Parti suisse du travail

Parti suisse du travail
(de) Partei der Arbeit der Schweiz
(it) Partito del Lavoro svizzero
(rm) Partida svizra de la Lavur
image illustrative de l’article Parti suisse du travail
Logotype officiel.
Présentation
Président Norberto Crivelli
Fondation
Siège Turmweg 24
3013 Berne
Positionnement Gauche[1] à extrême gauche[2],[3]
Idéologie Communisme[4]
Socialisme[4]
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Affiliation internationale Séminaire communiste international[5]
Couleurs Rouge
Site web pst.ch
Représentation
Conseillers nationaux[6]
1 / 200
Conseillers aux États[7]
0 / 46
Législatifs cantonaux[8]
13 / 2 559
Exécutifs cantonaux[9]
0 / 154
Législatifs communaux
48 / 5 403
Exécutifs communaux[10]
7 / 1 146

Le Parti suisse du travail (en allemand Partei der Arbeit der Schweiz (PdAS), en italien Partito svizzero del Lavoro (PSdL), en romanche Partida svizra da la lavur (PSdL), est un parti suisse d'inspiration marxiste. Il est membre fondateur du Parti de la gauche européenne.

Histoire

Le est fondé le premier parti communiste de Suisse (les « vieux communistes »).

Le , après que, à la suite d'une élection interne, le Parti socialiste suisse a refusé d'entrer dans la troisième Internationale, l'aile gauche du Parti socialiste, signataire du manifeste de Zimmerwald, rejoint les vieux communistes pour fonder le Parti communiste suisse proprement dit.

En 1937, le parti communiste est interdit dans les cantons de Genève et Neuchâtel. La Fédération socialiste suisse (FSS) y est fondée pour le remplacer.

Le , le parti communiste est interdit, en partie avec l'accord du parti socialiste, sur tout le territoire suisse.

Le , la FSS est interdite à son tour, et le groupe FSS est exclu du Conseil national.

Le Parti suisse du travail (PST) est fondé en 1944 suite à l'illégalité du Parti communiste suisse. Le a eu lieu la conférence fédérale constitutive du parti à Bâle. Les 14 et 15 octobre de la même année a eu lieu le premier congrès du parti à Zürich. Léon Nicole a été élu président et Karl Hofmaier secrétaire général.

Aux élections de 1947, le PST obtient 5,1 % des voix et sept sièges, un score qui demeure son meilleur résultat jusqu'à aujourd'hui.

En 1969, dissolution des jeunesses du PST à la suite des évènements de 1968, et fondation des POCH, du RML et du PSA.

En 1971, introduction d'un quota pour les femmes : premières députées au Conseil national (Nelly Wicky).

En 2003, réélection de deux représentants au Conseil national.

En 2007, la Vaudoise Marianne Huguenin est la seule élue au Conseil national. Elle laissera sa place à Josef Zisyadis.

En 2011, il perd son dernier siège au Conseil national, et n'est désormais plus représenté à l'échelon fédéral.

En 2015, le parti fait son retour au Parlement avec l'élection du président du Locle Denis de la Reussille au Conseil national, dans le canton de Neuchâtel[11]

Idéologie

Connu dans les cantons de Berne[12], de Neuchâtel, de Vaud et du Jura sous le nom de Parti ouvrier et populaire (POP), le Parti suisse du travail se propose les buts suivants :

  • Défendre et promouvoir les intérêts matériels et culturels de la population de la Suisse, sur la base d'un socialisme démocratique s'inspirant en permanence de l'analyse scientifique de la société et des traditions humanistes. Il entend par là le développement libre, pacifique, digne et humain de chacun-e comme condition du libre développement de toutes et tous et cela en harmonie avec la nature et l'environnement ;
  • Réaliser l'égalité des droits entre femmes et hommes et contribuer à les libérer de toute exploitation et de tout assujettissement ;
  • Défendre et développer les droits démocratiques de toutes et tous et dans tous les domaines ;
  • Contribuer à réunir une large majorité en faveur du dépassement du capitalisme et du développement socialiste de la société suisse ;
  • Contribuer à la recherche et à la consolidation de la paix dans le monde ;
  • Développer la solidarité internationale entre les peuples, entre les travailleuses et travailleurs, entre les femmes, les hommes et les enfants de la terre et contribuer à réaliser l'égalité des droits entre les peuples et à libérer ceux-ci de toute exploitation et de tout assujettissement.

Le PST se réclame, de manière critique, de l'héritage des mouvements pour le socialisme et des luttes des peuples pour leur indépendance. Dans ses réflexions comme dans ses actions, il s'appuie sur les analyses développées par Marx et d'autres théoriciens du mouvement révolutionnaire. Dans sa lutte pour la défense des exploités, il prend en considération l'existence des contradictions entre les classes.

Organisation

Le Parti suisse du travail est dirigé par le comité directeur. Le comité directeur ainsi que le président et le secrétaire sont élus par le comité central, lui-même élu par le Congrès national.

Représentation au sein du Parti de la gauche européenne

Comme chaque parti membre, le PST envoie deux délégués au bureau de la Parti de la gauche européenne. Élus au congrès de Prague, les deux délégués du PST sont Brigitte Berthouzoz et Norberto Crivelli[13].

Résultats électoraux

Élections au Conseil national

Année % Sièges
1947 5,1
7 / 194
1951 2,7
5 / 196
1955 2,6
4 / 196
1959 2,7
3 / 196
1963 2,2
4 / 200
1967 2,9
5 / 200
1971 2,6
5 / 200
1975 2,4
4 / 200
1979 2,1
3 / 200
1983 0,9
1 / 200
1987 0,8
1 / 200
1991 0,8
2 / 200
1995 1,2
3 / 200
1999 1,0
2 / 200
2003 0,7
2 / 200
2007 0,7
1 / 200
2011 0,5
0 / 200
2015 0,8 [14]
1 / 200

Élections au Conseil d'État

Références

  1. Marc Bonhomme et Pia Stalder, « Analyse sémiolinguistique des pages d’accueil des sites politiques suisses sur Internet », Mots, no 80,‎ , p. 11–23 (ISSN 0243-6450, DOI 10.4000/mots.484, lire en ligne).
  2. (en) Clive H. Church, Switzerland and the European Union: A Close, Contradictory and Misunderstood Relationship, Routledge, (ISBN 9781134194360, lire en ligne), p. 80.
  3. (en) « Weakened communists still flying the red flag », sur SWI swissinfo.ch, (consulté le 3 avril 2018)
  4. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », sur Parties-and-elections.eu (consulté le 25 janvier 2016)
  5. [1] « Copie archivée » (version du 22 juin 2013 sur l'Internet Archive)
  6. Répartition des mandats par parti Elections au Conseil national de 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  7. Répartition des mandats par parti 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  8. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  9. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  10. Statistiques des villes suisses - Chapitre politique, Union des villes suisses, consulté le 13.04.2017
  11. « Le popiste Denis de la Reussille siégera au Conseil national », sur rts.ch (consulté le 19 octobre 2015)
  12. Liste de candidats à l'élection du Conseil national 2011 - Liste 28: Partei der Arbeit / Parti Ouvrier et Populaire
  13. European Left: The Executive Board
  14. « Résultats des Elections Fédérales », sur rts.ch (consulté le 19 octobre 2015)

Voir aussi

Bibliographie

  • Karl Hofmaier et alii, Que veut le Parti du travail, 1945, 101 p.
  • André Rauber, Histoire du mouvement communiste suisse, éditions Slatkine, Genève, 1997. (ISBN 2-0510-1784-0)
  • Pierre Jeanneret, Popistes : histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois (1943-2001), Lausanne, 2002. (ISBN 2-8290-0272-5)

Article connexe

Lien externe

  • Parti suisse du travail Site officiel
  • « Parti du travail (PdT) », sur www.histoiredelasecuritesociale.ch (consulté le 19 juin 2018)