Parti social-libéral (Brésil)

Parti social-libéral
(pt) Partido Social Liberal
Image illustrative de l’article Parti social-libéral (Brésil)
Logotype officiel.
Présentation
Président Gustavo Bebbiano (intérim)
Fondation
Siège SHN, Quadra 02, Bloco F, Ed. Executive Office Tower, Sala 1.122 - Brasilia
Numéro d'identification TSE 17
Positionnement Depuis 2018 :
droite[1] à extrême droite[2]

Avant 2018 :
centre à centre droit[3]
Idéologie Nationalisme
Populisme de droite[4]
Libéralisme économique
Conservatisme sociétal
Anticommunisme[5]
National-conservatisme

Minorité :
Monarchisme[6],[7],[8]

Anciennement :
Social-libéralisme
Libéralisme
Affiliation nationale Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous
Adhérents 241 439 (juillet 2018)[9]
Couleurs Vert, jaune et bleu (couleurs nationales)
Violet et blanc (anciennement)
Site web pslnacional.org.br
Représentation
Députés
52 / 513
Sénateurs
4 / 81
Élus fédérés
76 / 1 035
Conseillers municipaux
878 / 57 720

Le Parti social-libéral (en portugais : Partido Social Liberal, abrégé en PSL) est un parti politique brésilien, fondé en 1994 par Luciano Bivar.

Initialement centriste, le parti obtient longtemps des résultats électoraux peu significatifs. En 2018, avec Jair Bolsonaro, le PSL s’oriente à l’extrême droite : il obtient une soixantaine d’élus aux élections parlementaires, tandis que Jair Bolsonaro se qualifie pour le second tour de l’élection présidentielle.

Historique

Logo de 2015 à 2017.

Le PSL est fondé le 30 octobre 1994 par Luciano Bivar, président du Sport Club do Recife. Il est enregistré au Tribunal supérieur électoral (TSE) le 2 juin 1998[10].

Se situant à l’origine au centre ou au centre-droit et se revendiquant du social-libéralisme, le PSL obtient un siège de député lors des élections générales de 2002. Quatre ans plus tard, en 2006, Luciano Bivar arrive en avant-dernière position de l’élection présidentielle avec 0,06 % des voix, tandis que le parti perd son unique siège de député. Lors du scrutin présidentiel de 2010, le PSL soutient la candidature de Dilma Rousseff, et fait son retour au Parlement avec l’élection d’un député. En 2016, il soutient la destitution de Dilma Rousseff[11].

En janvier 2018, Jair Bolsonaro adhère au PSL, ce qui entraîne peu après le départ de l’aile gauche du parti (Livres ). Le PSL s’oriente alors vers l'extrême droite. Désigné candidat du parti à l'élection présidentielle de 2018, Jair Bolsonaro arrive en tête du premier tour. Dans le même temps, le PSL obtient 52 députés et 4 sénateurs aux élections parlementaires : alors alors qu’il n’avait obtenu qu’un seul élu aux élections précédentes, ce score permet au PSL de devenir la deuxième force politique au Parlement, bénéficiant du fait qu'une partie de ses élus siégeaient déjà — sous d'autres étiquettes — lors de la précédente mandature ; en nombre de voix, il est même le premier parti (11,5 millions), devançant le Parti des travailleurs (10,1 millions)[12],[13],[14].

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Rang
2006 Luciano Bivar  62 064 0,06 7e
2010 pas de candidat (soutient Dilma Rousseff)
2014 pas de candidat (soutient Marina Silva)
2018 Jair Bolsonaro 49 276 990 46,03 1er

Élections législatives

Élections sénatoriales

Notes et références

  1. (pt) « Eleições 2014: direita política se populariza no Brasil », sur diap.org (consulté le 7 septembre 2018).
  2. « Brésil : le candidat d'extrême droite gravement blessé au couteau », sur Les Inrocks, (consulté le 7 septembre 2018).
  3. « Brésil : la percée du «Donald Trump des tropiques» », sur Le Figaro (consulté le 8 octobre 2018)
  4. (pt) « Bolsonaro lança general Hamilton Mourão como vice », sur veja.abril.com.br, .
  5. (pt) « Em que Acreditamos », sur psl.org.br, Social Liberal Party (consulté le 13 octobre 2018)
  6. (pt) « Príncipe da família imperial brasileira será candidato a deputado federal », sur gazetadopovo.com.br, Gazeta do Povo, (consulté le 13 octobre 2018)
  7. (pt) Raul Holderf Nascimento, « Monarquistas se aproximam de Bolsonaro e reforçam base de apoio do presidenciável », sur conexaopolitica.com.br, Conexão Política, (consulté le 13 octobre 2018)
  8. (pt) Gilberto Amendola et Pedro Venceslau, « O séquito de Bolsonaro já tem um príncipe », O Estado de São Paulo, (consulté le 13 octobre 2018)
  9. (pt) « Estatísticas do eleitorado – Eleitores filiados », sur tse.jus.br, .
  10. http://webarchive.loc.gov/all/20141202230335/http%3A//www.psl.org.br/conheca-o-psl/historia/
  11. http://agenciabrasil.ebc.com.br/politica/noticia/2016-04/impeachment-de-dilma-saiba-como-votou-cada-um-dos-partidos-na-camara
  12. Ivan du Roy, « Présidentielle au Brésil : une radicalisation de la droite et des classes dominantes », Basta,‎ (lire en ligne).
  13. (pt) « Saiba como eram e como ficaram as bancadas na Câmara dos Deputados, partido a partido », G1,‎ (lire en ligne)
  14. (pt) « Saiba como eram e como ficaram as bancadas no Senado, partido a partido », G1,‎ (lire en ligne)