Parti libéral suisse

Parti libéral suisse
(de) Liberale Partei der Schweiz
(it) Partita liberale svizzero
(rm) Partida liberal-conservativa svizra
Image illustrative de l'article Parti libéral suisse
Logotype officiel.
Présentation
Président Pierre Weiss
Fondation 1913
Siège Spitalgasse 32
Case postale 7107
3001 Berne
Idéologie Libéralisme, Fédéralisme
Couleurs bleu
Site web liberal.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux[1]
1 / 200
Conseillers aux États[2]
0 / 46
Législatifs cantonaux[3]
14 / 2 609
Exécutifs cantonaux[4]
1 / 154
Législatifs communaux
15 / 5 403
Exécutifs communaux[5]
2 / 1 146

Le Parti libéral suisse (PLS) (en allemand Liberale Partei der Schweiz (LPS), en italien Partito liberale svizzero (PLS), en romanche Partida liberal-conservativa svizra (PLC)) est un parti politique suisse fondé le . Il fusionne au 1er janvier 2009 avec le Parti radical-démocratique (PRD) donnant ainsi naissance à l'actuel Parti libéral-radical (PLR).

Historique

Le PLS se situait dans la lignée du parti radical-démocratique créé en 1892. Après 1848 et la création de l'État fédéral, les libéraux font scission des radicaux qui sont plus étatistes et moins conservateurs. Dès 1850, les libéraux perdent le poids électoral leur permettant de participer au gouvernement. Ce qui reste du Centre à l'Assemblée fédérale forme en 1893 un « groupe libéral-démocratique », qui occupe 13 sièges au Conseil national en 1911, y compris deux conservateurs protestants à BE et 3 libéraux-conservateurs. En 1913 il voit officiellement le jour sous le nom de « Parti libéral démocratique ». Par la suite, une partie de ses fédérations ne survivent pas à la seconde guerre mondiale. En 1961, le parti change de nom et se rebaptise « Union libérale démocratique » puis prend son nom actuel en 1977.

Il est dès lors majoritairement implanté dans les cantons romands protestants de Neuchâtel, Vaud et Genève ainsi qu'à Bâle-Ville. Dans les années 1960 le parti essaya d'élargir sa base au-delà de ces 4 cantons : de 1961 à 1977, il prit le nom d'Union libérale-démocratique, afin d'attirer des membres individuels venant d'autres régions. Le développement en Valais fut le seul réellement fructueux.

Des sections existèrent aussi en Valais, où il possédait quelques députés au Grand Conseil, à Fribourg, et à Zurich.

Le 25 octobre 2008, le Parti Libéral Suisse a approuvé sa fusion au niveau fédéral avec le Parti radical-démocratique pour former dès janvier 2009, le Parti libéral-radical.

À la suite de la fusion nationale, trois sections indépendantes continuèrent d'exister dans trois cantons où le PLS était électoralement puissant, à savoir à Bâle-Ville, à Genève et à Vaud, là où la fusion des sections cantonales du PLS et PRD avait soulevé les plus vives critiques.

À Genève, le 24 mai 2011, le Parti Libéral Genevois (PLG) vote sa fusion avec le Parti Radical Genevois (PRG)[6].

Le 26 septembre 2012, les deux partis cantonaux vaudois, le « PLR.Les Radicaux » et le « PLR.Les Libéraux » votent leur fusion[7].

Dès lors, le PLS continue d'exister uniquement et ceci de façon statutaire dans le Canton de Bâle-Ville où le Liberal-demokratische Partei est encore indépendant au niveau cantonal tout en étant une section membre du PLR fédéral.

Prises de position

Le Parti Libéral Suisse ainsi que les diverses sections cantonales qui le composaient, défendaient des positions fondamentalement libérales et humanistes, voulant mettre l'homme au centre des considérations. Privilégiant la libre entreprise, l'économie privée, le contrôle des dépenses de l'état et la surveillance de sa gestion. Il mettait aussi l'accent sur l'importance de la formation et de l'éducation. Comme de nombreux partis de droite, il prônait une politique sécuritaire. Ses membres ont été pendant longtemps proches de l'Église protestante libre.

Il soutint activement l'entrée de la Suisse à l'ONU en 2002.

Force électorale

Au niveau des instances fédérales, le parti libéral obtint sa première représentation au Conseil des États avec Monsieur Auguste Turrettini en 1866, pour le canton de Genève. Depuis et jusqu'en 1999, le parti a toujours été représenté au Conseil des États quasiment sans interruptions avec une large majorité de représentation pour le Genève, suivi du Vaud et enfin moindre Neuchâtel. Quant au Conseil National, le parti est présent depuis 1866, avec l'élection d'Albert Wessel comme premier député libéral à siéger à Berne. Depuis cette élection, le parti n'a cessé d'être présent dans l'hémicycle sous son nom jusqu'à la fusion avec le Parti radical-démocratique.

En 2008, avant sa fusion, au niveau cantonal, le parti libéral comptait 1 Conseiller d'État dans les cantons suivants Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville. Au même titre, le parti était représenté au parlement de ces cantons, ainsi qu'au parlement du canton du Valais. Par tradition, la section genevoise du parti est celle qui est la plus représentée et qui compte le plus grand nombre de députés en Suisse. Cette section avec les sections vaudoises et bâloises gardent jusqu'en 2013 un statut particulier ou les deux partis (PRD et PLS doivent coopérer. Au niveau vaudois, la fusion a créé le Mouvement Libéral-Radical.

En 1995, le PLS comptait 7 conseillers nationaux (2,7 %) et 2 conseillers aux États. Aux élections de 1999, il perd tous ses sièges au Conseil des États et n'en n'obtint plus aucun depuis, et dénombre 6 conseillers nationaux représentant 2,3 % des voix au Parlement. En 2003, avec 2,2 % des voix, il obtint 4 conseillers nationaux.

Plus à droite que le Parti radical-démocratique (PRD), le PLS comptait 4 conseillers nationaux depuis les élections d'octobre 2007 et formait un groupe parlementaire commun avec le PRD. Un rapprochement idéologique au niveau fédéral a conduisit à la création d'une structure commune le  : l'Union libérale radicale[8].

En octobre 2008, le PLS et le Parti radical-démocratique (PRD) se sont prononcés sur une fusion de leurs partis respectifs pour former le Parti libéral-radical suisse. Au moment de la fusion, le PLS était présidé par Pierre Weiss (homme politique) et comptait 10 000 membres[9].

Le PLS a compté un seul conseiller fédéral à ce jour, Gustave Ador, qui y a siégé entre 1917 et 1919. .

Présidents

Niveau cantonal

Bâle-Campagne

Le Parti libéral de Bâle-Campagne est fondé en 1974 seulement[10]. Il décroche quelques sièges au Grand Conseil de ce canton, mais disparaît après 1987[10].

Bâle-Ville

Le Parti libéral-démocratique du canton de Bâle-Ville est fondé en 1905 par la bourgeoisie protestante et conservatrice[11]. C'est le seul canton de Suisse alémanique où le Parti libéral parvient à jouer un rôle majeur[11]. En 1957, il absorbe le Parti bourgeois progressiste créé en 1911 par des dissidents du Parti radical-démocratique[11]. Bâle-Ville est désormais le seul canton où les partis radical et libéral n'ont pas fusionné, même si les deux font partie du Parti libéral-radical suisse.

Fribourg

Le Parti libéral du canton de Fribourg est actif jusqu'à la Première Guerre mondiale, puis disparaît. Il sera refondé durant la seconde moitié du vingtième siècle et fusionnera en 2006 avec le Parti radical-démocratique.

Genève

Le Parti libéral genevois est fondé en 1875 sous le nom de Parti démocratique. Il prend le nom de Parti national démocratique en 1935, puis de Parti libéral genevois en 1958. Il fusionne en 2011 avec le Parti radical-démocratique pour former le Parti libéral-radical genevois.

Neuchâtel

Le Parti libéral neuchâtelois est fondé en 1873 sous le nom d'Association démocratique libérale[12]. Il obtient son premier siège au gouvernement cantonal en 1898[12]. En 1981, le Parti libéral fusionne avec le Parti progressiste national (PPN) et prend le nom de Parti libéral - PPN[12]. En 2008, le Parti libéral - PPN et le Parti radical-démocratique fusionnent pour former le Parti libéral-radical neuchâtelois[12].

Schaffhouse

Une Association libérale est fondée dans le canton de Schaffhouse en 1905[13]. En 1913, il prend le nom de Parti libéral-démocratique[13]. En 1922, le Parti libéral-démocratique et l'Association évangélique sociale pour fonder la section schaffhousoise du Parti évangélique[13].

Valais

Le Parti libéral valaisan est fondé en 1988[14]. Il fusionne vingt ans plus tard avec le Parti radical-démocratique pour former le Parti libéral-radical valaisan[14].

Vaud

Le Parti libéral vaudois obtient un siège au gouvernement du canton de Vaud en 1892 et joue un rôle majeur dans l'histoire du canton jusqu'à sa fusion avec le Parti radical-démocratique en 2012[15].

Notes et références

  1. Répartition des mandats par parti Elections au Conseil national de 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  2. Répartition des mandats par parti 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  3. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  4. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  5. Statistiques des villes suisses - Chapitre politique, Union des villes suisses, consulté le 13.04.2017
  6. Radicaux et libéraux ont dit oui à leur union, Tribune de Genève, consulté le 25 mai 2011
  7. Naissance du PLR vaudois sans opposition, Le Matin, consulté le 26 septembre 2012
  8. swissinfo - Union radicale-libérale contre la polarisation
  9. Fiche signalétique sur Swiss Politics
  10. a et b Bernard Degen / PM, « Bâle (-Campagne) », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 janvier 2017).
  11. a, b et c Bernard Degen, « Bâle (-Ville) », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 janvier 2017).
  12. a, b, c et d Lionel Bartolini, « Neuchâtel (canton) », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 janvier 2017).
  13. a, b et c Roland E. Hofer / PM, « Schaffhouse (canton) », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 janvier 2017).
  14. a et b Bernard Truffer / PM, « Valais », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 janvier 2017).
  15. Gilbert Coutaz, « Vaud » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne..

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes