anthropologie au CNRS (Marseille), dans une lettre envoyée le 10 décembre 2009 à la revue Agone[33], a dénoncé la méthode employée d'un texte sous pseudonyme, ainsi que la fausse biographie de Camille Trabendi présentée sur le site d'Agone[34].

Pour l'historien Gérard Noiriel, auteur du Creuset français, la démarche des « Bâtisseurs de mémoire » (dont l'objet est de travailler à destination des grandes marques pour concevoir des musées), qui se distingue de celle du Groupe de recherche Achac, relève d'une « conception publicitaire de l'histoire » fondée sur les archives images dans la perspective de l'« histoire-mémoire »[35]. Deux appréhensions de l'histoire de l'immigration en France opposent Pascal Blanchard et Gérard Noiriel, l'un distingue les différentes immigrations et leurs histoires propres (et imaginaires), l'autre fédère dans un tout ce récit au cœur du Creuset français.

Publications

Directions et codirections

  1. Culture coloniale. La France conquise par son empire, 1871-1931, 2002.
  2. Culture impériale. Les colonies au cœur de la République, 1931-1961, 2004.
  3. Culture post-coloniale. Traces et mémoires coloniales en France, 1961-2006, 2006.
  • Éditions intégrale Culture coloniale en France, Paris : CNRS Éditions, 2008.
  • Le Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins 1830-2003 (avec Éric Deroo, Driss El Yazaar, Pierre Fournié et Gilles Manceron), Paris : La Découverte, 2003.
  • Le Paris Asie. 150 ans de présence asiatique dans la capitale (avec Éric Deroo), Paris : La Découverte, 2004.
  • La Fracture coloniale. La Société française au prisme de l'héritage colonial (avec Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire), Paris : La Découverte, 2005.
  • Marseille porte sud: Un siècle d'histoire coloniale et d'immigration (avec Gilles Boëtsch), Paris : La Découverte et Marseille : Jeanne Laffitte, 2005.
  • Sud-Ouest, Porte des outre-mers, Paris : Milan, 2006.
  • La Colonisation française (avec Nicolas Bancel et Françoise Vergès), Toulouse : Milan, coll. « Les Essentiels Milan », 2007.
  • Lyon, Capitale des outre-mers (avec Nicolas Bancel et Léla Bencharif), Paris : La Découverte, 2007.
  • Les Guerres de mémoire. La France et son histoire (avec Isabelle Veyrat-Masson), Paris : La Découverte, 2008.
  • Human zoos, Liverpool, Liverpool university press, 2008.
  • Frontière d’empire, du Nord à l’Est (avec Ahmed Boubeker, Nicolas Bancel et Éric Deroo), Paris : La Découverte, 2008.
  • Coloris Corpus (avec Jean-Pierre Albert, Bernard Andrieu, Gilles Boëtsch et Dominique Chevé), Paris : CNRS Éditions, 2008.
  • Grand-Ouest : mémoire des Outre-Mers (avec Farid Abdelouahab), Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2008.
  • Culture coloniale en France de la révolution française à nos jours (avec Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel), Paris CNRS Éditions 2008.
  • Corps et couleurs (avec Gilles Boëtsch et Dominique Chevé), Paris : CNRS Éditions, 2008.
  • Hermès no 52 : Les Guerres de mémoire dans le monde (avec Marc Ferro et Isabelle Veyrat-Masson), Paris : CNRS Éditions, octobre 2008.
  • Ruptures postcoloniales. Les Nouveaux Visages de la société française (avec Nicolas Bancel, Florence Bernault, Ahmed Boubeker, Achille Mbembe et Françoise Vergès), Paris : La Découverte, 2010.
  • La France noire, Paris : La Découverte, 2011.
  • Exhibitions. L'invention du sauvage (avec Gilles Boëtsch et Nanette Jacomijn Snoep), Arles : Actes Sud et Paris : Musée du quai Branly, 2011. Catalogue d'exposition.
  • Shokuminchi Kyowakoku Furansu (avec Nicolas Bancel et Françoise Vergès), Tokyo, Éditions Iwanami Shoten, 2011.
  • Zoos humains (avec Sandrine Lemaire, Nicolas Bancel, Gilles Boetsch, Eric Deroo), Paris, La Découverte,2004.
  • Exhibition. The invention of the savage (avec Gilles Boëtsch and Nanette Jacomijn Snoep), Arles : Actes Sud et Paris : Musée du quai Branly, 2011. Catalogue d'exposition.
  • MenschenZoos. Schaufenster der Unmenschlichkeit… Völkerschauen in Deutschland, (avec Nicolas Bancel, Eric Deroo, Gilles Boetsch, Sandrine Lemaire), Paris, Les éditions du crireur public, 2012.
  • La France arabo-orientale, (avec Naïma Yahi, Yvan Gastaut, Nicolas Bancel), Paris, La Découverte, 2013.
  • Les années 30 sont de retour : Petite leçon d'histoire pour comprendre les crises du présent (avec Renaud Dély, Claude Askolovitch), Paris, Flammarion, 2014.
  • Le Grand Repli, (avec Nicolas Bancel, Ahmed Boubecker), Paris, La Découverte, 2015.
  • Vers la Guerre des identités ? (avec Nicolas Bancel et Dominic Thomas), Paris, La Découverte, 2016[36].
  • Atlas des immigrations en France. Histoire, mémoire, héritage (avec Hadrien Dubucs et Yvan Gastaut), Paris, Autrement, 2016.
  • L'invention de l'Orient, Paris, La Martinière, 2016.
  • Les Années 30. Et si l'histoire recommençait ? (avec Farid Abdelouahab), La Martinière, 2017.

Préfaces et éditions critiques

  • Paul Colin, Le Tumulte noir (avec Daniel Soutif), Arcueil : Anthèse, 2011. Édition originale du portfolio 1927.
  • Dominic Thomas, Noirs d'encre (postface avec Nicolas Bancel), Paris : La Découverte, 2013.

Vidéographie

  • Concept de films publicitaires pour Cointreau Gastronomie, Les Bâtisseurs de mémoire, 1999. Réalisés par Éric Deroo et Éric Lange.
  • Réalisation avec Éric Deroo de Zoos humains, Zarafa films, 2002[37].
  • Réalisation avec Éric Deroo de Paris couleurs, Images et Compagnie, 2005.
  • Réalisation avec Morad Aït-Habbouche et texte avec Christophe Mamus de Des noirs en couleur, EBLV/Les Bâtisseurs d'images, 2010.
  • Auteur avec Juan Gelas de Noirs de France de 1889 à nos jours, Compagnie des phares et balises, 2012.
  • Auteur avec Rachid Bouchareb de Exhibitions, 3B Productions, 2010.
  • Auteur avec Rachid Bouchareb de Frères d'armes, série de 50 films, Tessalit Productions, 2014.
  • Auteur avec Rachid Bouchareb de Champions de France, série de 45 films, Thessalie Productions, 2015.

Télévision

  • 2014-2015 : Frères d'armes, série télévisée historique présentant en 50 courtes biographies des hommes et femmes du monde entier (et en particulier de l’ancien empire colonial français) ayant combattu au service de la France, réalisée avec le cinéaste Rachid Bouchareb.
  • 2015-2016 : Champions de France, série télévisée historique présentant 45 portraits de sportifs issus de l'immigration qui ont contribué à la réputation et à la célébrité de la France dans le monde du sport, réalisé par Rachid Bouchareb.

Notes et références

  1. « Communication et Politique », sur www.lcp.cnrs.fr (consulté le 2 août 2016)
  2. « ACHAC | Groupe de recherche Achac », sur www.achac.com (consulté le 26 juillet 2016)
  3. Site de la Fondation Lilian Thuram - Éducation contre le racisme
  4. L’exposition Exhibitions. L‘invention du sauvage met en lumière l‘histoire de femmes, d‘hommes et d‘enfants, venus d‘Afrique, d‘Asie, d‘Océanie ou d’Amérique, exhibés en Occident à l‘occasion de numéros de cirque, de représentations de théâtre, de revues de cabaret, dans des foires, des zoos, des défilés, des villages reconstitués ou dans le cadre des expositions universelles et coloniales.
  5. Présentation de l'exposition au Musée du Quai Branly
  6. « EXHIBITIONS. L'INVENTION DU SAUVAGE : PRIX DE L'EXPOSITION DE L'ANNÉE 2011 », sur Africultures
  7. « site du Groupe de recherche achac »
  8. « Africultures »
  9. « respect mag »
  10. « frères d'armes »
  11. « Persée »
  12. « Le corps et les couleurs de la peau sont des éléments centraux des compositions : le corps comme espace d'inscription de catégorisation raciale et culturelle mais aussi comme part étrange, érotique et exotique de l'« Autre » ; les couleurs comme mode de différenciation des populations colonisées, entre elles et par rapport au blanc. Les couleurs de la différence se constituent en code où chacun a désormais sa place dans le monde colonial. », Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, « Corps et couleurs dans les affiches françaises coloniales et ethnographiques », dans Coloris Corpus, CNRS Éditions, Paris, 2008, p. 277. Le dernier volet de ce travail a été publié par Liverpool University Press (2008), dans le cadre d’un ouvrage collectif, version revue et augmentée du travail de 2002, sous le titre : Human Zoos. Science and Spectacle in the Age of Colonial Empires
  13. « Les flux migratoires des colonies [...] sont d'une autre nature que ceux venus d'Europe : leurs statuts individuels sont différents, des organismes de surveillance leur étaient destinés en exclusivité, les images sur les colonisés traversaient avec eux les mers... L'héritage que portent aujourd'hui les enfants français de l'immigration « coloniale » n'est donc pas le même que celui des enfants de l'immigration européenne. Les personnes issues de sociétés qui ont connu l'esclavage, la domination, la colonisation, un droit spécifique, ne viennent pas s'inscrire, comme immaculées, dans le statut d'immigré. », Pascal Blanchard,« "La France, entre deux immigrations », dans La Fracture coloniale, La Découverte/Poche, 2006, p. 186
  14. Pour une paxtonisation de l'histoire nationale, nonfiction.fr, 7 octobre 2008
  15. « La découverte »
  16. a et b Autour d’un livre, Politique africaine, 2006/2 (No 102)
  17. « France invisible contre minorités visibles » (consulté le 4 juillet 2016)
  18. http://www.achac.com/?P=1
  19. http://www.generiques.org/publi.php?id=4
  20. Le Sud-Ouest, région d'immigration, Pierre Daum, Libération.fr, 1er janvier 2007
  21. http://www.achac.com/?O=203
  22. La France noire Trois siècles de présences des Afriques, des Caraïbes, de l'océan indien et d'Océanie, en collaboration avec Sylvie Chalaye, Éric Deroo, Dominic Thomas, Mahamet Timera, Paris : La Découverte, 2011.
  23. La France Arabo-Orientale, Treize siècles de présences du Maghreb, de la Turquie, d’Égypte, du Moyen-Orient & du Proche-Orient, Paris : La Découverte, 2013.
  24. Paniqués, ils voient tout dans le rétroviseur des années 30, Eric Conan, marianne.net, 27 novembre 2014
  25. « Editions La Découverte, éditeur engagé de livres de sciences humaines et d'essais d'actualité », sur www.editionsladecouverte.fr (consulté le 11 juillet 2016)
  26. « Manifeste pour un musée des histoires coloniales » (consulté le 13 juillet 2016)
  27. « « Pour un musée des colonisations et de l’esclavage ! » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  28. site des « Bâtisseurs de mémoire »
  29. « La portée contestataire des études postcoloniales » (consulté le 13 juillet 2016)
  30. Sur la fonction de deuxième et de troisième couteau (de poche), Camille Trabendi, Agone, n° 41/42, 2009
  31. « Pascal Blanchard en « Free Lance Researcher » par Camille Trabendi, 18 mai 2010, extrait de « Les intellectuels, la critique et le pouvoir », Agone, n° 41/42, 2009, en lien avec un article de Sylvain Laurens. Voir l’ouvrage Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française (La Découverte, 2010) pour une réponse à cette critique, notamment l'introduction p. 15-16 et la note 19.
  32. Critiquant la biographie présentant l'auteur comme: « Chargée de mission pour le réseau des Centres culturels français au Proche-Orient dans les années 1990, Camille Trabendi travaille actuellement pour le Center on Working Rights (COWR), à Liège », Gilles Boëtsch souligne que le “COWR” n’existe pas, pas plus que ce chercheur[réf. nécessaire].
  33. Gérard Noiriel, Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Agone, coll. « Éléments », 2010, p. 201.
  34. Entretien, La grande table (France Culture) : Pascal Blanchard, « Comment éviter la guerre des identités ? » [audio], sur franceculture.fr,‎
  35. Ce film d'Eric Deroo retrace l'histoire des zoos humains, symboles inavouables de l'époque coloniale et du passage du XIXe au XXe siècle, qui ont été totalement refoulés de notre histoire et de la mémoire collective.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Pascal Blanchard sur bibliomonde.com
  • Site du Groupe de recherche ACHAC
  • « Pascal Blanchard en "Free Lance Researcher" », article de Camille Trabendi (2009)
  • Pascal Blanchard, LCP CNRS
  • Articles écrits par Pascal Blanchard sur Africultures