Parti solidaire français

Parti solidaire français
Logotype officiel.
Logotype officiel.
Présentation
Président Thomas Werlet
Fondation
Siège 43 avenue Le Foll

94290 Villeneuve-le-Roi

Idéologie Nationalisme,
Néonazisme,
Fascisme,
Antimaçonnisme ,
Anti-universalisme,
Antisionisme,
Anticommunisme,
Anticapitalisme,
Ethno-différencialisme[L 1] ,
Protectionnisme économique,
Couleurs bleu, blanc, rouge
Site web http://partisolidaire.blogspot.fr

Le Parti solidaire français (PSF) est un parti politique français fasciste créé en 2009 par Thomas Werlet.

D'inspiration néonazi selon certains observateurs[1],[2], il se revendique comme antisioniste, hostile à la franc-maçonnerie et économiquement protectionniste. Il est le premier parti politique français depuis 1945 à se revendiquer officiellement du courant fasciste.

Le Parti solidaire français n'hésite pas à reprendre la francisque comme symbole et la ligne politique du Parti populaire français de Jacques Doriot. Le graphisme de leur drapeau en est d'ailleurs directement inspiré.

Histoire

La Droite socialiste : naissance et dissolution

La Droite socialiste est l'ancêtre du Parti solidaire français. Cette première organisation est composée d'une vingtaine de militants (anciens membres du Front national, supporteurs du Kop of Boulogne, divers skinheads d'Île-de-France) et est dirigée par Thomas Werlet, ébéniste d'art. Celui-ci sera interpellé en avril 2005 pour avoir organisé un campement en forêt où il se livrait, avec ses amis, à des combats en costumes de soldats stalinien et du Troisième Reich.

Un site internet est créé en octobre 2007. Les membres de DS s'y présentent comme les « vrais partisans d'un nationalisme social nouveau ».

En mars 2008, le mouvement est présent lors d'un rassemblement de protestation à la venue de Shimon Peres en France. En mai 2008, DS participe au défilé du Front national et appelle, place Saint-Michel, au retour des troupes françaises basés en Afghanistan, les accusant de défendre « l'internationalisme sioniste ». La Droite socialiste a également participé aux marches aux flambeaux en hommage au militant d'extrême droite Sébastien Deyzieu[3].

Au printemps 2008, le mouvement se rapproche du communautariste noir Kémi Séba (fondateur de Tribu Ka) et du Mouvement des damnés de l'impérialisme.

En juin 2008, des néofascistes du groupe armé Nomad 88 et des membres réputés proches de DS, âgés de 16 à 34 ans, sont mis en examen à Évry pour « tentative d'assassinat » et « appartenance à un groupement armé ».

En 2008, Thomas Werlet participe à une manifestation commune avec Dieudonné et le Centre Zahra — association musulmane chiite et antisioniste, fondée en 2005[4] — au cours de la Journée mondiale de Jérusalem. Le Parti solidaire français refusera de se rendre à cette même manifestation l'année suivante. Dans un communiqué, l'organisation explique qu'elle tient à « être une structure sociale et nationale antisioniste rassemblant primordialement les Français de souche » mais qu'elle apportera son soutien « à tous ceux qui militent contre la domination sioniste et ce, quelle que soient leurs appartenance religieuse ».

Création du parti

La Droite socialiste dissoute, le Parti solidaire français est créé en janvier 2009.

En février 2009, le parti participe, aux côtés du Renouveau français et de l'Œuvre française et du Rassemblement étudiant de droite à un hommage aux militants nationalistes morts lors de la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934.

En novembre 2009, Thomas Werlet participe à la journée de Synthèse nationale aux côtés de figures du milieu nationaliste comme Nicolas Tandler, Pierre Descaves (ancien membre de l'OAS) ou Robert Spieler (Nouvelle droite populaire).

La même année, la mairie UMP de Courbevoie porte plainte contre Thomas Werlet. Ce dernier comparaît pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse » suite à la diffusion d'autocollants de son organisation sur lesquels il était écrit « Le sionisme, c'est la gangrène, on l'élimine ou on en crève » et « Le sionisme, c'est la gangrène, à Paris comme à Gaza, Intifada ». Thomas Werlet est relaxé par le tribunal de Nanterre, considérant que le sionisme est « une doctrine politique » et que la liberté d'expression « doit être préservée autant qu'il est possible dans une société démocratique[5] ».

En avril 2010, Thomas Werlet est invité, avec d'autres partis d'extrême droite, à une rencontre avec Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République islamique d'Iran à Paris, organisée par le journal Flash[6].

En octobre 2011, le Parti Solidaire Français est reçu par le ministre de la culture iranien à Téhéran dans le cadre d'une conférence internationale sur la liberté d'expression. À cette occasion, les cadres du Parti ont pris contacts avec des membres du Hezbollah et du Hamas.

Le 30 mars 2012, une délégation du Parti Solidaire Français se rend au sud Liban et participent à une manifestation internationale pour la libération de Jérusalem, la Global March to Jerusalem , aux côté de représentants du Parti libanais Hezbollah, de militants syriens pro Bachar el-Assad et de nombreux militants pro palestiniens.

Ligne politique

Le Parti solidaire français est nationaliste, anti-universaliste, antisioniste, anticommuniste, anticapitaliste. Il se définit comme « ethno-différencialiste[L 1] ». Il est également hostile à la franc-maçonnerie et à l'homosexualité.

Nouvel ordre mondial

Le parti entend lutter contre, selon ses mots, le « nouvel ordre mondial » créé par le sionisme. Pour son fondateur, le communisme, le capitalisme ou Israël seraient les « simples outils du sionisme[L 2] ». Thomas Werlet vilipendait ainsi, en 2009, un « complot des banques, des médias, du gouvernement et du cinéma, qui veulent détruire ce que nous voulons défendre : la France et l'identité nationale[7] ».

Doctrine raciale

Le parti présente ce qu'il nomme la « race juive » comme une « forme de vie inférieure à l'humanité ». Pour le parti, « l'élément fondamental qui identifie la race juive, ce n'est ni l'adhésion à la religion juive ni à la nation juive, mais l'élément racial, qui se transmet par la mère[L 3] ».

Affaires sociales

Pour Thomas Werlet, il convient de « favoriser le plus possible des Français de souche, et si possible de notre famille politique, dans nos entreprises[7] ».

Le parti est favorable à la réquisition des logements vides, et affirme par ailleurs que « dans l'Etat national-socialiste il n'y a ni précarité ni chômage[L 4] ».

Homosexualité

Dans une vidéo postée sur Dailymotion, le PSF s'insurge contre « la Gay Pride et la pieuvre maçonnique » au nom des « valeurs morales[L 5] ». Thomas Werlet accuse la « propagande » gay d'être responsable du « décret maçonnique diabolique » déclassifiant la transsexualité de la liste des maladies mentales en France. Le militant poursuit en fustigeant « l'affront public gay » que constituent, selon lui, « les ignobles slogans, souvent à la limite de la pornographie, diffusés à l'occasion de ces défilés de la décadence nommés Gay Pride ». La vidéo se poursuit par des commentaires amalgamant l'homosexualité à la pédophilie, à la zoophilie et à la nécrophilie, et estimant que dénoncer la peine de mort contre les homosexuels constitue un acte « anti-religieux[8] ».

Organisation

Thomas Werlet est à la tête du parti. Il est connu pour s'entourer en public de jeunes fidèles portant des bérets. Le parti organise également des camps d'entraînement en été[9], où ses militants peuvent s'entraîner à la pratique de sports de combat[10].

Bibliographie

  • Jacques Leclercq (auteur), Droites conservatrices, nationales et ultras : dictionnaire 2005-2010, compléments des notices de l'édition de 2008 et suppléments, Paris, L'Harmattan (1re éd. 2008, 228 p.), 225 p., livre (ISBN 9782296082649 et 2296082645, OCLC 632164556, présentation en ligne, lire en ligne). Jacques Leclercq est spécialiste de l'étude des courants extrémistes en France.
  • Jacques Leclercq (auteur), De la droite décomplexée à la droite subversive : dictionnaire 2010-2012, compléments des notices des éditions de 2008 et de 2010 et suppléments, Paris, L'Harmattan, 251 p., livre (ISBN 9782296968097 et 2296968090, OCLC 781828532, présentation en ligne, lire en ligne).

Sources

  • Autres références :
  1. Défilé du FN : la liberté, mais pas trop quand même par Anne Laffeter, sur lesinrocks.com du 1er mai 2011
  2. Les catholiques traditionalistes en campagne contre Les Infiltrés par Camille Polloni, sur lesinrocks.com du 21 avril 2010 repris par rue89.com
  3. La droite ultra dans le collimateur des «RG» par Christophe Cornevin sur lefigaro.fr du 27/06/2008
  4. Les amis très particuliers du centre Zahra sur lexpress.fr du 26 février 2009
  5. Tracts antisionistes: le tribunal relaxe sur lefigaro.fr du 1er décembre 2009
  6. L'ambassadeur d'Iran à la rencontre de l'extrême droite radicale sur http://droites-extremes.blog.lemonde.fr
  7. 7,0 et 7,1 Synthèse nationale: où en sont les groupuscules d'extrême-droite? par Camille Polloni sur lesinrocks.com du 12 novembre 2009
  8. Cette vidéo homophobe qui reste en ligne par Paul Parant, sur tetu.com du 13 juillet 2009
  9. Les catholiques traditionalistes en campagne contre Les Infiltrés par Camille Polloni |sur lesinrocks.com du 21 avril 2010 repris par rue89.com
  10. Abel Mestrel et Caroline Monnot, « Le Parti solidaire français ou l'extrême droite folklorique », Le Monde / droites-extremes.blog.lemonde.fr « Droite(s) extrême(s) »,‎ (lire en ligne). Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au quotidien français « Le Monde », décryptent les populismes de droite.

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