Parti de la France

Parti de la France
Image illustrative de l'article Parti de la France
Logotype officiel.
Présentation
Président Carl Lang
Fondation
Scission de Front national
Siège 48 rue de Sèvres
92100 Boulogne-Billancourt
Secrétaire général Thomas Joly
Trésorier Myriam Baeckeroot
Positionnement Extrême droite
Idéologie Nationalisme
Conservatisme
Anti-mondialisme
Pro-vie
Couleurs Bleu et rouge
Site web parti-de-la-france.fr

Le Parti de la France (PDF) est un parti politique français nationaliste, fondé en 2009 par Carl Lang et plusieurs autres anciens membres du Front national[1].

Historique

Faisant suite à une série de départs individuels du Front national dans le cadre de la préparation des élections européennes de 2009, le Parti de la France rassemble dès sa création un certain nombre d'anciens dirigeants frontistes tels que Martine Lehideux, Bernard Antony, Martial Bild, Fernand Le Rachineletc. Il présente des listes aux élections européennes sans affronter directement ni Jean-Marie Le Pen ni Bruno Gollnisch. Il se réclame de la « droite nationale, sociale et identitaire » et vise à réunir autour de son chef tous les nationalistes hostiles à Marine Le Pen et l'orientation actuelle du FN. Avec Jean-Claude Martinez, qui n'a pas adhéré au PDF, ces personnalités ont été candidates aux européennes de 2009[2].

La création du PDF est saluée par d'autres structures en rupture avec le Front national, tels le Mouvement national républicain[3] et la Nouvelle Droite populaire[4].

Il compte début 2009 plusieurs dizaines d'anciens élus locaux du FN (conseillers régionaux et municipaux), principalement en Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Basse-Normandie, Île-de-France et Centre, et deux députés européens.

Place dans le paysage politique français

Renaud Dély présente le Parti de la France comme une « frêle chaloupe d'extrême droite orthodoxe qui sert d'arche de Noé aux évincés du marinisme et collectionne les scores groupusculaires lors des rares scrutins où elle parvient à présenter des candidats »[5].

Durant les élections européennes de 2009, trois têtes de liste ont été présentées : Carl Lang dans le Nord-Ouest (1,52 %), Jean-Claude Martinez dans le Sud-Ouest (0,92 %) et Jean Verdon dans le Massif central-Centre (1,88 %).

Lors des élections régionales de mars 2010, le parti présentait des listes dans quatre régions : Haute-Normandie (1,46 %), Basse-Normandie (3,71 %), Picardie (2,02 %) et Centre (3,55 %). Il s'est associé dans deux autres régions, la Lorraine (3 %) et la Franche-Comté (2,46 %), aux listes « Non aux minarets » présentées par le MNR et la NDP. Le PDF a aussi soutenu la Ligue du Sud de Jacques Bompard en PACA (2,69 %) et la liste de Jean-Claude Martinez en Languedoc-Roussillon (0,74 %). Le Parti de la France enregistre donc une moyenne approximative de 2,70 % des voix. Sa direction juge à l'époque ce résultat « encourageant » compte tenu de l'absence de médiatisation de ses listes[6].

Alliances avec d'autres partis

Article connexe : Union de la droite nationale.

Dans le cadre de sa stratégie de rassemblement des nationaux, le PDF participe à la création et à l'animation d'un Comité de liaison de la résistance nationale, structure qui a pour objectif, selon l'annonce faite par Robert Spieler (NDP), de coordonner « les différents mouvements de la droite nationale »[7]. Carl Lang annonce à l'époque envisager de se présenter à l'élection présidentielle et se dit sceptique quant aux chances de son ami Bruno Gollnisch de succéder à Jean-Marie Le Pen comme président du Front national, tout en réaffirmant son opposition aux options de Marine Le Pen[8].

Le , le PDF, le MNR et la NDP organisent une conférence de presse pour annoncer leur décision de poursuivre le rassemblement des forces nationales et identitaires et de se poser en alternative face aux « dérives et aux compromissions d'un FN en mal de respectabilité ». Ils se félicitent par ailleurs de « l'élargissement amorcé avec la Ligue du Sud de Jacques Bompard[9] » et se disent prêts à travailler avec Bruno Gollnisch et ses amis. Carl Lang confirme alors son intention de de participer à l'élection présidentielle de 2012 : « Nous présenterons ou soutiendrons un candidat à la présidentielle de 2012, nous le déciderons ensemble au printemps 2011[10] ».

Le à Paris, lors d'une réunion publique organisée par la revue Synthèse nationale, l'Union de la droite nationale, regroupant, outre le Parti de la France, le Mouvement national républicain et la Nouvelle Droite populaire, en présence des dirigeants de la presse nationaliste (notamment Jérôme Bourbon, directeur de l'hebdomadaire Rivarol) et de Thibaut de Chassey représentant le Renouveau français, est lancée : il s'agit d'une « confédération des forces nationalistes, nationales et identitaires[11] » qui présentera un candidat unique aux élections présidentielles prochaines et des candidats aux élections législatives sous l'étiquette « Union de la droite nationale ». Carl Lang a été désigné comme candidat de l'Union et prépare déjà sa campagne de récolte des parrainages nécessaires à la validation de sa candidature[12]. L'UDN réaffirme son opposition au FN de Marine Le Pen comme à tous les partis du « Système »[13] ».

Carl Lang prend par ailleurs la parole lors de la treizième université d'été du MNR le [14] et déclare qu'il faut maintenant « doter notre pays d'une véritable et d'une nouvelle droite nationale » contre le mondialisme et l'ultralibéralisme. Le mois suivant, il déclare à l'AFP : « Nous ferons une campagne de droite nationale, pas une campagne sur la démagogie étatiste ou laïciste de Marine Le Pen […]. Nous voulons occuper l'espace électoral du Front national « canal historique », qui était incarné par Jean-Marie Le Pen et qui n'est plus occupé par sa fille[15] ».

Élections de 2012

Un repas militant de la fédération du Limousin.

Le , Carl Lang se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012, sous la bannière de l'Union de la droite nationale qui regroupe le Parti de la France, le Mouvement national républicain et la Nouvelle Droite populaire[16] . Il propose à cette occasion un grand projet de « reconquête nationale » sur les plans politique, économique, identitaire, démographique et spirituel, avec pour premier mot d'ordre « la décolonisation de la France et de l'Europe, victimes d'un processus massif, destructeur, de colonisation migratoire, économique et culturelle », dans le but de « rendre la France aux Français et l'Europe aux Européens »[17] et prône, pour relever le défi démographique, de « remettre la famille au cœur de la société française » en donnant un statut aux mères de famille, en protégeant le travail (par la « préférence nationale et européenne à l'embauche ») et en réservant les aides sociales exclusivement aux familles françaises. Il réaffirme également son opposition au laïcisme de Marine Le Pen face au problème de l'islamisation et défend l'héritage chrétien de la France et de l'Europe[18]. Dans le domaine économique, il estime que « la reconquête et la croissance doivent venir de l'initiative individuelle, de la responsabilité, et en aucun cas de l’État », se déclare « farouchement hostile à tout étatisme, à tout fiscalisme, à toute forme de collectivisme » et favorable à « la régulation commerciale » (c'est-à-dire au principe de la préférence communautaire qu'il oppose à la « dictature du libre marché ouvert »), à la « responsabilité budgétaire » pour sortir la France de la « crise de la dette », et à « l'indépendance énergétique et alimentaire de la France ». Il prône aussi la « reconquête de la sécurité intérieure » et « une politique de tolérance zéro, d'expulsion des délinquants étrangers ». Enfin, il dit vouloir une diplomatie indépendante, en refusant la soumission aux intérêts géo-stratégiques des États-Unis, et en retissant des liens étroits et privilégiés avec la Russie.

Carl Lang échoue finalement à concourir à la présidence de la République, n'ayant réuni selon lui que 447 parrainages[19] contre 500 nécessaires.

Dans le cadre des élections législatives de 2012, le PDF et l'Union de la droite nationale (UDN) présentent 70 candidats.

Le 9 février 2013, le Parti de la France organise son second congrès à Enghien-les-Bains, et renouvelle son bureau politique et son conseil national.

Élections départementales de 2015

Élections législatives de 2017

À l'occasion des élections législatives de 2017, le Parti de la France présente 55 candidats dans le cadre de l'Union des patriotes avec les comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen, Civitas, la Ligue du Sud, le Siel et le Front libéré[20].

Personnalités

Anciens membres

  • Pierre Descaves, quitte le FN pour rejoindre le PDF en 2010, est membre du bureau politique à partir de 2013, meurt en 2014.
  • Bernard Antony, a participé à la fondation du parti mais ne participe plus depuis 2010.

Notes et références

  1. « Carl Lang lance son mouvement, le Parti de la France », AFP, 23 février 2009.
  2. « Carl Lang ou le caillou dans la chaussure des Le Pen », Le Monde, 25 février 2009, p. 10.
  3. « Fin du cycle lepéniste », communiqué d'Annick Martin du 25 février 2009, sur le site du MNR
  4. , site de la NDP, 24 février 2009
  5. Renaud Dély, La vraie Marine Le Pen : une bobo chez les fachos, Plon, , 181 p. (ISBN 2259229557), p. 102.
  6. « http://www.parti-de-la-france.fr/actualite/905/communique-carl-lang-tete-liste-pdf-haute-normandie »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  7. « http://ndp-infos.over-blog.com/article-la-nouvelle-droite-populaire-reunira-son-conseil-national-le-samedi-8-mai-le-9-mai-elle-participera-a-la-manifestation-unitaire-contre-le-mondialisme-49217346.html »( • • • • Que faire ?).
  8. « Les dés sont pipés : Bruno a oublié que le FN n’est ni un parti politique ni une association mais une propriété privée détenue par la seule famille Le Pen », Libération, 19 avril 2010.
  9. « Lundi 5 juillet, les forces nationales et identitaires ont présenté le Comité de liaison de la résistance nationale », ndp-infos.over-blog.com,‎ ().
  10. « http://www.parti-de-la-france.fr/actualite/1322/comite-liaison-resistance-nationale »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  11. « Lundi soir, 350 personnes ont assisté à la réunion de Synthèse nationale à Paris pour le rassemblement de la Droite nationale », ndp-infos.over-blog.com,‎ ().
  12. « http://www.agence2presse.eu/Agence2Presse/Carl_Lang2012.html »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  13. « Droite nationale : L’union en marche... », sur synthesenationale.hautetfort.com, (consulté le 27 décembre 2015).
  14. « Carl Lang à l'Université d'été du MNR : », sur synthesenationale.hautetfort.com, (consulté le 29 janvier 2016).
  15. « 2012: une alliance à l'extrême droite », sur Le Figaro, (consulté le 7 décembre 2015).
  16. « Carl Lang officiellement candidat », sur lefigaro.fr, .
  17. Reuters, « Carl Lang candidat en 2012 face à Marine Le Pen », Le Point,‎ (lire en ligne).
  18. David Doucet, « 2012: Carl Lang veut dépasser Marine Le Pen sur sa droite », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  19. « CARL LANG ABSENT DE LA PRÉSIDENTIELLE », Pierre Picace, National-Hebdo 16 mars 2012.
  20. Rodrigue Jamin, « Les bannis du FN font listes communes pour les législatives », sur StreetPress, (consulté le 26 avril 2017).

Lien externe

  • Site officiel